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Complexes

Le document traite des nombres complexes, leur utilisation dans divers domaines et leur évolution historique. Il explore les contributions de mathématiciens comme Omar Khayyam et Gerolamo Cardano, ainsi que l'introduction de la notation 'i' par Euler pour représenter la racine carrée de -1. Enfin, il aborde les représentations géométriques des nombres imaginaires par des figures telles que des cercles et des triangles.

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Le document traite des nombres complexes, leur utilisation dans divers domaines et leur évolution historique. Il explore les contributions de mathématiciens comme Omar Khayyam et Gerolamo Cardano, ainsi que l'introduction de la notation 'i' par Euler pour représenter la racine carrée de -1. Enfin, il aborde les représentations géométriques des nombres imaginaires par des figures telles que des cercles et des triangles.

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1

CHAPITRE

COMPLEXES -
Parte oane

Les nombres complexes portent bien leur nom ! Ils interviennent par-
tout : en algèbre, en analyse, en géométrie, en électronique, en traite-
ment du signal, en musique, etc. Et en plus, ils n’ont jamais la même
apparence : tantôt sous forme algébrique, tantôt sous forme trigonomé-
trique, tantôt sous forme exponentielle, ... Leur succès vient en fait de
deux propriétés : en travaillant sur les nombres complexes, tout poly-
nôme admet un nombre de racines égal à son degré et surtout ils per-
mettent de calculer facilement en dimension 2. Ce n’est pas clair ? Alors
commençons par parcourir le deuxième millénaire qui a vu mûrir petit à
petit cette notion dans les esprits.
2 1.1. APPROCHE HISTORIQUE

1 Approche historique

1 1 Les équations du second degré


Depuis plus de 3 000 ans on sait résoudre ce que l’on appelle aujourd’hui des équa-
tions du second degré. Cependant, très tôt, les Babyloniens, par exemple, sont res-
tés bloqués au moment de résoudre des équations du troisième degré. Il faut at-
tendre le XIe siècle pour qu’un savant perse commence à entrevoir une méthode
approchée de résolution.
Toute cette section doit beaucoup aux activités proposées par Anne B OYÉ dans
Images, imaginaires, imaginations paru chez Ellipses en 1998 (pages 122-173)

1 2 Résolution géométrique de l’équation x3+ax=b

Au XIe siècle vécut en Perse Ghiyath ed-din Abdoul Fath Omar


Ibn Ibrahim al-Khayyam Nishabouri, ou plutôt : ‫نیدلا ثایغ‬
‫ یروباشین مایخ میهاربا نب رمع حتفلا وبا‬, plus connu sous le nom
d’Omar Khayyam. Il fut un poète joyeux et insouciant :
La Roue tourne, insoucieuse des calculs des savants.
Renonce à t’efforcer vainement de dénombrer les astres.
Médite plutôt sur cette certitude : tu dois mourir, tu ne
rêveras plus,
Et les vers de la tombe ou les chiens errants dévoreront
ton cadavre.
mais aussi un mathématicien visionnaire qui, avec quelques siècles d’avance sur les
savants européens, découvrit des résultats importants concernant la résolution des
équations du troisième degré. Son approche est géométrique et ne permet d’obte-
nir qu’une approximation graphique d’une solution.
Omar ne considérait que des équations à coefficients positifs.
Nous allons par exemple nous occuper de :

x 3 + ax = b (E)

où x, a et b désignent des nombres réels positifs mais jouant des rôles différents :
– x est l’inconnue de l’équation ; le but du jeu est en effet de déterminer les (ou
des...) nombres réels positifs qui satisfont l’équation (E) ;
– a et b sont des paramètres : plutôt que d’étudier séparément des équations comme
x 3 + 2x = 1, x 3 + x = 7, ..., Al Khayyam avait compris qu’elles pouvaient être réso-
lues de manière similaire, quelque soit les valeurs positives prises par a et b. Les
solutions de l’équation dépendront donc de ces paramètres.
Nous allons donc qualitativement l’équation (E).

1 2 a Paraboles et cercles
Dans le premier quadrant d’un repère orthonormal, considérons la branche de pa-
2
rabole d’équation y = px a et le demi-cercle passant par l’origine du repère, centré
sur l’axe des x positifs et de diamètre ba .

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 3

Démontrez que l’abscisse du point d’intersection de ces deux courbes, distinct


Recherche
de l’origine, est solution de (E).

1 2 b Paraboles et hyperboles
Voyons les choses autrement :

(E) ⇔ x(x 2 + a) = b
b
(E) ⇔ x2 + a = ou x =0
x

Recherche Comment interpréter géométriquement ce résultat ?

1 3 La Renaissance italienne
1 3 a Un saut dans l’espace-temps : combien l’équation x3+px+q=0 a-t-elle
de solutions dans R ?
Historiquement, c’est en essayant de résoudre cette équation que les mathémati-
ciens italiens du XVIe siècle eurent pour la première fois l’idée d’utiliser des nombres
dont le carré est négatif. Nous qui vivons au XXIe, nous avons des outils pour dé-
nombrer les solutions.
Considérons donc la fonction f : x 7→ x 3 +px+q avec p et q des entiers. En étudiant
cette fonction, nous allons vérifier qu’elle admet toujours au moins une solution
réelle et même déterminer le nombre de solutions selon les valeurs de p et q.
Comme lim f (x) = −∞, lim f (x) = +∞ et que f est continue sur R, le Théorème
x→−∞ x→+∞
des Valeurs Intermédiaires assure l’existence d’une valeur d’annulation de f car elle
change de signe a

Recherche Calculez la dérivée de f .

Quel est son signe ? Distinguons deux cas :


>
– p 0 : alors la dérivée est strictement positive sur R∗ , donc f ne s’annule qu’une
fois. r
p
– p < 0 : alors la dérivée s’annule en deux valeurs opposées ± − que nous ap-
3
pellerons a et −a.
On obtient donc le tableau de variations suivant :

x −∞ −a a +∞
Signe f 0 (x) + 0 − 0 +
f (−a) +∞
 @@ 
@R
f (x)

−∞ f (a)

a. comme nous le verrons dans un prochain chapitre mais l’idée paraît naturelle !...

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4 1.1. APPROCHE HISTORIQUE

Maintenant, il faudrait connaître les signes respectifs de f (−a) et f (a) pour savoir
si f s’annule sur les intervalles ] − ∞, a], [−a, a] et [a, +∞[.

Montrez que f (a) = q − 2a 3 et f (−a) = q + 2a 3 en utilisant le fait que f (a) = 0.


Que vaut f (a) · f (−a) = ?
Pourquoi a-t-on f (a) < f (−a) ?
Recherche
Entamez alors la discussion en distinguant trois cas ( Si f (a) et f (−a) sont tous
deux de même signe, c’est à dire si f (a) · f (−a) > 0 soit encore si 4p 3 + 27q 2 > 0
alors f ne s’annule qu’une seule fois et...)

1 3 b Résolvons ces équations

Plaçons-nous maintenant dans le cas 4p 3 + 27q 2 > 0. Nous sa-


vons qu’alors l’équation admet une unique solution réelle.
Giralomo C ARDANO a établi en 1547 que cette solution est
v s v s
u u
3 −q q2 p3 3 −q q2 p3
u u
t t
+ + + − +
2 4 27 2 4 27
Vous pouvez essayer de le prouver en posant x = u + v et en
résolvant un système d’équations d’inconnues u et v.

Recherche Utilisez cette formule pour trouver une solution de (E1 ) : x 3 − 36x − 91 = 0

On voudrait faire de même avec (E2 ) : x 3 − 15x − 4 = 0. Un problème apparaît...

Admettons qu’on puisse prolonger les calculs p usuels aux racines carrées de
Recherche nombres négatifs en utilisant le « symbole » −1.
Utilisons alors la formule de notre ami italien.

Bon, on ne semble pas très avancé. Alors un petit coup de pouce :

¡ p ¢3 ¡ p ¢3
Recherche calculez 2 + −1 et 2 − −1

On trouve alors une solution réelle α de (E2 ). Or 4p 3 + 27q 2 est négatif, donc on
devrait trouver deux autres racines réelles. Comme on en a une, cela veut dire qu’on
peut factoriser x 3 − 15x − 4 par x − α.

Faites-le !
Recherche
Déduisez-en les deux autres solutions réelles.

Ainsi, à partir de ces travaux, les mathématiciens ont eu l’idée de prolonger les cal-
culs algébriques aux expressions comportant des racines carrées négatives. Il fau-
dra attendre le XIXe siècle pour que ces nombres « qui ne faisaient que passer » aient
droit de cité et soient étudiés rigoureusement. Il faudra attendre la même époque
pour que le héros romantique Évariste G ALOIS propose une étude théorique des
équations de degré supérieur à 2, mais ceci est une autre histoire...

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 5

1 4 Descartes et les imaginaires

Presqu’un siècle après C ARDANO, B OMBELLI e tutti quanti,


cette racine carrée de −1 continue (et continuera) de faire
peur.
Voici de qu’écrit D ESCARTES en 1637
Au reste tant les vrayes racines que les fausses ne
sont pas toujours réelles, mais quelquefois seule-
ment imaginaires ; c’est-à-dire qu’on peut bien
toujours en imaginer autant que j’ay dit en chaque
équation ; mais qu’il n’y a quelquefois aucune
quantité qui corresponde à celle qu’on imagine ;
comme encore qu’on puisse imaginer trois eb celle-
ci x 3 − 6xx + 13x − 10 = 0, il n’y en a toutefois qu’une
réelle qui est 2 ; et pour les autres, quoy qu’on les
augmente, ou diminuë, ou multiplie en la façon
que je viens d’expliquer, on ne sçauroit les rendre
autres qu’imaginaires.

Résolvez l’équation proposée par D ESCARTES en tenant compte du renseigne-


Recherche
ment qu’il donne.

1 5 Une notation malheureuse

En 1774, le mathématicien
p suisse Leonhard E ULER remarque
que la notation −1 peut prêter à confusion.
En effet, dans le cas où a est un nombre positif, vous avez ap-
p
pris que a désigne le nombre positif dont le carré vaut a.
Cela se traduit par l’égalité :
¡p ¢2
Pour tout réel positif a, a =a

p p p
– Vous avez de même établi que a · b = a · b. Sauriez-vous le démontrer
en utilisant la définition rappelée ci-dessus ?
– Si l’on
p généralise
p cette dernière règle à tous les réels, à quoi devrait être égal :
Recherche . p−1 · −1 ?
¢2
.
¡
−1 ?
– Qu’en pensez-vousp ? p
– Calculez de même −2 · −3 de deux manières différentes.

p
Pour pallier à ces contradictions, E ULER décide de désigner ce nombre −1 par la
lettre i (i comme...).
Ainsi :
i2 = −1

Cette notation ne sera pas adoptée tout de suite mais c’est elle dont l’usage est lar-
gement répandue de nos jours et que nous utiliserons.

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6 1.1. APPROCHE HISTORIQUE

À l’aide de cette notation, écrivez


p le plus simplement possible les nombres qui
Recherche
ont pour carré −25 ; −2 ; − 3

1 6 Une représentation géométrique des nombres


1 6 a Une même idée jaillie de trois esprits indépendants
Il vous est naturel de représenter des nombres sur une droite graduée, de visualiser
ce que peut être un nombre négatif, l’addition de deux nombres mais cela nous
cantonne à nous promener sur une droite.
D’un autre côté, les nombres, depuis l’antiquité, ne trouve leur validité auprès des
mathématiciens (et aussi de leurs élèves) que si on peut les « construire ».
Or, voilà que l’espace mathématique est de plus en plus envahi par ces nombres
imaginaires qui continuent à tordre les esprits car on ne peut pas les « voir ».

Alors que les plus grands esprits depuis trois siècles essayent
de donner vie à ces nouveaux nombres fort utiles, la lumière
va venir en 1799 d’un modeste arpenteur-géomètre danois in-
connu de tous (et qui le restera car il va publier son mémoire
en danois et sera donc peu lu pendant un siècle avant d’être
enfin traduit !), Caspar W ESSEL (en photo), et presque simul-
tanément (1806) d’un tout aussi modeste libraire suisse ins-
tallé à Paris, Jean-Robert A RGAND, et enfin d’un prêtre fran-
çais exilé en Angleterre et mathématicien amateur, Adrien-
Quentin B UÉE.
Leurs résultats ne seront acceptés que lorsqu’ils seront re-découverts par des sa-
vants illustres dont le brillantissime G AUSS.

1 6 b Les Français rationnels


Pour les deux francophones, il s’agissait de trouver une signification géométrique
plausible pour ces nombres.

Considérez un triangle EIA quelconque et soit K le projeté orthogonal de E sur


Recherche [IA]. Montrez que
KAKI = KE2

M. A RGAND nous demande alors de considérer un cercle de centre K, de diamètre


[IA] et tel que E soit l’image de A par la rotation de centre K et d’angle π2 .
On associe à K le nombre 0, à A le nombre 1. Il est alors naturel d’associer à I le
nombre −1.

Recherche Quel nombre peut-on associer à E ?

1 6 c Le Danois pratique
L’arpenteur W ESSEL a lui une vision plus dynamique : il veut représenter des direc-
tions par des nombres, non plus sur une droite seulement (positifs et négatifs) mais
sur un plan (le plan des cartes qu’il doit dessiner !).
Laissons-le parler :

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 7

Le présent essai a pour objet la question de savoir comment la direction


doit être représentée analytiquement, c’est-à-dire comment on devrait
exprimer les segments de droites, si l’on voulait, au moyen d’une équa-
tion unique et entre un segment inconnu et d’autres segments donnés,
trouver une expression représentant à la fois la longueur et la direction
du segment inconnu.

Petite pause : comment appelleriez-vous ces fameux segments orientés dont


Recherche
parle l’auteur ?

[..] Essayons donc de généraliser la signification des opérations : n’en bor-


nons pas, comme on l’a fait jusqu’à présent, l’usage aux segments de
droite de même sens ou de sens opposés [...]. Si en même temps qu’on
prend cette liberté, on respecte les règles ordinaire des opérations, on ne
tombe point en contradiction avec l’ancienne théorie des nombres, mais
on la développe seulement, on s’accommode à la nature des quantités et
on observe la règle générale qui commande de rendre, petit à petit, plus
aisé à comprendre une théorie difficile.[...] Par là précisément [...] non
seulement on réussit à éviter toutes les opérations impossibles et à expli-
quer ce paradoxe qu’il faut quelquefois avoir recours à l’impossible pour
expliquer le possible, mais encore on parvient à exprimer la direction des
segments de droite situés dans un même plan d’une manière aussi ana-
lytique que leur longueur. Or il faut convenir que la démonstration gé-
nérale de théorèmes géométriques devient souvent plus facile lorsqu’on
sait exprimer la direction d’une manière analytique et la soumettre aux
règles des opérations algébriques, que lorsqu’on est réduit à la représen-
ter par des figures qui ne sont applicables qu’à des cas particuliers. b

Voici résumé par un homme de terrain en quelques phrases ce qu’il faut com-
prendre sur ces nouveaux nombres qui sont l’objet de notre étude.

Recherche Commentez ce court extrait de l’introduction de l’essai de W ESSEL.

1 6 d Somme des nombres imaginaires


Voici comment W ESSEL présente son addition de segments orientés :

L’addition de deux segments se fait de la manière suivante : on les com-


bine en faisant partir l’un d’un point où l’autre se termine ; puis on joint
par un nouveau segments les deux bouts de la ligne brisée ainsi obte-
nue. c

Recherche Ça vous rappelle quelque chose ? Que pensez-vous des termes utilisés ?

b. Caspar W ESSEL, Essai sur la représentation analytique de la direction, pp 3-5 de la traduction française disponible sur
Gallica http ://[Link]/ark :/12148/bpt6k99681g.r=caspar+[Link]
c. Ibid page 7

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8 1.1. APPROCHE HISTORIQUE

1 6 e Produit de nombres imaginaires


W ESSEL établit les règles suivantes :

[...]
– Quant à la longueur, le produit doit être à l’un des facteurs comme
l’autre est à l’unité ;
– En ce qui concerne la direction du produit, si l’on fait partir de la
même origine l’unité positive, les facteurs et le produit, celui-ci doit
[...] dévier de l’un des facteurs d’autant de degrés et dans le même sens
que l’autre facteur dévie de l’unité, en sorte que l’angle de direction du
produit ou sa déviation par rapport à l’unité positive soit égale à la
somme des angles de direction des facteurs.
Désignons par +1 l’unité rectiligne, par +² une autre unité perpendicu-
laire à la première et ayant la même origine : alors l’angle de direction
de +1 sera égal à 0°, celui de −1 à 180°, celui de +² à 90°et celui de −²
à -90°ou à 270° ; et selon la règle que l’angle de direction du produit est
égal à la somme de ceux des facteurs, on aura :
(+1) · (+1) = +1, (+1) · (−1) = −1, (−1) · (−1) = +1, (+1) · (+²) = +², (+1) ·
(−²) = −², (−1)·(+²) = −², (−1)·(−²) = +², (+²)·(+²) = +², (+²)·(−²) = +1,
(−²) · (−²) = −1.
p
Il en résulte que ² est égal à −1 et que la déviation du produit est dé-
terminée de telle sorte qu’on ne tombe en contradiction avec aucune des
règles d’opérations ordinaires. d

Recherche Illustrez par des schémas ce qui est clairement exposé par W ESSEL.

On peut donc représenter un nombre à l’aide d’une « longueur » et d’une « dévia-


tion » (que nous appellerons bientôt module et argument).

Dans un repère orthonormal orienté, représentez les nombres « impossibles »


suivant les préconisations de W ESSEL :
– z 1 : 2, π2 – z 4 : 23 , π4 – z 7 : 2, 32π – z 10 : 32 , 2π
£ ¤ £ ¤ £ ¤ £ ¤
£ 4π ¤ £ π¤ £ 5π ¤
– z 2 : 2, 3 – z 5 : 2, 2 – z 8 : 1, 2
£3 π¤ £ π¤
– z 9 : 23 , π
£ ¤
– z3 : 2 , − 4 – z 6 : 1, 2
Calculez ensuite le produit deux à deux des six premiers nombres en présentant
vos résultats dans un tableau.
Recherche
Construisez les « images » de z 3 · z 6 et z 1 · z 3 .
Résolvez les deux équations suivantes :

3 π h πi h πi h πi
· ¸
(E1 ) : ,− · z = 3, (E2 ) : 2, · z = 1,
2 4 12 3 6
Écrivez la suite des puissances entières successives de 1, − π3 .
¤ £

Faites de même avec [r, θ]. Des commentaires ?

d. Ibid page 9

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 9

1 7 Gauss : clair et génial

Beaucoup de légendes circulent au sujet de Carl Friedrich G AUSS, fils d’un modeste
jardinier, qui aurait commencé sa carrière mathématique très tôt en donnant ins-
tantanément à dix ans la somme des termes d’une suite arithmétique très com-
pliquée, aurait dit « dites lui d’attendre un moment que j’aie fini » alors qu’on lui
annonçait que sa femme se mourrait au milieu d’une de ses démonstrations. Sa de-
vise était pauca sed matura ce qui explique qu’il ait publié des résultats bien des
années après en avoir eu l’intuition.
Ceci étant, il donna dans sa thèse de Doctorat parue en 1799 une première démons-
tration de ce qu’on appellera ensuite le théorème fondamental de l’algèbre, à savoir
que toute équation de degré n a n solutions pouvant s’écrire sous la forme a + ib
avec a et b des nombres réels et i le fameux nombre dont nous parlons depuis le
début de ce cours.
Il appellera plus tard (1831) l’ensemble de tous ces nombres ensemble des nombres
complexes, les opérations valables dans R se prolongeant dans cet ensemble comme
nous l’avons découvert dans les paragraphes précédents.

Essayez d’écrire les nombres suivant sous la forme x + iy avec x et y des


nombres réels et i le nombre de carré −1 :
Recherche
(3 + 5i) + (9 − 2i) ; (3 − 4i) − (−1 + i) ; (a + bi) + (c + d i) ; 4(2 + 7i) ; (4 + 3i)(2 + i)
(−2 − i)(3 + 2i) ; (a + bi)(c + d i) ; (a + ib)2 ; (a + ib)(a − ib)

Douze ans plus tard, il évoque dans une lettre au mathématicien Friedrich B ESSEL
un résultat qu’il ne publiera qu’en 1831 :

De même qu’on peut se représenter tout le domaine des quantités réelles


au moyen d’une ligne droite indéfinie, de même on peut se représenter le
domaine complet de toutes les quantités, les réelles et les imaginaires, au
moyen d’un plan indéfini, où, chaque point déterminé par son abscisse
a et son ordonnée b, représente en même temps la quantité a + bi. Le
passage se fait par conséquent suivant une ligne, et peut donc s’effectuer
d’une infinité de manières.

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10 1.2. APPROCHE « MODERNE »

Que vous rappelle l’idée exposée par G AUSS ?


Dans le plan muni d’un repère orthonormal, placez les points correspondant
à:
p
1+i 3
Recherche 1 ; i ; −i ; 2 − i ; 1 + i ; 3 − 2i ;
2
Les nombres réels sont-ils des nombres complexes ? Sur quelle partie du plan
complexe se représentent-ils ? Quelle propriété caractérise les nombres repré-
sentés sur l’axe des ordonnées du plan complexe ?
Comment peut-on rapprocher les formulations [r, θ] et a + ib ?

Pour finir, une dernière citation de G AUSS qui nous permettra de méditer sur les
aléas du progrès scientifique :
Jusqu’à ce jour on avait surtout discuté sur la théorie des nombres com-
plexes d’un mauvais point de vue, on avait senti une obscurité mysté-
rieuse. Mais la raison de ceci est en grande partie due àpune dénomi-
nation maladroite. Si on n’avait pas caractérisé +1, −1, −1 par unité
positive, négative, imaginaire (ou plus fort impossible), mais par unité
directe, inverse et latérale, l’obscurité mentionnée n’aurait pas surgi.

2 Approche « moderne »

Mathémator : Vous savez « compter en dimension 1 », c’est à dire additionner et


multiplier des nombres réels qu’on peut représenter sur la droite des réels :

p π
3 − 2 0 2 R
3

Faute d’outils plus rigoureux e , on vous a présenté en classe de seconde l’ensemble


des nombres réels comme étant l’ensemble des abscisses des points de la droite
orientée ci-dessus.
Vous utilisez depuis l’école primaire ces nombres et les opérations usuelles qui leur
sont associées, addition et multiplication, sans trop vous poser de questions. Rap-
pelons quelques propriétés f :
– L’addition possède un élément neutre noté 0 : x + 0 = 0 + x = x.
– La somme de 2 réels est encore un réel.
– Chaque réel x admet un opposé −x vérifiant x + (−x) = (−x) + x = 0.
– La multiplication possède un élément neutre noté 1 : x 1 = 1x = x
– Le produit de deux réels est encore un réel.
– Chaque réel différent de 0 admet un inverse x −1 vérifiant xx −1 = x −1 x = 1
e. Vous les verrez peut-être un jour...Il y a plusieurs manières de construire l’ensemble R. Presque toutes définissent un
nombre réel comme étant la limite d’une suite d’approximations par des rationnels.
f. Ces propriétés donnent à R une structure de corps : au temps préhistorique des mes années de collège, cette notion
algébrique de corps était vue en 4e et maintenant en math sup. On comprend pourquoi tant de vos parents ont été effrayés par
les mathématiques...

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 11

– La multiplication est distributive sur l’addition : x(y + z) = x y + xz.


Tout ceci est bien naturel. Maintenant, on voudrait décoler de l’axe des réels et faire
le même travail en dimension 2, c’est-à-dire pouvoir calculer avec des couples de
nombres du style (x, y).
Téhessin : Ça veut dire qu’on travaille maintenant sur le plan tout entier ?
Mathémator : C’est ça. On note R2 cet ensemble : l’ensemble des coordonnées des
points du plan ! Est-ce qu’on peut définir une addition et une multiplication qui
engloberaient et généraliseraient celles vues dans R ?
Téhessin : Ben pour l’addition, on fait (x, y) + (x 0 , y 0 ) = (x + x 0 , y + y 0 ).
Mathémator : Pourquoi pas ! Vérifions que les propriétés de l’addition sont véri-
fiées.
Téhessin : On a un élément neutre : (0,0) car (x, y) + (0, 0) = (x + 0, y + 0) = (x, y).
Mathémator : Et surtout l’élément neutre de R2 se situe « au même endroit » que
celui de R : on l’a juste « gonflé » d’un deuxième zéro pour être reconnu dans R2 .
Téhessin : Et pour le symétrique, on prend (−x, −y) car (x, y)+(−x, −y) = (0, 0) l’élé-
ment neutre.
Mathémator : En effet. Et pour la multiplication ?
Téhessin : Ça doit être pareil : (x, y)(x 0 , y 0 ) = (xx 0 , y y 0 ) avec (1, 1) comme élément
neutre.
Mathémator : Pourquoi pas, mais dans ce cas, l’élément neutre de la multiplication
dans R2 ne serait pas « au même endroit » que celui de R

(1, 1)
1

(1, 0)

0 1 R

On voudrait plutôt un élément neutre (1,0) et donc que (x, y)(1, 0) = (x, y). Je vous
propose la multiplication suivante

(x, y)(x 0 , y 0 ) = (xx 0 − y y 0 , x y 0 + x 0 y)

Téhessin : Fichtre ! Essayons : (x, y)(1, 0) = (x 1 − y 0, x 0 + y 1) = (x, y). Ça marche.


Mathémator : Je vous laisse vérifier que cette multiplication est distributive sur
l’addition et que tout élément (x, y) de R2 différent de (0, 0) admet un inverse

x y
µ ¶
,−
x2 + y 2 x2 + y 2

p : Je suis impressionné par ce petit exposé, mais je ne vois pas trop le lien
Téhessin
avec le −1 du paragraphe précédent.
Mathémator : Et bien observez (0, 1) et élevez-le au carré.

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12 1.2. APPROCHE « MODERNE »

Téhessin : Allons-y : (0, 1)(0, 1) = (0 − 1, 0 + 0) = (−1, 0), bon et alors ?


p
Mathémator : Alors (−1, 0), c’est le réel −1 « gonflé ». Donc −1 a un « représen-
tant » dans R2 . Dans le plan, il correspond au point de p coordonnées (0, 1). Et donc
nous allons pouvoir calculer avec ce fameux nombre −1 assez naturellemnt en
utilisant les opérations décrites précédemment.
Téhessin : Naturellement, c’est beaucoup dire ! C’est un peu compliqué comme
multiplication.
Mathémator : Je vous l’accorde. C’est pourquoi nous allons adopter une autre tac-
tique. À chaque élément (x, y) de R2 nous allons faire correspondre un nombre
qu’on qualifiera de complexe.
L’idée vient de l’observation intuitive g :

« (x, y) y x · (1, 0) + y · (0, 1) y x 1 + y p−1 y x + y p−1 »


p
Nous allons même donner un nom à ce −1 : appelons-le i pour qu’il fasse moins
peur. Ainsi nous avons les correspondances

Le point M ←→ Le couple (x, y) ←→ Le nombre complexe x + iy


l l l
Le plan P ←→ R2 ←→ L’ensemble des nombres complexes

Pour se simplifier la vie, nous allons donner un nom à cet ensemble des nombres
complexes : C.. Et maintenant observez comme les calculs deviennent faciles en
prolongeant les règles valables sur R !
Téhessin : Si vous le dites : (x + iy) + (x 0 + iy 0 ) = x + iy + x 0 + iy 0 = (x + x 0 ) + i (y + y 0 )
Mathémator : Comme nous avions (x, y) + (x 0 , y 0 ) = (x + x 0 , y + y 0 ), mais en plus
simple.
Téhessin : Et (x + iy) · (x 0 + iy 0 ) = xx 0 + ix y 0 + iy x 0 + i2 y y 0
Mathémator : N’oubliez pas que i2 = −1
Téhessin : Alors (x + iy) · (x 0 + iy 0 ) = (xx 0 − y y 0 ) + i (x y 0 + y x 0 )
Mathémator : Comme nous avions (x, y)(x 0 , y 0 ) = (xx 0 − y y 0 , x y 0 + y x 0 ).
Donc nous allons pouvoir calculer en dimension 2 en généralisant les règles de di-
mension 1. Nous avons juste ajouté ce nombre i de carré −1. En particulier, tous les
nombres réels sont des nombres complexes : R ⊂ C.
Nous allons pouvoir associer à chacun de ces nombres réels un point du plan et
donc associer des transformations du plan à des calculs dans C : on va résoudre des
problèmes de géométrie par le calcul.
Si vous avez compris ces relations, tout ce qui va suivre va vous paraître « trop »
simple....

g. Lesy renvoient à une notion extrêmement importante et rigoureuse : la notion d’isomorphisme. Deux ensembles sont
isomorphes lorsqu’il existe une bijection entre les deux et que cette bijection « conserve » les opérations. Cela permet de tra-
vailler à isomorphisme près sur un ensemble compliqué en le remplaçant par un ensemble isomorphe plus approprié à la
situation. C’est ce qui se passe entre R2 et C

C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 13

2 1 Hamilton et les couples de nombres

Le mathématicien irlandais William Rowan H AMILTON publie en 1837 Theory of


Conjugate Functions, or Algebraic Couples h .
En voici un extrait qui n’est pas sans rappeler la discussion précédente :
On the Addition, Substraction, Multiplication, and Division, of
Number-Couples, as combined with each other.
6. Proceeding to operations upon number-couples, considered in combination
with each other, it is easy now to see the reasonableness of the following defi-
nitions, and even their necessity, if we would preserve in the simplest way, the
analogy of the theory of couples to the theory of singles :

(b 1 , b 2 ) + (a 1 , a 2 ) = (b 1 + a 1 , b 2 + a 2 ); (52.)

(b 1 , b 2 ) − (a 1 , a 2 ) = (b 1 − a 1 , b 2 − a 2 ); (53.)

(b 1 , b 2 )(a 1 , a 2 ) = (b 1 , b 2 )(a 1 , a 2 ) = (b 1 a 1 − b 2 a 2 , b 2 a 1 + b 1 a 2 ); (54.)


à !
(b 1 , b 2 ) b1 a1 + b2 a2 b2 a1 − b1 a2
= , . (55.)
(a 1 , a 2 ) a2 + a2
1 2 a2 + a2 1 2
Were these definitions even altogether arbitrary, they would at least not contra-
dict each other, nor the earlier principles of Algebra, and it would be possible
to draw legitimate conclusions, by rigorous mathematical reasoning, from pre-
mises thus arbitrarily assumed : but the persons who have read with attention
the foregoing remarks of this theory, and have compared them with the Preli-
minary Essay, will see that these definitions are really not arbitrarily chosen,
and that though others might have been assumed, no others would be equally
proper.
With these definitions, addition and subtraction of number-couples are mu-
tually inverse operations, and so are multiplication and division ; and we have
the relations,
(b 1 , b 2 ) + (a 1 , a 2 ) = (a 1 , a 2 ) + (b 1 , b 2 ), (56.)

(b 1 , b 2 )(a 1 , a 2 ) = (a 1 , a 2 )(b 1 , b 2 ), (57.)

(b 1 , b 2 ){(a 10 , a 20 ) + (a 1 , a 2 )} = (b 1 , b 2 )(a 10 , a 20 ) + (b 1 , b 2 )(a 1 , a 2 ) : (58.)

we may, therefore, extend to number-couples all those results respecting num-


bers, which have been deduced from principles corresponding to these last re-
lations. For example,
{(b 1 , b 2 ) + (a 1 , a 2 )}{(b 1 , b 2 ) + (a 1 , a 2 )} = (b 1 , b 2 )(b 1 , b 2 ) + 2(b 1 , b 2 )(a 1 , a 2 )
+ (a 1 , a 2 )(a 1 , a 2 ), (59.)
in which

h. : http ://[Link]/pub/HistMath/People/Hamilton/PureTime/[Link]

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14 1.2. APPROCHE « MODERNE »

2(b1 , b2 )(a1 , a2 ) = (2, 0)(b1 , b2 )(a1 , a2 ) = (b1 , b2 )(a1 , a2 ) + (b1 , b2 )(a1 , a2 );


(60.)
for, in general, we may mix the signs of numbers with those of number-couples,
if we consider every single number a as equivalent to a pure primary number-
couple,
a = (a, 0). (61.)
When the pure primary couple (1, 0) is thus considered as equivalent to the
number 1, it may be called, for shortness, the primary unit ; and the pure se-
condary couple (0, 1) may be called in like manner the secondary unit.
We may also agree to write, by analogy to notations already explained,

(0, 0) + (a 1 , a 2 ) = +(a 1 , a 2 ),
(0, 0) − (a 1 , a 2 ) = −(a 1 , a 2 ); (62.)

and then +(a 1 , a 2 ) will be another symbol for the number-couple (a 1 , a 2 ) itself,
and −(a 1 , a 2 ) will be a symbol for the opposite number-couple (−a 1 , −a 2 ). The
reciprocal of a number-couple (a 1 , a 2 ) is this other number-couple,
à !
1 (1, 0) a1 −a 2 (a 1 , −a 2 )
= = 2 2
, 2 2
= 2 . (63.)
(a 1 , a 2 ) (a 1 , a 2 ) a +a a +a
1 2 a + a2
1 2 1 2

It need scarcely be mentioned that the insertion of the sign of coincidence = bet-
ween any two number-couples implies that those two couples coincide, number
with number, primary with primary, and secondary with secondary ; so that an
equation between number-couples is equivalent to a couple of equations bet-
ween numbers.

H AMILTON inventera par la suite la théorie des quaternions, qui en quelque sorte
des « super-complexes » mais en dimension 4 ! Il introduira d’ailleurs à cette occa-
sion le terme de vecteur.

2 2 Cinéma
Un magnifique film résume nos premières aventures. Il se trouve à l’adresse sui-
vante :

http ://[Link]/Dim_reg_F.htm

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 15

3 Vocabulaire et premières propriétés

Ensemble C
On définit un ensemble C
– muni d’une addition et d’une multiplication qui prolongent celles de R
Théorème 1 - 1 – contenant un nombre i vérifiant i2 = −1
– tel que chaque élément z de C peut s’écrire de manière unique sous la forme

z = a + ib avec a et b des nombres réels

3 1 Forme algébrique
Cette écriture unique est appelée forme algébrique du réel z.
Le nombre a est appellé partie réelle de z et notée Re(z)
Le nombre b est appellé partie imaginaire de z et notée Im(z)

Danger Im(z) est un nombre réel.

À quoi sert l’unicité de la forme algébrique ?


Par exemple, après maints calculs savants, vous arrivez au résultat 2x + 3 y − 5 +
i(7x − 32 y + 1) = 0 avec x et y des réels. Et bien le membre de gauche est une
forme algébrique puisque de la forme réel + i·réel. Or la forme algébrique de 0
est 0 + i · 0.
Aparté
Ainsi, une équation complexe revient à deux équations réelles ( bienvenue dans
la deuxième dimension... ) et donc 
2x + 3 y − 5 = 0

2x + 3 y − 5 + i(7x − 32 y + 1) = 0 ⇐⇒
7x − 32 y + 1 = 0

3 2 Le plan complexe
Nous avons vu que chaque nombre complexe peut être associé à un point du plan
¡ − →− →¢
qu’on munit d’un repère O, e 1 , e 2

axe imaginaire

(
b
(


e2

0 →

e1 a axe réel

À tout nombre complexe z = a + ib on associe le point M de coordonnées (a, b)


qu’on appelle image de complexe z = a + ib. On le note souvent M(z).

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16 1.3. VOCABULAIRE ET PREMIÈRES PROPRIÉTÉS

Inversement, à tout point M du plan de coordonnées (a, b), on associe son affixe
z = a + ib qu’on note souvent z M .

− −→ −
→ ¡−
→− →¢
Enfin, à tout vecteur u = a e 1 + b e 2 de coordonnées (a, b) dans la base e 1 , e 2 est
− = a + ib
associé une affixe z→
u

3 3 Premiers calculs géométriques



− →

– Soient u et v deux vecteurs de coordonnées respectives (a, b) et (a 0 , b 0 ), alors

− → − −
→ −

u + v = (a + a 0 )e 1 + (b + b 0 )e 2 , donc
affixe d’une somme
Propriété 1 - 1
z→
− →
− − + z→
= z→ −
u +v u v

– De même, si λ est un nombre réel


affixe du produit par un réel
Propriété 1 - 2
z →
− = λz→

λu u

– Alors, si I est le milieu du segment [A, B], on a

affixe du milieu
Propriété 1 - 3 1
z I = (z A + z B )
2
– Pour tous points A et B

affixe d’un vecteur


Propriété 1 - 4
z −−→ = z B − z A
AB

3 4 Conjugué d’un complexe

Conjugué
On appelle conjugué du nombre complexe z = a + ib le nombre
Définition 1 - 1

z = a − ib

Géométriquement cela donne



e2

0 →

e1 axe réel

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 17

Je vous laisse prouver les propriétés immédiates suivantes :



– M(z) et M0 (z) sont symétriques par rapport à l’axe (O, e 1 )
– z1 + z2 = z1 + z2
– z1 z2 = z1 z2
– z=z
– z ∈ R ⇐⇒ z = z
Propriété 1 - 5
– z ∈ i R ⇐⇒ z = −z
1
– Re(z) = (z + z)
2
1
– Im(z) = (z − z)
2
– Si z = a + ib, alors zz = a 2 + b 2

3 5 À quoi servent les conjugués ?


3 5 a À montrer qu’un complexe est un réel
En effet, si on arrive à montrer que z = z, alors on en conclut que z est réel. Pour-
quoi ?

3 5 b À rendre réel des dénominateurs pour obtenir des formes algébriques


En effet,
z · z = (a + ib)(a − ib) = a 2 − (ib)2 = a 2 + b 2

Ainsi, pour obtenir la forme algébrique de l’inverse de 2 + i :


Exemple 1 1 2−i 2+i 2 1
= = = + i
2+i 2+i 2−i 4+1 5 5

3 6 Conjugué de l’inverse
Sachant qu’un complexe non nul z admet une forme algébrique a+ib, on sait main-
tenant trouver la forme algébrique de son inverse :

1
µ ¶
et donc =
z

3 7 Module d’un nombre complexe

Module
Le module du complexe z est le réel positif noté |z| tel que
Définition 1 - 2
p
|z| = z z

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18 1.3. VOCABULAIRE ET PREMIÈRES PROPRIÉTÉS

– Cette définition en est bien une car z z = a 2 + b 2 d’après notre étude sur les
conjugués. p p
p
Remarque – Si a est un réel, |a| = a a = aa = a 2 car a = a. Donc le module de a est
bien la valeur absolue de a et notre notation est cohérente.
La notion de module dans C généralise donc celle de valeur absolue dans R.

3 7 a Interprétation géométrique

axe imaginaire
(
b

(


e2

0 →

e1 a axe réel

Nous venons de voir que, si z = a + ib, alors

p
Propriété 1 - 6 |z| = a2 + b2

p −−→
Or, qu’est-ce que a 2 + b 2 si ce n’est la norme du vecteur OM ou encore la longueur
OM.

°−−→° ¯ ¯ °→ −°
¯ ¯ ° °
Propriété 1 - 7 |z M | = °OM ° = OM ¯ z→
− ¯= u
u

3 7 b Propriétés des modules


Je vous laisse prouver les propriétés suivantes

¯ ¯
– ¯z ¯ = |z|
– |z| = 0 ⇐⇒ z = 0
– ¯ 1 ¯· z 2 | = |z 1 | · |z 2 |
|z
Propriété 1 - 8 ¯ z1 ¯
– ¯ z2 ¯ =
– Re(z) |z| 6
– Im(z) |z| 6
La propriété suivante mérite une petite aide à la démonstration

Inégalité triangulaire
Propriété 1 - 9
|z 1 + z 2 | 6 |z1| + |z2|
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 19

C’est à dire, pour aller de Nantes à Montaigu, il est plus long de passer par Bratislava
que de suivre la RN 137.
Pour les curieux, voici comment cela se démontre.
Comme les deux membres de l’inégalité sont positifs, il suffit donc de comparer les
carrés de chaque membre.
Or |z 1 + z 2 |2 = (z 1 + z 2 ) z 1 + z 2 = (z 1 + z 2 ) z 1 + z 2 = |z 1 |2 + z 1 z 2 + z 1 z 2 + |z 2 |2
¡ ¢ ¡ ¢ ¡ ¢

D’autre part (|z 1 | + |z 2 |)2 = |z 1 |2 + 2 |z 1 z 2 | + |z 2 |2


Il s’agit donc de comparer les « doubles produits ».
6
Or z 1 z 2 + z 1 z 2 = z 1 z 2 + z 1 z 2 = 2Re (z 1 z 2 ) 2 |z 1 z 2 | d’après une propriété ci-dessus.
Donc
¡ ¢
6
|z 1 + z 2 |2 = |z 1 |2 + z 1 z 2 + z 1 z 2 + |z 2 |2 |z 1 |2 + 2 |z 1 z 2 | + |z 2 |2 = (|z 1 | + |z 2 |)2

4 Résolution d’équations du second degré

4 1 Racine carrée d’un nombre complexe


L’objet de cette section est de résoudre dans C l’équation z 2 = α

4 1 a Racine carrée d’un nombre réel


On suppose ici que α est un réel.
> p p
– α 0 : alors z 2 = α ⇐⇒ z 2 − α =(z − α)(z + α) = 0. Les solutions i sont donc
p
± α

Exemple On connaît : z 2 = 4 ⇐⇒z = −2 ou z = 2


p p p
– α < 0 : alors z 2 = α ⇐⇒ (z − i −α)(z + i −α) = 0. Les solutions sont donc ±i −α

Exemple C’est la nouveauté : z 2 = −4 ⇐⇒ z = −2i ou z = 2i

4 1 b Racine carrée d’un complexe non réel


Les choses se compliquent ! Nous allons traiter un exemple pour ne pas vous faire
(trop) peur.

Cherchons les racines carrées de 4 + 3i, à savoir les nombres a + ib tels que
Exemple
(a + ib)2 = a 2 − b 2 + 2iab = 4 + 3i

Par unicité de la forme algébrique on obtient



 a2 − b2 = 4


 a2 + b2 = 5


2ab = 3
p p
Ainsi a 2 =9/2 et b 2 =1/2, donc a =±3 2/2 et b =± 2/2, or 2ab = 3, donc a et b
sont de même signe. p p
2 2
Les solutions sont donc (3 + i) et − (3 + i)
2 2
i. LA solution si α = 0

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20 1.5. FORME TRIGONOMÉTRIQUE

4 2 Résolution de ax2+bx+c=0 avec a, b et c des réels


C’est comme en 1ère :
h¡ b ¢2 b 2 − 4ac i b ¢2 b 2 − 4ac
ax 2 + bx + c = 0 ⇐⇒ a x +
¡
− 2
= 0 ⇐⇒ x + =
2a 4a 2a (2a)2

Tout dépend donc du signe de b 2 − 4ac, puis on utilise les résultats de la section
précédente.

Résolution de ax 2 + bx + c = 0 avec a, b et c des réels


L’équation ax 2 + bx + c = 0 admet toujours des solutions sur C. Notons

∆ = b 2 − 4ac

le discriminant de l’équation et δ un complexe vérifiant

δ2 = ∆
Théorème 1 - 2 b
– Si ∆ = 0, il existe une unique solution x = −
2a
−b ± δ
– Si ∆ > 0, il existe deux solutions réelles x =
2a
−b ± δ
– Si ∆ < 0, il existe deux solutions complexes conjuguées x =
2a

−b ± δ
Dans tous les cas x = !
2a

5 FORME TRIGONOMÉTRIQUE

5 1 Argument d’un complexe non nul


5 1 a Forme trigonométrique
Vous vous souvenez de la correspondance entre C et le Plan. Nous avions privilégié
les coordonnées cartésiennes d’un point. On aurait pu utiliser tout aussi bien ses
coordonnées polaires comme vu lors de l’exploration du mémoire de W ESSEL. Le
Plan a cette fois besoin d’être orienté (il le sera implicitement à partir de mainte-
nant).

(
r sin θ

(


e2 θ

0 →
− r cos θ
e1

C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 21

Ainsi, (r, θ) étant le couple de coordonnées polaires de l’image M du nombre com-


plexe z, on a z = r cos θ + ir sin θ déterminé de manière unique, car c’est en fait une
forme algébrique déguisée : on l’appelle forme trigonométrique du complexe z.

forme trigonométrique
Définition 1 - 3
z = r (cos θ + i sin θ)

notation en électronique
Remarque
Les électroniciens notent souvent ce résultat sous la forme : z = [r, θ]

5 1 b Congruence
Vous rencontrerez souvent la notation x ≡ y[2π] qui se lit « x est congru à y modulo
2π ». Elle veut simplement dire que x − y est un multiple de 2π, c’est-à-dire qu’il
existe un entier relatif k tel que x − y = k 2π.

congruence modulo 2π
Remarque
x ≡ y[2π] ⇐⇒ il existe k ∈ Z tel que x = y + 2kπ

π 4π
Par exemple, vous savez que ≡ [2π] : dessinez un cercle trigonométrique pour
3 3
vous en convaincre.

5 1 c Mesure d’un angle de vecteurs


Nous n’avons pas les moyens de définir « proprement » les angles de vecteurs. Nous
n’en avons qu’une définition intuitive. Ce
³ qui ´ intéresse, c’est que θ est UNE
nous
→ −−→

mesure en radians de l’angle de vecteurs e 1 , OM . UNE mesure, car elle est définie
modulo 2π. Et bien cette mesure sera UN argument du complexe z, qu’on notera
arg z. On retiendra :

argument
Propriété 1 - 10
arg z ≡ θ[2π]

π
Par exemple, arg 32 ≡ 0[2π], arg 32i ≡ [2π].
2
5 1 d Des formes trigonométriques de référence

π ³ π ´ |1| = 1 et arg(1) ≡ 0[2π]


– 1 = cos³0 +´ i sin 0 donc ³π´
– i = cos + i sin donc |i| = 1 et arg(i) ≡ [2π]
2 2 Ãp p ! 2
p p 2 2 p ³ ³π´ ³ π ´´
– |1 + i| = 2 et 1 + i = 2 +i = 2 cos + i sin donc arg(1 + i) ≡
2 2 4 4
³π´
[2π]
4 Ãp !
p p 3 1 ³ ³π´ ³ π ´´ p ³π´
– | 3+i| = 2 et 3+i = 2 + i =2 cos + i sin donc arg( 3+i) ≡ [2π]
2 2 6 6 6

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22 1.5. FORME TRIGONOMÉTRIQUE

5 2 Correspondance forme algébrique - forme trigonométrique


Soit z ∈ C de forme algébrique a + ib et de forme trigonométrique r (cos θ + i sin θ)
alors on a d’une part :

forme algébrique connaissant la forme trigonométrique


Propriété 1 - 11
a =r cos θ b =r sin θ
p
et d’autre part r = |z| = a 2 + b 2 .p
Si z est non nul, son module r = a 2 + b 2 sera non nul également. Ainsi, nous pou-
vons écrire z sous la forme
p a b
µ ¶
z = a2 + b2 p +ip
a2 + b2 ¶a 2 + b 2
a b
µ
=r p +ip
a2 + b2 a2 + b2
= r (cos(θ) + i sin(θ))

Nous en déduisons que :

forme trigonométrique en fonction de la forme algébrique


Propriété 1 - 12 a b
cos(θ) = p sin(θ) = p
a2 + b2 a2 + b2

Ainsi, connaissant a et b, on peut obtenir le module et un argument de a+ib. On ob-


p une mesure exacte de θ si cos(θ) et sin(θ) sont des valeurs connues comme
tiendra
1/2, 3/2, 1, etc.
Sinon, on obtiendra une valeur approchée à l’aide des touches COS-1 et SIN-1 ,
ou encore avec TAN-1 . En effet, cos(θ) étant non nul j ,

argument en fonction de la forme algébrique


b
p
Propriété 1 - 13 sin(θ) a2 + b2 b
tan(θ) = = =
cos(θ) p a a
a2 + b2

ce qui déterminera une valeur de l’argument modulo π.

J
tan(θ)
θ
sin(θ)

− cos(θ) 0
cos(θ) I

− sin(θ)
π+θ

j. Sinon, on sait qui est θ...

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 23

Il suffira ensuite de considérer le signe de cos(θ) ou de sin(θ) pour savoir à qui on a


affaire.

5 3 Opérations sur les formes trigonométriques


Soit z = r (cos θ + i sin θ) et z 0 = r 0 cos θ0 + i sin θ0 , alors
¡ ¢

zz 0 = r r 0 cos θ cos θ0 − sin θ sin θ0 + i sin θ cos θ0 + cos θ sin θ0


£¡ ¢ ¡ ¢¤

Vous qui connaissez parfaitement vos formules d’addition, vous en déduisez que

zz 0 = z = r r 0 cos θ + θ0 + i sin (θ + θ)0


¡ ¡ ¢ ¢

Ainsi, nous arrivons au résultat capital

argument d’un produit


Propriété 1 - 14
arg(zz 0 ) =arg(z) + arg(z 0 ) [2π]

Cela va VOUS permettre de démontrer les propriétés suivantes avec un peu d’as-
tuce et de patience

Propriétés algébriques des arguments


– arg(zz 0 ) =arg(z) + arg(z 0 ) [2π]
n
µ ¶) =n arg(z) [2π]
– arg(z
1
Propriété 1 - 15 – arg =− arg(z) [2π]
³ zz ´
– arg 0 =arg(z) − arg(z 0 ) [2π]
z
– arg(z) =− arg(z) [2π]
– arg(−z) =π + arg(z) [2π]

En particulier, la formule concernant z n nous permet d’écrire

Formule de Moivre
Théorème 1 - 3
(cos θ + i sin θ)n =cos(nθ) + i sin(nθ)

Nous nous rendons ainsi compte que :

– Les formes trigonométriques sont adaptés aux produits de complexes ;


Remarque
– Les formes algébriques sont adaptées aux sommes de complexes.

Vous serez amenés au hasard d’exercices à résoudre des équations à coefficients


complexes, mais on n’attend de vous aucun savoir-faire particulier : vous serez gui-
dés pas à pas.

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24 1.6. DE L’OBJET AU COMPLEXE

6 De l’objet au complexe

6 1 Comment caractériser un cercle ?


Le cercle de centre A et de rayon R est l’ensemble des points situés à la distance R
de A. Il est facile de traduire simplement cela en langage complexe...

caractérisation d’un cercle


Remarque
M(z) ∈ C (A, R) ⇐⇒ |z − z A | = R

6 2 Comment caractériser un triangle isocèle ?


C’est encore une histoire de distance, donc de module : ABC est isocèle de sommet
principal A si et seulement si AB = AC donc

triangle isocèle ¯ ¯
Remarque ¯ zB − z A ¯
ABC isocèle de sommet principal A ⇐⇒ |z B − z A | = |z C − z A | ⇐⇒ ¯
¯ ¯=1
zC − z A ¯

6 3 Comment caractériser un triangle rectangle ?


On peut encore parler distance grâce au théorème de Pythagore

|z C − z B |2 = |z B − z A |2 + |z C − z A |2

ou angle droit : mais c’est l’angle géométrique qui nous intéresse, donc nous tra-
vaillerons modulo π

à !
³−→ −→´ ³−→ ´ ³ −→´

→ −

³ −→´ ³ −→´

→ −

³ ´ ³ ´ z −−→
AC
AB , AC = AB , e 1 + e 1 , AC = − e 1 , AB + e 1 , AC = − arg z −−→ +arg z −−→ = arg
AB AC z −−→
AB

triangle rectangle
³−→ −→´ π µ
zC − z A

π
Remarque
AB , AC ≡ [π] ⇐⇒ arg ≡ [2π]
2 zB − z A 2

6 4 Comment caractériser les différents quadrilatères ?


Petite révision de collège...

C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 25

qui a 3 ang l es d r oi t s

qui a ses d i ag onal es qui qui a un ang l e


Rect ang l e
se coupent en l eur mi l i eu d r oi t

qui a t ous ses c ôt és oppos és qui a ses d i ag onal es qui a d eux c ôt és cons écut i f s
par al l èl es d e m ême l ong ueur d e m ême l ong ueur

qui a t ous ses c ôt és oppos és qui a ses d i ag onal es
d e m ême l ong ueur per pend i cul ai r es

Quad r i l at èr e Par al l él og r amme Car r é

qui a d eux c ôt és par al l èl es qui a ses d i ag onal es


et d e m ême l ong ueur d e m ême l ong ueur

qui a t ous ses ang l es qui a d eux c ôt és cons écut i f s qui a un ang l e
oppos és d e m ême mesur e d e m ême l ong ueur d r oi t

qui a ses ang l es qui a ses d i ag onal es


Losang e
cons écut i f s suppl ément ai r es per pend i cul ai r es

qui a 4 c ôt és d e m ême l ong ueur

qu’il vous suffira d’adapter connaissant ce qui précède.

7 Du complexe à l’objet

7 1 Que représente z-32+5i ?


Soit A le point d’affixe 32 − 5i et M le point d’affixe z, alors z − 32 + 5i = z M −z A = z −−→
AM

7 2 Comment interpréter |z-32+5i|=3 ?


D’après ce qui précède, on aboutit à AM = 3 : il s’agit donc du cercle de centre A et
de rayon 3.

7 3 Comment interpréter |32+i z|=5 ?


|32 + iz| = |i (−32i + z)| = |i ||z − 32i| = |z − 32i| = BM avec M le point d’affixe z et B le
point d’affixe 32i. On retombe donc sur un cercle.

7 4 Comment interpréter |z-a|=|z-b| ?


Soit M d’affixe z, A d’affixe a et B d’affixe b. Alors l’égalité se traduit par AM = BM,
donc M est équidistant de A et B, donc M est sur la médiatrice de [AB].

7 5 Que se cache-t-il derrière le quotient (zC-zA)/(zB-zA) ?


zC − z A z− −→
Il suffit de remarquer que = AC . Donc vous utiliserez le fait que
z B − z A z −−→
AB
zC − z A → −→
− → −→
− −→ −→
– arg( ) = (e 1 , AC ) − (e 1 , AB ) = (AB , AC )
¯ z B −¯z A
¯ z C − z A ¯ AC
– ¯
¯ ¯=
z B − z A ¯ AB
Dans d’autres cas, vous serez confrontés à l’interprétation d’une égalité du style
zC − z A
= λ qui se traduit par z −−→ = λz −−→ , donc
zB − z A AC AB

C
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26 1.8. COMPLEXES ET ÉLECTRONIQUE

−→ −→
– si λ ∈ R, alors AC = λAB et donc A, B et C ³ sont´ alignés.
π ³ ´
– si λ ∈ i R, z −−→ = ±|λ|i z −−→ et donc arg z −−→ ≡ ± + arg z −−→ [2π] c’est à dire
AC AB AC 2 AC
(AC)⊥(AB)
– si λ = ±i , alors le triangle ABC est isocèle et rectangle en A

7 6 Comment interpréter qu’un angle de vecteurs est droit ?

On déduit de cette relation que le triangle AMB est rectangle en M, donc que M
décrit le cercle de diamètre [AB] privé des points A et B.

7 7 En attendant la deuxième partie du cours...

Soit z = 3 + 2i, alors −1z = −3 − 2i et i z = 3i + 2i2 = −2 + 3i. Notons M, M0 et M00 les


points d’affixes respectives z, −z et i z

M00 (−2 , 3)

M(3 , 2)



e2



e1
0

M0 (−3 , −2)

Ô monde merveilleux ! Une multiplication par i se traduit par un quart de tour, une
multiplication par −1 se traduit par un demi-tour, deux multiplications successives
par i , c’est à dire une multiplication par i2 = −1 se traduit bien par deux quarts de
tour, i .e. un demi tour. Mais ceci est une autre histoire...

8 Complexes et électronique

8 1 Somme de deux grandeurs sinusoïdales

On considère la situation suivante :

C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 27

i1

i2

Le courant initial i et les trois courants résultants i 1 et i 2 ont la même pulsation .


Si i k = Ibk sin(t + ϕ), alors, en notant Ik la valeur efficace k de i k on a

Ik = Ik cos ϕ + j sin ϕ
¡ ¢

p
avec Ibk = 2Ik

En électronique, on note « j » le nombre de carré −1 pour ne pas le confondre


Aparté
avec le « i » de l’intensité...

La loi des nœuds nous dit que, à chaque instant t , i (t ) = i 1 (t ) + i2 (t ).


Il est temps à présent de se souvenir d’une petite formule de trigo :

sin(a + b) = sin a cos b + sin b cos a

Vous pouvez alors montrer que, d’une part


³p p ´ ³p p ´
i 1 (t ) + i2 (t ) = 2 I1 cos ϕ1 + 2 I2 cos ϕ2 sin(t ) + 2 I1 sin ϕ1 + 2 I2 sin ϕ2 cos(t )

et d’autre part
³p ´ ³p ´
i (t ) = 2I cos ϕ sin(t ) + 2 I sin ϕ cos(t )

puisque la relation i (t ) = i 1 (t ) + i2 (t ) est vraie à chaque instant, elle est donc vraie
en particulier au temps t = 0, d’où

p p p
2 I sin ϕ = 2 I1 sin ϕ1 + 2 I2 sin ϕ2
π
(pourquoi ?) et en t = 2 on obtient

p p p
2 I cos ϕ = 2 I1 cos ϕ1 + 2 I2 cos ϕ2

Vous pouvez alors expliquer pourquoi I0 = I1 + I2


dans le cas de signaux de même pulsation. Cela va nous rendre de grands services,
car il va être beaucoup plus simple d’additionner des complexes plutôt que des
grandeurs sinusoïdales.

k. Nous apprendrons à la calculer quand nous aurons étudié le calcul intégral

C
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28 1.8. COMPLEXES ET ÉLECTRONIQUE

8 2 Exemple
p p
Considérons i 1 = 2 2 sin t + π4 et i 1 = 3 2 sin t − π6
¡ ¢ ¡ ¢

Alors vous obtenez d’une part


³ ³π´ ³ π ´´ p ¡ ¢
I1 = 2 cos + j sin = 2 1+j
4 4
et d’autre part
³ ³ π´ ³ π ´´ 3 ³p ´
I2 = 3 cos − + j sin − = 3−j
6 6 2
Nous en déduisons que
à p !
p 3 3 p 3
µ ¶
I0 = I1 + I2 = 2+ +j 2−
2 2
On ne reconnais pas de lignes trigonométriques connues. Nous allons donc utiliser
des valeurs approchées.

I0 ≈ 4, 012289774 − 0, 08578643763j
Nous en déduisons que l’intensité efficace vaut environ 4,01 Ampères et une me-
sure de son argument -0,021 radians, et donc
p
i (t ) ≈ 4, 01 2 sin(t − 0, 021)

8 3 Impédance complexe
Vous verrez un jour que l’impédance complexe Z est définie par

U
Z= = R + jX
I
avec R la resistance et X la réactance du dipôle..

8 4 Cas d’une bobine parfaite


On considère la situation suivante :

u(t )
i (t )
L
di (t ) p
. Or i (t ) = I 2 sin t + ϕ , donc
¡ ¢
Par définition de l’intensité i (t ), on a u(t ) = L
dt

³p ¢´
d I 2 sin t + ϕ
¡
u(t ) =L
dt
p
=LI 2 cos t + ϕ
¡ ¢
p ³ π´ ³ π´
=LI 2 sin t + ϕ + car sin x + = cos(x)
2 2

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 29

Nous en déduisons que, d’une part

¡ ¢ ¡ ¢ ¡¢
Arg Z = Arg U − Arg I
= ϕ + π2 − ϕ
π
=
2
d’autre part
¯ ¯ |U |
¯Z¯ =
|I|
IL
= I
=L

Finalement, on obtient que


Z = jL
¡π¢ ¡π¢
car je vous rappelle que cos 2 + j sin 2 = j
Montrez de même que l’impédance complexe d’un condensateur parfait de capa-
du(t )
cité C vaut j1c sachant que par définition i (t ) = C
dt

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30 1.9. FORMULAIRE DE TRIGONOMÉTRIE

9 FORMULAIRE DE TRIGONOMÉTRIE

– Formules
sin2 x + cos2 x = 1
cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b
cos(a − b) = cos a cos b + sin a sin b
sin(a + b) = sin a cos b + sin b cos a
sin(a − b) = sin a cos b − sin b cos a
tan a + tan b π
tan(a + b) = , pour a + b 6= + kπ, k ∈ Z
1 − tan a tan b 2
tan a − tan b π
tan(a − b) = , pour a − b 6= + kπ, k 0 ∈ Z
1 + tan a tan b 2
– Transformation de produits en somme
1
cos a · cos b = · (cos(a + b) + cos(a − b))
2
1
sin a · sin b = · (cos(a − b) − cos(a + b))
2
1
sin a · cos b = · (sin(a + b) + sin(a − b))
2
– Transformation de sommes en produits
p +q p −q
cos p + cos q = 2 · cos( ) · cos( )
2 2
p +q p −q
cos p − cos q = −2 · sin( ) · sin( )
2 2
p +q p −q
sin p + sin q = 2 · sin( ) · cos( )
2 2
p −q p +q
sin p − sin q = 2 · sin( ) · cos( )
2 2
– Formules de duplication
cos(2x) = cos2 x − sin2 x = 2 cos2 x − 1 = 1 − 2 sin2 x
sin(2x) = 2 cos x sin x
2 tan x π π
tan(2x) = 2
, x 6= + k pour k ∈ Z
1 − tan x 4 2
x
Avec t = tan( ), on a :
2
2t 1− t2 2t
sin x = 2
, cos x = 2
, tan x =
1+t 1+t 1− t2

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 31

π
2
2π π
3 3
p
3π 3 π
4 2 4
p
2
5π 2 π
6 6
1
2

p p
2 2
− 2 2
p p
π 3 − 12 1 3 0
− 2 2 2

− 5π
6 − 12 p − π6
2
− 2
− π4
p
− 3π
4 − 3
2
− 2π
3
− π3
− π2

J
J tan(x)
tan x
π−x sin(x) x
x
sin x

− cos(x) 0 cos(x) I
0 cos x I

− tan(x)

J
J tan(x)
tan(x)
x
x sin(x)
sin(x)

− cos(x) 0
0
cos(x) I
cos(x) I

− sin(x)
− sin(x) −x
π+x
− tan(x)

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32 1.10. XCAS ET LES COMPLEXES

10 XCAS et les Complexes

Vous pouvez vous servir de XCAS comme super-calculatrice pour vérifier


vos calculs stakhanovistes.
Commencez par le télécharger à cette adresse :
http ://[Link]/ parisse/giac_fr.html
Ensuite, méditez cette pensée d’Alain C ONNES, membre de l’Académie des
sciences, Professeur au Collège de France, à l’I.H.E.S. et à l’Université de
Vanderbilt aux États-Unis.
Alain C ONNES a notamment reçu la Médaille Fields en 1982, le Prix Crafoord
en 2001 et la Médaille d’or du C.N.R.S. en 2004.

Quand on effectue un long calcul algébrique, la durée nécessaire


est souvent très propice à l’élaboration dans le cerveau de la re-
présentation mentale des concepts utilisés. C’est pourquoi l’ordi-
nateur, qui donne le résultat d’un tel calcul en supprimant la du-
rée, n’est pas nécessairement un progrès. On croit gagner du temps,
mais le résultat brut d’un calcul sans la représentation mentale de
sa signification n’est pas un progrès.

Alain C ONNES - Sciences et imaginaire

Le nombre i se note i. Il ne faut pas oublier l’ * de la multiplication. Ensuite,


les notations sont classiques :
z:=(3+2*i)*(1+2*i)
re(z);
im(z);
abs(z);
conj(z);
arg(1+i)

Pour obtenir un nombre sous forme algébrique, on peut utiliser evalc (éva-
luer en tant que complexe).
Pour résoudre une équation, on utilise
resoudre_dans_C(equation,inconnue)
ou bien
csolve(equation,inconnue) :

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 33

resoudre_dans_C(z^2+z+1=0,z)

Pour vérifier qu’un nombre est solution d’une équation :


f(z):=z^2+1;
f(i)

Pour factoriser et développer on utilise factoriser et developper...


Pour dessiner, on ouvre une fenêtre de géométrie en tapant Alt + G :
A:=point(1+i);
B:=point(sqrt(3)-2*i);
I:=milieu(A,B);
affixe(I);
evalc(affixe(I));
C:=point(conj(affixe(A)));

et on obtient :

C
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34 1.11. EXERCICES

EXERCICES

Énigmes historiques Exercices stakhanovistes

1 -1 Résolution d’une équation de de-


gré 3

On veut résoudre l’équation :

(E) : x 3 − 6x 2 + 13x − 10 = 0

par la méthode de C ARDAN.

a. Soit a un réel et X = x − a. Déterminez a pour


que les solutions de (E) soient les solutions 1 -3 Puissances de i
d’une équation de la forme X 3 + pX + q = 0.

b. Résoudre cette nouvelle équation d’inconnue Exprimez chacun des nombres suivant comme un
X et en déduire les solutions de (E). élément de l’ensemble {−1, +1, −i, +i} :
a. i3 c. i6 e. i16
1 -2 Leibniz se trompe ! b. i4 d. i9 f. i32
1 -4 Formes algébriques
Une des conséquences du théorème fondamental
de l’algèbre démontré par G AUSS est de pouvoir
Écrivez les nombres suivant sous forme algé-
affirmer que tout polynôme dont les coefficients
brique :
sont réels peut s’écrire comme produit de poly- 2+i
nômes à coefficients réels de degré 1 ou 2. a. i8 + 3i7 o. 1−2i
b. (3 + 2i) + (5 − i) 3+2i
p. 2−3i
En 1702, le grand L EIBNIZ conjecture 2i
c. (6 − i) + (4 − 3i) q. 2+i
pourtant que ce résultat est faux en
d. (−2 + 3i) + (6 − 4i) 3−2i
proposant les égalités suivantes avec r. i
p
a un réel et le fameux −1 que nous e. (−2 − i) + (−1 + 7i) 1
s. i
n’utilisons plus : f. (a + ib) + (c + id )
p ¢¡ p ¢ t. 1 + i − 3i2 + i7
X 4³+ 1 = X 2 −´ ³ −1 X 2 + ´ ³−1
¡
p
pp pp p p ´³ p p ´ g. (6 − 2i) − 4 u. −1+ip3
= X+ −1 X − −1 X + − −1 X − − −1 −1−i 3
h. (a + ib) − (2 − 3i) ³ p ´3
3
v. − 12 + i 2
Que pensez-vous des solutions de l’équation X 4 + i. (3 + i)(2 + 4i)
1=0? j. (1 − i)(2 + 3i) w. (−1 + i)4
¡ 2+3i ¢4
L EIBNIZ affirme alors que, quels que soient les k. (2 − i)(3 + 2i) x. 5+i
deux facteurs qu’on regroupe, cela ne donnera ja- µp p p p ¶8
l. (1 − 4i)2 2+ 2+i 2− 2
mais un facteur réel. y. 2
Cette utilisation du symbole
p
est décidément
m. (2 + i)3 ³p p ´12
p 1 6−i 2
trompeuse. Menez l’enquête en évitant les et en n. 2−3i
z. 2(1−i)
utilisant plutôt i.

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 35

1 -5 Formes algébriques 1 -8 Modules

On pose z 1 = 3−i, z 2 = 1+2i, z 3 = −2i. Écrivez sous a. Sachant que z 1 = −3−2i et z 2 = 1−3i calculez :
forme algébrique : |z 1 | ; |z 1 − z 2 | ; |z 1 + 2z 2 | ; |z 1 z 2 |
a. 3z 1 i. z 1 z 2 b. Sachant que z 1 = 5 + i et z 2 = −2 + 3i, vérifiez
que
b. z1 − z3 j. iz 12 + zz23
|z 1 |2 = 2 |z 2 |2
c. 2z 1 + z 2
k. (z 1 + z 2 2 )2 c. Soit k ∈ R, z 1 = −1 + 8i, z 2 = (1 − k) + 7i. Déter-
d. 2z 2 + iz 3 µ ´¶2
³
1 minez les valeurs de k telles que |z 1 | = |z 2 |.
e. i(z 2 z 3 ) l. z 3 z 1 + z2
d. Soit z = x + iy avec x et y des réels. Montrez
f. iz 1 + iz 2
m. (z 1 + z 2 + 2 i 2 que :
g. z1 + z2 z 1 +z 3 )
|z − 2i| − |z − 1| ⇔ 2x − 4 y + 3 = 0
h. iz 1 + z 3 n. z 1 + z11 + z12 + iz11
1
e. Résolvez dans R |11 + 2i| = |x + 1 + 5i|.
1 -6 Équations p
f. Résolvez dans C 5 |z| + iz = 3 + i.
1 -9 Équations de degré 2 ou 3
Déterminez les valeurs des réels x et y ou la forme
algébrique du complexe z satisfaisant les équa-
tions suivantes :
a. Résolvez dans C les équations suivantes : z 2 +
6z + 10 = 0; z 2 − 2z + 2 = 0
a. x + iy = (2 − 3i)(3 + i) 2z 2 − 2z + 5 = 0; z 2 − 6z + 10 = 0
b. (x + iy) + 3(2 − 3i) = 6 − 10i z 2 + 1 = 0; zp2 + z + 1 = 0
p 3
c. 2x + iy = 6 z 2 − i 2z − i =0
2
d. (x + iy)(5 + i) = 3 − 2i b. Vérifiez que 5 +i est solution de z 2 − 10z + 26 =
e. (x + iy)(2 + i) = (1 − i)2 0 puis déterminez la deuxième solution.
f. (2 − i)x − (1 + 3i)y − 7 = 0 c. Déterminez des équations du second degré
telles que les nombres suivants en soient les
g. x 2 + 2x yi + y 2 = 10 + 6i
solutions :
p
h. (x + iy)2 = 8 − 6i ±2i; 1 ± 2i; 3 ± 2i; −2 ± i 5
i. (x + iy)2 = 5 + 12i d. Si 3 − 2i est une solution de z 2 + kz + 13 = 0 où
j. (x + iy)2 = −3 + 4i k est un réel, déterminez k et trouvez l’autre
2 1 1 solution de l’équation.
k. z = 2−i + 1+2i
y
e. L’équation 2z 2 − (7 − 2i)z + k = 0 admet 1 +
x
l. 1+i + 1+2i = 1 i comme solution. Déterminez k puis la
p ¢2 p ¢ deuxième solution de l’équation.
m. −1 + i 3 + x −1 + i 3 ∈ R
¡ ¡
f. Si −1 − 2i est une solution de z 2 + az + b = 0,
1 -7 Modules déterminez les réels a et b.
g. L’équation z 2 + (−3 + 2i)z + k − i = 0 où k ∈ R
Calculez les modules suivants : admet 1 + i comme solution. Déterminez k et
g. ¯ 4+13i ¯ la deuxième solution de l’équation.
¯ ¯
a. |−3 + 4i|
b. |6 − 8i|
¯ ¯ h. L’équation z 2 + (p + 5i)z + q(2 − i) = 0 admet
h. ¯ p12 + p12 i¯
¯ ¯
1 + 2i comme solution. Déterminez p et q
c. |5 + i| ¯ p ¯
i. ¯−2 + 2 3i¯ ainsi que l’autre solution de l’équation.
d. |−3i| p ¯
i. L’équation z 3 − 4z 2 + 6z − 4 = 0 admet 1 + i
¯
¯p j.
¯1 3 ¯
− 2 i¯
¯
e. ¯ 2+i ¯ ¯ 2 comme solution. Trouvez les deux autres so-
¯p
k. ¯ 1+i ¯
¯ ¯ ¯
f. ¯ 2 + 1¯ 1−2i lutions.

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36 1.11. EXERCICES

¡π¢
+ i sin π6
¡ ¢¢7
j. Idem avec 2z 3 − 9z 2 + 30z − 13 = 0 et 2 + 3i.
¡
m. cos 6
k. Idem avec z 3 − 8z 2 + 22z − 20 = 0 et 2. n.
¡ ¡π¢
cos 12
¡ π ¢¢8
+ i sin 12
l. Idem avec z 3 − 4z 2 + 6z − 4 = 0 et 1 − i. ¡ ¢¢3
cos 23π + i sin 23π
¡ ¡ ¢
o.
m. Idem avec z 3 − iz 2 − z + i = 0 et i
cos π3 + i sin π3
¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢5
p.
n. Idem avec z 3 − 4z 2 + 4z +k = 0 et 1 − 3i en com- ¡p ¢8
mençant par déterminer le réel k. q. 3+i
o. Idem avec z 3 + kz 2 + z + 34 = 0 et 4 − i. r. (1 − i)4
p ¢3
p. Factorisez z 3 − 1 par z − 1 puis résolvez dans C
¡
s. 1 + i 3
l’équation z 3 − 1 = 0.
t. (−2 − 2i)4
q. Factorisez z 3 +(3 +i)z 2 − 4z − 12 − 4i par z 2 − 4
u. (1 + i)8
puis résolvez dans C l’équation z 3 + (3 + i)z 2 − p
4z − 12 − 4i = 0. v. (1 + i 3)6

1 - 10 Formes trigonométriques 1 - 12 Jouons aux cubes

Déterminez les formes trigonométriques des Développez (a + b)3 puis écrivez le plus simple-
nombres suivants : ment possible :
p ³ p ´3 ³p ´3
a. 1 + i h. −1 − i 3 a. 1+p3 3 d. 23 + 25 i
p p
b. 3 + i i. (1 + i 3)2 ³ p ´3 ³ p ´3
p b. 1−p3 3
c. −1 + i 3 e. − 3 2 3 + 12 i
j. 2 −1+i ¡p ¢3
d. 5i −2 c. 3 + 2i
k. p
− 3+i
e. −4i
p p l. − p1 − p1 i 1 - 13 Lignes trigonométriques
f. − 2p+ i 2 2 2
g. 12 − 23 i m. 1
(1−i)2 Écrivez sous forme trigonométrique
1 - 11 Formes trigonométriques p p
6−i 2
z=
Déterminez les formes algébriques des nombres 2(1 − i)
suivants :
puis³ sous forme
³ π ´ algébrique et déduisez-en
a. 4 cos π3 + i sin π3 π´
¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢
cos et sin
b. 5 cos π2 + i sin π2
¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢ 12 12

c. 2 cos 23π + i sin 23π


¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢
1 - 14 Équation dans C
p ¡
d. 2 cos 34π + i sin 34π
¡ ¢ ¡ ¢¢
Déterminer la solution complexe z 0 de l’équation
e. cos π4 + i sin π4 cos 34π + i sin 34π
¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢ ¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢

f. cos π3 + i sin π3 cos 43π + i sin 43π z +1


¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢ ¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢
= 1 + i.
g. cos π6 + i sin π6 cos π3 + i sin π3 z −1
¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢ ¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢

h. 2 cos π9 + i sin π9 5 cos 29π + i sin 29π


¡ ¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢¢ ¡ ¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢¢
1 - 15 Système d’équations dans C
cos 2π +i sin 2π
¡ ¢ ¡ ¢
i. cos 6 +i sin 6π
¡π¢ ¡ ¢
Déterminer les nombres complexes z 1 et z 2 tels
cos 56π +i sin 56π
¡ ¢ ¡ ¢
j. que
cos 3 +i sin 3π
¡π¢ ¡ ¢

¡ ¡π¢ ¡ π ¢¢³ p ´ 2z + z = 4

k. 3 cos + i sin 2 − 2i 3 1 2
6 6
¡ ¡π¢ ¡ π ¢¢4 −2iz + z = 0

l. cos 8 + i sin 8 1 2

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 37

1 - 16 Module et argument d’une puis- 1 - 20 Ligne de niveau


sance
a. Quel est l’ensemble des points M d’affixe z du
On considère les nombres complexes : plan vérifiant |z − 3| = 2 ?
b. Quel est l’ensemble des points M d’affixe z du
p z 14 plan vérifiant arg(z − (3 − i)) = π/3 ?
z1 = 3 − i, z 2 = 2 − 2i, A=
z 23 c. Déterminer l’ensemble des points M d’affixe
z du plan tels que
(où i désigne lme nombre complexe de module 1
et d’argument π/2). L
z = 1−i
C
a. Déterminer le module et un argument des où L et C sont deux contantes réelles stricte-
nombres complexes z 1 , z 2 , z 14 , z 23 et A. ment positives et où est un réel variant dans
b. En déduire la forme algébrique des nombres l’intervalle ]0, +∞[.
complexes z 14 , z 23 et A. ROC
c. Déduire des questions précédentes les va-
π π 1 - 21 Amérique du Sud, novembre 2006
leurs exactes de cos et sin .
12 12
d. Vérifier les résultats obtenus avec votre calcu- Le plan ¡complexe est rapporté au repère ortho-
latrice. →
− →−¢
normal O; u , v . On prendra pour unité gra-
phique 1 cm.
1 - 17 Racine carrée dans C
On rappelle que : « Pour tout vecteur w ~ non nul,
Résoudre dans C l’équation
~ k et arg (z) = (~
d’affixe z on a : |z| = kw ~ ) ».
u, w
Soient M, N et P trois points du plan, d’affixes res-
z 2 = 3 − 4i
pectives m, n et p tels que m 6= n et m 6= p.
³ p − m ´ ³−−→ −−→´
1 - 18 Équation à coefficients dans R a. Démontrer que : arg = MN , MP .
n −m
b. Interpréter
¯p −m ¯ géométriquement le nombre
a. Résoudre dans C l’équation ¯
¯
¯
¯
p n −m
z 2 − 2 2z + 4 = 0. 1 - 22 Centres étrangers, juin 2007

b. Déterminer le module et un argument de cha- a. Démontrer qu’ un nombre complexe z est


cune des solutions. imaginaire pur si et seulement si z = −z.
b. Démontrer qu’un nombre complexe z est réel
1 - 19 Équation à coefficients dans C
si et seulement si z = z.
c. Démontrer que pour tout nombre complexe
a. Calculer (3 − 2i)2 puis résoudre dans C l’équa-
z, on a l’égalité : zz = |z|2 .
tion
z 2 + z − 1 + 3i = 0. 1 - 23 Amérique du Nord, juin 2006

b. Calculer (5 − 3i)2 puis résoudre dans C l’équa- Prérequis : le module d’un nombre complexe z
tion quelconque, noté |z|, vérifie |z|2 = zz où z est le
z 2 + (5 − i)z + 2 + 5i = 0. conjugué de z.
Démontrer que :
c. Résoudre dans C l’équation
• pour tous nombres complexes z 1 et z 2
z 2 − (5 + 3i)z + 10 + 5i = 0. |z 1 z 2 | = |z 1 ||z 2 |

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38 1.11. EXERCICES

• pour tout nombre complexe z non nul ii. Pour tous nombres réels a et b :
(
cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b
¯ ¯
¯1¯ 1
¯ ¯=
¯ z ¯ |z|
sin(a + b) = sin a cos b + sin b cos a

1 - 24 Métropole 15 juin 2006 Soient z 1 et z 2 deux nombres complexes non nuls.


Démontrer les relations :
On prend comme pré-requis les résultats sui-
vants :
|z 1 z 2 | = |z 1 | |z 2 | et arg (z 1 z 2 ) = arg z 1 ) + arg(z 2
¡ ¢
– Si z et z 0 sont deux nombres complexes non
nuls, alors : arg(zz 0 ) = arg(z)+arg(z 0 ) à 2kπ près, à 2π près
avec k entier relatif

→ Exercices originaux
– Pour tout vecteur w non nul d’affixe z on a :
¡→− − →¢
arg(z) = u ; w à 2kπ près, avec k entier relatif
1 - 27 Problème ouvert
a. Soit z et z 0 des nombres complexes non nuls,
démontrer
³z´ que En utilisant les racines carrées de 1 + i, trouver
arg 0 = arg(z) − arg(z 0 ) à 2kπ près, avec k une méthode pour obtenir une formule donnant
z
entier relatif. cos(π/8) et sin(π/8).
Trouvez au moins deux autres méthodes de calcul
b. Démontrer que si A, B, C sont trois points du
en utilisant des formules trigonométriques.
plan, deux à deux distincts,
³ c − ad’affixes
´ ³−→respec-
−→´
tives a, b, c, on a : arg = AB , AC à 1 - 28 Du dessin aux formules
b−a
2kπ près, avec k entier relatif.
Caractérisez les nombres complexes z apparte-
1 - 25 Asie juin 2006 nant aux ensembles suivants :

Prérequis : On sait que si z et z 0 sont deux


nombres complexes non nuls, alors :

arg(zz 0 ) = arg(z) + arg(z 0 ).

Soient z et z 0 deux nombres complexes non nuls.


Démontrer que :
³z´
arg = arg(z) − arg(z 0 )
z0

1 - 26 Centres étrangers, juin 2006


1 - 29 Le crocodile se mord la queue...
Prérequis : On rappelle les deux résultats sui-
...ou comment visualiser une multiplication com-
vants :
plexe sur une pauvre bête ?
i. Si z est un nombre complexe non nul, on a
l’équivalence suivante :
On voudrait comprendre « quel effet cela fait à
( un nombre complexe de se faire élever au carré ».
|z| = r
Pour ça, on cherche à dessiner l’image du croco-
arg z = θ à 2π près dile par l’application ϕ :
(
z = r (cos θ + i sin θ) C → C
⇐⇒
r > 0 z 7→ z 2.

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 39

Soit E0 le triangle de sommets d’affixes 0, 1 et


1/2 + i.
a. Dessiner E0 .
b. Dessiner E1 = T1 (E0 ) ∪ T2 (E0 ) ∪ T3 (E0 )
c. Dessiner E2 = T1 (E1 ) ∪ T2 (E1 ) ∪ T3 (E1 )
..
.

Si nous voulons transmettre ces dessins informa-


tiquement, il est impossible de donner les coor-
données des sommets de tous les triangles noir-
a. Écrivez les parties réelles et imaginaires de z 2 cis du tamis puisqu’il y en a une infinité. En fait, il
en fonction de celles de z, puis le module et suffit de donner E0 , T1 , T2 et T3 et le tour est joué.
l’argument de z 2 en fonction de ceux de z. C’est ce qui est utilisé sur internet.
Commentaire ? Un autre problème : quelle est la resistance élec-
trique du tapis ?
b. Dessinez une demi-droite issue de 0 et son
image par ϕ.
1 - 32 Dessin du tapis de Sierpinski
c. Quelle est l’image d’un cercle centré en 0 ?
Placez aussi les images de quelques points E0 est le carré unité.
particuliers du cercle.
d. « Dessinez l’image du crocodile ». 1 1 1
T1 (z) = z T2 (z) = z +
3 3 3
e. (plus facile) Dessinez de même p l’image du
croco par z 7→ z + 1 + 2i, z 7→ ( 3 + i)z. 1 1 1
T3 (z) = z + dt T4 (z) = z + dt + i
3 3 3
1 - 30 Les fractales

Les fractales sont des objets irréguliers dont 1 1 1


T5 (z) = z + dt + dt i T6 (z) = z + + dt i
l’étude a débuté il y a une trentaine d’années. 3 3 3
Elles interviennent dans de nombreux domaines :
modélisation des matériaux poreux et des semi- 1 1 1
conducteurs, description mathématique de la T7 (z) = z + dt i T8 (z) = z + i
3 3 3
surface d’un nuage, étude des mécanismes fi-
nanciers, infographie, c’est à dire création d’algo- Complexes et électronique
rithmes efficaces pour représenter des objets sur
un écran d’ordinateur (avec un minimum de don-
1 - 33 Impédance complexe
nées transmises).
Nous allons étudier deux fractales simples : le ta-
On note j le nombre complexe de module 1 et
mis et le tapis de Sierpinski.
d’argument π/2.
1 - 31 Dessin du tamis de Sierpinski On donne le nombre complexe

Z2
Considérons les trois transformations de C dans C α= ,
Z1 (Z2 + R) + Z2 R
suivantes :
avec R = 900, Z1 = 1100 j , Z2 = −600 j .
1 1 1 1 1 1 Mettre le nombre complexe α sous la forme algé-
T1 (z) = z T2 (z) = z+ T3 (z) = z+ + i brique a + b j .
2 2 2 2 4 2
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40 1.11. EXERCICES

1 - 34 Impédance complexe b. On modifie le montage précédent et on ob-


tient alors la « nouvelle fonction de transfert »
On note j le nombre complexe de module 1 et H définie par :
d’argument π/2.
L’impédance complexe d’un circuit est telle que T()
H() =
Z1 Z2 1 + T()
Z= ,
Z1 + Z2 + Z3
p modules et argument de H(0),
Calculer les
avec Z1 = 1 + 2 j , Z2 = −1 + 3 j et Z3 = 4 + 5 j . H(1) et H( 3).
Mettre Z sous la forme algébrique a + b j .
c. Le plan ¡complexe est muni du repère ortho-
1 - 35 Fonction de transfert →
− →−¢
normal O; u , v . Soit A le point d’affixe −1
et M le point d’affixe T().
En électronique, on utilise la « fonction de trans-
fert » T de la pulsation , définie quand décrit l’in- d. Montrer que le module de H() est égal à
tervalle [0, +∞[ par : MO/MA.

1 e. Montrer qu’un argument de H() est égal à


T() = . −á
−→ −−→
1+ j l’angle (MA, MO).
a. Montrer que pour tout nombre réel de
f. Utiliser les questions 4. et 5. pour retrouver
[0, +∞[, on a :
les résultats du 2.
1− j
T() = .
1+2 1 - 37 Inversion complexe
b. Le plan ¡complexe
¢ est muni du repère ortho-

− →

normal O; u , v , unité 20 cm (ou 20 grands On considère l’application f du plan complexe
carreaux). Placer les points A, B, C, D, E et F dans C qui à tout point M d’affixe non nulle z as-
d’affixes respectives socie le point M0 d’affixe 1/z. On pose z = x + iy la
T(0), T(0, 3), T(0, 5), T(1) forme algébrique de z et x 0 + iy 0 celle de l’affixe z 0
de M0 .

T(2), T(3). a. Exprimez x 0 et y 0 en fonction de x et y.


c. Montrer que, pour tout nombre réel de b. Quelle est l’image de M0 par f ? Déduisez-en
[0, +∞[, le point M d’affixe T() est situé sur le l’expression de x et y en fonction de x 0 et y 0 .
demi-cercle inférieur de diamètre [OA].
c. Soit D une droite d’équation x = k avec k ∈ R.
d. Quel est l’ensemble des points m d’affixe 1 − j
Déterminez une équation de l’image de D par
quand varie dans [0, +∞[ ?
f . Déduisez-en la nature de cette image.
1 - 36 Fonction de transfert bis
d. Cas particulier : déterminez l’image de la
droite ∆ d’équation x = 32.
En électronique, sur un montage, on utilise la
« fonction de transfert » T de la pulsation , définie
quand décrit l’intervalle [0, +∞[ par : 1 - 38 Étude d’un filtre
4
T() = . On bidouille un filtre en mettant deux résistances
(1 + j )3
R et deux condensateurs de capacité C de manière
a. Calculer
rusée. Quand on applique à l’entrée une certaine
1 p
µ ¶
T(0), T p , T(1), T( 3). tension de pulsation , on recueille à la sortie un
3 nouveau signal « filtré » mais de même pulsation.

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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 41

Ce filtre est caractérisé par la fonction de transfert iii. Quelle transformation associe au point
T définie par m le point M d’affixe Z = T() ?

1 iv. Déduisez-en l’ensemble (E) décrit par le


T() = avec point M quand parcourt ]0, +∞[.
Z 1 ()
1+ v. Tracez sur un même graphique les en-
Z 2 ()
sembles (D) et (E). Vous prendrez pour
1 1 unité 6cm.
Z1 ) = R + et Z2 () =
jC 1
+ jC Vous représenterez également le point
R m 0 d’affixe 3 + j et son image M0 par la
transformation envisagée.

Des exercices de Bac


R
1 - 39 Équations - systèmes

a. Résoudre dans C les équations suivantes :


C z +2
i. =i
e1 z + 2i
ii. 2z + iz = 5 − i
b. Résoudre dans CC le système suivant :
(
R C e2
2iz + z 0 = 2i
3z − iz 0 = 1

1 - 40 Équations coeff complexes

a. Résoudre dans l’ensemble des nombres com-


F IGURE 1.1: Filtre plexes l’équation : z 2 + 2z + 2 = 0
b. Soit l’équation (F) d’inconnue complexe z :
(F) : z 2 − 2z + 4 + 4i = 0
Justifiez les valeurs trouvées de Z 1 et Z 2
Les constantes R et C sont bien sûr strictement c. Montrer que (F) admet pour solution un
positives. En électronique, on note j le nombre vé- nombre imaginaire pur que l’on déterminera.
rifiant j2 = −1 pour ne pas faire de confusion avec d. Résoudre l’équation (F).
l’intensité i .
1 1 - 41 Équation de degré 4
a. Montrez que T() =
1
µ ¶
3 + j RC − On considère le polynôme P(z) = z 4 + 17 z 2 − 28 z +
RC
260, où z est un nombre complexe.
b. i. On considère la fonction définie sur
]0, +∞[ par a. Déterminer deux nombres réels a et b tels
que :
1
h() = RC − P(z) = (z 2 + az + b)(z 2 + 4 z + 20).
RC
Dressez le tableau de variation de h sur b. Résoudre dans C l’équation P(z) = 0.
]0, +∞[. c. Placer dans un repère orthonormal direct
O; →

u ,→

¡ ¢
ii. On considère le point m d’affixe 3 + j h(). v , les images M, N, P et Q des
Quel est l’ensemble (D) décrit par le nombres complexes respectifs m = −2 +
point m lorsque parcourt ]0, +∞[ ? 4i, n = −2 − 4i, p = 2 + 3i et q = 2 − 3i.

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42 1.11. EXERCICES

d. i. Déterminer le nombre complexe z véri- b. Dans le plan complexe, l’ensemble des points
z −p
fiant = i . Placer son image K. M d’affixe z = x +iy vérifiant |z − 1| = |z +i| est
z −m la droite d’équation :
ii. En déduire que le triangle MPK est iso-
cèle rectangle en K. ° y = x −1 ° y = −x
e. i. Déteminer par le calcul l’affixe du point
L, quatrième sommet du carré MKPL. ° y = −x + 1
° y =x
p
ii. Déterminer l’abscisse du point d’inter- c. Soit n ∈ N. Le nombre (1 + i 3)n est réel si, et
section R de la droite (KL) et de l’axe des seulement si
abscisses.
° n ≡ 1[ 3] ° n ≡ 2[3]
iii. Montrer que M, N, P et Q sont sur un
même cercle de centre R. ° n ≡ 0[ 3] ° n ≡ 0[6]
6−z
d. Soit l’équation z = , z ∈ C. Une de ses so-
1 - 42 Style Bac 3−z
lutions est
p p
Le plan complexe
¡ → est muni d’un repère orthonor- ° − 2 − 2i ° 2 + 2i
− →−¢
mal direct O; u , v .
On note A et B les points d’affixes respectives 2i et ° 1−i ° −1 − i
−1.
À tout nombre complexe z, distinct de 2i, on asso- e. Soit
p A et B d’affixes respectives z A =¡ i et zB =

− → −¢
z +1 3 dans un repère orthonormal O; u , v .
cie le nombre complexe Z = .
z − 2i L’affixe z C du point de C tel que ABC soit un
−→ −→
a. Donner une interprétation géométrique de triangle équilatéral avec (AB , AC ) = π/3 est
l’argument de Z dans le cas où z 6= −1.
° −i ° 2i
b. Déterminer et représenter graphiquement,
p p
en utilisant la question précédente, les en- ° 3+i ° 3 + 2i
sembles de points suivants
f. Dans le plan complexe, l’ensemble des points
i. L’ensemble E des points M d’affixe z tels M d’affixe ¶ z = x + iy vérifiant la relation
z +2 π
µ
que Z soit un nombre réel négatif.
arg = est
ii. L’ensemble F des points M d’affixe z tels z − 2i 2
que Z soit un nombre imaginaire pur. ° une droite ° un cercle

1 - 43 Le QCM de la mort ° une lemniscate de Bernoulli

° une bergère syldave


Pour chaque question, une seule réponse est
exacte. Vous avez 1 point par bonne réponse. J’en- 1 - 44 Bac
lève 0,5 point par réponse inexacte.

a. Soit z ∈ C vérifiant z̄ + |z| = 6 + 2i. La forme al- On considère le plan complexe ¡ → P rapporté à un
− →−¢
gébrique de z est repère orthononnal direct O; u , v . Dans tout
l’exercice, P \{O} désigne le plan P privé du point
8 8 origine O.
° − 2i ° − − 2i
3 3 a. On considère l’application f de P \{O} dans
8 8 P \{O} qui, au point M du plan d’affixe z, as-
° + 2i ° − + 2i 1
3 3 socie le point M0 d’affixe z 0 définie par : z 0 = .
z
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 43

On appelle U et V les points du plan d’affixes 1 - 46 Une impression de Déjà-Vu


respectives 1 et i.
i. Démontrer que pour z 6= 0, on a arg z 0 =
¡ ¢ Le plan complexe
¡ → est muni d’un repère orthonor-
− →−¢
arg(z) à 2kπ près, avec k entier relatif. mal direct O; u , v (unité graphique : 2 cm).


En déduire que, pour tout point M de On rappelle que pour tout vecteur w non nul,

→ ¡→
− − →¢
P \{O} les points M et M0 = f (M) appar- d’affixe z, on a : |z| = kw k et arg(z) = u , w à 2π
tiennent à une même demi-droite d’ori- près.
gine O. On note A et B les points d’affixes respectives −i et
3i.
ii. Déterminer l’ensemble des points M de On note f l’application qui, à tout point M du
P \{O} tels que plan, d’affixe z, distinct de A, associe le point M0
f (M) = M. d’affixe z 0 telle que :
iii. M est un point du plan P distinct de O, iz + 3
U et V, on admet que M0 est aussi distinct z0 =
z +i
de O, U et V.
z0 − 1 1 z −1
µ ¶ a. étude de quelques cas particuliers.
Établir l’égalité = = i. Démontrer que f admet deux points in-
z0 − i i z +i
µ
z −1
¶ variants J et K appartenant au cercle de
−i . diamètre [AB].
z −i
En µ déduire une ¶relation entre Placer ces points sur le dessin.
z0 − 1 z −1
¶ µ
arg 0 et arg ii. On note C le point d’affixe c = −2 +i. Dé-
z −i z −i montrer que le point C0 , image de C par
b. i. Soit z un nombre complexe tel que z 6= 1 f , appartient à l’axe des abscisses.
et z 6= i et soit M le point d’affixe z. Dé- b. Pour tout point M du plan distinct de A et B,
montrer que M est sur la droite (UV) pri- démontrer que
z −1 ¡ 0 ¢ ³−−→ −−→´ π
vée de U et de V si et seulement si arg z = MA , MB + à 2π près.
z −i 2
est un nombre réel non nul.
c. Étude de deux ensembles de points.
ii. Déterminer l’image par f de la droite i. Déterminer l’ensemble des points M
(UV) privée de U et de V. d’affixe z tels que z 0 soit un nombre
complexe imaginaire pur.
1 - 45 VRAI ou FAUX
ii. Soit M d’affixe z un point du cercie de
diamètre [AB] privé des points A et B. À
Pour chaque proposition, indiquer si elle est vraie
quel ensemble appartient le point M0 ?
ou fausse et proposer une démonstration pour
la réponse indiquée. Dans le cas d’une proposi- 1 - 47 Géométrie complexe
tion fausse, la démonstration consistera à fournir
un contre-exemple. Une réponse sans démons- Le plan complexe
¡ →est rapporté à un repère ortho-
− →−¢
tration ne rapporte pas de point. normal direct O; u , v . On prendra pour unité
On rappelle que si z est un nombre complexe, z graphique 2 cm. Soit f l’application qui à tout
désigne le conjugué de z et |z| désigne le module point M du plan d’affixe z non nulle associe le
4
de z. point M0 d’affixe z 0 telle que z 0 =
, où z désigne
z
1 1 le nombre complexe conjugué de z.
a. Si z = − + i, alors z 4 est un nombre réel.
2 2 a. Déterminer l’ensemble des points invariants
b. Si z + z = 0, alors z = 0. par f .
1 b. Déterminer l’ensemble des points dont
c. Si z + = 0, alors z = i ou z = −i.
z l’image par l’application f est le point J d’af-
d. Si |z| = 1 et si |z + z 0 | = 1, alors z 0 = 0. fixe 1.

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44 1.11. EXERCICES

c. Soit α un nombre complexe non nul. Démon- ii. M appartient aux cercles de diamètres
trer que le point A d’affixe α admet un antécé- respectifs [AC] et [AB] ;
dent unique par f , dont on précisera l’affixe. iii. M est l’orthocentre du triangle ABC.
d. i. Donner une mesure de l’angle c. Soit A et B les points d’affixes respectives 1 + i
³ −−→ −−−→0 ´ et 5 + 4i
OM , OM . Interpréter géométrique-
5
ment ce résultat. i. |z G − 3 − 2, 5i| = ;
6
ii. Exprimer ¯z 0 ¯ en fonction de |z|. Si r dé-
¯ ¯
1
signe un réel strictement positif, en dé- ii. z G − (1 + i) = (4 + 3i) ;
duire l’image par f du cercle de centre O 3
1
et de rayon r . iii. z G − (3 + 2, 5i) = (4 + 3i).
3
iii. Choisir un point P du plan complexe
non situé sur les axes de coordonnées et 1 - 49 QCM : on aime !
tel que OP = 3, et construire géométri-
quement son image P 0 par f . Pour chacune des trois questions de ce QCM, une
seule des quatre propositions est exacte.
e. On considère le cercle C 1 , de centre J et de
Le candidat indiquera sur sa copie le numéro
rayon 1. Montrer que l’image par f de tout
de la question et la lettre correspondant à la ré-
point de C 1 ,distinct de O, appartient à la
ponse choisie. Aucune justification n’est deman-
droite D d’équation x = 2.
dée.
1 - 48 QCM Une réponse exacte rapporte 1 point. Une ré-
ponse inexacte enlève 0,5 point. L’absence de ré-
Pour chacune des 3 questions, une seule des trois ponse n’apporte ni n’enlève aucun point. Si le to-
propositions est exacte. tal est négatif, la note de l’exercice est ramenée à
Le candidat indiquera sur la copie le numéro de 0.
la question et la lettre correspondant à la réponse a. Dans le plan complexe, on donne les points A,
choisie. Aucune justification n’est demandée. B et C d’affixes respectives
Une réponse exacte rapporte 1 point ; une réponse −2 + 3i, −3 − i et 2, 08 + 1, 98i. Le triangle ABC
inexacte enlève 0,5 point ; l’absence de réponse est est :
comptée 0 point. (a) : isocèle et non rectangle
Si le total est négatif, la note est ramenée à zéro.
(b) : rectangle et non isocèle
Dans tout l’exercice, le plan complexe ¡ → est rap-
− →−¢ (c) : rectangle et isocèle
porté à un repère orthonormal direct O; u , v .
a. Le point M est situépsur le cercle de centre (d) : ni rectangle ni isocèle
A(−2 ; 5) et de rayon 3. Son affixe z vérifie : b. à tout nombre complexe z 6= −2, on associe le
z − 4i
i. |z − 2 + 5i|2 = 3 ; nombre complexe z 0 défini par : z 0 = .
z +2
ii. |z + 2 − 5i|2 = 3 ; L’ensemble des points M d’affixe z tels que
iii. |z − 2 + 5i| = 3. |z 0 | = 1 est :
b. On considère trois points A, B et C d’affixes (a) : un cercle de rayon 1
respectives a, b et c, deux à deux distincts (b) : une droite
et tels que le triangle ABC n’est pas équilaté-
(c) : une droite privée d’un point
ral. Le point M est un point dont l’affixe z est
z −b z −c (d) : un cercle privé d’un point
telle que les nombres complexes et c. Les notations sont les mêmes qu’à la question
c −a b−a
sont imaginaires purs. 2.
i. M est le centre du cercle circonscrit au L’ensemble des points M d’affixe z tels que z 0
triangle ABC ; est un réel est :

C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 45

(a) : un cercle 1 - 51 Une petite équation


(b) : une droite
On considère l’équation :
(c) : une droite privée d’un point
(d) : un cercle privé d’un point (E) z 3 − (4 + i)z 2 + (13 + 4i)z − 13i = 0

1 - 50 Bac où z est un nombre complexe.


a. Démontrer que le nombre complexe i est so-
I. Étude d’un cas particulier lution de cette équation.
p p
On pose : a = 3 + i, b = −1 + 3i, c = − 5 − i 5. b. Déterminer les nombres réels a, b et c tels
a. Vérifier que O est le centre du cercle circons- que, pour tout nombre complexe z on ait :
crit au triangle ABC.
z 3 −(4+i)z 2 +(13+4i)z−13i = (z−i) az 2 + bz + c .
¡ ¢
b. Placer les points A, B, C et le point H d’aflixe
a + b + c, puis vérifier graphiquement que le c. En déduire les solutions de l’équation (E).
point H est l’orthocentre du triangle ABC.

II. Étude du cas général.


ABC est un triangle dont O est le centre du cercle
circonscrit, et a, b, c sont les affixes respectives
des points A, B, C.
a. Justifier le fait que O est le centre du cercle cir-
conscrit au triangle ABC si et seulement si :

aa = bb = cc.

b. On pose w = bc − bc.
i. En utilisant la caractérisation d’un
nombre imaginaire pur établie dans le
I., démontrer que w est imaginaire pur.
³ ´
ii. Verifier l’égalité : (b + c) b − c = w et
b +c w
justifier que : = .
b − c |b − c|2
iii. En déduire que le nombre complexe
b +c
est imaginaire pur.
b −c
c. Soit H le point d’affixe a + b + c.
i. Exprimer en fonction de a, b et c les af-
−−→ −→
fixes des vecteurs AH et CB .
³−→ −−→´ π
ii. Prouver que CB , AH = +kπ, où k est
2
un entier relatif quelconque.³
−→ −−→´
(On admet de même que CA , BH =
π
+ kπ).
2
iii. Que représente le point H pour le tri-
angle ABC ?

C
Guillaume Connan, Licence Creative Commons BY: $ , 2010-2011
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