Université Mohammed V-Rabat
ENSAM-Rabat
Filière d’Ingénieurs
Ingénierie des Systèmes Energétiques et Environnements
Froid Industriel
Pr Omar ANSARI
Pr Omar ANSARI
Année universitaire: 2021-2022
Année universitaire: 2025-2026
1
- Eude d ’une MF à compression de vapeur condensable
Évolutions du FF dans la MF s’effectuent avec changements d’état :
-FF subit une évaporation en absorbant sa chaleur latente de
vaporisation au cours de son passage dans l’évaporateur (SF).
-FF subit une condensation en cédant sa chaleur latente de
condensation au cours de son passage dans le condenseur (SC).
2
4.1 Principe de fonctionnement d’une MF à compression
3
Fonctionnement :
4
5
6
7
8
Cycle réels de Machine Frigo et PAC
Dans la pratique les machines frigo ne décrivent pas le cycle idéal de Mollier, car les hypothèses
admises ne sont pas respectées :
➢la compression n'est pas isentropique (perte de chaleur)
➢ la perte de charge au niveau des soupapes d'admission et de refoulement du fluide, ainsi que
dans la tuyauterie (~ 0.2 à 0.4 bar)
➢les échangeurs ne sont pas parfaits
Condenseur
3
4 2
Détendeur
Compresseur
6
Evaporateur
Log P (Pa) Sous
refroidissement condensation désurchauffe
LIQUIDE
4 3 2’’ 2
Log PC
3’’
co
dét mp : cycle réel
ent LIQUIDE ress
e ion
+ : cycle idéal
VAPEUR
VAPEUR 1’’
Log Pf
5 4’’ 6 1
évaporation surchauffe à l’aspiration
h (kJ/kg)
•Entre les points 1 et 2, la vapeur de frigorigène est comprimée de Pf à PC. L’enthalpie h2 et la
température T2 augmentent car le compresseur étant réel, la transformation est irréversible et non
adiabatique.
•Entre les points 2 et 3, la vapeur de frigorigène est désurchauffée de T2 à TC, puis condensée
à la température constante TC, enfin le liquide formé est sous-refroidi de TC à T3.
Log P (Pa) Sous
refroidissement condensation désurchauffe
LIQUIDE
4 3 2’’ 2
Log PC
3’’
co
dét mp : cycle réel
ent LIQUIDE ress
e ion
+ : cycle idéal
VAPEUR
VAPEUR 1’’
Log PF
5 4’’ 6 1
évaporation surchauffe à l’aspiration
h (kJ/kg)
•Entre les points 3 et 4, le liquide frigorigène se déplace dans la conduite de liquide ; sa température
continue, généralement, à s’abaisser de T3 à T4 ; son sous-refroidissement augmente.
•Entre les points 4 et 5, le liquide frigorigène se détend dans le régleur de PC à PF en n’échangeant, avec
le milieu extérieur, ni énergie mécanique ni chaleur. L’enthalpie du frigorigène reste constante,
la détente est isenthalpique.
•Entre les points 5 et 6, le frigorigène se vaporise, sous la pression PF, à la température TF, dans
l’évaporateur. La vapeur se surchauffe ensuite légèrement de TF à T6, toujours sous la pression constante PF.
Entre les points 6 et 1, le frigorigène, évaporé et aspiré par le compresseur, se réchauffe, dans
la conduite d’aspiration, de T6 à T1, toujours sous la pression P F .
Caractéristiques réelles de la MF à compression mécanique
On suppose que cette machine fonctionne en régime permanent tout en négligeant les variations
d’énergies cinétique et potentielle. On a ainsi, pour une masse de frigorigène, entre l’entrée e et
la sortie s d’un élément du circuit thermodynamique :
q + w = hs – he
❖ Chaleur calorifiques échangée au condenseur
•La chaleur à échanger avec l’extérieur, qc, par unité de masse de frigorigène qui se désurchauffe,
se liquéfie et se sous –refroidit dans le condenseur (de 2 à 3) est : qc = h3 – h2 < 0
d’où : |qc| = h2 – h3
(qc est exprimé en kilojoules / kilogrammes)
•La puissance calorifique à échanger au condenseur est (en valeur absolue) alors :
PC = m |qc|
.
= m.
.
(h2 – h3)
.
m débit massique de fluide frigorigène ( kg/s).
❖ Chaleur et puissance calorifiques extraites à l’évaporateur
•La chaleur extraite, qF, par unité de masse de frigorigène qui s’évapore (de 5 à 1) est, d’après
le cycle étudié :
qF = h1 – h5
• La puissance calorifique qu’une MF absorbe à sa source froide (le débit massique étant connu)
.
PF = m .(h1 – h5)
❖ Travail et puissance absorbées par le compresseur
Pour comprimer le débit massique de vapeur de 1 à 2, le compresseur recevrait le travail :
w = h2 – h1
La puissance est: Pcomp = m
.
(h2-h1)
En tenant compte des pertes (thermodynamiques et mécaniques) le compresseur réel doit consommer,
sur son arbre, la puissance effective :
.
Préelle = Pcomp / hréel =m (h2-h1) / hréel
(hréel représente le rendement du transfert de puissance mécanique au compresseur)
❖ Le coefficient de performance réel:
COP réel = |qf| / w = (h1 – h4)/(h2 – h1)
On constate que : COP réel < COP idéal
Les irréversibilités du cycle réel font baisser le COP par rapport au COP de la machine idéale de
CARNOT.
❖ Le COP global
Le COP global diffère du COP réel de la machine, car il faut tenir compte de type
de l’installation;
COPg = k . COPid = k.[ TF / (TC - TF)]
où k est un facteur qui dépend du type d’installation :
•k = 0,4 à 0,45 pour toutes les petites machines (de la taille d’un climatiseur individuel)
•k = 0,5 à 0,55 pour une machine de moyenne puissance (de la taille d’une MF de maison individuelle)
•k = 0,6 pour les machines de plusieurs dizaines ou centaines de kW
•k = 0,7 à 0,75 pour les machines de très grandes puissances (plusieurs milliers de kW )
2- Procèdes usuels de production du froid
15
16
17
18
19
20
21
22
23
1.3.4. Compression Réelle :
En général, à cause des pertes de chaleur par frottements la compression du gaz non
condensables dans une MF réelle est polytropique au lieu d’être théoriquement
isentropique (évolution 12’),.
24
25
26