DEE-RMCEMF Fév 2026
DEE-RMCEMF Fév 2026
Février 2026
REVUE MENSUELLE DE LA CONJONCTURE
ÉCONOMIQUE, MONÉTAIRE ET FINANCIÈRE
Février 2026
Table des matières
Les dernières données des comptes nationaux relatives au quatrième trimestre de 2025 font
ressortir un ralentissement de la croissance économique à 1,3% en glissement annuel dans la
zone euro, après 1,4% le trimestre précédent, avec des contrastes importants entre pays membres.
Elle a ainsi décéléré de 2,7% à 2,6% en Espagne et s’est accélérée de 0,9% à 1,1% en France, de
0,3% à 0,4% en Allemagne et de 0,6% à 0,8% en Italie. Aux Etats-Unis, elle a affiché une hausse à
2,3% au troisième trimestre après 2,1% un trimestre auparavant, portée par la consommation des
ménages, le net rebond des exportations et la poursuite des investissements dans l'intelligence
artificielle. Pour les autres économies avancées, le rythme de l’activité a ralenti de 1,9% à 0,7% au
Japon et de 1,4% à 1,3% au Royaume-Uni.
Dans les principaux pays émergents, les trajectoires ont été tout aussi différenciées. La croissance
est en effet revenue de 4,8% au troisième trimestre à 4,5% au quatrième trimestre en Chine, sous
l’effet principalement d’un affaiblissement de la consommation privée et de l’investissement. Pour
les autres économies émergentes, les données restent celles du troisième trimestre et indiquent des
décélérations de la croissance de 2,4% à 1,8% au Brésil, de 4,9% à 3,7% en Turquie et de 1,1% à
0,6% en Russie, alors qu’en Inde, elle s’est accélérée de 7,8% à 8,2%.
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Sur les marchés du travail des économies avancées, les données du mois de décembre font
ressortir une légère baisse du taux de chômage aux États-Unis à 4,4%, après 4,5% en novembre,
avec toutefois un ralentissement des créations d’emplois de 56 mille à 50 mille postes. Dans la zone
euro, le taux de chômage est ressorti en légère diminution à 6,2%, après 6,3% le mois précédent,
avec des évolutions divergentes entre les pays membres. Il est resté inchangé à 7,7% en France, à
3,8% en Allemagne et à 5,6% en Italie, tandis qu’il a reculé de 10,1% à 10% en Espagne. Au
Royaume-Uni, il s’est stabilisé à 5,1% en novembre.
S’agissant des marchés boursiers des principales économies avancées, après avoir clôturé l’année
2025 sur des performances globalement positives, les principaux indices ont poursuivi leur
dynamique haussière en janvier 2026. Le Dow Jones Industrials a ainsi augmenté de 2%,
l’Eurostoxx de 3,7%, le FTSE 100 de 3,5% et le Nikkei 225 de 5%. Ces évolutions se sont
accompagnées d’un accroissement de la volatilité, aussi bien sur les marchés européens
qu’américains, le VSTOXX ayant augmenté de 15,4 à 16,6 entre décembre et janvier, et le VIX de
15,6 à 16 sur la même période. Au niveau des économies émergentes, l’indice MSCI EM a enregistré
une progression de 6,3% en janvier, avec notamment des hausses de 2,8% pour le sous-indice
chinois et de 10,6% pour celui de la Turquie.
Pour leur part, les rendements obligataires souverains sont demeurés globalement inchangés
entre décembre et janvier. Ainsi, le taux à 10 ans est resté stable à 4,2% pour les Etats-Unis, à 3%
pour l’Allemagne, à 3,3% pour l’Espagne et à 3,5% pour la France et pour l’Italie. Concernant les
principales économies émergentes, ce taux a légèrement augmenté à 1,9% pour la Chine, a stagné
à 6,6% pour l’Inde et à 13,8% pour le Brésil, tandis qu’il a diminué de 77 points de base (pb) à
27,6% pour la Turquie.
Sur les marchés de change, l’euro s’est stabilisé entre décembre et janvier vis-à-vis du dollar
américain et de la livre sterling, alors qu’il s’est apprécié de 0,9% face au yen japonais. Quant aux
monnaies des principales économies émergentes, elles ont affiché des évolutions disparates face au
dollar, avec des gains de 1,1% pour la livre turque et de 0,6% pour la roupie indienne, une
stabilisation pour le renminbi chinois et une perte de 1,6% pour le real brésilien.
Sur le marché des matières premières, le cours du Brent a enregistré une hausse mensuelle en
janvier de 6,5% à 66,8 dollars le baril, reflétant en particulier l’instabilité géopolitique alimentée par
l’intervention américaine au Venezuela, les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran et les
perturbations de production au Kazakhstan suite aux attaques de l’Ukraine sur les installations
pétrolières russes dans ce pays. De même, le prix du gaz naturel sur le marché européen a
sensiblement augmenté de 24% à 11,8 $/mmBTU d’un mois à l’autre, alors qu’il reste en repli de
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19,8% en glissement annuel. Pour leur part, les produits hors énergie ont vu leur cours progresser
de 2,9%, recouvrant notamment une hausse de 9,3% des prix des métaux et minerais et une
diminution de 0,5% de ceux des produits agricoles. En comparaison annuelle, ils ressortent en
accroissement de 3%, avec en particulier une hausse de 30,2% des prix des métaux et minerais et
un repli de 8,9% de ceux des produits agricoles. S’agissant du phosphate et dérivés, les cours ont
diminué, en glissement mensuel, de 1,3% à 619,2 dollars la tonne pour le DAP et de 1,7% à 529,2
dollars pour le TSP, alors que ceux du phosphate brut sont restés stables à 152,5 dollars. En
glissement annuel, les prix ressortent en appréciation de 6,3% pour le DAP et de 10,7% pour le
TSP, tandis que ceux du phosphate brut sont restés inchangés.
Dans ce contexte, l’inflation a affiché une décélération dans la zone euro à 1,7% en janvier, après
2% un mois auparavant, recouvrant notamment celles de 1,2% à 1% en Italie, de 0,7% à 0,4% en
France et de 3% à 2,5% en Espagne, tandis qu’une légère hausse de 2% à 2,1% a été enregistrée en
Allemagne. Aux Etats-Unis, elle s’est stabilisée à 2,7%. Dans les autres principales économies
avancées, l’inflation s’est accélérée de 3,2% à 3,4% au Royaume-Uni, tandis qu’elle a sensiblement
ralenti de 2,9% à 2,1% au Japon.
Concernant les décisions de politique monétaire, la BCE a décidé, à l’issue de sa réunion des 4
et 5 février, de garder inchangés, pour la cinquième fois d’affilée et après 8 baisses opérées depuis
juin 2024, ses trois taux directeurs. De même, à l’issue de sa réunion des 27 et 28 janvier, la FED
a maintenu la fourchette cible du taux des fonds fédéraux inchangée à [3,50%-3,75%], en indiquant
que les données disponibles suggèrent que l’activité économique a progressé à un rythme soutenu.
La Banque d’Angleterre a également décidé, le 5 février, de garder inchangé son taux directeur à
3,75%. Elle a indiqué que l’inflation, actuellement supérieure à l’objectif de 2%, devrait s’en
rapprocher à partir du mois d'avril.
Au niveau national, les données des comptes nationaux relatifs au troisième trimestre 2025
indiquent un ralentissement de la croissance économique à 4%, au lieu de 5% la même période de
l’année précédente. Cette évolution reflète une décélération de 5,7% à 3,8% du rythme
d’accroissement de la valeur ajoutée non agricole et une hausse de 4,4%, après un recul de 5,1%,
de celle agricole.
Le déroulement de la campagne agricole 2025/2026 est marqué par des conditions climatiques très
favorables. Plus particulièrement, à partir de la deuxième décade de novembre, des précipitations
importantes et généralisées ont été enregistrées, ce qui devrait encourager les travaux
d’emblavement du sol. Le cumul pluviométrique a atteint 332,3 mm au 30 janvier 2026, en hausse
de 239% par rapport à la campagne précédente et de 166% par rapport à la moyenne des cinq
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dernières années. Dans ces conditions, le taux de remplissage des barrages s’est inscrit dans une
tendance haussière, pour se situer à 64,8% au 6 février 2026 au lieu de 27,7% à la même date de
l’année précédente.
Pour les industries manufacturières, leur valeur ajoutée s’est accrue de 2,6% au troisième trimestre,
après 6,6% un an auparavant, reflétant essentiellement un repli de 3% pour la branche « fabrication
de textiles, d’articles d’habillement, de cuir et d’articles de cuir », et des décélérations de 15,8% à
3,2% pour la « fabrication de produits chimiques » et de 8,5% à 5,6% pour la « fabrication de
matériel de transport ». Pour le quatrième trimestre, les données disponibles indiquent notamment
une amélioration du taux d’utilisation des capacités dans l’industrie de 1,3 point à 79,3% en
moyenne en comparaison annuelle.
S’agissant de la branche « électricité, gaz, eau, assainissement et déchets », sa valeur ajoutée a marqué
une hausse de 5,9% au troisième trimestre après 4,6% un an auparavant. Au quatrième trimestre,
l’activité aurait enregistré une décélération, comme en témoigne la progression de 2,6% de la
production d’électricité.
Pour ce qui est des « activités d’hébergement et de restauration », leur valeur ajoutée s’est accrue de
7,4% au troisième trimestre après 12,3% un an auparavant. Cette dynamique se serait maintenue,
avec une hausse en glissement annuel des arrivées touristiques de 15,3% au cours du quatrième
trimestre et de 23,4% durant le mois de décembre. Sur l’ensemble de l’année 2025, les arrivées
touristiques ont progressé de 14% pour atteindre 19,8 millions.
Sur le marché de travail, l’économie nationale a créé 193 mille emplois en 2025, exclusivement en
milieu urbain, après 82 mille un an auparavant. A l’exception de l’agriculture qui a accusé une perte
de 41 mille emplois, les autres secteurs d’activité ont enregistré des créations de 123 mille dans les
services, de 64 mille dans le BTP et de 46 mille dans l’industrie. Tenant compte d’une entrée nette
de 177 mille demandeurs d’emplois, le taux d’activité s’est stabilisé à 43,5%, avec un repli de 0,4
point à 46,1% dans les campagnes et une progression de 0,2% à 42,2% en milieu urbain. Dans ces
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Cette évolution serait due en partie à l’abondance des précipitations enregistrée au cours des derniers mois du
trimestre et qui auraient perturbé les travaux dans les chantiers.
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conditions, le taux de chômage a baissé de 13,3% à 13% globalement, de 16,9% à 16,4% en milieu
urbain et de 6,8% à 6,6% en zones rurales.
Au niveau des comptes extérieurs, l’année 2025 a été marquée par une poursuite de la dynamique
des échanges de biens, un niveau exceptionnel des recettes de voyages, une consolidation des
transferts des MRE et une nette amélioration des investissements directs étrangers au Maroc. Ainsi,
les importations ont augmenté de 8% à 822,2 milliards de dirhams et les exportations de 2,8% à
469,1 milliards. Le déficit commercial s’est, en conséquence, creusé de 15,8% à 353,1 milliards, et
le taux de couverture est revenu à 57%, au lieu de 59,9% en 2024.
Les importations ont été tirées principalement par des hausses de 13,3% des biens d’équipement,
de 11,8% des produits finis de consommation et de 31,5% des produits bruts, tandis que la facture
énergétique s’est allégée de 5,5% à 107,6 milliards. Quant aux exportations, leur progression reflète
essentiellement celle de 14,6% des ventes de phosphate et dérivés, les expéditions du secteur
automobile s’étant, en revanche, contractées de 2% à 154,5 milliards. S’agissant des recettes de
voyages, elles se sont élevées à 138,1 milliards, en hausse de 20,6% par rapport à 2024, en lien
notamment avec l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations de Football au Maroc, et les
dépenses au même titre se sont accrues de 12,3% à 33 milliards. Quant aux transferts des MRE, ils
ont progressé de 2,6% à 122 milliards de dirhams. En ce qui concerne les principales opérations
financières, les recettes d’IDE ont augmenté de 28% à 56,1 milliards, alors que les investissements
directs marocains à l’étranger ont diminué de 17,1% à 22,4 milliards.
A fin 2025, l’encours des avoirs officiels de réserve s’est établi à 443,3 milliards de dirhams,
représentant l’équivalent de 5 mois et 23 jours d’importations de biens et services.
Sur le plan des finances publiques, l’exécution budgétaire au titre de l’exercice 2025 s’est soldée
par un déficit global, hors produit de cession des participations de l’Etat, de 60,5 milliards de
dirhams en allègement de 2,7 milliards. Les recettes ordinaires se sont améliorées de 15,3% à 470,1
milliards, traduisant principalement des hausses de 15,3% des rentrées fiscales et de 16,5% de celles
non fiscales. En regard, les dépenses ordinaires se sont alourdies de 13,5% à 394,6 milliards,
reflétant essentiellement des augmentations de 15,7% de celles de biens et services et de 22,3% de
celles en intérêts de la dette, tandis que les charges de compensation se sont repliées de 30%. Dans
ces conditions, le solde ordinaire est ressorti excédentaire à 75,5 milliards, au lieu de 60,1 milliards
à fin 2024. Pour sa part, l’investissement a progressé de 6,7% à 125,3 milliards, portant les dépenses
globales à 520 milliards, en hausse de 11,8%. Pour ce qui est du solde des comptes spéciaux du
Trésor, il est ressorti négatif à 10,7 milliards, au lieu de 5,8 milliards un an auparavant. Compte tenu
de la réduction du stock des opérations en instance de 13,5 milliards de dirhams, le déficit de caisse
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s’est creusé à 74 milliards, contre 54,5 milliards à fin 2024. Ce besoin a été couvert par des
ressources intérieures nettes de 37,1 milliards et par un flux net extérieur positif de 37 milliards.
Sur le plan monétaire, l’agrégat M3 a enregistré un accroissement annuel de 9,4% à fin décembre.
Par principales composantes, les dépôts à vue auprès des banques ont augmenté de 10,3% et la
circulation fiduciaire de 18,5%. Pour les titres d’OPCVM monétaires, ils ont connu une hausse de
8,5% et les dépôts en devises de 9,5%, alors que les dépôts à terme se sont repliés de 4,7%. Quant
au crédit bancaire au secteur non financier, il a progressé de 4,7% globalement, de 3,6% pour les
prêts accordés aux ménages et de 3% pour ceux aux entreprises privées, tandis que les concours
aux entreprises publiques se sont contractés de 3,7%.
S’agissant de la liquidité bancaire, le besoin s’est allégé à 132 milliards de dirhams en moyenne
hebdomadaire en janvier 2026, contre 135,7 milliards un mois auparavant. Dans ces conditions,
Bank Al-Maghrib a ramené le volume global de ses injections à 147,8 milliards de dirhams. Sur le
marché interbancaire, le volume quotidien moyen des échanges s’est élevé à 4,9 milliards de dirhams
et le taux moyen pondéré s’est situé à 2,25%.
Pour ce qui est des taux créditeurs assortissant les dépôts bancaires, ils ont enregistré en décembre
une hausse de 22 points de base (pb) à 2,53% pour ceux à 6 mois et de 4 pb à 2,64% pour ceux à
un an. En ce qui concerne les taux débiteurs, les résultats de l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès
des banques relatifs au quatrième trimestre de 2025 indiquent une baisse, d’un trimestre à l’autre,
du taux moyen global à 4,82%. Par secteur institutionnel, les taux assortissant les crédits aux
particuliers ont reculé de 2 pb à 5,69%, avec un repli de 30 pb à 7,19% pour les comptes débiteurs
et crédits de trésorerie, une augmentation de 3 pb à 4,67% pour ceux à l’habitat et une stabilité à
6,89% de ceux à la consommation. S’agissant des taux appliqués aux crédits aux entreprises non
financières, ils ont enregistré un repli de 2 pb à 4,72%, recouvrant un recul de 15 pb à 4,57% pour
les facilités de trésorerie et des hausses de 47 pb à 4,95% pour les prêts à l’équipement et de 7 pb
à 5,44% pour les crédits à la promotion immobilière.
Au niveau du marché des bons du Trésor, les taux ont connu de légères hausses en janvier, aussi
bien sur le compartiment primaire que secondaire. Les émissions ont totalisé 7,6 milliards de
dirhams en décembre, après 20,1 milliards un mois auparavant. Tenant compte des
remboursements de 14,7 milliards à fin décembre, l’encours des bons du Trésor est ressorti à 787,3
milliards, en progression de 4,5% depuis le début de l’année.
Sur le marché boursier, après un accroissement de 27,6% en 2025, le MASI s’est replié de 1% en
janvier 2026. Cette évolution recouvre, d’un côté, des reculs de 4,5% pour l’indice des « Bâtiment
et matériaux de construction », de 2,2% pour celui des « Banques », de 1,9% pour les « Services de
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transport » et de 7,7% pour la « Participation et promotion immobilières » et, de l’autre, une
amélioration de 32,9% pour l’indice des « Mines ». La capitalisation boursière s’est chiffrée, quant
à elle, à 1041,6 milliards de dirhams, en légère hausse de 0,1% par rapport à fin 2025. Concernant
le volume mensuel des échanges, il est revenu de près de 30 milliards de dirhams en décembre à
8,6 milliards en janvier, réalisé principalement sur le marché central.
S’agissant de l’inflation, elle s’est stabilisée à -0,3% en décembre, maintenant sa moyenne au cours
de l’année 2025 à 0,8%. Sa composante sous-jacente est ressortie à -1,1%, contre -1% un mois
auparavant, tirée exclusivement par l’accentuation du recul des prix des biens échangeables à 2,8%
après 2,2%.
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I. ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
L’environnement international a été marqué depuis le début de l’année par une montée des
tensions géopolitiques entre les États-Unis et plusieurs partenaires européens au sujet du contrôle
du Groenland, réclamé par l’Administration américaine sous peine d’augmentations tarifaires. Un
relatif apaisement a été observé par la suite avec l’annonce, le 21 janvier, d’un accord-cadre sur la
sécurité de ce territoire d’Arctique.
Aux États-Unis, les données relatives au troisième trimestre 2025 font ressortir une hausse de la
croissance à 2,3% après 2,1% un trimestre auparavant, portée par la consommation des ménages,
le net rebond des exportations et la poursuite des investissements dans l'intelligence artificielle.
En revanche, dans la zone euro, le rythme de l’activité a décéléré de 1,4% à 1,3% au quatrième
trimestre, avec toutefois des évolutions disparates entre les pays membres. Il a ainsi légèrement
décéléré de 2,7% à 2,6% en Espagne, tandis qu’il a enregistré des améliorations de 0,9% à 1,1%
en France, de 0,6% à 0,8% en Italie et de 0,3% à 0,4% en Allemagne. Dans les autres grandes
économies avancées, la croissance a ralenti de 1,4% à 1,3% au Royaume-Uni et est revenue de
1,9% à 0,7% au Japon.
Concernant les indicateurs avancés de l’activité, l’indice PMI composite de la zone euro est resté
inchangé à 51,5 entre décembre et janvier, tandis que l’ISM manufacturier américain a augmenté
de 47,9 à 52,6, sur la même période.
Sur les marchés du travail, les données de décembre font ressortir une légère baisse du taux de
chômage aux États-Unis à 4,4%, après 4,5% en novembre, et un ralentissement des créations
d’emplois de 56 mille à 50 mille postes. De même, dans la zone euro, le taux de chômage est
ressorti en diminution à 6,2% en décembre après 6,3% le mois précédent, avec des stagnations
quasi généralisées dans les principaux pays membres. Ainsi, il est demeuré inchangé à 3,8% en
Allemagne, à 7,7% en France et à 5,6% en Italie, tandis qu’il a légèrement reculé à 10% en
Espagne. Au Royaume-Uni, les données de novembre indiquent un taux inchangé à 5,1%.
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
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Sur le marché des matières premières, le cours du Brent a affiché un accroissement mensuel de
6,5% en janvier 2026 pour s’établir à 66,8 dollars le baril, reflétant notamment l’instabilité
géopolitique alimentée par l’intervention américaine au Venezuela, les manifestations en Iran et
les perturbations de production au Kazakhstan (suite aux attaques de l’Ukraine sur les
installations pétrolières russes dans ce pays). Il ressort toutefois en baisse de 15,7% en glissement
annuel, les dernières prévisions de l’AIE tablant sur la persistance en 2026, d’un excédent de
l’offre au niveau mondial. De même, le cours du gaz naturel sur le marché européen a
sensiblement augmenté de 24%, d’un mois à l’autre, en janvier à 11,8 $/mmBTU, en raison des
conditions climatiques, alors qu’il reste en repli de 19,8%, en glissement annuel.
Pour leur part, les prix des produits hors énergie ont connu une hausse mensuelle de 2,9% en
janvier, recouvrant notamment une progression de 9,3% de ceux des métaux et minerais et une
diminution de 0,5% pour les produits agricoles. En glissement annuel, ils ressortent globalement
en augmentation de 3%, avec un accroissement de 30,2% des cours des métaux et minerais et un
repli de 8,9% de ceux des produits agricoles. En particulier, le cours de l’or, qui continue de
bénéficier de son statut de valeur refuge, a poursuivi son ascension avec une hausse de 10,3%
entre décembre et janvier et de 75,4% en glissement annuel, s’établissant à 4753 dollars l’once en
moyenne au cours du premier mois de l’année. Pour ce qui est du phosphate et dérivés, les prix
ont affiché une baisse mensuelle de 1,3% à 619,2 $/t pour le DAP et de 1,7% à 529,2 $/t pour le
TSP. Sur une base annuelle, les prix ressortent en augmentation de 6,3% pour le DAP et de
10,7% pour le TSP. Quant au phosphate brut, son cours reste inchangé à 152,5 $/t.
S’agissant de l’inflation, elle a ralenti dans la zone euro à 1,7% en janvier après 2% en décembre.
Cette évolution recouvre notamment des décélérations de 0,7% à 0,4% en France, de 3% à 2,5%
en Espagne et de 1,2% à 1% en Italie, tandis qu’une légère accélération de 2% à 2,1% a été
enregistrée en Allemagne. Aux Etats-Unis, l’inflation s’est stabilisée à 2,7% entre novembre et
décembre. Dans les autres principales économies avancées, elle s’est accélérée de 3,2% en
novembre à 3,4% en décembre au Royaume-Uni, tandis qu’elle a sensiblement décéléré de 2,9% à
2,1% au Japon sur la même période. Concernant les principales économies émergentes, les
évolutions demeurent contrastées, avec des accélérations entre novembre et décembre de 0,7% à
0,8% en Chine, soit la quatrième hausse consécutive, et de 0,7% à 1,3% en Inde, contre des
ralentissements de 4,5% à 4,3% au Brésil et de 6,6% à 5,6% en Russie.
Concernant les décisions de politique monétaire, la FED a décidé à l’issue de sa réunion des
27 et 28 janvier de maintenir inchangée la fourchette cible du taux des fonds fédéraux à [3,50%-
3,75%] et ce, après un total de trois baisses en 2025. Elle a indiqué que, selon les données
disponibles, l’activité économique a continué de croître à un rythme soutenu. Les créations
d’emplois sont restées faibles, le taux de chômage a montré certains signes de stabilisation et
l’inflation demeure quelque peu élevée. Elle a également souligné que l’incertitude quant aux
perspectives économiques demeure élevée et qu’elle reste attentive aux risques pesant sur les
deux objectifs de son mandat dual.
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
13
De même, la BCE a maintenu inchangés, à l’issue de sa réunion des 4 et 5 février, ses trois taux
directeurs, soit la cinquième décision consécutive de statu quo après un total de huit baisses
depuis juin 2024. Elle a souligné que son évaluation actualisée confirme une nouvelle fois que
l’inflation devrait se stabiliser au niveau de l’objectif de 2% à moyen terme. Elle a également
indiqué que les portefeuilles du programme d’achats d’actifs (APP) et du programme d’achats
d’urgence face à la pandémie (PEPP) se contractent à un rythme mesuré et prévisible,
l’Eurosystème ne réinvestissant plus les remboursements au titre du principal des titres arrivant
à échéance.
S’agissant des marchés financiers, ils ont connu plusieurs épisodes de turbulences au cours du
mois de janvier, en lien notamment avec l’intensification des tensions géopolitiques,
commerciales et institutionnelles. Cela étant, soutenus par des conditions monétaires
accommodantes et par la performance des valeurs technologiques, les principaux indices boursiers
des économies avancées ont enregistré en janvier des hausses mensuelles moyennes de 2% pour le
Dow Jones Industrials, de 3,7% pour l’Eurostoxx, de 3,5% pour le FTSE 100 et de 5% pour le
Nikkei 225. Ces évolutions se sont accompagnées d’un accroissement de la volatilité sur les
marchés européens et américains, avec des augmentations de 15,4 en décembre à 16,6 en
janvier pour le VSTOXX et de 15,6 à 16 pour le VIX. Quant aux économies émergentes,
l’indice MSCI EM a affiché une progression de 6,3% en janvier, avec une hausse de 2,8% pour
le sous-indice chinois et de 10,6% pour celui de la Turquie.
Pour leur part, les rendements obligataires souverains des économies avancées et émergentes sont
restés globalement inchangés entre décembre et janvier. Ainsi, le taux à 10 ans s’est stabilisé à
4,2% pour les Etats-Unis, à 3% pour l’Allemagne, à 3,3% pour l’Espagne et à 3,5% aussi bien
pour la France que pour l’Italie. Concernant les pays émergents, ce taux a légèrement augmenté
à 1,9% pour la Chine, alors qu’il a stagné à 6,6% pour l’Inde et à 13,8% pour le Brésil. En
revanche, il a diminué de 77 pb à 27,6% pour la Turquie. Sur le marché interbancaire, le SOFR à
trois mois a baissé de 16 pb entre décembre et janvier pour s’établir à 3,9%, alors que l’Euribor
de même maturité est resté inchangé à 2% sur la même période. S’agissant du crédit bancaire,
son rythme de progression s’est maintenu entre novembre et décembre à 5,4% aux Etats-Unis,
alors qu’il s’est accéléré à 3,3%, après 3% dans la zone euro.
Sur les marchés de change, l’euro s’est stabilisé à 1,20 dollar américain entre décembre et janvier. Il
est également resté inchangé vis-à-vis de la livre sterling, alors qu’il s’est apprécié de 0,9% par
rapport au yen japonais. Pour ce qui est des monnaies des principales économies émergentes,
elles ont affiché, entre décembre et janvier, des évolutions variées face au dollar américain, avec
des gains de 1,1% pour la livre turque et de 0,6% pour la roupie indienne, contre une
stabilisation à 7 yuans chinois et une dépréciation de 1,6% pour le real brésilien.
1 Le budget 2025 vise à alléger les factures d'énergie grâce notamment à l'essor des énergies renouvelables et à une réforme de
l'écotaxe.
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
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CROISSANCE ET INFLATION DANS LES PRINCIPAUX PAYS
PARTENAIRES
Profil trimestriel de la croissance (variation en glissement annuel, en %)
2023 2024 2025
T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
Economies avancées
Etats-Unis 3,4 2,9 3,1 2,8 2,4 2,0 2,1 2,3 N.D
Zone Euro 0,2 0,5 0,5 1,0 1,3 1,6 1,5 1,4 1,3
France 1,6 1,7 1,0 1,1 0,6 0,7 0,8 0,9 1,1
Allemagne -0,8 -0,5 -0,6 -0,6 -0,2 0,3 0,4 0,3 0,4
Italie 0,9 0,3 0,6 0,6 0,5 0,7 0,5 0,6 0,8
Espagne 2,2 2,9 3,7 3,6 3,7 3,0 2,8 2,7 2,6
Royaume-Uni -0,5 0,3 0,8 1,3 1,9 1,8 1,4 1,3 N.D
Japon 0,1 -1,2 -1,2 0,8 0,7 1,6 1,9 0,7 N.D
Economies émergentes
Chine 5,3 5,3 4,7 4,6 5,4 5,4 5,2 4,8 4,5
Inde 9,5 8,4 6,5 5,6 6,4 7,4 7,8 8,2 N.D
Brésil 2,4 2,5 3,5 4,1 3,6 3,1 2,4 1,8 N.D
Turquie 4,9 5,3 2,3 2,8 3,2 2,5 4,9 3,7 N.D
Russie 5,3 5,4 4,3 3,3 4,5 1,4 1,1 0,6 N.D
Source : Eurostat et Thomson Reuters Eikon
10%
8%
6%
4%
2%
0%
janv-20
janv-22
janv-23
janv-24
janv-25
janv-26
janv-21
mai-21
mai-22
mai-23
mai-24
mai-25
mai-20
sept-20
sept-22
sept-23
sept-24
sept-25
sept-21
-2%
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
15
PRINCIPALES MESURES DE POLITIQUE MONÉTAIRE
CONDITIONS FINANCIÈRES
Evolution des principaux indices boursiers dans les économies avancées
Dow Jones industrials Nikkei 225
60000 12000
FTSE 100 (Axe D) Eurostoxx 50 (Axe D)
50000 10000
40000 8000
30000 6000
20000 4000
10000 2000
0 0
janv-21 juil-21 janv-22 juil-22 janv-23 juil-23 janv-24 juil-24 janv-25 juil-25 janv-26
8%
6%
4%
2%
0%
-2%
déc.-20 juin-21 déc.-21 juin-22 déc.-22 juin-23 déc.-23 juin-24 déc.-24 juin-25 déc.-25
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
16
MARCHES MONDIAUX DES MATIÈRES PREMIÈRES
Évolution du cours du Brent et du Gaz naturel Évolution des indices des prix des produits énergétiques et
Europe hors énergie 2010=100
Évolution des indices des prix des produits agricoles Evolution des prix du phosphate brut et dérivés
et des métaux et minerais 2010=100
150
140
130
120
110
100
90
80
70
60
50
ENVIRONNEMENT INTERNATIONAL
17
II. COMPTES EXTERIEURS
L’année 2025 a été marquée par une poursuite de la dynamique des échanges extérieurs de biens, un niveau
exceptionnel des recettes de voyages, une consolidation des transferts MRE ainsi que par une nette
amélioration des investissements directs étrangers au Maroc. Toutefois, le déficit commercial continue de se
creuser, atteignant 353,1 milliards de dirhams, en hausse de 15,8% d’une année à l’autre. Son évolution résulte
d’accroissement de 2,8% à 469,1 milliards des exportations, plus lent que celui de 8% à 822,2 milliards des
importations. Le taux de couverture est, en conséquence, revenu à 57% au lieu de 59,9% en 2024.
L’augmentation des importations a concerné l’ensemble des principaux produits, à l’exception de ceux
énergétiques dont la facture s’est allégée de 5,5% à 107,6 milliards, en raison notamment du recul de 9,7%
des importations de « gas-oils et fuel-oils ». En effet, les acquisitions de biens d’équipement ont progressé de
13,3% à 199,1 milliards, avec notamment des hausses de 66,3% à 10,8 milliards des achats de « voitures
utilitaires » et de 27,6% à 23,3 milliards des avions et autres véhicules aériens et leurs parties. Quant aux
importations de biens de consommation, elles se sont accrues de 11,8% à 203,5 milliards, en lien
particulièrement avec des augmentations de 37,7% des achats de « voitures de tourisme » à 39,4 milliards et
de 16,5% de ceux de « médicaments et autres produits pharmaceutiques ». De même, les importations de
produits bruts ont augmenté de 31,5% à 43,7 milliards, tirées essentiellement par un renchérissement des «
soufres bruts et non raffinés ». Les acquisitions de demi-produits ont, pour leur part, enregistré une expansion
de 4,8% à 171,8 milliards, reflétant en particulier celles des importations de « produits chimiques » de 9,6%
et des « matières plastiques et ouvrages divers en plastique » de 5,2%. Concernant les achats de produits
alimentaires, ils se sont élevés à 94,6 milliards, en hausse de 3,3%, en lien avec un accroissement de 25,1%
des importations d’animaux vivants, les approvisionnements en blé ayant, à l’inverse, diminué de 5,8% à 16,8
milliards.
L’amélioration des exportations recouvre des évolutions différenciées par secteur. Les ventes de phosphates
et dérivés ont affiché une progression de 14,6% à 99,8 milliards, reflétant des augmentations de 14,1% pour
les engrais naturels, de 15,3% pour l’acide phosphorique et de 17,3% pour le phosphate brut. De même, les
ventes du secteur aéronautique ont poursuivi leur tendance haussière, avec une expansion de 10% à 29,1
milliards attribuable essentiellement à celle de 11% à 19,1 milliards du segment de « l’assemblage ». Quant
aux exportations du secteur « agricole et agroalimentaire », elles ont affiché une quasi-stagnation à 86,8
milliards, recouvrant une contraction de 3,4% à 41,8 milliards de celles de l’industrie alimentaire et une hausse
de 3,6% à 42,2 milliards de celles de produits agricoles. En revanche, les expéditions du secteur automobile
ont terminé l’année avec un repli de 2% à 154,5 milliards, tirées par un recul de 13,6% à 61,3 milliards pour
le segment de la « construction », les exportations du « câblage » ayant à l’inverse augmenté de 7,7% à 57,8
milliards. De même, les ventes du « textile et cuir » ont diminué de 4,5% à 43,8 milliards, avec une baisse de
3,9% pour le segment des « vêtements confectionnés », et celles du secteur « électronique et électricité » ont
fléchi de 8,8% à 16,7 milliards en lien avec un recul de 39,1% des ventes des « composants électroniques ».
En ce qui concerne la balance des services, son solde excédentaire s’est amélioré de 14,2% à 159,7 milliards,
résultat d’un accroissement de 33,5 milliards ou 11,9% des exportations, plus important que celui de 13,7
milliards ou 9,7% des importations. En particulier, le flux des recettes de voyages s’est renforcé de près de
75% en décembre, comparativement au même mois de 2024, en lien notamment avec l’organisation de la
Coupe d’Afrique des Nations de Football au Maroc entre décembre 2025 et janvier 2026. Ces recettes ont
ainsi totalisé 138,1 milliards sur l’ensemble de l’année 2025, en hausse de 20,6% par rapport à 2024. De même,
les dépenses au même titre ont progressé de 12,3% à 33 milliards. Pour ce qui est des transferts des MRE, ils
se sont élevés à 122 milliards, en progression de 2,6% d’une année à l’autre.
S’agissant des opérations financières, elles ont été marquées par une nette accélération de 28% des recettes
d’IDE pour atteindre 56,1 milliards. Quant aux investissements directs marocains à l’étranger, leur flux net
s’est renforcé de 16,6% à 8 milliards, résultat d’une contraction de ces investissements de 4,6 milliards, ou
17,1%, plus importante que celle de 5,8 milliards, ou 28,6%, des cessions au même titre.
Au titre de l’année de 2025, l’encours des avoirs officiels de réserves s’est établi à 443,3 milliards de dirhams,
représentant l’équivalent de 5 mois et 23 jours d’importations de biens et services.
18
BALANCE COMMERCIALE
Evolution du flux mensuel des échanges commerciaux de biens
(en milliards de dirhams)
90 40,0
80
35,0
70
60 30,0
50
25,0
40
30 20,0
20
15,0
10
0 10,0
déc-24 janv-25 févr-25 mars-25 avr-25 mai-25 juin-25 juil-25 août-25 sept-25 oct-25 nov-25 déc-25
19
Evolution des exportations de phosphates et dérivés (en glissement annuel, en %)
2025/2024
Valeur Quantité Prix
Phosphate brut 17,3 1,6 15,5
Engrais naturels et chimiques 14,1 -0,6 14,8
Acide phosphorique 15,3 1,6 13,5
Source : Office des Changes.
20
Contributions des groupes de produits et secteurs d'activité à l'évolution des
importations et des exportations
Contributions des groupes de produits à l’évolution des Contributions des secteurs d’activité à l’évolution
importations à fin 2025 des exportations à fin 2025
(en points de %) (en points de %)
21
III. PRODUCTION, DEMANDE ET MARCHE DU TRAVAIL
22
Pour les services de transport et d’entreposage, le rythme de croissance de leur valeur ajoutée a
ralenti à 3,5% au troisième trimestre, après 7,5% la même période une année auparavant. Pour
le quatrième trimestre, les données disponibles indiquent un accroissement de 11,6%, au lieu
de 23,6%, du trafic aérien de passagers.
Pour ce qui est de la demande intérieure, sa contribution à la croissance est ressortie à 8,3
points de pourcentage au lieu de 6,5 points au même trimestre de 2024. En effet, la
consommation finale des ménages a augmenté de 3,9%, celle des administrations publiques de
7,4% et l’investissement de 15%. A l’inverse, les échanges extérieurs de biens et services en
volume ont de nouveau contribué négativement à la croissance à hauteur de -4,3 points de
pourcentage, les exportations de biens et services en volume ayant progressé de 8,2% et les
importations de 15,3%.
Sur le marché de travail, l’économie nationale a créé 193 mille emplois en 2025, exclusivement
en milieu urbain, après 82 mille un an auparavant. A l’exception de l’agriculture qui a accusé
une perte de 41 mille emplois, les autres secteurs d’activité ont enregistré des créations de 123
mille dans les services, de 64 mille dans le BTP et de 46 mille dans l’industrie. Tenant compte
d’une entrée nette de 177 mille demandeurs d’emplois, le taux d’activité s’est stabilisé à 43,5%,
avec un repli de 0,4 point à 46,1% dans les campagnes et une progression de 0,2% à 42,2% en
milieu urbain. Dans ces conditions, le taux de chômage a baissé de 13,3% à 13% globalement,
de 16,9% à 16,4% en milieu urbain et de 6,8% à 6,6% en zones rurales.
23
COMPTES NATIONAUX
Evolution en glissement annuel des valeurs ajoutées (prix chaînés, base 2014) (en %)
Source : HCP.
Source : HCP.
24
Contributions sectorielles à la croissance globale (en points de pourcentage)
Source : HCP.
Source : HCP.
25
AGRICULTURE
26
INDUSTRIE
Indice de la production industrielle (Variation en glissement annuel en %)
14
17
24
Production t-12 9
31
-20 -10 0 10 20 30 40 50
* Différence entre les pourcentages des entreprises qui déclarent une amélioration et celles qui indiquent une baisse.
Source : Enquête mensuelle de conjoncture de BAM dans l’industrie.
Taux d’utilisation des capacités de production dans les industries manufacturières (en %)
80
75
70
65
60
55
50
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
27
MINES
Source : HCP.
Source : OCP.
Source : OCP.
28
ENERGIE
30
25
20
15
10
-5
-10
-15
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3
17 17 17 17 18 18 18 18 19 19 19 19 20 20 20 20 21 21 21 21 22 22 22 22 23 23 23 23 24 24 24 24 25 25 25
Source : HCP.
Source : ONEE.
TOURISME
Arrivées touristiques (en milliers) Nuitées dans les EHTC (en milliers)
2019 : 5,1% A fin octobre
2020 : -71,9% 2021 : 28,7% 2022 : 107,4% 2023 :35,5% 2024 : 11,9% 2025 : 8,9%
8 000
7 000
6 000
5 000
4 000
3 000
2 000
1 000
0
T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 T4 T1 T2 T3 oct.
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025
29
PRINCIPAUX INDICATEURS DES ACTIVITÉS SECTORIELLES
Nuitées dans les établissements classés (en millions) 10,4 11,2 8,0
Sources : ONP, ONEE, OCP, APC, ministère de l’Aménagement du Territoire National, de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Politique de la Ville, ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie Sociale et Solidaire et BAM.
30
MARCHE DU TRAVAIL
Population active en chômage (en milliers) 1 342 296 1 638 1 333 288 1 621
Taux de chômage (en %) 16,9 6,8 13,3 16,4 6,6 13,0
. Selon le sexe
Hommes 14,3 6,7 11,6 13,4 6,3 10,8
Femmes 25,3 6,8 19,4 26,0 8,1 20,5
. Selon l’âge
15 - 24 ans 48,4 21,3 36,7 48,0 22,7 37,2
25 - 34 ans 26,2 9,1 21,0 26,0 9,0 20,9
35 - 44 ans 9,5 3,5 7,6 9,0 3,0 7,2
45 ans et plus 5,1 2,3 4,0 4,7 1,9 3,6
. Selon le diplôme
Sans diplôme 7,4 3,3 5,2 6,7 2,9 4,7
Ayant un diplôme 21,2 13,6 19,6 20,6 13,5 19,1
Source : HCP.
31
IV. FINANCES PUBLIQUES
L’exécution budgétaire au titre de l’exercice 2025 s’est soldée par un déficit global, hors produit
de cession des participations de l’Etat, de 60,5 milliards de dirhams, en allègement de 2,7
milliards. Les recettes ordinaires se sont améliorées de 15,3% à 470,1 milliards, traduisant
principalement des hausses de 15,3% des rentrées fiscales et de 16,5% de celles non fiscales. En
regard, les dépenses ordinaires se sont alourdies de 13,5% à 394,6 milliards, reflétant des
augmentations de 15,7% de celles de biens et services et de 22,3% de celles en intérêts de la dette,
tandis que les charges de compensation ont reculé de 30%. Le solde ordinaire est ressorti ainsi
excédentaire à 75,5 milliards, au lieu de 60,1 milliards à fin 2024, permettant de couvrir en partie
les dépenses d’investissement qui ont progressé de 6,7% à 125,3 milliards. Au total, les dépenses
globales se sont accrues de 11,8% à 520 milliards. Pour ce qui est du solde des comptes spéciaux
du Trésor, il est ressorti négatif à 10,7 milliards au lieu de 5,8 milliards un an auparavant.
Du côté des recettes fiscales, celles des impôts directs se sont améliorées de 19,3% à 161,9
milliards. Cette évolution est le résultat, d’une part, de l’augmentation de 28,6% à 91,4 milliards
du produit de l’IS, à la faveur principalement de hausses de 6,9 milliards du complément de
régularisation et de 14,1 milliards au titre des acomptes. Elle reflète de l’autre un renforcement de
9,4% à 65,4 milliards des rentrées de l’IR, dont 3,8 milliards proviennent de l’opération de
régularisation fiscale volontaire des personnes physiques, 936 millions de dirhams de recettes de
l’IR retenu à la source sur les profits de cession de valeurs mobilières et 619 millions sont issues
de l’action de l’Administration fiscale. S’agissant des impôts indirects, ils ont drainé des recettes
de 185,1 milliards, en accroissement de 12,8%, traduisant des renforcements de 12,5% à 143,6
milliards des rentrées de la TVA et de 13,8% à 41,5 milliards pour la TIC. L’évolution de cette
dernière reflète en particulier des progressions de 15,7% à 20,9 milliards de la TIC sur les
produits énergétiques et de 11,7% à 16,5 milliards de celle sur les tabacs. Concernant la
performance du produit de la TVA, elle découle des hausses de 14,8% à 50,1 milliards de celle à
l’intérieur et de 11,4% à 93,5 milliards de celle à l’importation. L’évolution de la TVA à l’intérieur
tient compte des remboursements d’un montant de 20,5 milliards, au lieu de 18,7 milliards un an
auparavant. Par ailleurs, les rentrées des droits de douane ont progressé de 12,9% à 17,2 milliards,
et celles des droits d’enregistrement et de timbre se sont accrues de 10,1% à 23,8 milliards.
S’agissant des rentrées non fiscales, celles provenant des établissements et entreprises publics
(EEP) sont passées de 16,6 milliards à 20,6 milliards, dont 6,5 milliards versées par l’Agence
Nationale de la Conservation Foncière, 6,2 milliards par l’OCP et 4,3 milliards par Bank Al-
Maghrib. Pour leur part, les autres recettes non fiscales ont rapporté 57 milliards, en
augmentation de 14%, dont 40,1 milliards, contre 35,3 milliards un an auparavant, au titre des
mécanismes de financement innovants.
Du côté des dépenses, celles de biens et services ont progressé de 15,7% à 289,5 milliards, avec
des accroissements de 9,2% à 179,7 milliards des dépenses de personnel et de 28,2% à 109,8
milliards de celles des autres biens et services. Ces dernières reflètent notamment des bonds de
9,4 milliards à 51 milliards des transferts au profit des EEP et de 13,1 milliards à 25,3 milliards
des versements aux comptes spéciaux du Trésor. La partie de la masse salariale servie par la
Direction des Dépenses de Personnel s’est accrue de 9,5% à 152,4 milliards, résultat d’une
augmentation de 14,4% de sa composante structurelle et d’un recul de 43,2% des rappels. Pour
leur part, les charges en intérêts de la dette se sont alourdies de 22,3% à 41,5 milliards de
dirhams, recouvrant une progression de 36,7% à 32 milliards de dirhams de celles sur la dette
intérieure et un repli de 9,8% à 9,5 milliards de celles sur la dette extérieure. S’agissant des
charges de compensation, elles se sont allégées de 30% à 17,7 milliards de dirhams.
32
Compte tenu de la réduction de 13,5 milliards de dirhams des opérations en instance, la
situation des charges et ressources du Trésor a dégagé un déficit de caisse de 74 milliards, au
lieu de 54,5 milliards à fin 2024. Ce besoin a été couvert par des ressources intérieures pour un
montant net de 37,1 milliards et par un flux net extérieur de 37 milliards. Les tirages extérieurs
bruts ont atteint 48,4 milliards, dont 20,9 milliards mobilisés sur le marché financier
international et 12,4 milliards auprès de la Banque mondiale. Le recours au marché des
adjudications a permis, pour sa part, de mobiliser 33,7 milliards, contre 54,2 milliards un an
auparavant. Selon la DTFE, le ratio de la dette totale du Trésor se serait établi à 67,2% du PIB
à fin 2025 au lieu de 67,7% en 2024.
33
Situation des charges et ressources du Trésor à fin 2025
Recettes ordinaires
450
400
350
300
250
200
150
100
50
0
Recettes fiscales TVA IS IR Recettes non Recettes des Recettes de
fiscales financements certains CST
innovants
Milliards de Dh Soldes
100
80
60
40
20
0
-20
-40
-60
-80
Solde ordinaire Solde budgétaire global Solde primaire
34
Charges et ressources du Trésor à fin 2025
En millions de dirhams
Janvier -
Janvier - Variations Variations
Décembre
Décembre 2024 en valeurs en %
2025
1 Incluent la TVA des collectivités territoriales et excluent le produit de cession des participations de l’Etat.
2 Pour les opérations en instance, le signe (+) correspond à une constitution et le signe (-) à un règlement.
35
V. MONNAIE, TAUX D’INTERET ET LIQUIDITE
En janvier 2026, le besoin de liquidité bancaire s’est allégé à 132 milliards de dirhams en
moyenne hebdomadaire, après 135,7 milliards un mois auparavant. Ainsi, Bank Al-
Maghrib a ramené le volume global de ses injections à 147,8 milliards, réparti entre 57
milliards sous forme d’avances à 7 jours, 52,2 milliards à travers les opérations de
pension livrée à 1 et 3 mois et 38,6 milliards destinés au refinancement via les prêts
garantis à long terme. La Banque a été également sollicitée à deux reprises pour des
avances à 24 heures, d’un montant total de 2,4 milliards de dirhams. Au niveau du
marché interbancaire, le volume quotidien moyen des échanges s’est établi à 4,9
milliards en janvier et le taux moyen pondéré s’est situé à 2,25%.
Sur le marché des bons du Trésor, les taux ont connu de légères hausses en janvier aussi
bien sur le compartiment primaire que secondaire. Pour ce qui est des taux créditeurs
assortissant les dépôts bancaires, ils ont enregistré en décembre un accroissement de 22
points de base (pb) à 2,53% pour ceux à 6 mois et de 4 pb à 2,64% pour ceux à un an.
En parallèle, les résultats de l’enquête de Bank Al-Maghrib auprès des banques sur les
taux débiteurs appliqués aux crédits au secteur non financier relatifs au quatrième
trimestre de 2025 font ressortir une baisse de 3 pb d’un trimestre à l’autre du taux
moyen global à 4,82%. Par secteur institutionnel, les taux assortissant les crédits aux
particuliers ont baissé de 2 pb à 5,69%, avec un repli de 30 pb à 7,19% pour les comptes
débiteurs et crédits de trésorerie, une augmentation de 3 pb à 4,67% pour ceux à
l’habitat et une stabilité à 6,89% de ceux à la consommation. Concernant les taux
assortissant les prêts aux entrepreneurs individuels, ils se sont contractés de 15 pb à
5,64%. S’agissant des taux appliqués aux entreprises non financières, ils ont enregistré
un repli de 2 pb à 4,72%, recouvrant un recul de 15 pb à 4,57% pour les facilités de
trésorerie et des hausses de 47 pb à 4,95% pour les prêts à l’équipement et de 7 pb à
5,44% pour les crédits à la promotion immobilière. Par taille d’entreprises, les taux ont
diminué de 19 pb à 5,22% pour les TPME et ont augmenté de 10 pb à 4,74% pour les
grandes entreprises.
Pour ce qui est de la masse monétaire, l’agrégat M3 a connu un accroissement annuel de
9,4% en décembre 2025. Par principales composantes, les dépôts à vue auprès des
banques ont augmenté de 10,3%, reflétant des hausses de 8,2% pour ceux des ménages
et de 13,7% pour ceux des entreprises non financières privées. De même, la circulation
fiduciaire s’est accrue de 18,5%, les titres d’OPCVM monétaires de 8,5% et les dépôts
en devises de 9,5%. En revanche, les dépôts à terme ont reculé de 4,7%, reflétant la
baisse de ceux des entreprises non financières privées et des ménages.
S’agissant de l’évolution annuelle des contreparties de la masse monétaire en décembre,
le crédit bancaire a enregistré une hausse de 8% avec des accroissements de 23,2% des
prêts au secteur financier et de 4,7% de ceux accordés au secteur non financier. Les
+++++
prêts aux ménages ont augmenté de 3,6%, traduisant des progressions de 3,3% de ceux
à l’habitat et de 5% de ceux à la consommation. De même, les concours aux entreprises
non financières privées se sont accrus de 3%, résultat de hausses de 13,9% des crédits à
l’équipement et de 6,6% de ceux à la promotion immobilière qui ont plus que compensé
le repli de 4,1% des facilités de trésorerie. Quant aux crédits aux entreprises publiques,
ils ont accusé un repli de 3,7%, recouvrant un recul de 13% des facilités de trésorerie et
une hausse de 11,6% des prêts à l’équipement. Les créances en souffrance aussi ont
progressé de 3,1%, avec des augmentations de 1,3% pour les entreprises non financières
privées et de 5,4% pour les ménages. Leur ratio à l’encours du crédit bancaire s’est situé
à 8% globalement, à 12,4% pour les entreprises non financières privées et à 10,6% pour
les ménages.
36
Par branche, les données relatives au quatrième trimestre de 2025 indiquent des hausses
annuelles du crédit de 22,8% pour les « Activités financières », de 8,3% pour le secteur
du « Bâtiment et travaux publics » et de 8,9% pour celui de l’« Electricité, gaz et eau ».
En revanche, les crédits aux entreprises ont reculé de 23,6% pour la branche des
« Industries extractives », de 12,7% pour celle des « Transports et communications » et
de 5,3% pour les « Industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques ».
Pour ce qui est des prêts octroyés par les sociétés financières autres que les banques au
secteur non financier, ils ont connu un bond de 18,4% au quatrième trimestre 2025
reflétant des augmentations de 16% des prêts accordés par les sociétés de financement,
de 40% pour les concours distribués par les banques off-shore et de 11,5% pour ceux
accordés par les associations de micro-crédit.
Concernant les avoirs officiels de réserve, ils se sont renforcés de 18% pour atteindre
443,3 milliards de dirhams à fin décembre 2025, soit l’équivalent de 5 mois et 23 jours
d’importations de biens et services.
Pour leur part, les créances nettes sur l’administration centrale se sont accrues de 6,3%
durant ce mois, résultat notamment des accroissements de 4,8% des détentions des
banques en bons du Trésor et de 30% de celles des OPCVM monétaires.
Pour ce qui est des agrégats de placements liquides, ils ont progressé de 8,6%, traduisant
des hausses des encours de 18,6% pour les titres d’OPCVM obligataires et de 38,6%
pour des titres d’OPCVM actions et diversifiés, alors que celui des bons du Trésor a
accusé un repli de 3,8%.
37
Taux d’intérêt
Evolution mensuelle du taux interbancaire Evolution quotidienne du taux interbancaire en
(moyenne quotidienne, en %) janvier 2026 (en %)
Taux débiteurs appliqués par les banques (en %) Taux moyens pondérés des dépôts à terme (en %)
Variation
T3-25 T4-25
(en pb)
38
MONNAIE, CREDIT ET PLACEMENTS LIQUIDES
M3 et ses composantes
1 : Autres actifs monétaires = Comptes à terme et bons de caisse auprès des banques +Titres OPCVM monétaires+ Dépôts en devises +Valeurs données en pension +Certificats de dépôt à durée
résiduelle inférieure ou égale à 2 ans +Dépôts à terme auprès du Trésor +Autres dépôts.
* Encours en milliards de DH.
39
Contributions des secteurs institutionnels à la croissance des Contributions des secteurs institutionnels à la croissance
dépôts à vue des dépôts à terme
(en glissement annuel) (en glissement annuel)
Crédit bancaire
Contributions des différentes catégories de crédit Croissance du crédit bancaire
à sa croissance annuelle (en glissement annuel)
Crédit bancaire 1258,1 5,5 4,4 5,1 5,7 4,5 6,2 8,0
Crédit au secteur non financier 1003,1 1,7 2,6 3,9 4,2 3,0 4,2 4,7
Crédit aux entreprises publiques 80,3 -9,3 6,9 15,7 7,5 6,4 11,0 -3,7
Crédit aux entreprises privées 466,6 2,0 0,6 1,5 3,2 0,8 2,3 3,0
Facilités de trésorerie 179,0 3,2 -4,0 -2,9 -3,5 -9,3 -6,7 -4,1
Crédits à l'équipement 143,2 1,1 10,2 9,2 11,7 15,9 16,8 13,9
Crédits à la promotion immobilière 57,8 2,3 6,9 6,4 7,4 5,4 4,7 6,6
Crédit aux ménages 395,6 0,1 1,7 2,2 2,6 2,9 3,4 3,6
Crédits à la consommation 61,1 0,1 1,5 2,1 2,9 4,2 4,6 5,0
Crédits immobiliers 258,7 0,2 1,8 2,2 2,4 3,0 3,1 3,2
Crédits à l'habitat 256,2 0,2 1,7 2,2 2,5 3,1 3,2 3,3
Crédits aux promoteurs immobiliers 1,3 45,1 -17,0 -10,4 -3,7 5,3 26,9 11,6
Créances en souffrances 100,5 -3,2 2,8 5,0 7,1 3,8 5,8 3,1
Sociétés non financières privées 57,9 -4,7 0,9 2,9 7,4 4,0 5,6 1,3
Ménages 41,8 -0,9 5,7 7,2 5,8 2,9 5,3 5,4
Ratio des créances en souffrances - - 8,4 8,6 8,8 8,6 8,7 8,0
40
Evolution des principales catégories de crédit Evolution des crédits aux agents non financiers privés
(en glissement annuel) (en glissement annuel)
Evolution des avoirs officiels de réserve Avoirs officiels de réserve en décembre 2025
Encours en Variations en %
milliards DH
mensuelle glissement annuel
Avoirs
officiels de 434,1 443,3 0,7% 2,1% 17,4% 18,0%
réserves
41
Evolution des créances nettes sur
l’Administration Centrale Créances nettes sur l’Administration centrale
en décembre 2025
Variations en %
Encours en milliards
de DH
mensuelle glissement annuel
Créances nettes
361,5 360,8 3,8 -0,2 6,2 6,3
sur l'AC
. Créances nettes de
-0,4 0,4 -87,9 -218,4 -105,6 174,7
BAM
. Créances nettes
361,9 360,3 3,0 -0,4 8,4 6,2
des AID*
Evolution des titres des OPCVM Evolution des titres des OPCVM
obligataires inclus dans l’agrégat PL2 actions et diversifiés inclus dans l’agrégat PL3
42
VI. MARCHE DES CHANGES
Entre les mois de décembre 2025 et de janvier 2026, l’euro s’est apprécié de 0,3%
par rapport au dollar américain*. Sur le marché des changes domestique, le dirham
s’est apprécié de 0,2% vis-à-vis du dollar américain et s’est déprécié de 0,1% face à
l’euro.
Sur le marché interbancaire, le volume des échanges de devises contre dirham a
accusé une baisse annuelle de 16,5% à 36,1 milliards de dirhams en décembre 2025.
Pour ce qui est des opérations des banques avec leur clientèle, elles ont totalisé 48,7
milliards de dirhams pour les achats au comptant et 16,8 milliards pour ceux à terme
en décembre 2025, au lieu de 42,1 milliards et 15,2 milliards respectivement au
même mois une année auparavant. De même, les ventes sont revenues à 41
milliards, après 39,2 milliards, pour celles au comptant et ont augmenté à 4,9
milliards, au lieu de 2,9 milliards, pour celles à terme.
*La parité est calculée sur la base des cours de référence quotidiens EURO/MAD et DOLLAR U.S/MAD.
43
Cotation des devises
Evolution de l’euro par rapport au Evolution du cours de référence du dirham par rapport au
dollar américain * dollar américain
1,20
11
1,15 10,5
10
1,10
9,5
1,05
9
1,00 8,5
janv.-25 févr.-25 mars-25 avr.-25 mai-25 juin-25 juil.-25 août-25 sept.-25 oct.-25 nov.-25 déc.-25 janv.-26
*La parité est calculée sur la base des cours de référence quotidiens EURO/MAD
et DOLLAR U.S/MAD.
Variation
2024 2025
décembre 2025/décembre 2024
(En millions de dirhams)
Moyenne Moyenne
décembre janvier- décembre janvier- En valeur en %
décembre décembre
Achats/ventes interbancaires contre MAD 43 208 45 913 36 073 32 530 - 7 135 -16,5
44
VII. MARCHES DES ACTIFS
Après une progression de 27,6% en 2025, le MASI s’est replié de 1% en janvier 2026. Cette évolution
reflète des reculs de 4,5% pour l’indice des « Bâtiment et matériaux de construction », de 2,2% pour celui
des « Banques », de 1,9% pour les « Services de transport » et de 7,7% pour la « Participation et promotion
immobilières ». En revanche, l’indice des « Mines » a enregistré une progression de 32,9%.
S’agissant des indicateurs de valorisation, le PER (1) est passé à 21,9 en janvier 2026, après 21,1 un mois
auparavant, tandis que le rendement du dividende a reculé de 2,26% à 2,11% et le PB (2) de 3,37 à 3,38. La
capitalisation boursière s’est établie, quant à elle, à 1 041,6 milliards de dirhams, quasi inchangée par rapport
à fin 2025.
Concernant le volume mensuel des échanges, il est revenu de près de 30 milliards de dirhams en décembre(3)
à 8,6 milliards en janvier, réalisé principalement sur le marché central. Dans ces conditions, le ratio de
liquidité(4) sur le compartiment central actions est revenu à 12% au lieu de 12,5% le mois précédent.
Sur le marché de la dette souveraine, les émissions de bons du Trésor ont totalisé 7,6 milliards de dirhams
en décembre, après 20,1 milliards un mois auparavant. Elles ont porté à hauteur de 94% sur des maturités
moyennes et 6% sur celles courtes. Tenant compte des remboursements de 14,7 milliards de dirhams à fin
décembre, l’encours des bons du Trésor est ressorti à 787,3 milliards, en progression de 4,5% par rapport
à décembre 2024.
Sur le marché des titres de créances négociables, les levées ont totalisé 4,5 milliards de dirhams en décembre
après 3,2 milliards en novembre. Cette évolution résulte d’un accroissement des émissions de certificats de
dépôt à 3,2 milliards après 1,9 milliard un mois auparavant, ainsi que de l’émission de billets de trésorerie
pour un montant de 600 millions après un mois sans émission. À l’inverse, les levées de bons des sociétés
de financement sont revenues de 1,4 milliard à 700 millions. Tenant compte des remboursements d’un
montant de 2,5 milliards de dirhams, l’encours des titres de créances négociables a atteint 99,5 milliards à
fin décembre, en hausse de 0,7% sur l'année.
S’agissant du marché obligataire privé, les émissions se sont élevées à 12,8 milliards de dirhams en
décembre, après 5,1 milliards un mois auparavant, portant le volume global depuis le début de l’année à
51,4 milliards. Tenant compte des remboursements, l’encours de la dette sur ce marché a atteint 212,2
milliards, en accroissement de 16,6% par rapport à décembre 2024.
Pour ce qui est des titres d’OPCVM, les souscriptions se sont chiffrées à 188,1 milliards de dirhams en et
les rachats à 170,4 milliards au cours du mois de janvier(5), soit une collecte nette de 17,8 milliards.
Concernant les indices de performance, toutes les catégories de fonds ont enregistré des améliorations
comparativement à fin décembre 2024, allant de 2,5% pour les OPCVM monétaires à 15,6% pour ceux
actions. Dans ces conditions, l’actif net des OPCVM s’est élevé à 799,2 milliards, en augmentation de 1,8%
comparativement à décembre 2025.
Sur le marché immobilier, les transactions ressortent en amélioration de 14% au troisième trimestre 2025,
après un repli de 4,1% au trimestre précédent, avec des accroissements de 15,7% pour les biens résidentiels,
de 12% pour les biens à usage professionnel et de 9,3% pour le foncier. En parallèle, les prix se sont
raffermis de 1,1%, après une stagnation un trimestre auparavant, portés par des hausses de 1,5% pour le
résidentiel, de 1,3% pour le foncier et de 0,3% pour les biens à usage professionnel.
(1) Price Earning Ratio : le PER d’un indice est le rapport entre la capitalisation boursière et le bénéfice net.
(2) Price to Book Ratio : le PB est le ratio de la valeur de marché des capitaux propres (la capitalisation boursière) rapporté à leur valeur comptable.
(3) Ce niveau élevé des transactions en décembre 2025 s'explique par les introductions en bourse de SGTM et de Cash Plus pour un montant total
de 5,6 milliards de dirhams, ainsi que par l’augmentation de capital de la société « SOTHEMA » pour 630 millions.
(4) Représente le rapport entre la somme des transactions boursières sur le compartiment central et la moyenne de la capitalisation sur 12 mois
glissants.
(5) Données arrêtées au 23 janvier 2026.
21 000
20 000
19 000
18 000
17 000
16 000
15 000
14 000
13 000
12 000
11 000
10 000
9 000
8 000
ACTIVITE
Evolution mensuelle de la capitalisation boursière Evolution quotidienne de la capitalisation boursière
(en milliards de dirhams) (en milliards de dirhams)
1 080
1 100
1 000 1 050
900
800
700 1 020
600
500 990
400
300 960
200
930
900
Evolution mensuelle du volume des transactions Répartition du volume de transactions par marché
(en milliards de dirhams) au mois de janvier 2026
Marché
30 central
25 99,1%
20
15
10
5
0
Autres Marché de
opérations* blocs
0,9% 0,0%
ITISSALAT AL- MAGHRIB 94,1 9,0 106 109 107 -1,8 0,9
SODEP-Marsa Maroc 68,4 6,6 606 950 932 -1,9 53,8
BCP 55,9 5,4 285 290 275,1 -5,1 -3,5
SGTM S.A 50,9 4,9 - 915 848 -7,3 -
TAQA MOROCCO 49,3 4,7 1 385 2 120 2 089 -1,5 50,8
BANK OF AFRICA 45,2 4,3 207 225 205 -8,9 -1,0
LAFARGE HOLCIM MAROC 42,3 4,1 2 010 1 840 1 806 -1,8 -10,1
TGCC S.A 30,0 2,9 558 906 865 -4,5 55,0
GESTION D’ACTIFS
900
800
700
600
500
400
300
200
100
0
Source : AMMC.
Evolution de l’encours des titres de créances négociables Structure de l’encours des titres de créances négociables
(en milliards de dirhams) (en %)
Décembre 2024 Novembre 2025 Décembre 2025 Décembre 2025 /Novembre Décembre 2025 / Décembre
2025 2024
En valeur En % En valeur En %
Encours 753 604,0 794 387,5 787 339,8 -7 047,7 -0,9 33 735,8 4,5
13 semaines 400 550 -550 -400 612,5
26 semaines 904 2 400 2 850 450 18,8 1 946 215,3
52 semaines 7 983 14 754 13 114 -1 640 -11,1 5 131 64,3
2 ans 95 323 100 083 100 410 328 0,3 5 087 5,3
5 ans 135 181 146 241 142 476 -3 764 -2,6 7 295 5,4
10 ans 165 251 171 872 170 002 -1 870 -1,1 4 751 2,9
15 ans 173 678 177 771 177 771 - - 4 093 2,4
20 ans 103 928 105 063 105 063 - - 1 135 1,1
30 ans 70 955 75 654 75 654 - - 4 699 6,6
Souscriptions 2 509 20 132,2 7 615,4 -12 516,8 -62,2 5 106,4 203,5
13 semaines 100 -100
26 semaines - 1 350 450 -900 -66,7 450
52 semaines 600 1 300 -1 300 -600
2 ans 400 7 338 7 165 -173 -2,4 6 765,4 1 691,4
5 ans 400 9 144 -9 144 -400
10 ans 1 000 -1 000
15 ans
20 ans 1 009 -1 009
-
30 ans
Remboursements 7 731 14 015,4 14 663,1 647,7 4,6 6 932,1 89,7
Evolution de l’encours des titres de bons du Trésor Structure de l’encours des titres de bons du Trésor
(En milliards de dirhams)
15 120
10 100 2%
Décembre
Novembre
5 80 2% 2025
2025
0 60 31%
31%
-5 40
-10 20
67%
-15 0 67%
déc.-23 mars-24 juin-24 sept.-24 déc.-24 mars-25 juin-25 sept.-25 déc.-25
Remboursements Souscriptions Encours (Axe droit)
52
Evolution de l’inflation et de ses composantes
% %
,0
5
0,5 4
0,0 2
0,5 0
,0 2
déc. 2 avr. 24 ao t 24 déc. 24 avr. 25 ao t 25 déc. 25 déc. 2 mars 24 uin 24 sept. 24 déc. 24 mars 25 uin 25 sept. 25 déc. 25
Inflation Inflation sous acente Inflation Inflation sous acente
Points %
,0
0,5
0,0
0,5
,0
déc. 2 mars 24 ui n 24 sept. 24 déc. 24 mars 25 ui n 25 sept. 25 déc. 25
Inflation sous acente Produits alimentaires exclus de l IPC Carburants et lubrifiants Produits réglementés
2
déc. 2 mars 24 ui n 24 sept. 24 déc. 24 mars 25 ui n 25 sept. 25 déc. 25
Inflation sous acente Produits alimentaires exclus de l IPC Carburants et lubrifiants Produits réglementés
53
Evolution de l’inflation et de ses composantes
Variation
Variation annuelle
mensuelle
(%)
(%)
nov. déc. nov. déc.
2025
25 25 25 25
Inflation -0,6 -0,1 -0,3 -0,3 0,8
Produits alimentaires à prix volatils -1,5 0,5 2,8 4,0 2,4
Produits réglementés 0,0 0,0 0,5 0,5 1,2
Carburants et lubrifiants 0,2 -0,5 -4,2 -5,0 -9,7
Inflation sous-jacente -0,4 -0,2 -1,0 -1,1 0,7
Produits alimentaires inclus dans l’inflation sous-jacente -1,0 -0,6 -3,6 -4,2 0,0
Articles d'habillement et chaussures -0,2 0,1 0,7 0,9 0,9
Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles1 0,1 0,0 1,2 1,0 1,1
Meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer 0,1 0,1 0,7 0,7 0,5
Santé1 0,0 -0,1 -0,1 0,0 -0,7
Transport2 -0,2 0,1 -0,7 -0,2 0,8
Communication 0,0 0,0 -0,3 -0,4 -0,2
Loisirs et cultures1 -0,1 0,0 -0,9 -0,8 -0,7
Enseignement 0,0 0,0 2,1 2,1 2,3
Restaurants et hôtels 0,0 0,5 2,5 2,8 3,3
Biens et services divers1 0,3 0,1 1,7 1,8 1,6
Sources : HCP et calculs BAM
(1) Hors produits réglementés.
(2) Hors produits réglementés et hors carburants et lubrifiants.
54
Evolution de l’inflation et de ses composantes
Distribution des taux de variations annuelles des prix des 116 sections de l'IPC en décembre 2025
80
73
70
60
50
40
30
19
20
10
10 5 5
4
0
-- -- -6 -6 -3 -3 0 0 3 3 6 6 ++
Variation en %
55
Indice de l’inflation sous-jacente, IPCXE et IPCXNE
(en glissement annuel)
%
5
4
4
déc. 2 mars 24 ui n 24 sept. 24 déc. 24 mars 25 ui n 25 sept. 25 déc. 25
2
déc. 2 févr. 24 avr. 24 uin 24 ao t 24 oct. 24 déc. 24 févr. 25 avr. 25 uin 25 ao t 25 oct. 25 déc. 25
Produits ali mentaires exclus de l IPC Produits réglementés Carburants et lubri fiants iens échangeables iens non échangeables
56
Prix des biens transformés et des services Prix des biens transformés et des services
(en variation mensuelle) (en glissement annuel)
% %
0,
0,4
2
0,2
0,0
0,2
0
0,4
0, 2
0,
déc. 2 mars 24 uin 24 sept. 24 déc. 24 mars 25 uin 25 sept. 25 déc. 25 déc. 2 mars 24 uin 24 sept. 24 déc. 24 mars 25 uin 25 sept. 25 déc. 25
Prix des biens transformés Prix des services Prix des biens transformés Prix des services
Prix relatifs* des biens transformés et des services Prix relatifs* des biens transformés et des
(en variation mensuelle) services (en glissement annuel)
%
%
,0
2
0,5
0,0
0
0,5
,0 2
déc. 2 mars 24 ui n 24 sept. 24 déc. 24 mars 25 ui n 25 sept. 25 déc. 25 déc. 2 mars 24 uin 24 sept. 24 déc. 24 mars 25 uin 25 sept. 25 déc. 25
Prix relatif biens transformé Prix des services Prix relatif biens transformé Prix des services
(*) Il s’agit de l’écart entre le taux d’inflation des biens transformés/services et le taux d’inflation.
Sources : HCP et calculs de BAM
Points %
4,5
,5
2,5
,5
0,5
0,5
,5
2,5
déc. 2 févr. 24 avr. 24 uin 24 ao t 24 oct. 24 déc. 24 févr. 25 avr. 25 uin 25 ao t 25 oct. 25 déc. 25
Carburants et lubri fiants iens non transformés et autres
Services iens transformés hors carburants et l ubrifiants
57
Prix à la production industrielle
20 0
50
5
40
0
0
5 20
0
0
0
5
0
0 20
ao t 22
ao t 24
ao t 25
déc 22
déc 24
déc 25
oct 22
févr 22
avr 22
uin 22
févr 24
avr 24
uin 24
oct 24
févr 25
avr 25
uin 25
oct 25
ao t 2
déc 2
déc 2
févr 2
avr 2
uin 2
oct 2
Source : HCP.
58
Dépôt légal : 2025PE0050
ISSN : 3119-6179
E-ISSN : 3119-6306
BANK AL-MAGHRIB
Direction Etudes Economiques
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Téléphone : +212 (0) 537 57 41 05
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