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FR Module1 C2

Le chapitre aborde la biodiversité marine et côtière, définie comme la variabilité des organismes vivants dans les écosystèmes marins, incluant la diversité génétique, des espèces et des habitats. Il souligne l'importance de cette biodiversité pour le maintien des équilibres écologiques, la productivité primaire, le cycle des nutriments et la protection des côtes. Les écosystèmes marins, tels que les récifs coralliens, les herbiers marins et les mangroves, jouent un rôle crucial dans la régulation des populations et la résilience face aux perturbations environnementales.

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Le chapitre aborde la biodiversité marine et côtière, définie comme la variabilité des organismes vivants dans les écosystèmes marins, incluant la diversité génétique, des espèces et des habitats. Il souligne l'importance de cette biodiversité pour le maintien des équilibres écologiques, la productivité primaire, le cycle des nutriments et la protection des côtes. Les écosystèmes marins, tels que les récifs coralliens, les herbiers marins et les mangroves, jouent un rôle crucial dans la régulation des populations et la résilience face aux perturbations environnementales.

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Module 1 : Écosystèmes marins et côtiers : typologie, rôle et importance

Chapitre 2: Biodiversité marine et côtière


Rédigé par Alioune Faye

1. Introduction à la biodiversité marine et côtière


1.1. Définition de la biodiversité
Selon l’article 2 de la convention de Rio, 1992, la biodiversité est la variabilité des organismes vivants de toutes
origines, y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques, et les
complexes écologiques, dont ils font partie.
Cette définition inclut la diversité à l’intérieur des espèces, entre les espèces et la diversité des écosystèmes. Ainsi,
la biodiversité est composée de trois catégories et ces catégories montrent comment la biodiversité englobe des
échelles différentes depuis le gène jusqu’à l’écosystème.
 La diversité génétique, qui est la variabilité ou la quantité d’informations génétiques des individus, des
populations, des espèces, des assemblages ou des communautés ;
 La diversité des espèces ;
 La diversité des écosystèmes et des habitats.
Dans les écosystèmes marins et côtiers, la biodiversité est particulièrement riche et joue un rôle clé dans le maintien
des équilibres écologiques et des services écosystémiques essentiels à la vie humaine (pêche, régulation du climat,
séquestration du carbone, protection des côtes, etc.).

1.2. Spécificités du milieu marin et côtier


Le milieu marin et côtier présente des caractéristiques écologiques et physiques uniques qui influencent la
distribution et l’organisation des espèces :

1.2.1. Grande hétérogénéité des habitats


Les écosystèmes marins et côtiers se distinguent par une diversité d’habitats interconnectés, notamment :
 Les récifs coralliens : hotspots de biodiversité abritant environ 25 % des espèces marines connues.
 Les herbiers marins : zones de nurserie et de frayère pour de nombreuses espèces de poissons et
d’invertébrés.
 Les mangroves : écosystèmes côtiers critiques pour la protection des littoraux et la filtration des eaux.
 Les zones abyssales : milieux profonds avec une biodiversité méconnue et adaptée aux conditions extrêmes
(forte pression, absence de lumière).

1.2.2. Facteurs environnementaux influençant la biodiversité marine et côtière


Le milieu marin est soumis à plusieurs paramètres abiotiques influençant la biodiversité :
 La salinité : varie selon la proximité des estuaires ou des apports d’eau douce, influençant la distribution des
organismes ;
 La température : régule la physiologie des espèces et les interactions trophiques ; les changements
climatiques modifient les répartitions géographiques ;
 La lumière : facteur limitant la photosynthèse, essentiel pour la répartition des producteurs primaires comme
le phytoplancton ou les macro-algues ;
 Les courants marins : influencent la dispersion des larves, la migration des espèces et l’apport en
nutriments.

1.3. Importance de la biodiversité marine et côtière dans le fonctionnement des écosystèmes


1.3.1. Rôle écologique de la biodiversité marine et côtière
La biodiversité marine et côtière est essentielle pour le maintien des équilibres écologiques, notamment à travers :

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 La productivité primaire et la séquestration du carbone : Les organismes photosynthétiques, tels que le
phytoplancton, les herbiers marins et les mangroves, captent le CO₂ atmosphérique et produisent de l’oxygène,
contribuant ainsi à la régulation climatique globale ;
 Le cycle des nutriments : Les organismes marins participent à la transformation et au recyclage des
nutriments (azote, phosphore, carbone), assurant la fertilité des milieux marins et côtiers ;
 La stabilisation des habitats : Les récifs coralliens, les herbiers marins et les mangroves jouent un rôle clé
dans la protection des côtes contre l’érosion, les tempêtes et la montée du niveau de la mer ;
 Les interactions trophiques et la régulation des populations : La biodiversité marine garantit la
complexité des réseaux trophiques, assurant ainsi le maintien des populations et évitant les déséquilibres
écologiques (ex. explosions démographiques de certaines espèces en l’absence de prédateurs).

1.3.2. Fonctionnement et résilience des écosystèmes


Les écosystèmes marins et côtiers reposent sur des interactions complexes entre les espèces et leur
environnement. Une biodiversité riche favorise :
La complémentarité fonctionnelle : Chaque espèce joue un rôle spécifique dans l’écosystème. La diversité
fonctionnelle permet de mieux répartir les ressources et d’optimiser la résilience écologique.
L’adaptabilité aux changements environnementaux : Plus un écosystème est diversifié, plus il a de chances
de résister aux perturbations telles que les changements climatiques, la pollution ou la surexploitation. Par
exemple, un écosystème avec plusieurs espèces de poissons herbivores peut mieux supporter la disparition d’une
espèce par substitution fonctionnelle.
La régulation des épidémies et des pathogènes : La diversité des espèces limite la propagation des maladies
en réduisant l’abondance excessive d’un hôte ou d’un vecteur particulier.

2. Grandes catégories d’organismes marins


La biodiversité marine regroupe une grande variété d’organismes adaptés aux milieux marins, des micro-
organismes aux grands mammifères marins.

2.1. Micro-organismes marins


Les micro-organismes marins jouent un rôle fondamental dans les cycles biogéochimiques et la productivité des
océans.

2.1.1. Bactéries marines


Les bactéries marines jouent un rôle essentiel dans le cycle du carbone et du soufre en contribuant à la
transformation et à la circulation de ces éléments dans l’environnement océanique ;
Elles participent à la décomposition de la matière organique en assurant la minéralisation des composés
complexes issus des organismes morts et des excrétions.
Certaines bactéries marines vivent en symbiose avec d’autres organismes marins, leur offrant divers avantages.

2.1.2. Phytoplancton (Producteurs primaires)


Le phytoplancton aussi appelé algues microscopiques unicellulaires comprend les diatomées, dinoflagellés et
cyanobactéries, principaux groupes du phytoplancton. Il assure une grande part de la fixation du carbone et
libèrent une quantité significative d’oxygène dans l’océan et l’atmosphère. Il constitue aussi la source primaire
de nourriture pour le zooplancton et sont utilisés comme bioindicateurs des changements environnementaux.

2.1.3. Zooplancton
Le zooplancton sert de nourriture à de nombreux prédateurs marins. Il joue un rôle clé dans la chaîne alimentaire
marine en transférant l'énergie captée des producteurs primaires vers les consommateurs supérieurs, comme les
poissons et baleines.

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2.2. Invertébrés marins
Les invertébrés marins constituent un groupe très diversifié, occupant une large gamme d’habitats et de niches
écologiques.

2.2.1. Mollusques
Les mollusques se divisent en trois groupes majeurs : les gastéropodes (comme les bulots et patelles), les bivalves
(tels que les huîtres et moules), et les céphalopodes (comme les seiches et poulpes). Les mollusques jouent un
rôle clé dans l’écosystème marin. Les bivalves, comme les huîtres et moules, filtrent l’eau et contribuent à
maintenir sa clarté, tandis que les céphalopodes régulent les populations de poissons et autres proies marines,
assurant l’équilibre trophique.

2.2.2 Crustacés
Les crustacés sont des arthropodes marins divers, comprenant des espèces comme les crabes, les crevettes, les
langoustes et le krill, qui habitent divers habitats marins. Ils jouent un rôle clé dans les écosystèmes marins en
étant à la fois des prédateurs et des proies.

2.2.3. Coraux
Les coraux sont des animaux coloniaux qui forment des récifs en symbiose avec les zooxanthelles, des algues
microscopiques qui leur fournissent de l’énergie via la photosynthèse. Les récifs coralliens jouent un rôle crucial
dans la biodiversité marine en offrant des habitats et des refuges pour une multitude de poissons et d'invertébrés
marins. Cependant, ils sont vulnérables au changement climatique et à l’acidification des océans.

2.2.4. Éponges
Les éponges sont des animaux filtreurs qui jouent un rôle clé dans les écosystèmes marin et côtiers en offrant
des habitats aux espèces marines et en contribuant à la structure des substrats rocheux.

3. Poissons et vertébrés marins


Ce groupe comprend une diversité d’espèces ayant des rôles trophiques variés dans les écosystèmes marins.

3.1. Poissons petits pélagiques


Ces poissons forment de grands groupes, se déplaçant ensemble dans l'eau, et suivent des migrations saisonnières
ou alimentaires. Ils sont capturés à grande échelle pour la consommation humaine et la production de farine de
poisson, soutenant ainsi des industries de pêche artisanale et industrielle. Ces espèces sont vulnérables aux
changements dans l'écosystème, tels que la température de l'eau ou la pollution, ainsi qu'aux pratiques de pêche
non durables.

3.2. Grands prédateurs


Ces espèces, en tant que grands prédateurs marins, occupent des niches écologiques clés dans la chaîne
alimentaire. Ils jouent un rôle dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes en régulation les populations de
proies.

3.3. Cétacés (mammifères marins)


Ces mammifères marins jouent un rôle clé en tant que prédateurs supérieurs, régulant les populations d'autres
espèces, tout en étant des bio-indicateurs sensibles aux changements environnementaux.

4. Flore marine
La flore marine et côtière est essentiellement composée d’algues, d’herbiers marins et de la mangrove. Elle joue
un rôle essentiel dans la productivité primaire et la stabilisation des écosystèmes côtiers.

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4.1. Macro-algues
Les macro-algues se divisent en trois catégories principales, les brunes, les rouges, et les vertes. Elles servent de
refuge et de lieu de reproduction pour diverses espèces marines tout en contribuant à la séquestration du carbone
et à la production d'oxygène par la photosynthèse.

4.2. Herbiers marins


Les herbiers marins sont constitués de plantes à fleurs qui vivent sous l’eau et essentielles pour l’écosystème
marin. Ces herbiers jouent un rôle crucial dans le stockage du carbone sous forme organique et contribuent à
stabiliser les fonds marins en réduisant l’érosion.

4.3. Mangroves
Les mangroves sont des écosystèmes marins dominés par des arbres résistants au sel, tels que Rhizophora et
Avicennia, qui se développent dans les zones intertidales. Les mangroves servent de refuges et de zones de
reproduction pour de nombreuses espèces marines, en particulier les poissons et crustacés, qui y trouvent
nourriture et protection. Les racines des palétuviers stabilisent les sols et réduisent l'impact des vagues et des
tempêtes, protégeant ainsi les côtes de l'érosion et des dommages causés par les intempéries.

Références bibliographiques
Convention sur la diversité biologique. (1992). Convention sur la diversité biologique. Nations Unies. [Link]
UICN France. (2016). Panorama des services écologiques fournis par les milieux naturels en France. [Link]
content/uploads/2016/09/UICN_France_services_ecologiques_marins_et_cotiers.pdf.
Ministère de la Transition écologique et solidaire. (2018). Évaluation des écosystèmes marins et côtiers et de leurs services écosystémiques : Rapport
EFESE. [Link]
CHM France. (s.d.). Biodiversité marine et côtière. [Link]
Office français de la biodiversité (OFB). (s.d.). Le milieu marin. [Link]
Ocean & Climate Platform. (s.d.). Les services écosystémiques marins et côtiers. [Link]

Autres ressources pédagogiques à consulter


1. Goulletquer, P., Gros, P., Bœuf, G., & Weber, J. (2013). Biodiversité en environnement marin : Synthèse et recommandations en sciences
environnementale et sociale. Rapport à l’Ifremer de l’expertise collective en biodiversité marine (Version du 25 août 2010). Ifremer. (Pages 16-17 ;
19 - 20).
2. GÉNÉRATION MER. Kit n°5 de sensibilisation : La biodiversité marine [en ligne]. 2024. Disponible sur :
[Link] (Pages 2).
3. Brennan Jacot, M. (2009). Les aires marines protégées comme outils de conservation de la biodiversité marine : application de critères de
sélection et considération de la pertinence des critères adoptés dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique, Mémoire de maîtrise,
Université de Sherbrooke. (Pages 10-14).
4. Rossi, M. (s.d.). Livre de la mer. Dans Nature de Provence. Pages 16 et 47).
[Link]

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