Cours Introduction Reseau
Cours Introduction Reseau
CHAPITRE I: GENERALITES
I.1. DEFINITION
Le terme générique « réseau » fait référence un ensemble d’entités reliées les unes avec
les autres dans un but précis par des moyens bien déterminés.
C’est ainsi qu’on parlera de :
Un ordinateur est une machine permettant de manipuler des données. L'homme, entant
qu'être communiquant, a rapidement compris l'intérêt qu'il pouvait y avoir à relier ces
ordinateurs entre eux afin de pouvoir échanger des informations.
Un réseau informatique peut servir plusieurs buts distincts :
Diminution des coûts grâce aux partages des données et des périphériques,
Standardisation des applications,
Accès aux données en temps utile,
Communication et organisation plus efficace.
Aujourd’hui avec Internet, on assiste à une unification des réseaux. Ainsi, les intérêts
de la mise en place d'un réseau sont multiples, que ce soit pour une entreprise ou un
particulier.
Du point de vue de la manière dont les ordinateurs peuvent offrir de services à d’autres il y a
lieu de classifier les r seaux en deux grandes catégories :
2. Réseau Client-serveur
En général, lorsqu'on utilise plus de 10 ordinateurs, on a besoin d'un Serveur dédicacé. Il est
utilisé seulement comme SERVEUR et non CLIENT ou WORKSTATION. Il est optimisé
pour répondre aux besoins du client et d'assurer la sécurité des ressources différentes, telles
que fichiers, répertoires ....
Lorsqu'un réseau informatique connaît son expansion, il est conseillé de lui confier
des tâches sur plusieurs serveurs (Figure 2). Cette approche permet de décharger le serveur
principal. C'est ainsi qu'on rencontre des serveurs:
de fichiers;
de fax;
de communication;
d’impression
d'application;
d’e-mail ;
Avantages:
Un réseau client-serveur, présente les avantages suivants:
Administration et sécurité centralisées ;
Procédure de backup centralisée;
Tolérance à la faute peut être centralisée;
Accès d'un nombre élevé d'utilisateurs au serveur.
Exemple: - Windows NT serveur (256 accès simultanés) ;
1) Techniques de transmission
En première approximation il y a lieu de considérer l’existence de 2 types de
techniques de transmission : la diffusion, le point-à-point.
Diffusion : un seul canal de communication est partagé par toutes les machines (Figure
3). Une machine envoie un message (paquet) à l'émission. A la réception, une machine teste le
champ d’adresses dans le paquet. Si l’adresse de destination est la sienne elle le traite. Les
adresses d’origines et de destinations doivent figures dans le paquet.
Point -à-point(Figure 4): par opposition au premier mode, le second mode est
formé d'un grand nombre des machines prises 2 à 2. Pour aller à sa destination, un
paquet doit passer par des machines intermédiaires. Comme il existe,
en général, plusieurs routes de longueurs différentes, les algorithmes de routage ont un
rôle important à jouer. On peut dire, à quelques exceptions près, que les
petits réseaux (de taille géographiquement limitée) utilisent la technique de
DIFFUSION tandis que les grands sont de points à points.
2) La Taille du réseau
Selon la taille géographique qu'occupe un réseau, on peut les classer en grandes catégories
suivantes:
LAN (Local Area Network) ( EAN (Enterprise Area Network), CAN (Campus
Area Network) );
MAN (Metropolitan Area Network);
WAN (Wide Area Nerwork);
Dans le tableau ci-désous, est présentée une classification de systèmes comportant
plusieurs processeurs/ordinateurs, en fonction de la distance.
La taille: petite
La technique de transmission: diffusion
La vitesse: 10-100 Mbps (traditionnelle)
Délai de transmission: '" 1 0 ms;
Peu d'erreur de transmission.
c) WAN
Un WAN est un réseau à longue distance qui couvre une zone géographique importante
(un pays, voir" même un continent). Ses ordinateurs sont appelés des Hôtes. Ils sont reliés
par un sous- réseau (Figure 6). Le rôle de ce sous- réseau est de transporter les messages
d'un hôte à un autre tout comme le réseau téléphonique transporte des mots du locuteur à
l'auditeur.
I.6. TOPOLOGIE
La topologie d'un réseau recouvre tout simplement la manière dont sont reliés entre eux ses
différents composants et dont ils interagissent. Nous ne séparerons pas les topologies
physiques et logiques à des fins de simplification.
La topologie physique décrit le plan de câblage des équipements physiques et la topologie
logique montre comment les informations circulent dans un réseau. On distingue
principalement la topologie : en étoile, en bus, en anneau, en étoile étendue, hiérarchique
et maillée. Nous allons définir ces types et envisager leurs avantages et leurs inconvénients.
1. Topologie en bus
2. Topologie en étoile
Une topologie en étoile comporte un nœud central d'où partent toutes les liaisons aux
autres nœuds. Elle n'autorise aucune autre liaison.
Dans un réseau en étoile, tous les composants sont reliés à un même point central et
l'information ne va que de l'émetteur vers le récepteur en transitant par ce point central.
On trouve typiquement un switch au niveau du nœud central. Si à la place du switch on met
un hub, alors la topologie physique reste en étoile puisque tout le matériel est bien relié
à un même point, mais la topologie logique est alors en bus.
Son principal avantage est qu'elle permet tous les autres nœuds de Son principal
avantage est qu'elle permet tous les autres nœuds de communiquer aisément entre eux.
Son principal inconvénient est que l'ensemble du réseau est déconnecté si le nœud central
tombe en panne.
En effet le hub ne sait que diffuser l'information à tous ses ports sans exception, on
retombe donc dans le schéma typique du bus. Dans une étoile une panne ne touche qu'une
seule branche (sauf si c'est le point central qui est touché).
3. Topologie en anneau
Une topologie en anneau est un anneau fermé constitué de nœuds et de liaisons chaque
nœud tant connecté uniquement aux deux nœuds adjacents Un réseau en anneau a lui aussi
tous ces composants liés par le même câble, mais celui-ci n'a pas d'extrémité. De plus, pour
que les informations circulent, chaque station doit les transmettre à la station voisine dans un
sens bien déterminé.
Une topologie en étoile étendue relie des étoiles individuelles en connectant les
concentrateurs ou les commutateurs. Cette topologie peut étendre la portée et la couverture
du réseau.
5. Topologie hiérarchique
Une topologie hiérarchique est similaire à une topologie en étoile étendue. Cependant,
plutôt que de lier les concentrateurs ou commutateurs ensemble, le système est lié à un
ordinateur qui contrôle le trafic sur la topologie.
6. Topologie maillée
On implémente une topologie maillée afin de garantir une protection maximale contre
l’interruption de service. Par exemple une topologie maillée représente une solution
idéale pour les systèmes de contrôle en réseau d’une centrale nucléaire.
Comme vous pouvez le voir dans le schéma, chaque hôte possède ses propres connexions
tous les autres hôtes. Bien qu’Internet emprunte de multiples chemins pour atteindre un
emplacement il n’adopte pas une topologie complètement maillée.
Un répéteur est un équipement qui permet de régénérer le signal entre deux nœuds du réseau
dans le but d’étendre la distance de câblage d’un réseau. Le répéteur ne travaille qu’au niveau
de l’information binaire circulant sur la ligne de transmission et ne peut par conséquent
interpréter les différents paquets d’informations. Il permet également de constituer une interface
entre deux supports physiques de types différents.
Suivant le type et le modèle, ils intègrent quelques particularités de connexion spécifiques (il
n'y a pas de versions Gigabits).
Hubs base 10: port dédoublé avec un connecteur inverseur (connexion de deux
concentrateurs sans câble croisé), un port Ethernet coaxial 10 Base2.
Hubs base 100: port inverseur, plus de connexion coaxial. Les Led sont identiques aux
modèles 10 base T, avec en plus deux LED pour chaque canal pour signaler la vitesse
(base 10 et base 100).
Selon la vitesse, le nombre maximum de HUB en cascade (raccordés port à port) est limité à
4 entre 2 stations pour le 10 base T et à 2 pour le 100 base T.
En recevant une information, un switch décode l'entête de trame pour ne l'envoyer que
vers le port Ethernet associé, ce qui réduit le trafic sur l'ensemble du câblage réseau par rapport
à un HUB qui renvoie les données sur tous les ports, réduisant la bande passante en provoquant
plus de collisions. Chaque switch utilise une table de correspondance adresse MAC - numéro
de connexion et pas d'adresse IP comme on pourrait le penser. Les ordinateurs utilisent une
table de correspondance ARP, comme nous vu avec la commande DOS ARP en systèmes
d'exploitation qui reprend la correspondance MAC- IP. Reste à voire comment ça va
fonctionner dans la pratique.
A la différence des hubs, la majorité des switchs peuvent utiliser le mode Full duplex.
La communication est alors bi-directionnelle, doublant le taux de transfert maximum. Un
Switch vérifie automatiquement si le périphérique connecté est compatible full ou half duplex.
Cette fonction est souvent reprise sous le terme "Auto Negociation".
L'utilisation des switch permet de réduire les collisions sur le câblage réseau. Lorsqu'un
périphérique souhaite communiquer, il envoie un message sur le câblage.
HUB SWITCH
Les données envoyées sont Les données envoyées d'un ordinateur vers un autre
envoyés sur tous les ports aux sont uniquement reçues par destinataire. Si un autre
périphériques qui décodent la trame ordinateur envoie des données vers l'imprimante, elles
d'en-tête pour savoir si elles leurs sont totalement dissociées, les deux communications
sont destinées. peuvent se faire simultanément.
I.7. 3 U n c o n c e n t r a t e u r
I.7.4. Un pont
C’est un dispositif matériel qui permet de relier plusieurs réseaux utilisant le même
protocole. Ce dispositif est donc capable de filtrer les trames en ne laissant passer que celles
dont l'adresse correspond à une machine située à l'opposé du pont. L’opération qu’exécute ce
dispositif pourrait ralentir la connexion lors du passage d’un réseau à un autre. Cela permet de
réduire le trafic (notamment les collisions) sur chacun des réseaux et d'augmenter le niveau de
confidentialité car les informations destinées à un réseau ne peuvent pas être écoutées de l'autre
côté.
I.7.5 Routeur
Les hubs et Switchs ne gèrent que les transferts entre équipements dans la même classe
d'adresse IP d'un même sous-réseau. Chaque équipement du LAN reçoit une adresse unique de
type X.X.X.X, par exemple [Link].
Un routeur est dit aussi équipement physique qui permet d’interconnecter différentes
machines en réseau. Il permet également d’assurer le routage des paquets entre deux réseaux
ou plus dans le but de déterminer le chemin à emprunter par un paquet d’information. Ainsi
donc, il permet de relier de nombreux réseaux locaux de telle façon à permettre la circulation
de données d'un réseau à un autre de la façon optimale. Il possède plusieurs interfaces réseau
dont chacune est connectée sur un réseau différent. Il possède ainsi autant d’adresse IP que des
réseaux différents sur lesquels il est connecté.
Au cours des deux dernières décennies, le nombre et la taille des réseaux ont augmenté
considérablement. Cependant, bon nombre de réseaux ont été mis sur pied à l'aide de plates-
formes matérielles et logicielles différentes. Il en a résulté une incompatibilité entre de
nombreux réseaux et il est devenu difficile d'établir des communications entre des réseaux
fondés sur des spécifications différentes. Pour résoudre ce problème, l'Organisation
internationale de normalisation (ISO) a examiné de nombreuses structures de réseau. L'ISO a
reconnu l'opportunité de créer un modèle réseau qui aiderait les concepteurs mettre en œuvre
des réseaux capables de communiquer entre eux et de fonctionner de concert (interopérabilité).
Elle a donc publié le modèle de référence OSI en 1984.
Pour que des paquets de données puissent se rendre d’un ordinateur source à un ordinateur de
destination sur un réseau, il est important que toutes les unités du réseau communiquent selon
la même langue ou dans le même protocole.
Un protocole est une séquence contrôlée de messages, qui sont échangés entre deux ou
plusieurs systèmes, pour accomplir une tâche donnée. Les spécifications du protocole
définissent cette séquence ainsi que le format ou l'agencement des messages, qui sont échangés.
Les protocoles utilisent des structures de contrôle dans chaque système pour coordonner
l’échange des informations entre les systèmes. Ils agissent comme un ensemble d’outils
imbriqués.
Voici une définition technique d'un protocole de communication de données.
Un protocole est un ensemble de règles, ou convention, qui détermine le format et la
transmission des données. La couche n d'un ordinateur communique avec la couche n d'un autre
ordinateur. Les règles et conventions utilisées lors de cette communication sont collectivement
appelées protocole de couche n.
Les fonctions des protocoles sont les suivantes:
Identifier les erreurs
Appliquer les techniques de compression
Décider comment les données doivent être envoyées
Décider comment annoncer les données envoyées et reçues
Quelques protocoles : NETBEUI, IPX/SPX, APPLE TALK, IP, TCP, UDP, ICMP, SMTP,
HTTP
N° COUCHE FONCTION
7 Application Des processus réseaux aux applications
6 Présentation Représentation des données
5 Session Communication entre les hôtes
4 Transport Connexions de bout en bout
3 Réseau Adressage et sélection du meilleur chemin
2 Liaison Accès au média
1 Physique Transmission binaire
(Fils, connecteurs, tensions, débits)
vous souvenir facilement des fonctions de la couche réseau, pensez à la sélection du chemin,
au routage et à l'adressage.
La couche réseau permet de gérer le sous-réseau, la façon dont les paquets sont acheminés de
la source à la destination. Elle s'occupe du routage, c’est-à-dire la route que prendront les
paquets pour arriver à destination. Les routes peuvent être fondées sur des tables statiques ou
dynamiques. Elle renferme les fonctions de comptabilité (comptage de nombres de paquets
traversant le sous-réseau en vue d'une éventuelle facturation). Elle doit aussi résoudre les
problèmes de l'interconnexion de réseaux hétérogènes: adressage différent entre réseaux de
communication (sous-réseaux) ; taille différente de paquets; protocoles incompatibles.
Elle gère aussi le contrôle de la congestion (trop de paquets dans le sous-réseau).
Equipements d’interconnexion réseau utilisé : le routeur, le brouteur.
Pour vous souvenir facilement des fonctions de la couche présentation, pensez à un format de
données courant.
A la différence des couches inférieures, qui sont seulement concernées par la transmission fiable
des bits d'un point à un autre, la couche présentation s'intéresse à la syntaxe et la sémantique de
l'information transmise. Elle peut par exemple, permettre qu'une application utilisant le code
ASCII, d'utiliser le code EBCDIC envoyé par une application lointaine.
La couche application regroupe les trois services de niveau supérieur du modèle OSI. On y
retrouve des dizaines d’applications telles que la messagerie électronique (SMTP :
Simple Mail Transfer Protocol), le Web (http : HyperText Transfer Protocol), le transfert de
fichier (FTP : File Transfer Protocol), la gestion des noms (DNS : Domain Name System)...
La couche transport fait appel à deux protocoles : le protocole TCP (protocole de contrôle de
transmission) et le protocole UDP (User Datagram Protocol). Le transport peut être assuré de
manière fiable par TCP ou non fiable par UDP.
La couche Internet regroupe plusieurs protocoles, dont Internet Protocol (IP), fournissant, entre
autres, un adressage logique.
La couche inférieure, soit la couche d'accès au réseau, concerne la technologie LAN ou WAN
utilisée.
Une des grandes qualités de cette pile de protocoles est que la technologie réseau utilisée en
couche basse est transparente. Ainsi quelles que soient l’ tendue et l’interface de transmission
la pile de protocole TCP/IP peut être utilisée, ce qui est le plus souvent le cas.
Le schéma de la figure 15 ci-dessous présente certains protocoles communs spécifiés par le
modèle de référence TCP/IP.
En comparant le modèle OSI au modèle TCP/IP, vous remarquerez des similitudes et des
différences.
Les modèles OSI et TCP/IP présentent un grand nombre de similitudes:
Tous deux comportent des couches.
Tous deux comportent une couche application, bien que chacune fournisse des services
différents.
Tous deux comportent des couches réseau et Tous deux comportent des couches réseau
et transport comparables.
Tous deux s'appuient sur un réseau à commutation de paquets, et non sur un réseau à
commutation de circuits.
Les professionnels des réseaux doivent connaître les deux modèles qui présentent également
quelques différences:
TCP/IP intègre les couches application, présentation et session du modèle OSI dans sa
couche application.
TCP/IP regroupe les couches physique et liaison de données du modèle OSI dans sa
couche d'accès au réseau.
TCP/IP semble plus simple, car il comporte moins de couches.
Lorsque la couche transport du protocole TCP/IP utilise le protocole UDP, la
transmission des paquets n'est pas fiable tandis qu'elle est toujours fiable avec la couche
transport du modèle OSI.
III.1. L’ADRESSAGE IP
III.1.1. Introduction
Un organisme peut recevoir trois classes d'adresses IP de l'InterNIC (Internet Network
Information Center) (ou de son fournisseur de services Internet). Il s'agit des classes A, B et C.
L'InterNIC réserve à présent les adresses de classe A aux gouvernements du monde entier (bien
que certaines grandes entreprises, telles que Hewlett Packard, en aient déjà reçues) et les
adresses de classe B aux entreprises de taille moyenne. Tous les autres demandeurs reçoivent
des adresses de classe C.
Les adresses IP identifient les unités d'un réseau, ainsi que le réseau auquel elles sont
connectées. Pour faciliter leur mémorisation, les adresses IP sont généralement exprimées en
notation décimale. Les adresses IP sont donc constituées de 4 nombres décimaux séparés par
des points. [Link] est un exemple d'adresse IP. Pour rappel, un nombre décimal est un
nombre en base 10, le système de numération que nous utilisons quotidiennement. Cette adresse
IP a un format de 4 octets (32 bits) car vous vous rappelez bien qu'un octet vaut 8 bits.
L'adresse IP comporte pour commencer deux parties principales :
Un ID de réseau (netID) qui est l'adresse réseau logique du sous réseau auquel
l'ordinateur se rattache,
Un ID d'hôte (hostID) qui est l'adresse logique du périphérique logique identifiant
chaque ordinateur sur un sous réseau.
A. La classe A
En format binaire, le premier bit (à l'extrême gauche) d'une adresse de classe A est toujours 0.
Un exemple d'adresse IP de classe A serait [Link]. Le premier octet, 124, représente le
numéro de réseau attribué par l'InterNIC. Les administrateurs internes du réseau attribuent les
valeurs des 24 bits restants.
Pour déterminer si une unité fait partie d'un réseau de classe A, il suffit de regarder le premier
octet de son adresse IP, qui variera entre 0 et 126(27-2).
(127 commence par un bit à 0, mais cette valeur est réservée à un usage particulier).
Toutes les adresses IP de classe A n'utilisent que les huit premiers bits pour indiquer la partie
réseau de l'adresse. Les trois octets restants peuvent servir pour la portion hôte de l'adresse. Les
réseaux qui utilisent un système d'adressage IP de classe A peuvent attribuer jusqu'à 224 (moins
2), soit 16 777 214 adresses IP aux unités qui en font partie.
B. La classe B
Les deux premiers bits d'une adresse de classe B sont toujours 10 (un et zéro).
Un exemple d'adresse IP de classe B serait [Link]. Les deux premiers octets représentent
le numéro de réseau attribué par l'InterNIC. Les administrateurs internes du réseau attribuent
les valeurs des 16 bits restants.
Pour déterminer si une unité fait partie d'un réseau de classe B, il suffit de regarder le premier
octet de son adresse IP. La valeur du premier octet des adresses IP de classe B varie entre 128
et 191.
Toutes les adresses IP de classe B utilisent les 16 premiers bits pour indiquer la partie réseau
de l'adresse. Les deux octets restants de l'adresse IP sont réservés à la portion hôte de l'adresse.
Les réseaux qui utilisent un système d'adressage
IP de classe B peuvent attribuer jusqu'à 216 (moins 2), soit 65 534 adresses IP aux unités qui
en font partie.
C. La classe C
Les trois premiers bits d'une adresse de classe C sont toujours 110 (un, un et zéro). Un exemple
d'adresse IP de classe C serait [Link]. Les trois premiers octets représentent le numéro
de réseau attribué par l'InterNIC. Les administrateurs internes du réseau attribuent les valeurs
des 8 bits restants. Pour déterminer si une unité fait partie d'un réseau de classe C, il suffit de
regarder le premier octet de son adresse IP. La valeur du premier octet des adresses IP de classe
C varie entre 192 et 223.
Toutes les adresses IP de classe C utilisent les 24 premiers bits pour indiquer la partie réseau
de l'adresse. Seul le dernier octet d'une adresse IP de classe C est réservé à la portion hôte de
l'adresse. Les réseaux qui utilisent un système d'adressage IP de classe C peuvent attribuer
jusqu'à 28 (moins 2), soit 254 adresses IP aux unités qui en font partie.
Plage Bits de valeur Adresse réseau et Masque de Nombre de Hôtes par réseau
classe décimale supérieure hôte(R=réseau, sous-réseau par réseaux (adresses
du 1er du 1er octet H=Hôte) défaut utilisables)
octet
A 1-126 0 R.H.H.H [Link] 126(27-2) 16.777.214(224-2)
14
B 128-191 10 R.R.H.H [Link] 16.382(2 -2) 65.534(216-2)
21
C 192-223 110 R.R.R.H [Link] 2.097.150(2 -2) 254(28-2)
D 224-239 1110 Réservée pour la diffusion multicast
E 240-254 11110 Expérimentale, utilisée pour la recherche
Pour envoyer des données à toutes les unités d'un réseau, vous devriez utiliser une adresse de
broadcast. On parle de broadcast lorsqu'une source envoie des données à toutes les unités d'un
réseau. Pour s'assurer que toutes les unités d'un réseau tiennent compte d'un tel message de
broadcast, la source doit utiliser une adresse IP que toutes les unités peuvent reconnaître et
recevoir. Les adresses IP de broadcast se terminent par des 1 binaires dans toute la portion hôte
de l'adresse (le champ hôte).
Dans le cas du réseau cité en exemple ([Link]), dans lequel les 16 derniers bits constituent
le champ hôte (ou portion hôte de l'adresse), le message de broadcast envoyé à toutes les unités
du réseau comprend l'adresse de destination [Link] (puisque 255 est la valeur décimale
de l'octet binaire 11111111).
Il est essentiel de comprendre l'importance de la partie réseau d'une adresse IP : le numéro de
réseau. Les hôtes d'un réseau ne peuvent communiquer directement qu'avec les unités qui
partagent le même numéro de réseau. Ils peuvent partager le même segment physique, mais s'ils
ont des numéros de réseau différents, toute communication s'avère généralement impossible, à
moins qu'une autre unité puisse établir la connexion entre les réseaux.
la bande passante disponible, les administrateurs réseau peuvent choisir de réduire la taille du
domaine de broadcast.
Exercices
1. Question : Quels sont les bits de routage ou de l’adresse r seau de l'adresse
[Link] ?
Réponse : 131.108 - Il s'agit du numéro de réseau de classe B à 16 bits.
2. Question : À quoi servent les deux autres octets (16 bits) de l'adresse
[Link] ?
Réponse : Du point de vue d'Internet, il s'agit simplement d'un champ d'hôte de 16 bits parce
qu'une adresse de classe B est structurée ainsi : un numéro de réseau de 16 bits et un numéro
d'hôte de 16 bits.
Classe d’adresse Longueur champ d’hôte par Nombre maximal de bit de sous-
défaut réseau
A 24 22
B 16 14
C 8 6
Le champ de sous-réseau est toujours placé immédiatement après le numéro de réseau. Cela
signifie que les bits empruntés doivent être les n premiers bits du champ d'hôte par défaut, où
n est la longueur voulue du nouveau champ de sous-réseau.
Le masque de sous-réseau est l'outil qu'utilise le routeur pour déterminer quels bits sont des bits
de routage et lesquels sont des bits d'hôte.
1. Question : Combien de bits sont empruntés (quelle est la longueur du champ de sous-réseau)
dans le cas d'un réseau de classe B ayant un masque de sous-réseau de [Link] ?
Réponse : Les deux premiers octets du masque (255.255) correspondent aux
16 bits du numéro de réseau de classe B. N'oubliez pas que le champ de sous-réseau est
représenté par tous les bits " 1 " qui suivent ces octets.
L'expression binaire du nombre décimal 240 est 11110000. Quatre bits sont donc utilisés pour
le champ de sous-réseau.
Pour illustrer ce concept, utilisons, comme exemple, une adresse réseau de classe C. Si aucun
masque de sous-réseau n'est utilisé, les 8 bits du dernier octet servent au champ d'hôte. Par
conséquent, 256 (28) adresses possibles peuvent être attribuées aux hôtes (254 adresses
utilisables après soustraction des deux adresses réservées). Supposons maintenant que ce réseau
de classe C soit subdivisé en sous-réseaux. Si vous empruntez deux bits au champ d'hôte par
défaut de huit bits, le champ d'hôte ne contient plus que six bits. Si vous énumérez toutes les
combinaisons possibles de 0 et de 1 avec les six bits qui restent, vous découvrez que le nombre
total d'hôtes pouvant être attribués dans chaque sous-réseau est réduit à 64 (26). Le nombre de
numéros d'hôtes utilisables serait réduit, lui, à 62.
Le nombre d'adresses d'hôtes pouvant être attribuées à un sous-réseau est lié au nombre de sous-
réseaux créés. Dans une adresse réseau de classe C, par exemple, si un masque de sous-réseau
de [Link] est appliqué, cela signifie que 2 bits (192 = 11000000) ont été empruntés
au champ d'hôte. Deux (4 moins 2) sous-réseaux utilisables ont été créés, chacun offrant
soixante-deux (64 moins 2) adresses d'hôtes.
Exemple:
Si vous empruntez deux bits dans un réseau de classe C, vous créez quatre sous- réseaux, chacun
contenant 64 hôtes. Seulement deux des sous-réseaux sont utilisables et chacun d'eux ne
comprend que 62 hôtes utilisables. Vous n'avez donc que 124 hôtes utilisables alors qu'il y en
avait 254 avant la création de sous-réseaux. Cela signifie que vous perdez 51 % de vos adresses.
Supposons maintenant que vous empruntiez 3 bits. Vous avez maintenant huit sous-réseaux,
dont six sont utilisables, et chaque sous-réseau comprend 30 hôtes utilisables. Cela représente
un total de 180 hôtes utilisables, par rapport aux 254 d'origine, mais vous ne perdez plus que
29 % de vos adresses. Lorsque vous créez des sous-réseaux, vous devez tenir compte de la
croissance anticipée de votre réseau et du pourcentage d'adresses perdues lors de la création de
sous-réseaux.
réseaux. Comme nous l'avons mentionné précédemment, lorsque 8 bits sont empruntés dans le
cadre d'un réseau de classe B, le masque de sous-réseau est [Link].
Exemple 2 :
Dans le réseau de classe C [Link] ayant un masque de sous-réseau de
Un domaine de diffusion (broadcast domain) est une zone logique d'un réseau informatique où
un ordinateur quelconque connecté au réseau peut directement transmettre des données à tous
les autres ordinateurs du même domaine, sans devoir passer par un routeur.
Plus spécifiquement, c'est une zone du réseau informatique composée de tous les ordinateurs et
équipements de communication qui peuvent être contactés en envoyant une trame à l'adresse
de diffusion de la couche liaison. Généralement, les concentrateurs et commutateurs
conservent le même domaine de diffusion, alors que les routeurs les divisent.
diffusion arrive sur une interface, le routeur stoppe ce paquet, approfondit son examen
pour trouver l’hôte réellement intéressé par ce message et commute ce paquet seulement
vers le port de destination.
Exemple une requête ARP (protocole permettant de connaître l’adresse MAC d’un hôte à partir
de son adresse IP) dans un réseau.
Un domaine de collision est une zone logique d'un réseau informatique où les
paquets de données peuvent entrer en collision entre eux, dans un réseau Ethernet. Un
domaine de collision peut être un seul segment de câble Ethernet, un seul concentrateur ou
même un réseau complet de concentrateurs et de répéteurs.
On aura 1 seul et Même Domaine de Collision intégrant le Hub et les PC tous Clients, dans 1
Domaine de Diffusion limité au Routeur.
Et si on sortait du Cas Classique, après tout on a vu dans un autre cas qu'on pouvait créer des
Vlans par Port sur un Commutateur. Dans le cas de la Création de VLAN sur certains Ports du
Switch on aura alors un Domaine de Diffusion créé en lieu et place du Domaine de
Collision précédent sur ce même Port. Voyons d'abord le schéma d'ensemble LAN sans
VLANs.
On peut noter que nous avons bien 1 Domaine de Diffusion par Port et donc par VLAN, à
l'intérieur desquels sont présents plusieurs Domaines de Collision.
EXERCICES
Exercice N°1
Pour les adresses suivantes donner: leurs classes, l'ID réseau et l'ID d'hôte, si ce sont des
adresses privées ou publiques, leurs traductions en binaire, l’adresse réseau et l’adresse
machine. a) [Link] b) [Link] c) [Link] d)
[Link] e)[Link]
Exercice N°2
Pour l'ensemble des adresses IP des machines suivante présente sur le même réseau physique,
et ayant un masque par défaut, donner les adresses des machine qui communiqueront ensemble
(justifier vos réponses).
a) [Link] b) [Link] c) [Link] d) [Link] e) [Link]
f) [Link] g) [Link] h) [Link] i) [Link] j) [Link] k)
[Link] l) 200.25.48.12m) [Link] n) [Link] o) [Link]
p) [Link]
Correction exercices
Exercice N° 1
Adresse Traduction en binaire ID réseau ID d’hôte @réseau @hôte Type
classe d’@
@classe A 00001010 00010101 01111101 00100000 21.125.32 [Link] [Link] Privé
Masque 11111111 00000000 00000000 00000000 10
[Link] Résultat ET 00001010 00000000 00000000 00000000
logique
@classe B 10011011 00000000 00000000 01001110 0.78 [Link] [Link] Public
Masque 11111111 11111111 00000000 00000000 155.0
[Link] Résultat ET 10011011 00000000 00000000 00000000
logique
@classe C 11000000 10101000 00011001 01000101 69 [Link] [Link] Privé
Masque 11111111 11111111 11111111 00000000 192.168.25
[Link] Résultat ET 11000000 10101000 00011001 0000000
logique
@classe B 10101100 00010000 00011001 01000100 25.78 [Link] [Link] Privé
Masque 11111111 11111111 00000000 00000000 172.16
[Link] Résultat ET 10101100 00010000 00000000 00000000
logique
@classe A 00000001 00000001 00000001 00000001 1.1.1 [Link] [Link] Public
Masque 11111111 00000000 00000000 00000000 1
[Link] Résultat ET 00000001 00000000 00000000 00000000
logique
Exercice N°2
a) [Link] A [Link]
b) [Link] A [Link]
c) [Link] A [Link]
d) [Link] C [Link]
e) [Link] B [Link]
f) [Link] A [Link]
g) [Link] A [Link]
h) [Link] A [Link]
i) [Link] C [Link]
j) [Link] B [Link]
k) [Link] B [Link]
l) [Link] C [Link]
m) [Link] A [Link]
n) [Link] A [Link]
o) [Link] A [Link]
p) [Link] C [Link]
III.2. CABLAGE
Le but de cette partie de cours qui est le câblage, est de vous donner les bases théoriques pour
créer vos câbles fastethernet (compatible 100Mbits). Ce qui en pratique ne peut être fait que par
vous ; il existe plusieurs normalisations pour une confection de câbles RJ-45.
ANSI EIA/TIA 568 (A et B) : Standard américain qui définit les catégories 5eet 6 des
composants (câbles prises panneaux).
ISO/IEC 11 801 : Norme qui définit les catégories (5e et 6) et les classes (D et E). Ces
dernières définissent les liens (composants interconnectés), le câblage générique en le
subdivisant en trois parties : campus backbone, building backbone et cablage horizontal.
EN 50 173 : Norme européenne, calquée sur la norme ISO/IEC 11 801 ainsi que la
norme AWG définit le diamètre d'un fil.
Nous allons nous atteler sur la norme ANSI EIA/TIA 568 (A et B) pour la fabrication de câble
RJ45.
bleu / blanc-bleu ;
brun / blanc-brun.
Par conséquent, il s'agit d'un composant de couche physique.
Schéma des couleurs pour un câble croisé RJ-45 (à disposer dans la fiche RJ-45, ergot en bas)
selon la norme 568 B :
1. Blanc-Vert
2. Vert
3. Blanc Orange
4. Bleu
5. Blanc-Bleu
6. Orange
7. Blanc-Marron
8. Marron
Le câble croisé
Le câble croisé est utilisé pour connecter deux appareils identiques ensemble et ainsi
s'affranchir d'un hub ou switch. La connexion d'un appareil à un switch ou à un hub peut se
faire par câble croisé à condition d'avoir un switch, un hub ou un adaptateur réseau qui détecte
le câblage.
Maintenant, la connexion entre deux PC peut se faire par câble non croisé, la carte réseau étant
capable d'analyser si le câble est croisé ou non.
On utilise les câbles croisés pour relier deux PC isolés en réseau ou pour cascader deux éléments
actifs.
NB. La plupart des cartes réseaux et switchs s'adaptent automatiquement au type de câble
branché. Il croise ou décroise le câble automatiquement, c'est pourquoi vous pouvez très bien
relier 2 ordinateurs ensemble avec un câble droit.
La pince à sertir : Elle a pour but d'abaisser les lamelles de l'embout afin de les mettre
en contact avec les brins du câble torsadé.
Testeurs pour vérifier le bon état des liaisons du câble que vous avez fait via un affichage
de LED sur le testeur.
5. Couper les fils à 2 cm pour les dénuder en maintenant bien l'ordre et en faisant en sorte
que la coupe soit droite