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Application of a simple VAR model on
the inflation and money relationship in
Madagascar
Andrianady, Josué R.
2018
Online at [Link]
MPRA Paper No. 116801, posted 23 Mar 2023 14:46 UTC
Application of a simple VAR model on the inflation and money relationship in
Madagascar
Application d’un petit modèle VAR sur la relation inflation monnaie à Madagascar
ANDRIANADY Ravahiny Josué
Ministère de l’Economie et des Finances
Jravahiny@[Link]
Abstract 2 Méthode
The key goal of this paper is to analyse the effect
of money supply growth on inflation in the case 2.1 Présentation des données
of Madagascar. The result of the model show that
Les données utilisés sont issues du ministère de l’économie
an increase in the money supply would lead to an
increase in inflation of around 2,4% in the second et des finances, notamment aux niveau de la direction
[Link], a gradual decline is observed, des études et de la modélisation économique(DEME).
which will be completely eliminated from the eight
year onwards. La période s’étale entre 1960 et 2017. Les variables
Keywords: Madagascar, VAR, Inflation, money.
utilisées concernent la quantité de monnaie au sens
large exprimé en monnaie nationale l’Ariary (M3) et la
Résumé variation de l’indice des prix à la consommation exprimé
en pourcentage (IPC) ou l’inflation.
L’objectif de ce travail consiste a analyser
l’effet de la croissance de la masse monétaire sur
Il est à noter que la fonction log a été appliquée sur
l’inflation pour le cas de Madagascar. Les résultats
du modèle montre qu’une augmentation de la la série M3 puis différenciée dans une optique de séries
masse monétaire provoquerait un accroissement de exprimées en taux de croissance. Après observation( figure
l’ination de l’ordre de 2,4% au cours de la deuxième 1), les deux variables affichent une tendance stationnaire.
année. Ensuite, une baisse progressive est constatée Cependant, des tests de racines unitaire s’avère nécessaire
puis va complètement se résorber à partir de la
huitième année. De ce fait, la théorie est vérifier
pour tester la stationnarité des données.
pour le cas de Madagascar.
Mots clés : Madagascar, Inflation, Indice de prix
à la consommation, VAR
1 Introduction
La théorie quantitative de la monnaie se penche sur la
causalité entre la quantité de monnaie en circulation
et le niveau général des prix. Développée par plusieurs
auteurs tels que Copernic (1526) , en passant par Boudin
(1578), elle a été reformulée par Fisher (1911). Ce
travail va essayer de vérifier cette théorie pour le cas
de Madagascar. En conséquences, nous allons élaborer
Figure 1 : Allure de la courbe de l’inflation (IPC) et de la
un modèle vectoriel auto régressif(VAR) qui incorporera masse monétaire en dlog (DLM3)
deux variables notamment la monnaie au sens large (M3)
et l’inflation qui sera représenté par le niveau générale des
prix (IPC).En outre, l’objectif consiste à analyser l’effet 2.2 Test de stationnarité
de la croissance de la masse monétaire sur l’inflation Les tests appliqués aux variables seront Dickey Fuller
pour le cas de Madagascar. Augmented(ADF)) et Phillips Perron(PP)
L’hypothèse à priori dans ce travail est que l’inflation
2.2.1 Inflation
est uniquement d’origine monétaire et que la banque cen-
trale dispose d’un pouvoir discrétionnaire sur la quantité Les deux tests rejettent l’hypothèse nulle de racine uni-
de monnaie en circulation. taire au seuil de cinq pour-cent.
1
2.3.2 Test de stabilité
Ce test sert à s’assurer que toutes les racines inverses
émanant de la transformation VAR en moyenne mobile
se trouvent dans le cercle unité.
Dans ce modèle, toutes les racines sont à l’intérieur
Figure 2 : Test de stationarité pour le taux de croissance M3 (voir figure 5), et de ce fait on peut affirmer que le VAR
est stationnaire.
2.2.2 Taux de croissance M3
Les tests ont également rejeté l’hypothèse nulles au seuil
de cinq pour-cent.
Figure 3 : Test de stationnarité pour le taux de croissance
M3
De ce fait, on peut en conclure que les variables sont
stationnaires.
2.3 Modèle VAR
2.3.1 Estimation du retard
Figure 5 : Test de stabilité
Pour déterminer le nombre de retards optimal, on a re-
cours à l’usage des critères d’informations notamment log
likelihood(LogL), Final Prediction Error (FPE), Akaike
Information Criterion (AIC), Schwarz Information Crite- 2.3.3 Test sur les résidus
rion (SC), et Hannan Quinn Information Criterion (HQ).
En observant les résultats (figure 4), le retard optimale Le test montre que l’hypothèse nulle d’absence d’au-
pour le modèle est égal à 1. tocorrélation est acceptée. Les résidus sont donc non
autocorrelés pour un niveau de retard allant jusqu’à
deux(figure 6). Le test est de plus confirmé par celui du
porte manteau.
Figure 4 : Évaluation du nombre de retard optimal pour le
modèle
Ci- après le modèle retenu :
IP C = 0, 42 ∗ IP C(−1) + 35, 98 ∗ DLM 3(−1) + 1.83 Figure 6 : Test d’autocorrelation
DLM 3 = 0, 00 ∗ IP C(−1) − 0, 01 ∗ DLM 3(−1) + 0, 12
2
2.3.4 Test de causalité Dans de nombreux manuels d’économie, la théorie
quantitative est encore mobilisée pour expliquer les
Le test montre bien que la croissance de la masse
hausses généralisées des prix.
monétaire a une influence sur l’inflation et non l’inverse.
Dans cette étude nous avons prouver que la variation
de la monnaie a un effet sur l’inflation pour le cas de
Madagascar.
Références
Antal Fekete (2011), retour au standard or , Etude
(broché)
Adam Smith (1776), Recherches sur la Nature et les
Causes de la Richesse des Nations (en abrégé La Ri-
chesse des Nations).
Irving Fisher (1911), The purchasing power of money, Pu-
blications of the American Statistical Association, vol.
12, no. 96.
Jean Boudin (1578)Le paradoxe du seigneur de Malstroit.
Figure 7 : Test de Granger Nicola Copernic (1526),Traité sur la monnaie.
Ludwig von Mises (2010) The Theory of Money and Cre-
3 Résultat dit Broché
Une augmentation de la masse monétaire provoquerait un
accroissement de l’inflation de l’ordre de 2,4% au cours
de la deuxième année. Cette hausse va progressivement
s’estomper pour ensuite complètement se résorber à partir
de la huitième année.
Figure 8 : Réponse de l’inflation à une hausse de la masee
monétaire M3
4 Conclusion
La théorie quantitative de la monnaie influence officieuse-
ment la conduite de la politique monétaire de la plupart
des banques centrales qui se fixent des mesures conven-
tionnelles de contrôler la quantité de monnaie pour limiter
l’inflation.