Définition de la PMA :
La Procréation médicalement assistée (PMA) aussi appelée assistance
médicale à la procréation, c'est une ensemble de pratiques médicales
(cliniques et biologiques) permettant la conception in vitro, la
conservation des gamètes, des tissus germinaux et les embryons.
C’est un ensemble de procédés qui permettent la fusion d'un ovule et
d'un spermatozoïde humain sans relation sexuelle par une intervention
médicale.
En résumé, c’est aider un couple infertile à avoir un enfant
Historique :
Qui a inventé la PMA ? C'est Robert Edward qui était le promoteur de
l'utilisation de cette technique, né le 25 septembre 1925 en Angleterre.
En 1978, naissance de Louise Brown le 1er bébé au monde conçu par FIV.
En 1982, naissances d'Amandine, le 1er bébé éprouvette français. Robert
Edward est un physiologiste britannique décédé le 10 avril 2013. En
2010, il y a reçu le lauréat prix Nobel de médecine pour ses recherches
de domaine de PMA.
Définition de l'infertilité :
L’infertilité c'est une affection du système reproducteur masculin ou
féminine par l'impossibilité d'aboutir à une grossesse après 12 mois ou
plus de rapports sexuels non protégés réguliers.
L'infertilité touche des millions de personnes en âge de procréer dans le
monde et a une incidence sur leur famille et leur communauté.
L'infertilité féminine :
Peut-être causé par :
Des pathologies tubaires : obstructions des trompes de Fallope qui sont
elles-mêmes dues aux IST non traitées ou des complications à des
avortements à risque.
SOPK : c'est une condition dans laquelle les ovaires secrètent des
quantités élevées d'androgènes et qui causent souvent des problèmes
avec l'ovulation. Les femmes atteintes de SOPK ont des ovaires élargis
qui contiennent des kystes multiples et petits.
L'endométriose : elle se produit lorsque les cellules de l'endomètre se
développent en dehors de l'utérus. L’endométriose peut bloquer ou
modifier la fonction des trompes de Fallope et empêcher alors les
spermatozoïdes d'atteindre et de fertiliser l'ovule.
Les fibromes : ce sont des masses non cancéreuses qui apparaissent
dans l'utérus ou le col de l'utérus. Les fibromes utérins se retrouvent
chez 1 femme sur 4 entre 30 et 40 ans.
Les fibromes peuvent causer des blocages des trompes, empêcher
l'embryon de s'attacher à la paroi utérine. L’impact des fibromes sur la
fertilité dépend de leurs tailles et de leur localisation.
La ménopause prématurée : l'insuffisance ovarienne prématurée est
également appelée ménopause précoce. Ce terme fait référence à la
condition dans laquelle ovaire cesse d'ovuler plutôt que la normale.
La tranche d'âge moyen pour la ménopause et entre 45 et 55 ans. L'âge
d'une femme et un facteur important et indicateur le plus pertinent de
sa capacité à concevoir. Une fois qu'une femme atteint l'âge de 35 ans sa
fertilité commence à diminuer.
Le cycle menstruel irrégulier : les cycles menstruels irréguliers peuvent
suggérer un problème d'ovulation. La durée moyenne de du cycle
menstruel et de 28 jours, mais elle peut varier de 25 à 35 jours. Le cycle
est déterminé par une interaction complexe d'hormones, de sorte que
tout déséquilibre hormonal peut rendre la période irrégulière, bien que
la plupart des cycles irréguliers ne soient pas dangereuse.
Troubles de système endocrinien : responsables de déséquilibre des
hormones liées à la reproduction .Le système endocrinien comprend
l'hypothalamus et le l'hypophyse.
Trouble du comportement sexuel: sexe anal (fausse stérilité)
L’infertilité masculine
Dans 20 à 30 % des cas, une cause masculine est retrouvée lors du bilan
d'infertilité du couple. Cette infertilité masculine est facile à
diagnostiquer grâce au spermogramme qui mettra en lumière une ou
plusieurs anomalies spermatiques. En revanche, il existe de multiples
causes possibles à cette altération du sperme.
Les différentes anomalies spermatiques
Une azoospermie : absence totale de spermatozoïde dans le sperme
Une oligospermie : un nombre insuffisance de spermatozoïdes
Une asthénospermie : des spermatozoïdes pas assez mobiles
Une tératospermie : une trop grande proportion de spermatozoïdes
présente des anomalies morphologiques
Une oligoasténotératospermie (OATS)
Une nécrozoospermie: un pourcentage élevé des spermatozoïdes morts.
Autres :
La varicocèle : elle touche 15 % des hommes, se caractérise par la
dilatation d'une veine au niveau du cordon spermatique. Lorsqu’elle est
de volume important cette varice peut gêner le développement et le
fonctionnement de testicule.
Les liens entre varicocèle et infertilité ne sont pas évidents, mais les
chiffres laissent à supposer. Il existe 35 % des hommes touchés par une
infertilité primaire présentent une varicocèle, 80 % lorsqu'il agit d'une
infertilité secondaire.
Les infections : une orchite (c'est l'inflammation du testicule),
l'épididymite (c'est l'inflammation de l'épididyme)
Un traitement : radiothérapie ou chimiothérapie
L’éjaculation rétrograde : le sperme est éjaculé vers la vessie, c'est dû à
la prise de certains médicaments ou la chirurgie de la prostate.
Insémination artificielle (IA)
Définition
L'insémination artificielle consiste à introduire dans l'utérus le jour de
l'ovulation des spermatozoïdes préalablement préparés. On distingue 2
types d’IA :
_ IA avec sperme du conjoint (IAC)
_ IA avec don de sperme (IAD)
À qui elle est destinée ?
IAC peut être proposée au couple dans différents situations :
_ Les troubles de l'ovulation après échec d'une stimulation ovarienne
simple
_ Un obstacle au niveau du col (anomalie du col, de la glaire cervicale)
_ Une infertilité masculine modérée
_ Une infertilité inexpliquée
_ Les troubles de l'éjaculation
L’IAD est proposée en cas de sérénité masculine ou maladies
héréditaires chez le conjoint.
Dans tous les cas, l’IA nécessite :
Chez la femme :
_ Des taux normaux des hommes
_ Un nombre suffisant des follicules
_ Un ou deux trompes perméables
Chez l'homme :
_ Minimum 10 millions de spermatozoïdes mobiles et normaux
Les types d'insémination artificielle
En fonction de l'origine du sperme employé, on distingue deux types
(IAC/ IAD).
L’IA peut également se classer selon l'endroit de l'appareil reproducteur
féminin où sont déposés les spermatozoïdes :
_ L’IA intra tubaire
_ L’IA intra cervicale
_ L’IA intra vaginale
_ L’IA intra utérine : c'est la méthode la plus utilisée d’après son taux de
réussite supérieure.
Les effets secondaires et les risques
_ GEU : il existe de 4 % avec IA, alors que dans un cycle naturel se serait
de 0,8 %
_ La fausse couche : se produit au cours des premières semaines de
grossesse et le taux est de 20 %
_ La grossesse multiple : due à la stimulation de plusieurs follicules
La prescription médicale de HCG devrait être annulée, s'il existe plus de
5 follicules de 12 mm ou plus de 3 follicules de 15 mm
_ Les infections sont peu fréquentes grâce aux protocoles d'asepsie.
Les inducteurs d'ovulation
Définition
Ils sont des médicaments utilisés chez les femmes qui présentent une
infécondité par anomalie d'ovulation.
Ils permettent de stimuler plusieurs ovocytes au cours de même cycle.
Selon les médicaments utilisés, ils agissent soit : au niveau central
(hypophyse), soit au niveau périphérique (l'ovaire).
L’induction d'ovulation se fait en plusieurs étapes :
_ Stimulation des ovocytes puis déclenchement de l'ovulation.
_ Le citrate de clomifène est le traitement inducteur de l'ovulation de
première intention.
Quand sont-ils utilisés
_ L’anovulation
_ Troubles de l'ovulation (ex : SOPK)
_ Si la croissance des follicules n'est pas satisfaisante
_ En cas d'infertilité inexpliquée
_ En cas de sécrétion insuffisante ou absente des hormones de la
reproduction (FSH/ LH) par l'hypophyse
_ Toutes les techniques de PMA
Stimuler l'ovulation
Trois étapes de stimulation existent du fait que l'ovulation est
déclenchée : hypothalamus, hypophyse et ovaires.
Stimuler l'hypophyse grâce à une sécrétion accrue de FSH et LH.
Clomid est le médicament le plus utilisé en première intention. Il se
prend en début du cycle. Il est utilisé dans les troubles de l'ovulation.
Les réponses peuvent-être soit : absence de réponse, soit simple
sécrétion d’œstrogène par l’ovaire sans ovulation, soit ovulation.
Risque
Grossesse multiple
Syndrome d’hyperstimulation ovarienne
C’est la principale complication de la simulation des ovaires. Il se
manifeste par des douleurs pelviennes, des troubles digestifs avec
ballonnement abdominal.
Cette forme est mineur est présente dans 8 à 23 % des cas peuvent s'y
associe des nausées, des vomissements et des prises de poids.
À l’écho les ovaires sont augmentés de volume et il y a du liquide dans le
ventre. Cette complication survient dans 3 à 6 % des cas.
Ces signes nécessitent impérativement une consultation médicale.
Certaines complications pulmonaires ou cardio-vasculaires associant une
chute de TA, des palpitations, une difficulté à respirer surviennent dans
1 à 2 % des cas.
Elles peuvent nécessiter une hospitalisation. Ce syndrome contre-
indique le déclenchement de l’ovulation.
Déclencher l'ovulation
Lorsque le ou les follicules les plus gros contenant des ovocytes
atteignent un certain volume vu à l'écho, on peut par une injection
d'HCG qui a les mêmes effets que la LH «déclencher l'ovulation»
Elle est utilisable en injection IM.
Surveiller l'ovulation
Une surveillance se fait par écho pelvienne qui mesure et évalue la
maturation des follicules. Elle est indispensable pour décider la date de
déclenchement de l'ovulation par une injection de HCG.
La surveillance de la glaire qui doit être transparente, abondante et
filante.
Inducteurs de l'ovulation et risque de cancer
On a suspecté ces médicaments qui favorisent le développement
ultérieur d'un cancer de l'ovaire. Par mesure de prudence, les inducteurs
de l'ovulation ne sont utilisés au maximum que 6 fois. Les femmes qui
ont reçu ce traitement doivent avoir une surveillance régulière (examen
clinique, FCV, mammographie et une échographie pelvienne).
En cas d'anomalie, on recherche des marqueurs sériques.
Le risque de cancer de sein est plus élevé chez la femme infertile. Mais le
lien avec le traitement de l'infertilité n'est pas établi.
Le risque de cancer le l’endomètre est légèrement plus élevé chez les
femmes qui ont eu des inducteurs de l’ovulation, en particulier le citrate
de clomifène.