Dissertation Philosophique
Introduction
On entend par science l’ensemble des connaissances rationnelles et méthodiques qui
permettent de comprendre, d’expliquer et de prévoir les phénomènes naturels et humains.
Or, la question des incertitudes scientifiques désigne le fait que toute vérité scientifique
semble provisoire, toujours révisable et susceptible d’être contredite. Partant de cette
définition, certains pensent que la science ne fournit jamais de certitudes définitives, mais
seulement des hypothèses qu’il faut sans cesse vérifier. Cependant, d’autres soutiennent
que la science, loin d’être une simple suite d’incertitudes, est une véritable conquête de
vérités objectives et fiables. Ces idées contradictoires nous amènent à la préoccupation
suivante : la science ne fournit-elle vraiment que des incertitudes ? Pour résoudre ce
problème, il convient d’examiner deux questions : en quoi la science peut-elle sembler
n’offrir que des vérités provisoires et incertaines ? Mais aussi, en quoi peut-elle être
source de certitudes solides et universelles ?
I – La science semble ne fournir que des incertitudes
La science semble ne fournir que des incertitudes. 1. Les vérités scientifiques sont
toujours révisables : une théorie jugée vraie peut être réfutée (ex. Newton remplacé par
Einstein). Comme le disait Karl Popper, « une théorie n’est scientifique que si elle peut être
falsifiée ». 2. Le progrès scientifique montre l’instabilité des vérités : chaque découverte
ouvre sur de nouvelles interrogations et remet en cause des certitudes établies. 3. L’erreur
fait partie intégrante de la démarche scientifique : Claude Bernard insistait sur le fait que
l’expérimentation comporte toujours une marge d’incertitude. Ainsi, la science semble
moins nous donner des vérités définitives que des savoirs provisoires.
II – La science permet cependant d’atteindre des certitudes
La science permet cependant d’atteindre des certitudes. 1. Les sciences exactes
établissent des lois universelles et stables (lois de la gravitation, lois de Mendel en
génétique). Ces vérités sont fiables et servent de fondement à des applications techniques.
2. Même si elles sont révisables, les théories scientifiques possèdent une forte valeur de
vérité : la mécanique newtonienne reste valide pour expliquer la chute des corps à notre
échelle. 3. La méthode scientifique, fondée sur l’expérimentation, l’observation et la
vérification, permet d’obtenir un savoir plus sûr que l’opinion ou la croyance. Comme
l’affirmait Descartes, « la science vise à nous rendre maîtres et possesseurs de la nature ».
Ainsi, malgré sa dimension révisable, la science produit des certitudes solides et utiles.
Conclusion
Cette analyse nous a montré que, d’une part, la science ne fournit pas de vérités
absolues : elle progresse par essais et erreurs, et ses découvertes restent toujours
susceptibles d’être remises en cause. Mais d’autre part, elle ne se réduit pas à l’incertitude :
elle établit des lois fiables et universelles, qui constituent des certitudes pratiques et
théoriques. Pour ma part, je dirais que la force de la science réside justement dans cet
équilibre : elle n’offre pas une vérité figée, mais un savoir en perpétuel progrès, toujours
plus précis et plus sûr.