module 12 : Commerce international
Un portrait du commerce international
actuel.
Selon l'Organisation Mondiale du Commerce
(OMC), le volume des exportations de
marchandises atteignait près de 24 000
milliards $us tandis que les services
commerciaux valaient 8000 milliards $us pour total qui dépasse les 32 000
milliards $us. La Chine occupe aujourd'hui le premier rang des exportateurs
mondiaux de marchandises devant les Américains, tandis qu'au niveau des
exportations de services, les Américains se classent premiers. Voyons la
répartition du commerce mondial par pays et régions. Sur le graphique ci-
dessous, nous pouvons constater que la crise de la Covid-19 a affecté le
commerce mondial des marchandises et des services en 2020 et que la
guerre en Ukraine et le conflit en Israël amènent de l'incertitude quant à la
progression des échanges à venir. Le retour du président Trump à la Maison
blanche et sa politique commerciale basée sur les tarifs rend les marchés
encore plus imprévisibles...
Source [Link]/french/news_f/news25_f/tfore_08aug25_f.htm
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Protectionnisme vs Libre-échange.
Lorsque nous abordons les questions de commerce international, il est
important de distinguer les deux grands courants quant à la politique
commerciale d'un pays; soit le protectionnisme et le libre-échange.
1. Le protectionnisme.
Bien que la plupart des économistes soutiennent qu’en théorie le libre-
échange apporte une plus grande production, des prix plus bas et une plus
grande diversité de produits, plusieurs pays continuent tout de même à lever
des obstacles au commerce international. C’est ce qu’on appelle
le protectionnisme. Le protectionnisme ne date pas d’hier car déjà au XVIe
siècle, les gouvernements de l’époque tentaient de protéger leurs industries
de la concurrence extérieure en limitant les importations ou en leur
fournissant de l’aide à l’exportation sous la forme de subsides.
Dans la plupart des pays fonctionnant dans une économie ouverte, les
gouvernements adoptent certaines mesures protectionnistes pour intervenir
dans les échanges commerciaux avec les autres pays. Il s’agit de
la politique commerciale. La politique commerciale occupe une place
importante dans l’agenda politique des États. En effet, à l’ère de la
mondialisation, les décisions prises par les gouvernements peuvent entraîner
d’importantes répercussions sur les emplois et le bien-être économique de la
population. Par exemple, la décision d’imposer des quotas de musique
francophone à la radio permet de protéger l’industrie culturelle québécoise
face l’invasion de la musique américaine : cela permet de préserver les
emplois dans cette industrie. Cependant, une politique commerciale trop
radicale peut affecter les relations entre les pays pouvant provoquer des
incidents diplomatiques, ou même mener à des conflits armés.
L'économie et l'histoire :Le mercantilisme
Qu’est-ce que le mercantilisme ?
Le mercantilisme est une doctrine économique qui apparaît en Europe de l’Ouest à la fin
et qui couvrira les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. Le mercantilisme est généralement associ
l’enrichissement des nations qui le pratiquent par :
1. L’accumulation de métaux précieux;
2. Le protectionnisme visant à rendre la balance commerciale positive.
Bien qu’à cette époque, nous ne pouvons pas encore parler réellement de science économ
questions économiques préoccupent de plus en plus les dirigeants des pays d’Europe. La
l’Amérique par Christophe Colomb en 1492, ouvre la porte à l’expansion du commerce et
économique. Les économistes et les dirigeants des nations prônant le mercantilisme croie
richesse et la puissance commerciale d’une nation est liée à la possession de métaux pré
plus un pays accumule des métaux précieux (or, argent), plus celui-ci augmente sa puissa
économique. À cette époque l’or constitue la monnaie internationale. De plus, le protectio
de réduire les importations et de dégager des surplus de la balance commerciale (recette
aux déboursés monétaires) ; contribuant à l’enrichissement du pays grâce à l’acquisition
supplémentaires.
L’évolution causé par la découverte de l’Amérique, correspond aussi à un changement da
mentalités des gens face à la richesse. Par exemple, le pillage des métaux précieux en Am
Espagnols contribue à l’enrichissement de ce pays et à l’accroissement de sa puissance c
même, l’augmentation des échanges commerciaux confirme l’émergence d’une nouvelle
riches : les commerçants. Auparavant, la richesse était généralement le lot de l’aristocrat
les individus de toutes origines sociales auront la possibilité d’accéder à la richesse.
Au XVIe siècle, l’Espagne est la première nation à entrer dans l’ère du mercantilisme. L’em
Quint voit ses coffres se remplir des trésors venus d’Amérique ce qui symbolisait la riches
puissance. Pour éviter que l’or et l’argent arrivés en Espagne soient dispersés partout en
l’Empereur adopte des lois sur le commerce, ayant pour but de vendre plus à l’étranger q
étrangers vendent aux Espagnols. En favorisant les exportations (payées en or) et en réd
importations, on favorisait l’entrée de métaux précieux dans le pays. Cependant d’énorm
sortent tout de même d’Espagne et circulent en Europe, provoquant une forte poussée de
Europe qui fait en sorte d’abaisser la valeur des pièces d’or ou d’argent devenues trop ab
Par la suite, les Français, les Hollandais et les Anglais instaurent aussi le mercantilisme av
colonies. Par exemple, Louis XIV (1669) et le ministre Colbert se servaient du mercantilism
la France en utilisant les colonies de Nouvelle-France et des Antilles. Pour tous ces pays p
mercantilisme, le principe est le même : acquérir des matières premières à faible coût da
transformer ces ressources en produits finis et les vendre à l’étranger contre de l’or.
Exemple : le mercantilisme en Nouvelle-France.
L’intendant Jean Talon, cherchant des débouchés pour les ventes de fourrure et de bois, in
commerce triangulaire entre la Nouvelle-France, les Antilles et la France.
Le commerce triangulaire Source
" Les navires transporteront aux Antilles du blé, de la bière, du bois, du poisson, de l’huile
etc. Les navires se chargeront alors de sucre et de tabac qu’ils débarqueront dans les por
voyage de retour au Canada se fera avec une cargaison de drap, de toile et d’étoffe, de v
sel, de produits manufacturés et de marchandises de troc. "1
1. Lacoursière, Provencher, Vaugeois, Canada-Québec, synthèse historique, p.96.
Ce type de commerce triangulaire permet donc à la France de s’enrichir, car elle obtient d
sucre et du tabac, sans débourser d’or. Elle vend ensuite les produits transformés dans se
Canada, la période du mercantilisme est caractérisée par l’apparition de grandes compa
commerciales qui se voient confier le mandat de développer l’empire colonial et comme
France.
Ces compagnies ont des devoirs envers l’État: par exemple, elles doivent développer la c
transportant et en installant des colons pour une période temps déterminée par un contra
elles bénéficient en retour d’un monopole sur leur territoire et d’une certaine protection e
possède des Grandes compagnies en Afrique, aux Indes orientales, dans les Antilles et en
France. Par exemple, la Compagnie de la Nouvelle-France (1627) a joué un rôle important
colonisation de ce qui deviendra plus tard le Québec. En achetant le blé produit par les co
fourrures des trappeurs, la compagnie permet à ceux-ci d’avoir des débouchés pour leurs
Cependant, la plupart de ces compagnies ne connaissent pas les succès commerciaux es
les actionnaires de ces compagnies ne visaient qu’à faire des profits à court terme en nég
obligations, soit l’État s’immisçait dans la gestion et nuisait au bon fonctionnement de la
La base du mercantilisme : une flotte puissante.
Particulièrement pour l’Angleterre, la puissance de sa flotte s’avère alors un élément esse
développement de l’économie par le mercantilisme. Des ressources énormes sont donc d
but de construire un nombre croissant de navire pour sillonner les mers à la recherche de
chêne de la vallée du St-Laurent, prisé pour la construction navale, prend donc une grand
Autant du point de vue économique que militaire, l’industrie du bois devient stratégique :
particulièrement vrai sous le régime anglais, après 1793. L’industrie du bois a donc fortem
au développement économique des colonies françaises, puis anglaises d’Amérique, en cr
pour les bûcherons et les constructeurs navals.
L’expansion du mercantilisme partout dans le monde force les nations à protéger les navi
colonies qui les approvisionnent. Cette protection se fait en escortant les navires de marc
installant des soldats dans les ports. Dans ce contexte de course aux colonies, les routes
les navires doivent restées secrètes. Par exemple, les quelques cartes indiquant le chemi
contrées éloignées ainsi que les capitaines expérimentés avaient une valeur inestimable:
préférable de brûler les cartes que de les voir passer dans les mains d’une nation rivale. C
voyage en mer représente toujours une entreprise périlleuse et plusieurs navires ne rejoig
port à cause des tempêtes, des erreurs de navigation ou des pirates. En effet, les nombre
remplis de denrées rares et de richesses attiraient les pirates qui n’hésitaient pas à les ab
s’emparer de leur précieuse cargaison.
Le mercantilisme durera plus de trois siècles et sera critiqué par les économistes classiqu
XVIIIe siècle. Le plus grand pourfendeur de cette doctrine est Adam Smith qui sera consid
père de l’économie moderne.
Nous verrons tout d’abord les différentes formes de protectionnisme que
nous pouvons regrouper en deux grandes catégories: Les barrières tarifaires
et les barrières non tarifaires. Nous verrons par la suite les différents
arguments en faveur du protectionnisme, ce qui nous permettra de mieux
comprendre le débat existant entre les tenants du protectionnisme et les
adeptes du libre-échange.
Les différentes formes du protectionnisme
Les barrières tarifaires.
Un tarif douanier est une sorte de taxe imposée aux produits importés visant
à les rendre moins concurrentiels sur le marché domestique. Nous pouvons
regrouper les tarifs douaniers sous deux types : Les tarifs ad valorem et les
tarifs spécifiques.
Les Tarifs ad valorem sont des tarifs imposés en pourcentage de la valeur
du bien importé (par exemple, un tarif de 20% sur les chaussures importées).
Les Tarifs spécifiques constituent la forme la plus simple de tarifs
douaniers, car ils sont levés sous forme d’un montant fixe par unité du bien
importé (par exemple, un tarif de $3 le litre de vin).
Ces barrières sont de moins en moins populaires: En effet, le GATT a fait
disparaître plus de 90 % des tarifs douaniers de la planète depuis 1947. Les
obstacles qui restent sont donc très visibles et du même coup très facilement
punissables par les accords et organismes internationaux chargés de
promouvoir le libre-échange. Étant donné le pouvoir grandissant que
possède ces organismes, les gouvernements protectionnistes utiliseront une
politique plus subtile et plus facilement justifiable. Par exemple, le
gouvernement français voulant empêcher les magnétoscopes provenant du
Japon d’envahir son marché obligea tous les producteurs de magnétoscopes
à entrer leurs produits sur le marché français par un seul petit poste de
douane, situé loin des ports. De ce fait, le gouvernement français provoqua
une attente interminable (plus de deux mois) pour ces producteurs. Suite au
découragement de ces derniers, il y eut finalement une diminution de
l’entrée de ces produits importés en France. Il s’agit donc d’un exemple
(parmi tant d’autres) d’une forme cachée de protectionnisme démontrant la
subtilité et les nombreuses possibilités des barrières non tarifaires.
Les quotas et les autres barrières non tarifaires
Outre le tarif douanier, il existe plusieurs autres types d’obstacles au
commerce international mis en place par les différents États : Il s’agit des
barrières non tarifaires (BNT). La plus répandue des barrières non tarifaires
est le quota d’importation ou contingentement des importations. Les
quotas d’importation sont des restrictions quantitatives sur les produits
importés. Bien qu’habituellement un quota soit imposé par le pays
importateur, il arrive que le pays exportateur décide lui-même de restreindre
ses exportations. Il s’agit dans ce cas des accords de restriction
volontaire des exportations (AVE). Un exemple d’AVE est lorsque le
Japon a accepté de réduire ses exportations de voitures aux États-Unis et au
Canada en 1981. Bien que coûteuse pour les Japonais, cette mesure a permis
d’éviter une possible guerre commerciale entre les États-Unis et le Japon,
tout en permettant au Japon d’accroître sa part de marché à long terme,
sans envahir sauvagement le marché nord-américain.
Les autres barrières non tarifaires.
Les subventions ou subsides à l’exportation : Le subside à l’exportation
est un paiement fait par le gouvernement à une firme qui exporte des biens
à l’étranger. Tout comme pour le tarif douanier, il existe des subsides
spécifiques ou ad valorem. Les subventions accroissent artificiellement la
compétitivité des firmes nationales face leurs rivales étrangères. Il s’agit
d’une forme de barrière non tarifaire très utilisée dans le secteur agricole.
Par exemple, la production de porcs destinés à l’exportation est fortement
subventionnée. Sans ces subsides, plusieurs producteurs déclareraient
faillite.
Les licences d’importation et les procédures administratives : Pour
pouvoir faire entrer un produit au pays, les importateurs doivent
généralement obtenir une licence ou un permis d’importation. Ces licences
utiles et justifiées dans plusieurs cas, deviennent des entraves commerces
lorsque les procédures administratives pour les obtenir sont abusives et
limitent la concurrence étrangère. De plus, la bureaucratie lourde permet aux
fonctionnaires de faire de la discrimination en faveur d’amis ou de firmes
acceptant distribuer des pots de vin.
Les normes relatives aux produits nationaux : Les normes relatives aux
produits nationaux constituent d’autres formes de barrières non tarifaires.
Biens que ces normes soient utiles et justifiées dans la plupart des cas (par
exemple pour protéger l’hygiène ou la sécurité du public), certaines ont pour
effet de nuire exagérément aux importations étrangères.
Les normes de fabrication: Par exemple, si le sceau du conseil canadien
des normes (CSA) ou la certification ISO est exigé pour un produit, certains
biens étrangers non conformes aux normes seront exclus.
Les normes concernant l’étiquetage. Par exemple, les produits importés
vendus au Québec doivent présenter une étiquette en Français. Cela oblige
donc les Américains concevoir un emballage différent pour les produits
destinés au marché canadien et québécois. Cette dépense supplémentaire
augmente les coûts de production de l’entreprise ce qui la rend moins
compétitive sur le marché québécois
Le libre-échange
Le libre-échange est un système dans lequel les échanges commerciaux
entre les pays se font sans aucun obstacle. C’est-à-dire que les biens et
services circulent entre les pays sans tarifs douaniers, quotas d’importations
ou autres barrières. Bien que peu de pays pratiquent un libre-échange total,
nous remarquons que plusieurs d’entre eux se disent en faveur du libre-
échange. Cet engouement pour la libéralisation du commerce s’est accentué
depuis la deuxième guerre mondiale. Cependant, déjà au XVIIIe siècle,
l’économiste écossait Adam Smith vantait les vertus du libre-échange.
Voyons maintenant quels sont les avantages théoriques du libre-échange.
Les avantages théoriques du libre-échange.
Les théories classiques du commerce international nous permettent de
mettre en évidence les avantages du libre-échange. Ces théories
(développées par Adams Smith (ci -contre) et David Ricardo démontrent
que le commerce international sans entraves est bénéfique pour tous, car
aucun pays ne peut produire efficacement tous les biens dont il a besoin.
Selon ces théories, la spécialisation et l’échange amènent des gains pour
tous les pays ; c’est-à-dire, une production accrue, des prix plus bas et une
plus grande diversité de biens et services. Le libre-échange conduit donc à
une meilleure allocation des ressources dans l’économie et à une
augmentation du bien-être économique de l’ensemble des pays. En plus
d’augmenter l’efficacité dans les échanges entre les pays, la spécialisation
permet d’augmenter la productivité des entreprises, grâce à l’atteinte
d’économies d’échelle. C’est-à-dire que les entreprises produisent en plus
grande quantité, ce qui leur permet de baisser les coûts de production. Dans
l’analyse des avantages théoriques du libre-échange, certains gains
attribuables au libre-échange sont toutefois plus difficilement mesurables. Il
s’agit par exemple de gains reliés à l’esprit d’entreprise et à la capacité
d’innover. Par exemple, les entrepreneurs produisant dans un contexte de
concurrence sont davantage incités à innover dans leur façon d’importer et
exporter.
Le libre-échange ou le protectionnisme: des causes politiques
Une approche favorable au libre-échange peut être
gouvernement au pouvoir. Par exemple, un pays s’affichant ouvertement en faveur du lib
mieux perçu par la communauté internationale car il projette l’image d’un pays ouvert et
Le libre-échange peut aussi représenter un enjeu électoral majeur. Par exemple, lors des é
1988, le premier ministre de l’époque, Brian Mulroney a fait du libre-échange canado-amé
débat avec le parti d’opposition, farouchement opposé au libre-échange, fut surtout axé a
Le protectionnisme comme cheval de bataille...
En mars 2018, le président Donald Trump semble décidé à s'engager dans une guerre co
électorale et certains groupes d’intérêts qui font pression sur le gouvernement américain
représentent (ex. acier et aluminium).
Malgré le scepticisme de ses conseillers économiques, le président Trump a alors affirmé
bonnes et quelles sont faciles à remporter..."
Durant sa campagne électorale en 2024, Donald Trump avait même qualifié le mot « tarif
dictionnaire ».
La protection d’une industrie particulière se fait souvent aux dépends des intérêts nationa
empêcher les produits importés d’entrer dans son pays dans le but de faire diminuer le ta
consommeront moins de produits étrangers et se tourneront vers les produits domestique
court terme. Évidemment, la conséquence immédiate pour les autres pays est néfaste: ils
barrières qui bloqueront les produits étrangers. L'escalade des tarifs qu'on appelle une gu
des impacts imprévisibles... On peut se souvenir de la Grande Dépression des années tre
protectionnisme à l'échelle mondiale.
Vers la démondialisation ?
Durant la crise de la Covid en 2020, plusieurs pays ont subi les effets négatifs de la mond
pouvait souffrir d'une dépendance face aux autres pays quant à l'importation de produits
nourriture, énergie, etc.). Suites aux pénuries et aux hausses de coûts, on assiste à un re
repli sur soi de la part de plusieurs pays. Les gouvernements désirent rapatrier la produc
afin de réduire la dépendance face aux pays étrangers. La puissance de la Chine sur le m
électriques, produits électroniques, applications, etc.) est perçu comme une menace et la
Chine sera très forte.
Question de discussion: Est-ce un retour au protectionnisme ou assistons-nous
Le libre-échange : une étape dans l’intégration commerciale.
Il faut d’abord distinguer les accords internationaux de libéralisation des
échanges, tels le OMC, et les accords régionaux de coopération économique.
L'OMC : l'Organisation mondiale du Commerce.
Depuis quelques décennies, on voit s’accélérer le phénomène de
l’intégration économique à travers le monde, que l’on appelle " la
mondialisation des marchés ". L’analyse de ce processus de
mondialisation est essentiel à la compréhension des relations
économiques internationales d’aujourd’hui. L’intégration
économique peut se faire de deux façons : soit au niveau mondial par les
accords du GATT, soit par les accords régionaux de libéralisation des
échanges. Dans les deux cas, elle passe par un long et ardu processus de
discussion, menant à la signature d’ententes favorisant l’expansion du
commerce international.
L’objectif n’est pas d’étudier en détail toutes les dispositions de ces
nombreux accords, mais plutôt de comprendre pourquoi ils se sont formés et
comment ils ont évolué au cours des dernières années. Ceci nous permettra
de mieux saisir la façon dont ils interagissent entre eux et affectent
l’économie internationale. Nous débuterons tout d’abord par la présentation
des organismes régissant le commerce à l’échelle mondiale; soit le GATT et
l’OMC. Par la suite, nous verrons l’évolution des différents accords régionaux
en vigueur en Amérique du Nord et du Sud.
L’intégration régionale ou continentale ne constituerait qu’une étape vers la
mondialisation totale des marchés. Toutefois, de nombreux obstacles restent
à franchir avant la libéralisation des échanges à l’échelle mondiale : les
accords existants devront être modifiés, tandis que de nouveaux verront le
jour. Cependant, depuis quelques années, chaque rencontre où l'intégration
économique est à l'ordre du jour, se voit systématiquement perturbée par
des mouvements altermondialistes de plus en plus nombreux et bien
organisés.
LE GATT-OMC : L’organisme qui chapeaute le commerce mondial.
La montée du protectionnisme durant la crise des années trente avait
considérablement diminué le commerce international ce qui eut comme
conséquence d’aggraver la crise de l’époque. Les pays lancés dans une
guerre commerciale tentaient par tous les moyens de réduire leur chômage
et ce, même au dépend de leurs voisins. De plus, les négociations qui se
faisaient à l’époque étaient sous forme bilatérale (entre deux pays) ce qui
provoquait un frein à la lutte aux barrières tarifaires. C’est à partir de cette
expérience douloureuse que l’on verra l’intérêt de créer un organisme ou des
ententes qui feront la promotion du libre-échange être les pays.
Sur le diagramme ci-dessous, nous voyons que le OMC est l’organisme le
plus important pour la promotion des échanges internationaux, car il
chapeaute le commerce mondial. Étant donné qu’il regroupe des pays sur
tous les continents, il vise l’intégration économique à l’échelle mondiale.
Cependant, cet organisme ne fait pas l’unanimité parmi les pays membres.
On lui reproche surtout sa bureaucratie trop lourde et son inefficacité à régler
les différends commerciaux qui se font de plus en plus nombreux à mesure
que le commerce international s’intensifie. On accuse aussi d’être
" contrôlé " par les Américains qui usent de leur position de première
puissance économique mondiale pour imposer leur vision du commerce
international. De plus, plusieurs pays ayant des liens d’affinités entre eux (au
niveau géographique, politique et économique), préfèrent favoriser une
intégration économique sur une plus petite échelle. On voit donc
l’émergence de plusieurs accords régionaux de libre-échange partout dans le
monde.
Diagramme 1 : illustrant l’intégration économique
Intégration mondiale (OMC) : C'est l'organisme qui
chapeaute le commerce mondial.
Intégration régionale ou continentale : chaque année, de
nouvelles ententes sont signées pour favoriser les échanges
entre les pays à un niveau plus régional.
Les accords régionaux de libre-échange.
Parallèlement aux accords de l’OMC, nous pouvons remarquer que de plus en plus de pay
regroupent dans le but de stimuler les échanges commerciaux entre eux. Par des accords
certains pays s’engagent donc à favoriser davantage le commerce dans un espace géogr
donné. Ces accords seront regroupés en trois grands blocs continentaux.
1- L'intégration en Amérique (ACEUM, Mercosur)
2- L'intégration en Asie (ASEAN, APEC)
3- L'intégration en Europe (Union Européenne)
Le commerce tripolaire par les trois grands blocs ou " triades " que représentent l’Amériq
et l’Asie est appelé prendre de l’ampleur.
Il existe plusieurs façons de se regrouper c’est ce que l’on appelle les degrés d’intégration
commerciale. En prévoyant un degré variable de coopération économique, les accords ré
peuvent comporter une intégration plus poussée que l'OMC. De plus, ces accords constitu
mélange de libre-échange et de protectionnisme toléré par l"OMC.
Nous définirons ces divers types d’intégration en débutant avec le moins intégré.
Les accords de libéralisation des échanges : Ces accords favorisent la libéralisation
échanges entre les pays. Par exemple, l’ancien Commonwealth favorisait les échanges en
de l’empire britannique. Par ailleurs, certains accords sont signés dans le but de favoriser
libéralisation d’un seul produit: Le Pacte canado-américain de l’automobile de 1965 const
exemple.
La zone de libre-échange: La zone de libre-échange permet aux pays membres d’aboli
douaniers entre eux, tout en conservant leurs propres tarifs faces aux autres pays. L’acco
échange nord-américain (ALÉNA aujourd'hui ACEUM ) signé entre le Canada, les États-Uni
Mexique constitue un bon exemple d’une zone de libre-échange.
L’union douanière: L’union douanière constitue une association économique plus pouss
zone de libre-échange. Car en plus d’éliminer les barrières entre les pays à l’intérieur de l
l’union douanière permet d’établir une politique tarifaire commune face aux pays non-me
Le marché commun: Le marché commun représente une union douanière permettant e
libre circulation de la main d’oeuvre et des capitaux.
L’union économique: L’union économique représente un marché commun où les pays m
harmonisent leurs politiques fiscale, monétaire et sociale. L’Union Européenne est le plus
exemple dans le monde d’une union économique importante. L’adoption d’une monnaie u
d’une autorité monétaire commune par les pays membres de l’union économique, constit
monétaire.
Du GATT à l’OMC.
Le GATT (accord général sur les tarifs douaniers et le commerce) a vu
le jour à Genève en 1947. À cette époque, les 23 pays signataires
s’engageaient à réduire les barrières tarifaires et non tarifaires et donc à
faciliter le commerce international. La fin de l’Uruguay Round en 1994 met
un terme à l’existence du GATT qui sera fondu dans une nouvelle entité :
l'OMC (Organisation mondiale du commerce) qui entrera en vigueur
en janvier 1995. Soixante-dix ans plus tard, l'OMC regroupant 164 membres
(juillet 2016), a permis une réduction des tarifs douaniers de 90 % et
chapeaute le commerce international. Il s’agit d’un organisme permanent
composé de nombreux comités spécialisés étudiant les échanges
internationaux. Elle constitue le troisième pilier de l’économie mondiale avec
le FMI et la Banque Mondiale. Par rapport au GATT, l’OMC dispose de
pouvoirs accrus. Par exemple, elle aura plus de pouvoir pour régler les
conflits commerciaux qui se sont multiplié depuis quelques années entre les
pays, les délais dans le traitement des plaintes sera accéléré et les décisions
prises par l’OMC seront plus contraignantes pour les pays jugés fautifs.
L’OMC est maintenant le forum de discussion pour les grandes orientations
dans le commerce international. Plusieurs discussions ont lieu à Genève
(siège permanent de l'OMC) portant entre autres sur les normes du travail, le
transport maritime, l’environnement et les télécommunications.
L’OMC : le GATT avec des dents...
Concrètement, le passage du GATT à l’OMC s’est opéré en douceur : les
accords signés à l’époque du GATT sont automatiquement reconduits par
l’OMC. Cependant, contrairement au GATT, l’OMC dispose de moyens de
coercition afin d’obliger les pays signataires à respecter les ententes
commerciales qu’ils ont signé. Du temps du GATT, nombreux étaient les pays
qui tentaient de contourner ou de retarder l’application ententes relatives
aux barrières tarifaires et non tarifaires. Cela causait souvent des
mésententes entre les pays. Ceux-ci devaient alors faire appel au tribunal du
GATT pour régler leurs différends. Après des procédures qui pouvaient parfois
durer plusieurs années, les décisions rendues par le GATT n’étaient pas
respectées : celui-ci ne disposant pas des pouvoirs suffisants pour faire
appliquer les sanctions. De plus, le GATT admet plusieurs exceptions qui
contredisent ses principes fondamentaux et affaiblissent son action. Cela
n’est peut-être pas étranger à la prolifération de multiples accords régionaux
de libre-échange et d’intégration économique. Ces accords en progression
partout dans le monde, vont à l’encontre de plusieurs principes du GATT et
échappe ainsi à son contrôle.
Par rapport au GATT, l’OMC possède un dispositif de règlements des
différends renforcés, lui permettant de faire respecter davantage les règles
relatives aux subventions; ce qui devrait pouvoir améliorer le processus de
règlement des conflits. On a créé l’organe de règlement des différends (ORD)
qui doit recevoir les plaintes et les traiter dans des délais plus courts
(maximum 22 mois). Cependant, l’ORD prévoit un mécanisme de conciliation
qui permet aux pays en conflits d'arriver à une entente (" à l’amiable ")
avant que l’ORD ne tranche définitivement en faveur de l’un ou l’autre des
parties.
Le règlement des différends. Depuis 1995, des centaines de conflits ont
été entendus par l'OMC. Par exemple en 1995, les Américains accusent les
Japonais de ne pas ouvrir suffisamment leur marché aux importations
d’automobiles américaines. Ils menacent alors le Japon de leur imposer des
sanctions unilatérales sous la forme d’un tarif douanier de 100% sur les
voitures japonaises de luxe. Mais avant de mettre leur menace à exécution,
les Américains ont fait part à l’OMC de leur intention d’entamer une
procédure de consultation en vue d’une conciliation. Les deux pays sont
alors parvenus rapidement à un accord, avant même que le l’ORD n’ait eu à
trancher. L’abandon des sanctions unilatérales de la part des Américains
démontre une certaine efficacité de l’OMC ( et de l’ORD) pour le règlement
des conflits. L’OMC semble donc davantage favoriser la résolution de conflits
par la conciliation que la condamnation du pays fautif. Cependant, malgré
l’intervention de l’OMC, il serait utopique de croire que les conflits entre
Américains et Japonais sont définitivement réglés dans le secteur de
l’automobile.
Dans les négociations qu’elle organise, l’OMC voit à intégrer trois domaines :
le commerce des marchandises, les services et les droits de propriété
intellectuelle. Entre autres, l’OMC vise à appliquer les mêmes principes qui
ont fait leur preuve avec le GATT (pour le commerce des biens), au
commerce des services dans le cadre du GATS.
L'OMC
Les caractéristiques du OMC (appelé GATT avant 1995)
1) Clause de la nation la plus favorisée
Cette règle empêche la discrimination dont peut être victime un pays. Elle mentionne que
avantage tarifaire (ou autre) donné à un pays doit être offert à tous les autres membres d
les pays sont donc placés sur un pied d’égalité. Des exceptions seront possibles dans le c
création d’une zone de libre-échange ou d’une autre forme d’intégration commerciale ent
membres. Par exemple, L’accord de libre-échange nord-américain libéralise le commerce
Canada, les États-Unis et le Mexique. Les avantages dont bénéficie le Canada s’il exporte
Unis ne sera pas généralisé à tous les pays membres de l'OMC.
Dans la même veine, la clause du traitement national spécifiera que le produit importé
sera traité avec les mêmes avantages que le produit national.
2) Élimination des barrières non tarifaires
On encourage les pays à remplacer les barrières non tarifaires par des barrières tarifaires
les mêmes conséquences sur les importations. Il sera exigé par l'OMC d’utiliser des barriè
pour mettre en évidence le degré de protectionnisme afin de mieux combattre ce protect
la suite. Autrement dit, on peut éliminer ce que l’on connaît.
3) Stabiliser les politiques commerciales
À partir des négociations de l'OMC, un barème douanier est déterminé et il doit être respe
les pays membres. Toute majoration unilatérale du droit de douane devra être compensée
d’éliminer les désavantages qu’il cause à l’entreprise désirant accéder à ce marché surpr
4) Prévision de mesures en cas de concurrence déloyale
L'OMC permet donc certaines restrictions au commerce international si elles sont utilisées
contrer la concurrence déloyale. Il existe trois formes de concurrences étrangères qui peu
entraîner un protectionnisme autorisé par l'OMC.
i) Les droits compensatoires
ii) La clause de sauvegarde
iii) Le code antidumping
Il est important de noter que ces mesures doivent être temporaires.
5) Élimination des restrictions quantitatives (quotas)
Très utilisées à l’époque, ces mesures sont très présentes dans l’agriculture, l’acier et le t
ne permettra ces pratiques seulement dans le cas où un pays est aux prises avec un défi
de sa balance des paiements, dans l’industrie de l’agriculture et dans les pays en voie de
développement.
Les rondes de négociation du GATT et de l'OMC:
Les négociations au sein de L'OMC (et du GATT anciennement) se font de façons multilaté
d’un avantage évident qui entraîne des négociations plus fructueuses. Une négociation b
serait concluante exigerait que chaque partie fasse une concession. Par exemple, le Cana
abaisser les barrières tarifaires pour l’importation du vin français si la France laissait entre
l’aluminium canadien. Par contre, toute négociation bilatérale serait bloquée si un des de
à offrir à l’autre pays. En négociant avec un ensemble important de pays, le Canada abai
barrières tarifaires de concert avec les autres pays. Ainsi, le vin français entrerait au Cana
presqu’assuré que l’aluminium canadien serait vendu dans un quelconque pays signataire
négociations multilatérales assurent donc que l’ensemble des parties trouve des avantag
ententes qui y seront négociées. Cependant, même si l’addition de pays est souhaitable p
davantage le commerce international, l’ajout de nouveaux membres complexifie les négo
durant les rounds.
Chaque pays y trouve ainsi son compte. En théorie tous les pays sont traités sans discrim
sur la richesse. Par contre, les États-Unis au départ, la CEE et le Japon plus tard auront un
considérable dans les négociations au sein du GATT. Du même coup, les pays en voie de
développement, individuellement, n’ont que très peu d’influence sur le déroulement des
durant les rounds.
Les négociations au GATT seront jusqu’en 1960 caractérisées par des conférences ponctu
suite, les négociations prendront la forme de rounds. Un round de négociation peut durer
(limite). On fixe des objectifs à atteindre au début du round et il se termine quand les diff
intervenants se mettent d’accord sur ces objectifs. En pratique, ces rounds seront toujour
avant le délai maximum de 5 ans (sauf pour le dernier round de négociation l’Uruguay rou
mesure que se succèdent les rondes (rounds en Anglais) de négociations, de nouveaux p
s’ajoutent, rendant les négociations de plus en plus complexes. L’élargissement des discu
nombres grandissant de biens et services multiplie les sources de conflits potentiels entre
Bien que l’objectif général du GATT soit la réduction progressive des obstacles au comme
rondes ont aussi des objectifs plus spécifiques : par exemple, lors de certaines rondes, on
l’emphase sur certains aspects du commerce comme l’agriculture, ou on s’attaque davan
mesures protectionnistes spécifiques (quotas, subventions). Les résultats obtenus par le G
1973 se résumaient à des réductions (significatives) des tarifs douaniers entre les pays m
ne s’attaquant qu’assez peu aux barrières non tarifaires, surtout suite au Kennedy round.
A- Le Kennedy round (1964-1967)
La conclusion de ces négociations amènera une baisse de 35 % des droits de douane (20
produits agricoles) et des accords antidumping.
B - Le Tokyo Round (1973-79)
Cette ronde de négociation est très importante, car elle regroupe 99 pays. De plus, elle fa
précédente réunion du Kennedy round ayant eu lieu de 1964-67 dont les résultats ont été
pays étant entre autres, incapables de s’entendre sur la réduction de tarifs sur les produit
Par contre il faut mentionner que les tarifs douaniers ont été réduits significativement (-3
produits manufacturés) par les accords du Kennedy round. Lors du Tokyo round, les disc
l’élimination des barrières non tarifaires s’avèrent plus ardues que prévu. Les racines du
protectionnisme sont profondes : plusieurs pays ayant accepté de réduire les tarifs douan
1947, les remplaçaient par des barrières non tarifaires. On se pose alors de sérieuses que
réelle volonté des pays à libéraliser le commerce international. Des accords importants se
dans plusieurs domaines touchant entre autres l’agriculture et l’aviation civile. Les négoc
mèneront à réductions significatives des barrières tarifaires. Cependant, en ce qui a trait
non tarifaires, les résultats se sont avérés plus faibles avec l’adoption d’un simple code d
peu contraignant.
C - L’Uruguay Round (1986-94)
La huitième ronde de négociation, l’Uruguay Round, débute en 1986. Elle est sans contre
audacieuse des rondes de négociations du GATT, tant par le nombre de pays participants
signataires) que par la complexité des dossiers traités. De nouveaux sujets sont traités da
domaine des nouvelles technologies des communications, des satellites et de l’informatiq
on aborde le problème complexe de la réglementation de la propriété intellectuelle à l’éch
internationale. Cependant, tout comme dans les rondes précédentes, la réduction des bar
niveau des produits agricoles devient une source de discorde dans les négociations. Les d
d’opinion sont telles que la signature même de l’accord de l’Uruguay Round est mis en pé
de 1992, les négociations du GATT deviennent alors le théâtre d’un bras de fer entre les É
la France. Les États-Unis accusant les Européens de subventionner leurs producteurs agri
en ce qui a trait aux oléagineux. Une guerre commerciale se déclenche alors entre les Éta
France. Les producteurs français descendent dans la rue pour manifester contre la positio
De leur côté, les Américains décident d’imposer des tarifs douaniers sur les importations
français. Les négociations sont alors dans un cul-de-sac et on discute ferme pour se sortir
et conclure cette ronde qui s’étire. Dans le domaine agricole, l’entente conclue prévoyait
démantèlement des programmes de subventions et de gestion de l’offre et leur remplace
tarifs douaniers.
Après plusieurs mois de négociations ardues, on arrive à une entente : l’Uruguay Round s
Genève en décembre 1993. En avril 1994, à Marrakech (Maroc) , les représentants des 11
participants signent alors l’entente finale, mettant fin à la plus ambitieuse ronde de négo
GATT. Selon l’OCDE, cette entente devrait permettre d’intensifier les échanges et ainsi d’a
richesse mondiale, à cause de la baisse des tarifs douaniers. Des accords ont entre autres
dans le secteur des textiles, de l’acier, de l’aéronautique, de l’audiovisuel, ainsi que dans
domaine de la culture.
Cependant, les discussions ne sont pas terminées pour autant, il reste toujours quelques
régler entre l’Union Européenne et les États-Unis au sujet de l’agriculture. Par ailleurs, cer
problèmes subsistent avec les pays en voie de développement en ce qui a trait aux norm
Les Américains affirment que les normes du travail quasi inexistantes dans ces pays (mai
exploitée), représentent une concurrence déloyale ! Enfin, les accords de l’Uruguay round
au GATT et prévoient la création de l’OMC.
On continue sous un autre nom... l'OMC.
D- La ronde du Millénaire (1999- …)
C'est à Seattle (États-Unis) en décembre 1999 qu'a débutée la première ronde de négo
l'OMC depuis sa création en 1995. Cette conférence a été grandement perturbée par les n
groupes altermondialistes qui ont profité de cet événement pour exprimer leur méconten
au caractère secret et élitiste des négociations. De cette rencontre, les médias ont surtou
affrontements entre les groupes de pression et les forces de l'ordre. Désormais, les group
citoyens veulent avoir leur mot à dire lors des grandes négociations. Ces groupes veulent
sur la mondialisation des marchés soit plus transparent et qu'il intègre les aspects politiqu
culturels, environnementaux, etc. Grâce au réseau internet, ces groupes peuvent mainten
circuler rapidement l'information et se mobiliser à l'échelle internationale dans le but de f
tout accord sur la mondialisation.
E- La ronde du Millénaire se poursuit à Doha (Qatar) en 2001... et devient le Cycle de
de cette réunion tenue à l'abri des manifestants, un agenda de travail a été mis sur pied.
plusieurs années de négociations ardues et de multiples délais, on est loin d'une entente.
sujets de discordes telles que la lutte au terrorisme, les divergences Nord-sud, (entre autr
subventions agricoles), et les positions protectionnistes (voire isolationnistes) américaine
présidences de Trump et de Biden ont freiné les discussions qui semblent au point mort d
quelques années...
L'organigramme de l'OMC
source: [Link]
Le Directeur général de l'OMC
Ngozi Okonjo-Iweala est la septième personne à occuper le poste de Directeur général de
est entrée en fonction le 1er mars 2021.
Le site inte
l'OMC et Le Canada à l'OMC
Ngozi Okonjo-Iweala