Complexes
Complexes
CHAPITRE
COMPLEXES -
Parte oane
Les nombres complexes portent bien leur nom ! Ils interviennent par-
tout : en algèbre, en analyse, en géométrie, en électronique, en traite-
ment du signal, en musique, etc. Et en plus, ils n’ont jamais la même
apparence : tantôt sous forme algébrique, tantôt sous forme trigonomé-
trique, tantôt sous forme exponentielle, ... Leur succès vient en fait de
deux propriétés : en travaillant sur les nombres complexes, tout poly-
nôme admet un nombre de racines égal à son degré et surtout ils per-
mettent de calculer facilement en dimension 2. Ce n’est pas clair ? Alors
commençons par parcourir le deuxième millénaire qui a vu mûrir petit à
petit cette notion dans les esprits.
2 1.1. APPROCHE HISTORIQUE
1 Approche historique
x 3 + ax = b (E)
où x, a et b désignent des nombres réels positifs mais jouant des rôles différents :
– x est l’inconnue de l’équation ; le but du jeu est en effet de déterminer les (ou
des...) nombres réels positifs qui satisfont l’équation (E) ;
– a et b sont des paramètres : plutôt que d’étudier séparément des équations comme
x 3 + 2x = 1, x 3 + x = 7, ..., Al Khayyam avait compris qu’elles pouvaient être réso-
lues de manière similaire, quelque soit les valeurs positives prises par a et b. Les
solutions de l’équation dépendront donc de ces paramètres.
Nous allons donc qualitativement l’équation (E).
1 2 a Paraboles et cercles
Dans le premier quadrant d’un repère orthonormal, considérons la branche de pa-
2
rabole d’équation y = px a et le demi-cercle passant par l’origine du repère, centré
sur l’axe des x positifs et de diamètre ba .
C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 3
1 2 b Paraboles et hyperboles
Voyons les choses autrement :
(E) ⇔ x(x 2 + a) = b
b
(E) ⇔ x2 + a = ou x =0
x
1 3 La Renaissance italienne
1 3 a Un saut dans l’espace-temps : combien l’équation x3+px+q=0 a-t-elle
de solutions dans R ?
Historiquement, c’est en essayant de résoudre cette équation que les mathémati-
ciens italiens du XVIe siècle eurent pour la première fois l’idée d’utiliser des nombres
dont le carré est négatif. Nous qui vivons au XXIe, nous avons des outils pour dé-
nombrer les solutions.
Considérons donc la fonction f : x 7→ x 3 +px+q avec p et q des entiers. En étudiant
cette fonction, nous allons vérifier qu’elle admet toujours au moins une solution
réelle et même déterminer le nombre de solutions selon les valeurs de p et q.
Comme lim f (x) = −∞, lim f (x) = +∞ et que f est continue sur R, le Théorème
x→−∞ x→+∞
des Valeurs Intermédiaires assure l’existence d’une valeur d’annulation de f car elle
change de signe a
x −∞ −a a +∞
Signe f 0 (x) + 0 − 0 +
f (−a) +∞
@@
@R
f (x)
−∞ f (a)
a. comme nous le verrons dans un prochain chapitre mais l’idée paraît naturelle !...
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4 1.1. APPROCHE HISTORIQUE
Maintenant, il faudrait connaître les signes respectifs de f (−a) et f (a) pour savoir
si f s’annule sur les intervalles ] − ∞, a], [−a, a] et [a, +∞[.
Recherche Utilisez cette formule pour trouver une solution de (E1 ) : x 3 − 36x − 91 = 0
Admettons qu’on puisse prolonger les calculs p usuels aux racines carrées de
Recherche nombres négatifs en utilisant le « symbole » −1.
Utilisons alors la formule de notre ami italien.
¡ p ¢3 ¡ p ¢3
Recherche calculez 2 + −1 et 2 − −1
On trouve alors une solution réelle α de (E2 ). Or 4p 3 + 27q 2 est négatif, donc on
devrait trouver deux autres racines réelles. Comme on en a une, cela veut dire qu’on
peut factoriser x 3 − 15x − 4 par x − α.
Faites-le !
Recherche
Déduisez-en les deux autres solutions réelles.
Ainsi, à partir de ces travaux, les mathématiciens ont eu l’idée de prolonger les cal-
culs algébriques aux expressions comportant des racines carrées négatives. Il fau-
dra attendre le XIXe siècle pour que ces nombres « qui ne faisaient que passer » aient
droit de cité et soient étudiés rigoureusement. Il faudra attendre la même époque
pour que le héros romantique Évariste G ALOIS propose une étude théorique des
équations de degré supérieur à 2, mais ceci est une autre histoire...
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 5
En 1774, le mathématicien
p suisse Leonhard E ULER remarque
que la notation −1 peut prêter à confusion.
En effet, dans le cas où a est un nombre positif, vous avez ap-
p
pris que a désigne le nombre positif dont le carré vaut a.
Cela se traduit par l’égalité :
¡p ¢2
Pour tout réel positif a, a =a
p p p
– Vous avez de même établi que a · b = a · b. Sauriez-vous le démontrer
en utilisant la définition rappelée ci-dessus ?
– Si l’on
p généralise
p cette dernière règle à tous les réels, à quoi devrait être égal :
Recherche . p−1 · −1 ?
¢2
.
¡
−1 ?
– Qu’en pensez-vousp ? p
– Calculez de même −2 · −3 de deux manières différentes.
p
Pour pallier à ces contradictions, E ULER décide de désigner ce nombre −1 par la
lettre i (i comme...).
Ainsi :
i2 = −1
Cette notation ne sera pas adoptée tout de suite mais c’est elle dont l’usage est lar-
gement répandue de nos jours et que nous utiliserons.
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6 1.1. APPROCHE HISTORIQUE
Alors que les plus grands esprits depuis trois siècles essayent
de donner vie à ces nouveaux nombres fort utiles, la lumière
va venir en 1799 d’un modeste arpenteur-géomètre danois in-
connu de tous (et qui le restera car il va publier son mémoire
en danois et sera donc peu lu pendant un siècle avant d’être
enfin traduit !), Caspar W ESSEL (en photo), et presque simul-
tanément (1806) d’un tout aussi modeste libraire suisse ins-
tallé à Paris, Jean-Robert A RGAND, et enfin d’un prêtre fran-
çais exilé en Angleterre et mathématicien amateur, Adrien-
Quentin B UÉE.
Leurs résultats ne seront acceptés que lorsqu’ils seront re-découverts par des sa-
vants illustres dont le brillantissime G AUSS.
1 6 c Le Danois pratique
L’arpenteur W ESSEL a lui une vision plus dynamique : il veut représenter des direc-
tions par des nombres, non plus sur une droite seulement (positifs et négatifs) mais
sur un plan (le plan des cartes qu’il doit dessiner !).
Laissons-le parler :
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 7
Voici résumé par un homme de terrain en quelques phrases ce qu’il faut com-
prendre sur ces nouveaux nombres qui sont l’objet de notre étude.
Recherche Ça vous rappelle quelque chose ? Que pensez-vous des termes utilisés ?
b. Caspar W ESSEL, Essai sur la représentation analytique de la direction, pp 3-5 de la traduction française disponible sur
Gallica http ://[Link]/ark :/12148/bpt6k99681g.r=caspar+[Link]
c. Ibid page 7
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8 1.1. APPROCHE HISTORIQUE
[...]
– Quant à la longueur, le produit doit être à l’un des facteurs comme
l’autre est à l’unité ;
– En ce qui concerne la direction du produit, si l’on fait partir de la
même origine l’unité positive, les facteurs et le produit, celui-ci doit
[...] dévier de l’un des facteurs d’autant de degrés et dans le même sens
que l’autre facteur dévie de l’unité, en sorte que l’angle de direction du
produit ou sa déviation par rapport à l’unité positive soit égale à la
somme des angles de direction des facteurs.
Désignons par +1 l’unité rectiligne, par +² une autre unité perpendicu-
laire à la première et ayant la même origine : alors l’angle de direction
de +1 sera égal à 0°, celui de −1 à 180°, celui de +² à 90°et celui de −²
à -90°ou à 270° ; et selon la règle que l’angle de direction du produit est
égal à la somme de ceux des facteurs, on aura :
(+1) · (+1) = +1, (+1) · (−1) = −1, (−1) · (−1) = +1, (+1) · (+²) = +², (+1) ·
(−²) = −², (−1)·(+²) = −², (−1)·(−²) = +², (+²)·(+²) = +², (+²)·(−²) = +1,
(−²) · (−²) = −1.
p
Il en résulte que ² est égal à −1 et que la déviation du produit est dé-
terminée de telle sorte qu’on ne tombe en contradiction avec aucune des
règles d’opérations ordinaires. d
Recherche Illustrez par des schémas ce qui est clairement exposé par W ESSEL.
3 π h πi h πi h πi
· ¸
(E1 ) : ,− · z = 3, (E2 ) : 2, · z = 1,
2 4 12 3 6
Écrivez la suite des puissances entières successives de 1, − π3 .
¤ £
d. Ibid page 9
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 9
Beaucoup de légendes circulent au sujet de Carl Friedrich G AUSS, fils d’un modeste
jardinier, qui aurait commencé sa carrière mathématique très tôt en donnant ins-
tantanément à dix ans la somme des termes d’une suite arithmétique très com-
pliquée, aurait dit « dites lui d’attendre un moment que j’aie fini » alors qu’on lui
annonçait que sa femme se mourrait au milieu d’une de ses démonstrations. Sa de-
vise était pauca sed matura ce qui explique qu’il ait publié des résultats bien des
années après en avoir eu l’intuition.
Ceci étant, il donna dans sa thèse de Doctorat parue en 1799 une première démons-
tration de ce qu’on appellera ensuite le théorème fondamental de l’algèbre, à savoir
que toute équation de degré n a n solutions pouvant s’écrire sous la forme a + ib
avec a et b des nombres réels et i le fameux nombre dont nous parlons depuis le
début de ce cours.
Il appellera plus tard (1831) l’ensemble de tous ces nombres ensemble des nombres
complexes, les opérations valables dans R se prolongeant dans cet ensemble comme
nous l’avons découvert dans les paragraphes précédents.
Douze ans plus tard, il évoque dans une lettre au mathématicien Friedrich B ESSEL
un résultat qu’il ne publiera qu’en 1831 :
C
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10 1.2. APPROCHE « MODERNE »
Pour finir, une dernière citation de G AUSS qui nous permettra de méditer sur les
aléas du progrès scientifique :
Jusqu’à ce jour on avait surtout discuté sur la théorie des nombres com-
plexes d’un mauvais point de vue, on avait senti une obscurité mysté-
rieuse. Mais la raison de ceci est en grande partie due àpune dénomi-
nation maladroite. Si on n’avait pas caractérisé +1, −1, −1 par unité
positive, négative, imaginaire (ou plus fort impossible), mais par unité
directe, inverse et latérale, l’obscurité mentionnée n’aurait pas surgi.
2 Approche « moderne »
p π
3 − 2 0 2 R
3
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 11
(1, 1)
1
(1, 0)
0 1 R
On voudrait plutôt un élément neutre (1,0) et donc que (x, y)(1, 0) = (x, y). Je vous
propose la multiplication suivante
x y
µ ¶
,−
x2 + y 2 x2 + y 2
p : Je suis impressionné par ce petit exposé, mais je ne vois pas trop le lien
Téhessin
avec le −1 du paragraphe précédent.
Mathémator : Et bien observez (0, 1) et élevez-le au carré.
C
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12 1.2. APPROCHE « MODERNE »
Pour se simplifier la vie, nous allons donner un nom à cet ensemble des nombres
complexes : C.. Et maintenant observez comme les calculs deviennent faciles en
prolongeant les règles valables sur R !
Téhessin : Si vous le dites : (x + iy) + (x 0 + iy 0 ) = x + iy + x 0 + iy 0 = (x + x 0 ) + i (y + y 0 )
Mathémator : Comme nous avions (x, y) + (x 0 , y 0 ) = (x + x 0 , y + y 0 ), mais en plus
simple.
Téhessin : Et (x + iy) · (x 0 + iy 0 ) = xx 0 + ix y 0 + iy x 0 + i2 y y 0
Mathémator : N’oubliez pas que i2 = −1
Téhessin : Alors (x + iy) · (x 0 + iy 0 ) = (xx 0 − y y 0 ) + i (x y 0 + y x 0 )
Mathémator : Comme nous avions (x, y)(x 0 , y 0 ) = (xx 0 − y y 0 , x y 0 + y x 0 ).
Donc nous allons pouvoir calculer en dimension 2 en généralisant les règles de di-
mension 1. Nous avons juste ajouté ce nombre i de carré −1. En particulier, tous les
nombres réels sont des nombres complexes : R ⊂ C.
Nous allons pouvoir associer à chacun de ces nombres réels un point du plan et
donc associer des transformations du plan à des calculs dans C : on va résoudre des
problèmes de géométrie par le calcul.
Si vous avez compris ces relations, tout ce qui va suivre va vous paraître « trop »
simple....
g. Lesy renvoient à une notion extrêmement importante et rigoureuse : la notion d’isomorphisme. Deux ensembles sont
isomorphes lorsqu’il existe une bijection entre les deux et que cette bijection « conserve » les opérations. Cela permet de tra-
vailler à isomorphisme près sur un ensemble compliqué en le remplaçant par un ensemble isomorphe plus approprié à la
situation. C’est ce qui se passe entre R2 et C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 13
(b 1 , b 2 ) + (a 1 , a 2 ) = (b 1 + a 1 , b 2 + a 2 ); (52.)
(b 1 , b 2 ) − (a 1 , a 2 ) = (b 1 − a 1 , b 2 − a 2 ); (53.)
h. : http ://[Link]/pub/HistMath/People/Hamilton/PureTime/[Link]
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14 1.2. APPROCHE « MODERNE »
(0, 0) + (a 1 , a 2 ) = +(a 1 , a 2 ),
(0, 0) − (a 1 , a 2 ) = −(a 1 , a 2 ); (62.)
and then +(a 1 , a 2 ) will be another symbol for the number-couple (a 1 , a 2 ) itself,
and −(a 1 , a 2 ) will be a symbol for the opposite number-couple (−a 1 , −a 2 ). The
reciprocal of a number-couple (a 1 , a 2 ) is this other number-couple,
à !
1 (1, 0) a1 −a 2 (a 1 , −a 2 )
= = 2 2
, 2 2
= 2 . (63.)
(a 1 , a 2 ) (a 1 , a 2 ) a +a a +a
1 2 a + a2
1 2 1 2
It need scarcely be mentioned that the insertion of the sign of coincidence = bet-
ween any two number-couples implies that those two couples coincide, number
with number, primary with primary, and secondary with secondary ; so that an
equation between number-couples is equivalent to a couple of equations bet-
ween numbers.
H AMILTON inventera par la suite la théorie des quaternions, qui en quelque sorte
des « super-complexes » mais en dimension 4 ! Il introduira d’ailleurs à cette occa-
sion le terme de vecteur.
2 2 Cinéma
Un magnifique film résume nos premières aventures. Il se trouve à l’adresse sui-
vante :
http ://[Link]/Dim_reg_F.htm
C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 15
Ensemble C
On définit un ensemble C
– muni d’une addition et d’une multiplication qui prolongent celles de R
Théorème 1 - 1 – contenant un nombre i vérifiant i2 = −1
– tel que chaque élément z de C peut s’écrire de manière unique sous la forme
3 1 Forme algébrique
Cette écriture unique est appelée forme algébrique du réel z.
Le nombre a est appellé partie réelle de z et notée Re(z)
Le nombre b est appellé partie imaginaire de z et notée Im(z)
3 2 Le plan complexe
Nous avons vu que chaque nombre complexe peut être associé à un point du plan
¡ − →− →¢
qu’on munit d’un repère O, e 1 , e 2
axe imaginaire
(
b
(
→
−
e2
0 →
−
e1 a axe réel
C
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\
16 1.3. VOCABULAIRE ET PREMIÈRES PROPRIÉTÉS
Inversement, à tout point M du plan de coordonnées (a, b), on associe son affixe
z = a + ib qu’on note souvent z M .
→
− −→ −
→ ¡−
→− →¢
Enfin, à tout vecteur u = a e 1 + b e 2 de coordonnées (a, b) dans la base e 1 , e 2 est
− = a + ib
associé une affixe z→
u
affixe du milieu
Propriété 1 - 3 1
z I = (z A + z B )
2
– Pour tous points A et B
Conjugué
On appelle conjugué du nombre complexe z = a + ib le nombre
Définition 1 - 1
z = a − ib
→
−
e2
0 →
−
e1 axe réel
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\
CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 17
−
→
– M(z) et M0 (z) sont symétriques par rapport à l’axe (O, e 1 )
– z1 + z2 = z1 + z2
– z1 z2 = z1 z2
– z=z
– z ∈ R ⇐⇒ z = z
Propriété 1 - 5
– z ∈ i R ⇐⇒ z = −z
1
– Re(z) = (z + z)
2
1
– Im(z) = (z − z)
2
– Si z = a + ib, alors zz = a 2 + b 2
3 6 Conjugué de l’inverse
Sachant qu’un complexe non nul z admet une forme algébrique a+ib, on sait main-
tenant trouver la forme algébrique de son inverse :
1
µ ¶
et donc =
z
Module
Le module du complexe z est le réel positif noté |z| tel que
Définition 1 - 2
p
|z| = z z
C
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18 1.3. VOCABULAIRE ET PREMIÈRES PROPRIÉTÉS
– Cette définition en est bien une car z z = a 2 + b 2 d’après notre étude sur les
conjugués. p p
p
Remarque – Si a est un réel, |a| = a a = aa = a 2 car a = a. Donc le module de a est
bien la valeur absolue de a et notre notation est cohérente.
La notion de module dans C généralise donc celle de valeur absolue dans R.
3 7 a Interprétation géométrique
axe imaginaire
(
b
(
→
−
e2
0 →
−
e1 a axe réel
p
Propriété 1 - 6 |z| = a2 + b2
p −−→
Or, qu’est-ce que a 2 + b 2 si ce n’est la norme du vecteur OM ou encore la longueur
OM.
°−−→° ¯ ¯ °→ −°
¯ ¯ ° °
Propriété 1 - 7 |z M | = °OM ° = OM ¯ z→
− ¯= u
u
¯ ¯
– ¯z ¯ = |z|
– |z| = 0 ⇐⇒ z = 0
– ¯ 1 ¯· z 2 | = |z 1 | · |z 2 |
|z
Propriété 1 - 8 ¯ z1 ¯
– ¯ z2 ¯ =
– Re(z) |z| 6
– Im(z) |z| 6
La propriété suivante mérite une petite aide à la démonstration
Inégalité triangulaire
Propriété 1 - 9
|z 1 + z 2 | 6 |z1| + |z2|
C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 19
C’est à dire, pour aller de Nantes à Montaigu, il est plus long de passer par Bratislava
que de suivre la RN 137.
Pour les curieux, voici comment cela se démontre.
Comme les deux membres de l’inégalité sont positifs, il suffit donc de comparer les
carrés de chaque membre.
Or |z 1 + z 2 |2 = (z 1 + z 2 ) z 1 + z 2 = (z 1 + z 2 ) z 1 + z 2 = |z 1 |2 + z 1 z 2 + z 1 z 2 + |z 2 |2
¡ ¢ ¡ ¢ ¡ ¢
Cherchons les racines carrées de 4 + 3i, à savoir les nombres a + ib tels que
Exemple
(a + ib)2 = a 2 − b 2 + 2iab = 4 + 3i
C
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\
20 1.5. FORME TRIGONOMÉTRIQUE
Tout dépend donc du signe de b 2 − 4ac, puis on utilise les résultats de la section
précédente.
∆ = b 2 − 4ac
δ2 = ∆
Théorème 1 - 2 b
– Si ∆ = 0, il existe une unique solution x = −
2a
−b ± δ
– Si ∆ > 0, il existe deux solutions réelles x =
2a
−b ± δ
– Si ∆ < 0, il existe deux solutions complexes conjuguées x =
2a
−b ± δ
Dans tous les cas x = !
2a
5 FORME TRIGONOMÉTRIQUE
(
r sin θ
(
→
−
e2 θ
0 →
− r cos θ
e1
C
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\
CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 21
forme trigonométrique
Définition 1 - 3
z = r (cos θ + i sin θ)
notation en électronique
Remarque
Les électroniciens notent souvent ce résultat sous la forme : z = [r, θ]
5 1 b Congruence
Vous rencontrerez souvent la notation x ≡ y[2π] qui se lit « x est congru à y modulo
2π ». Elle veut simplement dire que x − y est un multiple de 2π, c’est-à-dire qu’il
existe un entier relatif k tel que x − y = k 2π.
congruence modulo 2π
Remarque
x ≡ y[2π] ⇐⇒ il existe k ∈ Z tel que x = y + 2kπ
π 4π
Par exemple, vous savez que ≡ [2π] : dessinez un cercle trigonométrique pour
3 3
vous en convaincre.
argument
Propriété 1 - 10
arg z ≡ θ[2π]
π
Par exemple, arg 32 ≡ 0[2π], arg 32i ≡ [2π].
2
5 1 d Des formes trigonométriques de référence
C
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22 1.5. FORME TRIGONOMÉTRIQUE
J
tan(θ)
θ
sin(θ)
− cos(θ) 0
cos(θ) I
− sin(θ)
π+θ
C
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\
CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 23
Vous qui connaissez parfaitement vos formules d’addition, vous en déduisez que
Cela va VOUS permettre de démontrer les propriétés suivantes avec un peu d’as-
tuce et de patience
Formule de Moivre
Théorème 1 - 3
(cos θ + i sin θ)n =cos(nθ) + i sin(nθ)
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24 1.6. DE L’OBJET AU COMPLEXE
6 De l’objet au complexe
triangle isocèle ¯ ¯
Remarque ¯ zB − z A ¯
ABC isocèle de sommet principal A ⇐⇒ |z B − z A | = |z C − z A | ⇐⇒ ¯
¯ ¯=1
zC − z A ¯
|z C − z B |2 = |z B − z A |2 + |z C − z A |2
ou angle droit : mais c’est l’angle géométrique qui nous intéresse, donc nous tra-
vaillerons modulo π
à !
³−→ −→´ ³−→ ´ ³ −→´
−
→ −
→
³ −→´ ³ −→´
−
→ −
→
³ ´ ³ ´ z −−→
AC
AB , AC = AB , e 1 + e 1 , AC = − e 1 , AB + e 1 , AC = − arg z −−→ +arg z −−→ = arg
AB AC z −−→
AB
triangle rectangle
³−→ −→´ π µ
zC − z A
¶
π
Remarque
AB , AC ≡ [π] ⇐⇒ arg ≡ [2π]
2 zB − z A 2
C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 25
qui a 3 ang l es d r oi t s
qui a t ous ses c ôt és oppos és qui a ses d i ag onal es qui a d eux c ôt és cons écut i f s
par al l èl es d e m ême l ong ueur d e m ême l ong ueur
qui a t ous ses c ôt és oppos és qui a ses d i ag onal es
d e m ême l ong ueur per pend i cul ai r es
qui a t ous ses ang l es qui a d eux c ôt és cons écut i f s qui a un ang l e
oppos és d e m ême mesur e d e m ême l ong ueur d r oi t
7 Du complexe à l’objet
C
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26 1.8. COMPLEXES ET ÉLECTRONIQUE
−→ −→
– si λ ∈ R, alors AC = λAB et donc A, B et C ³ sont´ alignés.
π ³ ´
– si λ ∈ i R, z −−→ = ±|λ|i z −−→ et donc arg z −−→ ≡ ± + arg z −−→ [2π] c’est à dire
AC AB AC 2 AC
(AC)⊥(AB)
– si λ = ±i , alors le triangle ABC est isocèle et rectangle en A
On déduit de cette relation que le triangle AMB est rectangle en M, donc que M
décrit le cercle de diamètre [AB] privé des points A et B.
M00 (−2 , 3)
M(3 , 2)
→
−
e2
→
−
e1
0
M0 (−3 , −2)
Ô monde merveilleux ! Une multiplication par i se traduit par un quart de tour, une
multiplication par −1 se traduit par un demi-tour, deux multiplications successives
par i , c’est à dire une multiplication par i2 = −1 se traduit bien par deux quarts de
tour, i .e. un demi tour. Mais ceci est une autre histoire...
8 Complexes et électronique
C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 27
i1
i2
Ik = Ik cos ϕ + j sin ϕ
¡ ¢
p
avec Ibk = 2Ik
et d’autre part
³p ´ ³p ´
i (t ) = 2I cos ϕ sin(t ) + 2 I sin ϕ cos(t )
puisque la relation i (t ) = i 1 (t ) + i2 (t ) est vraie à chaque instant, elle est donc vraie
en particulier au temps t = 0, d’où
p p p
2 I sin ϕ = 2 I1 sin ϕ1 + 2 I2 sin ϕ2
π
(pourquoi ?) et en t = 2 on obtient
p p p
2 I cos ϕ = 2 I1 cos ϕ1 + 2 I2 cos ϕ2
C
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28 1.8. COMPLEXES ET ÉLECTRONIQUE
8 2 Exemple
p p
Considérons i 1 = 2 2 sin t + π4 et i 1 = 3 2 sin t − π6
¡ ¢ ¡ ¢
I0 ≈ 4, 012289774 − 0, 08578643763j
Nous en déduisons que l’intensité efficace vaut environ 4,01 Ampères et une me-
sure de son argument -0,021 radians, et donc
p
i (t ) ≈ 4, 01 2 sin(t − 0, 021)
8 3 Impédance complexe
Vous verrez un jour que l’impédance complexe Z est définie par
U
Z= = R + jX
I
avec R la resistance et X la réactance du dipôle..
u(t )
i (t )
L
di (t ) p
. Or i (t ) = I 2 sin t + ϕ , donc
¡ ¢
Par définition de l’intensité i (t ), on a u(t ) = L
dt
³p ¢´
d I 2 sin t + ϕ
¡
u(t ) =L
dt
p
=LI 2 cos t + ϕ
¡ ¢
p ³ π´ ³ π´
=LI 2 sin t + ϕ + car sin x + = cos(x)
2 2
C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 29
¡ ¢ ¡ ¢ ¡¢
Arg Z = Arg U − Arg I
= ϕ + π2 − ϕ
π
=
2
d’autre part
¯ ¯ |U |
¯Z¯ =
|I|
IL
= I
=L
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30 1.9. FORMULAIRE DE TRIGONOMÉTRIE
9 FORMULAIRE DE TRIGONOMÉTRIE
– Formules
sin2 x + cos2 x = 1
cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b
cos(a − b) = cos a cos b + sin a sin b
sin(a + b) = sin a cos b + sin b cos a
sin(a − b) = sin a cos b − sin b cos a
tan a + tan b π
tan(a + b) = , pour a + b 6= + kπ, k ∈ Z
1 − tan a tan b 2
tan a − tan b π
tan(a − b) = , pour a − b 6= + kπ, k 0 ∈ Z
1 + tan a tan b 2
– Transformation de produits en somme
1
cos a · cos b = · (cos(a + b) + cos(a − b))
2
1
sin a · sin b = · (cos(a − b) − cos(a + b))
2
1
sin a · cos b = · (sin(a + b) + sin(a − b))
2
– Transformation de sommes en produits
p +q p −q
cos p + cos q = 2 · cos( ) · cos( )
2 2
p +q p −q
cos p − cos q = −2 · sin( ) · sin( )
2 2
p +q p −q
sin p + sin q = 2 · sin( ) · cos( )
2 2
p −q p +q
sin p − sin q = 2 · sin( ) · cos( )
2 2
– Formules de duplication
cos(2x) = cos2 x − sin2 x = 2 cos2 x − 1 = 1 − 2 sin2 x
sin(2x) = 2 cos x sin x
2 tan x π π
tan(2x) = 2
, x 6= + k pour k ∈ Z
1 − tan x 4 2
x
Avec t = tan( ), on a :
2
2t 1− t2 2t
sin x = 2
, cos x = 2
, tan x =
1+t 1+t 1− t2
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 31
π
2
2π π
3 3
p
3π 3 π
4 2 4
p
2
5π 2 π
6 6
1
2
p p
2 2
− 2 2
p p
π 3 − 12 1 3 0
− 2 2 2
− 5π
6 − 12 p − π6
2
− 2
− π4
p
− 3π
4 − 3
2
− 2π
3
− π3
− π2
J
J tan(x)
tan x
π−x sin(x) x
x
sin x
− cos(x) 0 cos(x) I
0 cos x I
− tan(x)
J
J tan(x)
tan(x)
x
x sin(x)
sin(x)
− cos(x) 0
0
cos(x) I
cos(x) I
− sin(x)
− sin(x) −x
π+x
− tan(x)
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32 1.10. XCAS ET LES COMPLEXES
Pour obtenir un nombre sous forme algébrique, on peut utiliser evalc (éva-
luer en tant que complexe).
Pour résoudre une équation, on utilise
resoudre_dans_C(equation,inconnue)
ou bien
csolve(equation,inconnue) :
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 33
resoudre_dans_C(z^2+z+1=0,z)
et on obtient :
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34 1.11. EXERCICES
EXERCICES
(E) : x 3 − 6x 2 + 13x − 10 = 0
b. Résoudre cette nouvelle équation d’inconnue Exprimez chacun des nombres suivant comme un
X et en déduire les solutions de (E). élément de l’ensemble {−1, +1, −i, +i} :
a. i3 c. i6 e. i16
1 -2 Leibniz se trompe ! b. i4 d. i9 f. i32
1 -4 Formes algébriques
Une des conséquences du théorème fondamental
de l’algèbre démontré par G AUSS est de pouvoir
Écrivez les nombres suivant sous forme algé-
affirmer que tout polynôme dont les coefficients
brique :
sont réels peut s’écrire comme produit de poly- 2+i
nômes à coefficients réels de degré 1 ou 2. a. i8 + 3i7 o. 1−2i
b. (3 + 2i) + (5 − i) 3+2i
p. 2−3i
En 1702, le grand L EIBNIZ conjecture 2i
c. (6 − i) + (4 − 3i) q. 2+i
pourtant que ce résultat est faux en
d. (−2 + 3i) + (6 − 4i) 3−2i
proposant les égalités suivantes avec r. i
p
a un réel et le fameux −1 que nous e. (−2 − i) + (−1 + 7i) 1
s. i
n’utilisons plus : f. (a + ib) + (c + id )
p ¢¡ p ¢ t. 1 + i − 3i2 + i7
X 4³+ 1 = X 2 −´ ³ −1 X 2 + ´ ³−1
¡
p
pp pp p p ´³ p p ´ g. (6 − 2i) − 4 u. −1+ip3
= X+ −1 X − −1 X + − −1 X − − −1 −1−i 3
h. (a + ib) − (2 − 3i) ³ p ´3
3
v. − 12 + i 2
Que pensez-vous des solutions de l’équation X 4 + i. (3 + i)(2 + 4i)
1=0? j. (1 − i)(2 + 3i) w. (−1 + i)4
¡ 2+3i ¢4
L EIBNIZ affirme alors que, quels que soient les k. (2 − i)(3 + 2i) x. 5+i
deux facteurs qu’on regroupe, cela ne donnera ja- µp p p p ¶8
l. (1 − 4i)2 2+ 2+i 2− 2
mais un facteur réel. y. 2
Cette utilisation du symbole
p
est décidément
m. (2 + i)3 ³p p ´12
p 1 6−i 2
trompeuse. Menez l’enquête en évitant les et en n. 2−3i
z. 2(1−i)
utilisant plutôt i.
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 35
On pose z 1 = 3−i, z 2 = 1+2i, z 3 = −2i. Écrivez sous a. Sachant que z 1 = −3−2i et z 2 = 1−3i calculez :
forme algébrique : |z 1 | ; |z 1 − z 2 | ; |z 1 + 2z 2 | ; |z 1 z 2 |
a. 3z 1 i. z 1 z 2 b. Sachant que z 1 = 5 + i et z 2 = −2 + 3i, vérifiez
que
b. z1 − z3 j. iz 12 + zz23
|z 1 |2 = 2 |z 2 |2
c. 2z 1 + z 2
k. (z 1 + z 2 2 )2 c. Soit k ∈ R, z 1 = −1 + 8i, z 2 = (1 − k) + 7i. Déter-
d. 2z 2 + iz 3 µ ´¶2
³
1 minez les valeurs de k telles que |z 1 | = |z 2 |.
e. i(z 2 z 3 ) l. z 3 z 1 + z2
d. Soit z = x + iy avec x et y des réels. Montrez
f. iz 1 + iz 2
m. (z 1 + z 2 + 2 i 2 que :
g. z1 + z2 z 1 +z 3 )
|z − 2i| − |z − 1| ⇔ 2x − 4 y + 3 = 0
h. iz 1 + z 3 n. z 1 + z11 + z12 + iz11
1
e. Résolvez dans R |11 + 2i| = |x + 1 + 5i|.
1 -6 Équations p
f. Résolvez dans C 5 |z| + iz = 3 + i.
1 -9 Équations de degré 2 ou 3
Déterminez les valeurs des réels x et y ou la forme
algébrique du complexe z satisfaisant les équa-
tions suivantes :
a. Résolvez dans C les équations suivantes : z 2 +
6z + 10 = 0; z 2 − 2z + 2 = 0
a. x + iy = (2 − 3i)(3 + i) 2z 2 − 2z + 5 = 0; z 2 − 6z + 10 = 0
b. (x + iy) + 3(2 − 3i) = 6 − 10i z 2 + 1 = 0; zp2 + z + 1 = 0
p 3
c. 2x + iy = 6 z 2 − i 2z − i =0
2
d. (x + iy)(5 + i) = 3 − 2i b. Vérifiez que 5 +i est solution de z 2 − 10z + 26 =
e. (x + iy)(2 + i) = (1 − i)2 0 puis déterminez la deuxième solution.
f. (2 − i)x − (1 + 3i)y − 7 = 0 c. Déterminez des équations du second degré
telles que les nombres suivants en soient les
g. x 2 + 2x yi + y 2 = 10 + 6i
solutions :
p
h. (x + iy)2 = 8 − 6i ±2i; 1 ± 2i; 3 ± 2i; −2 ± i 5
i. (x + iy)2 = 5 + 12i d. Si 3 − 2i est une solution de z 2 + kz + 13 = 0 où
j. (x + iy)2 = −3 + 4i k est un réel, déterminez k et trouvez l’autre
2 1 1 solution de l’équation.
k. z = 2−i + 1+2i
y
e. L’équation 2z 2 − (7 − 2i)z + k = 0 admet 1 +
x
l. 1+i + 1+2i = 1 i comme solution. Déterminez k puis la
p ¢2 p ¢ deuxième solution de l’équation.
m. −1 + i 3 + x −1 + i 3 ∈ R
¡ ¡
f. Si −1 − 2i est une solution de z 2 + az + b = 0,
1 -7 Modules déterminez les réels a et b.
g. L’équation z 2 + (−3 + 2i)z + k − i = 0 où k ∈ R
Calculez les modules suivants : admet 1 + i comme solution. Déterminez k et
g. ¯ 4+13i ¯ la deuxième solution de l’équation.
¯ ¯
a. |−3 + 4i|
b. |6 − 8i|
¯ ¯ h. L’équation z 2 + (p + 5i)z + q(2 − i) = 0 admet
h. ¯ p12 + p12 i¯
¯ ¯
1 + 2i comme solution. Déterminez p et q
c. |5 + i| ¯ p ¯
i. ¯−2 + 2 3i¯ ainsi que l’autre solution de l’équation.
d. |−3i| p ¯
i. L’équation z 3 − 4z 2 + 6z − 4 = 0 admet 1 + i
¯
¯p j.
¯1 3 ¯
− 2 i¯
¯
e. ¯ 2+i ¯ ¯ 2 comme solution. Trouvez les deux autres so-
¯p
k. ¯ 1+i ¯
¯ ¯ ¯
f. ¯ 2 + 1¯ 1−2i lutions.
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36 1.11. EXERCICES
¡π¢
+ i sin π6
¡ ¢¢7
j. Idem avec 2z 3 − 9z 2 + 30z − 13 = 0 et 2 + 3i.
¡
m. cos 6
k. Idem avec z 3 − 8z 2 + 22z − 20 = 0 et 2. n.
¡ ¡π¢
cos 12
¡ π ¢¢8
+ i sin 12
l. Idem avec z 3 − 4z 2 + 6z − 4 = 0 et 1 − i. ¡ ¢¢3
cos 23π + i sin 23π
¡ ¡ ¢
o.
m. Idem avec z 3 − iz 2 − z + i = 0 et i
cos π3 + i sin π3
¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢5
p.
n. Idem avec z 3 − 4z 2 + 4z +k = 0 et 1 − 3i en com- ¡p ¢8
mençant par déterminer le réel k. q. 3+i
o. Idem avec z 3 + kz 2 + z + 34 = 0 et 4 − i. r. (1 − i)4
p ¢3
p. Factorisez z 3 − 1 par z − 1 puis résolvez dans C
¡
s. 1 + i 3
l’équation z 3 − 1 = 0.
t. (−2 − 2i)4
q. Factorisez z 3 +(3 +i)z 2 − 4z − 12 − 4i par z 2 − 4
u. (1 + i)8
puis résolvez dans C l’équation z 3 + (3 + i)z 2 − p
4z − 12 − 4i = 0. v. (1 + i 3)6
Déterminez les formes trigonométriques des Développez (a + b)3 puis écrivez le plus simple-
nombres suivants : ment possible :
p ³ p ´3 ³p ´3
a. 1 + i h. −1 − i 3 a. 1+p3 3 d. 23 + 25 i
p p
b. 3 + i i. (1 + i 3)2 ³ p ´3 ³ p ´3
p b. 1−p3 3
c. −1 + i 3 e. − 3 2 3 + 12 i
j. 2 −1+i ¡p ¢3
d. 5i −2 c. 3 + 2i
k. p
− 3+i
e. −4i
p p l. − p1 − p1 i 1 - 13 Lignes trigonométriques
f. − 2p+ i 2 2 2
g. 12 − 23 i m. 1
(1−i)2 Écrivez sous forme trigonométrique
1 - 11 Formes trigonométriques p p
6−i 2
z=
Déterminez les formes algébriques des nombres 2(1 − i)
suivants :
puis³ sous forme
³ π ´ algébrique et déduisez-en
a. 4 cos π3 + i sin π3 π´
¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢
cos et sin
b. 5 cos π2 + i sin π2
¡ ¡ ¢ ¡ ¢¢ 12 12
C
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\
CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 37
b. Calculer (5 − 3i)2 puis résoudre dans C l’équa- Prérequis : le module d’un nombre complexe z
tion quelconque, noté |z|, vérifie |z|2 = zz où z est le
z 2 + (5 − i)z + 2 + 5i = 0. conjugué de z.
Démontrer que :
c. Résoudre dans C l’équation
• pour tous nombres complexes z 1 et z 2
z 2 − (5 + 3i)z + 10 + 5i = 0. |z 1 z 2 | = |z 1 ||z 2 |
C
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\
38 1.11. EXERCICES
• pour tout nombre complexe z non nul ii. Pour tous nombres réels a et b :
(
cos(a + b) = cos a cos b − sin a sin b
¯ ¯
¯1¯ 1
¯ ¯=
¯ z ¯ |z|
sin(a + b) = sin a cos b + sin b cos a
C
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 39
Z2
Considérons les trois transformations de C dans C α= ,
Z1 (Z2 + R) + Z2 R
suivantes :
avec R = 900, Z1 = 1100 j , Z2 = −600 j .
1 1 1 1 1 1 Mettre le nombre complexe α sous la forme algé-
T1 (z) = z T2 (z) = z+ T3 (z) = z+ + i brique a + b j .
2 2 2 2 4 2
C
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40 1.11. EXERCICES
C
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\
CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 41
Ce filtre est caractérisé par la fonction de transfert iii. Quelle transformation associe au point
T définie par m le point M d’affixe Z = T() ?
C
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\
42 1.11. EXERCICES
d. i. Déterminer le nombre complexe z véri- b. Dans le plan complexe, l’ensemble des points
z −p
fiant = i . Placer son image K. M d’affixe z = x +iy vérifiant |z − 1| = |z +i| est
z −m la droite d’équation :
ii. En déduire que le triangle MPK est iso-
cèle rectangle en K. ° y = x −1 ° y = −x
e. i. Déteminer par le calcul l’affixe du point
L, quatrième sommet du carré MKPL. ° y = −x + 1
° y =x
p
ii. Déterminer l’abscisse du point d’inter- c. Soit n ∈ N. Le nombre (1 + i 3)n est réel si, et
section R de la droite (KL) et de l’axe des seulement si
abscisses.
° n ≡ 1[ 3] ° n ≡ 2[3]
iii. Montrer que M, N, P et Q sont sur un
même cercle de centre R. ° n ≡ 0[ 3] ° n ≡ 0[6]
6−z
d. Soit l’équation z = , z ∈ C. Une de ses so-
1 - 42 Style Bac 3−z
lutions est
p p
Le plan complexe
¡ → est muni d’un repère orthonor- ° − 2 − 2i ° 2 + 2i
− →−¢
mal direct O; u , v .
On note A et B les points d’affixes respectives 2i et ° 1−i ° −1 − i
−1.
À tout nombre complexe z, distinct de 2i, on asso- e. Soit
p A et B d’affixes respectives z A =¡ i et zB =
→
− → −¢
z +1 3 dans un repère orthonormal O; u , v .
cie le nombre complexe Z = .
z − 2i L’affixe z C du point de C tel que ABC soit un
−→ −→
a. Donner une interprétation géométrique de triangle équilatéral avec (AB , AC ) = π/3 est
l’argument de Z dans le cas où z 6= −1.
° −i ° 2i
b. Déterminer et représenter graphiquement,
p p
en utilisant la question précédente, les en- ° 3+i ° 3 + 2i
sembles de points suivants
f. Dans le plan complexe, l’ensemble des points
i. L’ensemble E des points M d’affixe z tels M d’affixe ¶ z = x + iy vérifiant la relation
z +2 π
µ
que Z soit un nombre réel négatif.
arg = est
ii. L’ensemble F des points M d’affixe z tels z − 2i 2
que Z soit un nombre imaginaire pur. ° une droite ° un cercle
a. Soit z ∈ C vérifiant z̄ + |z| = 6 + 2i. La forme al- On considère le plan complexe ¡ → P rapporté à un
− →−¢
gébrique de z est repère orthononnal direct O; u , v . Dans tout
l’exercice, P \{O} désigne le plan P privé du point
8 8 origine O.
° − 2i ° − − 2i
3 3 a. On considère l’application f de P \{O} dans
8 8 P \{O} qui, au point M du plan d’affixe z, as-
° + 2i ° − + 2i 1
3 3 socie le point M0 d’affixe z 0 définie par : z 0 = .
z
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 43
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\
44 1.11. EXERCICES
c. Soit α un nombre complexe non nul. Démon- ii. M appartient aux cercles de diamètres
trer que le point A d’affixe α admet un antécé- respectifs [AC] et [AB] ;
dent unique par f , dont on précisera l’affixe. iii. M est l’orthocentre du triangle ABC.
d. i. Donner une mesure de l’angle c. Soit A et B les points d’affixes respectives 1 + i
³ −−→ −−−→0 ´ et 5 + 4i
OM , OM . Interpréter géométrique-
5
ment ce résultat. i. |z G − 3 − 2, 5i| = ;
6
ii. Exprimer ¯z 0 ¯ en fonction de |z|. Si r dé-
¯ ¯
1
signe un réel strictement positif, en dé- ii. z G − (1 + i) = (4 + 3i) ;
duire l’image par f du cercle de centre O 3
1
et de rayon r . iii. z G − (3 + 2, 5i) = (4 + 3i).
3
iii. Choisir un point P du plan complexe
non situé sur les axes de coordonnées et 1 - 49 QCM : on aime !
tel que OP = 3, et construire géométri-
quement son image P 0 par f . Pour chacune des trois questions de ce QCM, une
seule des quatre propositions est exacte.
e. On considère le cercle C 1 , de centre J et de
Le candidat indiquera sur sa copie le numéro
rayon 1. Montrer que l’image par f de tout
de la question et la lettre correspondant à la ré-
point de C 1 ,distinct de O, appartient à la
ponse choisie. Aucune justification n’est deman-
droite D d’équation x = 2.
dée.
1 - 48 QCM Une réponse exacte rapporte 1 point. Une ré-
ponse inexacte enlève 0,5 point. L’absence de ré-
Pour chacune des 3 questions, une seule des trois ponse n’apporte ni n’enlève aucun point. Si le to-
propositions est exacte. tal est négatif, la note de l’exercice est ramenée à
Le candidat indiquera sur la copie le numéro de 0.
la question et la lettre correspondant à la réponse a. Dans le plan complexe, on donne les points A,
choisie. Aucune justification n’est demandée. B et C d’affixes respectives
Une réponse exacte rapporte 1 point ; une réponse −2 + 3i, −3 − i et 2, 08 + 1, 98i. Le triangle ABC
inexacte enlève 0,5 point ; l’absence de réponse est est :
comptée 0 point. (a) : isocèle et non rectangle
Si le total est négatif, la note est ramenée à zéro.
(b) : rectangle et non isocèle
Dans tout l’exercice, le plan complexe ¡ → est rap-
− →−¢ (c) : rectangle et isocèle
porté à un repère orthonormal direct O; u , v .
a. Le point M est situépsur le cercle de centre (d) : ni rectangle ni isocèle
A(−2 ; 5) et de rayon 3. Son affixe z vérifie : b. à tout nombre complexe z 6= −2, on associe le
z − 4i
i. |z − 2 + 5i|2 = 3 ; nombre complexe z 0 défini par : z 0 = .
z +2
ii. |z + 2 − 5i|2 = 3 ; L’ensemble des points M d’affixe z tels que
iii. |z − 2 + 5i| = 3. |z 0 | = 1 est :
b. On considère trois points A, B et C d’affixes (a) : un cercle de rayon 1
respectives a, b et c, deux à deux distincts (b) : une droite
et tels que le triangle ABC n’est pas équilaté-
(c) : une droite privée d’un point
ral. Le point M est un point dont l’affixe z est
z −b z −c (d) : un cercle privé d’un point
telle que les nombres complexes et c. Les notations sont les mêmes qu’à la question
c −a b−a
sont imaginaires purs. 2.
i. M est le centre du cercle circonscrit au L’ensemble des points M d’affixe z tels que z 0
triangle ABC ; est un réel est :
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CHAPITRE 1. COMPLEXES - PARTE OANE 45
aa = bb = cc.
b. On pose w = bc − bc.
i. En utilisant la caractérisation d’un
nombre imaginaire pur établie dans le
I., démontrer que w est imaginaire pur.
³ ´
ii. Verifier l’égalité : (b + c) b − c = w et
b +c w
justifier que : = .
b − c |b − c|2
iii. En déduire que le nombre complexe
b +c
est imaginaire pur.
b −c
c. Soit H le point d’affixe a + b + c.
i. Exprimer en fonction de a, b et c les af-
−−→ −→
fixes des vecteurs AH et CB .
³−→ −−→´ π
ii. Prouver que CB , AH = +kπ, où k est
2
un entier relatif quelconque.³
−→ −−→´
(On admet de même que CA , BH =
π
+ kπ).
2
iii. Que représente le point H pour le tri-
angle ABC ?
C
Guillaume Connan, Licence Creative Commons BY: $ , 2010-2011
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