TD7-R Corr
TD7-R Corr
Intervalle
Exercice 1 (Image directe et réciproque d’un intervalle par une fonction croissante)
Soit f : R → R une fonction croissante et soit I un intervalle de R.
1. Montrer que f −1 (I) est un intervalle de R.
2. Peut-on dire la même chose pour f (I) ?
Correction.
Minimum, maximum
Exercice 2 (Une majoration classique)
1. Montrer ∀t ∈ R, t(1 − t) ≤ 14 .
2. En déduire ∀(x, y) ∈ [0, 1]2 , min (xy, (1 − x)(1 − y)) ≤ 14 .
Correction.
xy ≤ (1 − x)(1 − y) ⇐⇒ xy ≤ 1 − x − y + xy ⇐⇒ x + y ≤ 1.
xy ≤ x(1 − x) ≤ 1/4,
cas, on a
x0 y 0 ≤ 1/4.
i.e.
1
min (xy, (1 − x)(1 − y)) = (1 − x)(1 − y) ≤ .
4
Dans les deux cas, l’inégalité voulue est établie.
n o n o
a1 + · · · + an (−a1 ) + · · · + (−an ) −a1 −an ∗ a1 an
=− ≥ − max + ··· + = min ,..., ,
b1 + · · · + bn b1 + · · · + bn b1 bn b1 bn
ou encore
a1 + · · · + an + an+1 a1 + · · · + an an+1
≤ max , .
b1 + · · · + bn + bn+1 b1 + · · · + bn bn+1
On poursuit et on conclut en employant l’hypothèse de récurrence
a1 + · · · + an + an+1 a1 an an+1 a1 an an+1
≤ max max ,..., , = max ,..., , .
b1 + · · · + bn + bn+1 b1 bn bn+1 b1 bn bn+1
1. A = {0, 2, 3, 4}. 4. D = {x ∈ R ∃n ∈ N, x = 1 + n2 }.
1
2. B = y ∈ R ∃x ∈]1, 3], y = .
x
1
3. C =]0, 1] ∪ [2, 3]. 5. E = x ∈ R ∃n ∈ N∗ , x=1− .
n
• Pour A :
1
n o
• Remarquons que B = 1
x ∈]1, 3] = , 1 donc :
x 3
1
– B est minorée par 1
et 1
∈ B min B = inf(B) = .
3 3 3
– 1 est un majorant de B.
Montrons que 1 est plus petit que tous les majorants de B.
Soit M un majorant de B. Montrons que M ≥ 1.
Supposons par l’absurde que M < 1.
Comme 13 ∈ B et M est un majorant de B, on a M ≥ 13 .
Posons b0 = 1+M 2 . D’une part, M < 1 donc
1+M
2 < 1. D’autre part, d’où 1+M2 ≥ 32 > 13 . Ainsi,
b0 ∈ B.
Par ailleurs, b0 − M = 1−M
2 > 0 donc M < b0 , ce qui contredit le fait que M soit un majorant
de B. Ainsi, M ≥ 1.
On en déduit que 1 est le plus petit des majorants de B i.e. sup B = 1 .
– Comme 1 ∈/ B, on en déduit que B n’a pas de maximum (si c’était le cas, alors M = max(B)
et donc M = 1 donc 1 ∈ B, ce qui n’est pas).
• Pour C :
Par définition d’un minimum, on a aussi c ≤ 1. Donc c ∈]0, 1] d’où c ∈ C. De plus, on a aussi
c ≤ 2ε et puisque ε > 0, on a 2ε < ε, donc c < ε.
Dans tous les cas, on obtient : inf C = 0 .
– 0∈/ C donc C n’a pas de plus petit élément (sinon, on aurait min(C) = inf(C) = 0 donc 0
appartiendrait à C, ce qui n’est pas).
• D = {1 + n2 | n ∈ N} donc :
∀n ∈ N, 1 + n2 ≤ M.
Méthode 1. PPL quand n → +∞, on obtient√ : M = +∞, ce qui est absurde car M ∈ R.
j√ 2. Alors
Méthode k on aurait ∀n ∈ N, n ≤ M − 1, ce qui est absurde par exemple pour
n0 = M − 1 + 1.
En conséquence, D n’a pas de maximum .
De plus, D est une partie non vide (car 1 ∈ D) et non majorée de R donc, par convention,
sup D = +∞ .
n o 1
• E = 1 − n1 | n ∈ N∗ . Remarquons que pour tout n ∈ N∗ , 0 ≤ 1 − < 1 donc E ⊂ [0, 1[ , donc
n
E est une partie de R, non vide, minorée et majorée donc sup E et inf E existent.
2. Soit a un réel tel que (∀ε > 0, |a| ≤ ε). En utilisant la question 1., montrer à nouveau que a = 0.
Correction.
1. 0 est un minorant de R∗+ . De plus, 0 est le plus grand des minorants car si x > 0 alors x n’est pas
un minorant de R∗+ (en effet, x2 ∈ R∗+ et x2 < x). Ainsi, inf(R∗+ ) = 0 .
2. Soit a ∈ R tel que (∀ε > 0, |a| ≤ ε). Alors |a| est un minorant de R∗+ . La borne inférieure étant le
plus grand des minorants, on peut en conclure que |a| ≤ 0, ce qui implique que |a| = 0 puis que
a=0.
1. On suppose que sup A > 0. Montrer qu’il existe un élément de A strictement positif.
Correction. .
∀ a ∈ A, a ≤ 0
Ainsi, A est majorée par 0, or sup A est le plus petits des majorants, donc sup A ≤ 0 ».
On aurait aussi pu dire « en passant à la borne supérieure (licite), on a sup A ≤ 0 ».
Or d’après l’énoncé sup A > 0, d’où la contradiction.
2. Le cas de A = R∗− montre que l’on peut avoir sup A = 0 sans que A ne contienne aucun élément
positif.
Par hypothèse, on peut trouver a0 ∈ A et b0 ∈ B, et on sait que sup A et sup B existent et sont des réels.
On a : ∀b ∈ B, b ≤ sup B.
Soit a ∈ A. Puisque A ⊂ B, on a a ∈ B, donc a ≤ sup B.
Ainsi, ∀a ∈ A, a ≤ sup B, ce qui signifie que sup B est donc un majorant de A.
Or, par définition, sup A est le plus petit des majorants de A donc sup A ≤ sup B .
∀a ∈ A, a ≤ sup(A + B) − b .
| {z }
indépendant de a
Soit λ ∈ R∗+ .
4. On suppose que A ⊂]0, +∞[ et B ⊂]0, +∞[. Montrer que : sup(AB) = (sup A) × (sup B).
1
ce qui montre que sup(AB) est un majorant de A. Or, sup A est le plus petit des majorants
b
1
de A donc sup A ≤ sup(AB).
b
Puisque b > 0 et sup A ≥ a0 > 0, on a aussi :
sup(AB)
b≤ , cela pour tout b ∈ B,
sup A
| {z }
indépendant de b
sup(AB)
ce qui prouve que est un majorant de B. Or, sup B est le plus petit, donc sup B ≤
sup A
sup(AB)
d’où sup A sup B ≥ sup(AB).
sup A
Autre méthode. On montre que sup A sup B est le plus petit des majorants de AB.
Soit M un majorant de AB. Montrons que sup A sup B ≤ M (M joue le même rôle que
sup A sup B dans la preuve précédente).
Exercice 8 (« A < B »)
Soient A et B deux parties de R non vides telles que
∀ a ∈ A, ∀ b ∈ B, a < b.
Montrer que A est majorée, que B est minorée et comparer sup A et inf B.
Donner un exemple de parties de R où il y a égalité entre sup A et inf B.
Correction. .
∀ a ∈ A, a < b0
∀ a ∈ A, a ≤ b0
• Pour un exemple de parties de R où on a A < B avec sup A = inf B, on peut prendre A =] − ∞, 12[
et B =]12, +∞[.
• sup A et inf A existent car A est une partie non vide et bornée de R.
Correction.
• Montrons que
∀ (x, y) ∈ R2 , −|x − y| ≤ d(x, A) − d(y, A) ≤ |x − y|.
Soit (x, y) ∈ R2 . Montrons l’inégalité de droite.
D’après l’inégalité triangulaire, on a
∀ a ∈ A, |x − a| ≤ |x − y| + |y − a| .
On a donc
∀ a ∈ A, d(x, A) − |x − y| ≤ |y − a| .
n o
Ainsi, d(x, A) − |x − y| est un minorant de la partie |y − a| , a ∈ A dont la borne inférieure est
d(y, A). Ainsi
d(x, A) − |x − y| ≤ d(y, A).
On aurait aussi pu dire : par passage à la borne inférieure dans les inégalités larges, on en déduit
d(x, A) − d(y, A) ≤ |x − y| .
En appliquant cela à x0 = y et y 0 = x, on a
d(y, A) − d(x, A) ≤ |y − x| .
d(x, A) − d(y, A) ≥ − |y − x|
(a) • Notons A = {|f (x)|, x ∈ R}. Puisque |f (0)| ∈ A, on sait que A 6= ∅. Par ailleurs, f est
bornée donc il existe M ∈ R+ tel que : ∀x ∈ R, |f (x)| ≤ M , donc la partie A est majorée
(par M ).
En tant que partie non vide et majorée de R, A admet une borne supérieure réelle .
On note kf k∞ = sup A.
• De plus, kf k∞ ≥ |f (12)| ≥ 0 donc kf k∞ ∈ R+ .
(b) • Supposons que kf k∞ = 0. Comme : ∀x ∈ R, 0 ≤ |f (x)| ≤ kf k∞ = 0, on a : ∀x ∈
R, |f (x)| = 0 donc ∀x ∈ R, f (x) = 0 d’où f = 0.
• Supposons que f = 0. Alors {|f (x)|, x ∈ R} = {0} donc kf k∞ = 0 .
Ainsi, kf k∞ = 0 ⇐⇒ f = 0 .
2. Homogénéité.
(a) Justifier que ∀f ∈ E, ∀λ ∈ R, λf ∈ E.
(b) Montrer que : ∀f ∈ E, ∀λ ∈ R, kλf k∞ ≤ |λ| kf k∞ .
(c) En déduire que : ∀f ∈ E, ∀λ ∈ R, kλf k∞ = |λ| kf k∞ .
∀f ∈ E, ∀λ ∈ R, kλf k∞ ≤ |λ| kf k∞ .
(c) Soient f ∈ E et λ ∈ R.
• Si λ 6= 0, on peut appliquer le résultat précédent au réel 1
λ et à la fonction λf . Il vient :
1 1
λf ≤ kλf k∞ ,
λ ∞ λ
kλf k∞ = |λ| kf k∞ .
kf + gk∞ ≤ kf k∞ + kgk∞ .
Les trois points précédents permettent de montrer que k·k∞ est une norme sur E.
4. Exemples.
1
Soit x ∈ R. On a : x2 + 1 ≥ 1 donc 0 ≤ ≤ 1 d’où |f (x)| = f (x) ≤ 1. On en déduit que
1 + x2
f est bornée et que kf k∞ ≤ 1.
De plus, kf k∞ ≥ |f (0)| = 1.
Finalement, kf k∞ = 1 .
g est définie sur R car ∀x ∈ R, e2x + 1 ≥ 1 > 0. g est dérivable sur R et après calculs :
4e2x
∀x ∈ R, g 0 (x) = 2x > 0. Ainsi, g est strictement croissante sur l’intervalle R.
(e + 1)2
Par ailleurs, lim g(x) = −1 . En factorisant par e2x au numérateur et au dénominateur, on
x→−∞
1 − e−2x
obtient : ∀x ∈ R, g(x) = donc lim g(x) = 1 . D’après le tableau de variations,
1 + e−2x x→+∞
il est clair que ∀x ∈ R, −1 < g(x) < 1 donc |g(x)| < 1 et a fortiori |g(x)| ≤ 1. Ainsi, g est
bornée et kgk∞ ≤ 1.
e2x − 1 1 − e−2x
Par ailleurs, ∀x ∈ R, kgk∞ ≥ |g(x)| = = . Par passage à la limite quand
e2x + 1 1 + e−2x
x → +∞, il vient : kgk∞ ≥ 1. On a donc bien : kgk∞ = 1 .
ex − e−x shx
Remarque. ∀x ∈ R, g(x) = = = thx.
e +e
x −x chx
(c) On considère, pour tout n ∈ N, la fonction hn : x 7→ xn définie sur [0, 1]. Déterminer khn k∞ .
Correction. Notons pour tout y ∈ R, Ey := {f (x) | x ≤ y} = f (] − ∞, y]), de sorte que f ∗ (y) = sup Ey .
1. Soit y ∈ R. L’ensemble Ey est une partie de R (car f est à valeurs réelles), non vide (car f (y) ∈ Ey )
et majorée (car f l’est) donc Ey admet une borne supérieure réelle. Ainsi, f ∗ (y) existe et est réel .
? s ∈ R \ Q;
? Q ne vérifie par la propriété de la borne supérieure (puisque la partie A est un exemple de partie
non vide et majorée de Q, sans borne supérieure dans Q).
Partie entière
Exercice 14 (Propriétés de la partie entière)
Démontrer les assertions suivantes :
Correction.
1. Soit (x, y) ∈ R2 tel que x ≤ y. On a : bxc ≤ x ≤ y. Or, par définition, byc est le plus grand entier re-
latif à être inférieur ou égal à y, donc bxc ≤ byc. Ainsi, la fonction partie entière est croissante sur R .
Alternative. On a aussi : bxc ≤ x ≤ y < byc + 1 donc bxc < byc + 1. Par propriété des entiers,
on a alors bxc ≤ byc + 1.
Remarque. La réciproque est fausse puisque b3, 4c = 3 = b3c alors que 3, 4 > 3.
3. Soient x ∈ R et n ∈ Z. On a :
4. x 6∈ Z donc bxc =
6 x et bxc < x < bxc + 1 donc −bxc − 1 < −x < − bxc, ce qui se ré-écrit
Exercice 15 (Limites)
1
+x
√ 1
x
Calculer les limites suivantes : 1) lim x 2) lim .
x→0 1
x→0 x
x>0 x>0 −x
x
1 1 1 √ √ 1 1 √
1) Soit x > 0. On a − 1 < donc √ − x < x . Or, lim √ − x = +∞ donc, par
x x x x x→0 x
x>0
√ 1
domination, lim x = +∞ .
x→0 x
x>0
1
2) Méthode 1. On a une FI du type +∞
+∞ donc on factorise par (on factorise par le terme
x
prépondérant). j k
Pour x ∈]0, 1[, on a 1
x > 1 donc 1
x 6= 0 donc
x
1 1+ j k
+x 1
x
x
= x .
1 1 −
−x j
1
k
x x
1 1 1 x
Or, pour tout x > 0, −1< , donc lim = +∞, d’où lim = 0.
x x x→0 x x→0 1
x>0 x>0
x
x
1+ 1
+x
j k
1
x x
Ainsi, lim = 1 donc lim =1.
x→0 1 − j x k x→0 1
x>0 1 x>0 − x
x
x
Méthode 2. Pour x ∈]0, 1[, on écrit :
j k j k
1
x +x 1
x − x + 2x 2x
j k = j k =1+ j k −−−−→ 1 + 0 = 0,
1 1 1 x→0+
x −x x −x x − x
1
car on a encore lim = +∞.
x→0 x
x>0
Correction.
• Soit x ∈ R. On a
1 1 1
f x+ = 3 x+ −3 x+
3 3 3
= b3x + 1c − 3x − 1
= b3xc + 1 − 3x − 1
= b3xc − 3x
= f (x).
Cela montre
h
que
h
la fonction f : x 7→ b3xc − 3x est 13 -périodique.
Pour x ∈ 0, 13 , on a 3x ∈ [0, 1[ donc b3xc = 0 donc f (x) = −3x. Cela permet de tracer la courbe
h h
de f sur 0, 31 . On obtient ensuite la courbe de f sur R par translation en utilisant la 31 -périodicité.
• Soit x ∈ R. On a
x+2 (x + 2) + 1
g(x + 2) = −
2 2
x x+1
= +1− +1
2 2
x x+1
= +1− −1
2 2
x x+1
= −
2 2
= g(x).
j k
Cela montre que la fonction g : x 7→ x
2 − x+1
est 2-périodique.
j 2k
Pour x ∈ [−1, 1[, on a x+1
2 ∈ [0, 1[ donc x+1
2 = 0 donc g(x) = x2 .
Correction.
En tenant compte du fait que bxc est un entier, l’égalité précédente est équivalente à :
On sait que {x} appartient à [0, 1[, il n’y a plus qu’à faire une disjonction de cas, suivant que
{x} ∈ [0, 1/2[ ou {x} ∈ [1/2, 1[, chacun des deux cas étant trivial.
On a :
n−1
1 1 k 1
X
∀x ∈ R, f x + = x+ + − n x+
n k=0
n n n
n−1
X k+1
= x+ − bnx + 1c
k=0
n
n
k
= x+ − bnxc − 1
X
k=1
n
n−1
X k 0 n
= x+ − x+ + x+ − bnxc − 1
k=0
n n n
= f (x) − bxc + bx + 1c − 1
= f (x).
k 1 1
0≤ ≤1− et 0≤x<
n n n
donc
k
0≤x+ <1
n
j k
d’où x + k
n = 0. Ainsi, f (x) = 0 .
n−1
X k
On en déduit que f est nulle sur R, donc ∀ x ∈ R, x+ = bnxc.
k=0
n
On a bxc ≤ x < bxc + 1 donc en multipliant par n > 0, on obtient n bxc ≤ nx.
Or, n bxc ∈ Z. Et, par définition, bnxc est le plus grand entier relatif à être inférieur à nx donc :
n bxc ≤ bnxc .
bnxc
2. Montrer = bxc .
n
Rédaction 1.
bnxc
• D’une part, d’après 1., n bxc ≤ bnxc, et puisque 1
n ≥ 0, on a bxc ≤ .
n
bnxc bnxc
Or, bxc est un entier ≤ et est le plus grand donc
n n
bnxc
bxc ≤ .
n
bnxc
bxc ≤ ≤ x.
n
Par croissance de b·c, et puisque bxc ∈ Z, on a :
bnxc
bxc = bbxcc ≤ ≤ bxc .
n
j k
bnxc
Par antisymétrie, on conclut que n = bxc .
3. Montrer bxc + bx + yc + byc ≤ b2xc + b2yc . Indication : on pourra utiliser les parties fractionnaires.
x = bxc + δ et y = byc + µ,
bδ + µc ≤ b2δc + b2µc ,
ce l’on vérifie aisément en distinguant successivement les cas où (δ, µ) ∈ [0, 21 [2 , (δ, µ) ∈ [ 12 , 1[2 et
0 ≤ δ < 21 ≤ µ < 1.
Méthode 2.
1
• D’après 1., 2 bxc + 2 byc ≤ b2xc + b2yc donc bxc + byc ≤ (b2xc + b2yc).
2
1
• Il suffit donc de montrer que : bx + yc ≤ (b2xc + b2yc) .
2
1
On a : bx + yc ≤ x + y = (2x + 2y).
2
Or, 2x < b2xc + 1 et 2y < b2yc + 1 donc 2x + 2y < b2xc + b2yc + 2 d’où
1 1
bx + yc ≤ x + y = (2x + 2y) < (b2xc + b2yc) + 1.
2 2
1
Ainsi, comme les quantités en jeu sont des entiers : bx + yc ≤ (b2xc + b2yc), ce qui conclut
2
la preuve.
• Supposons a ∈ Z.
La partie [a, b] ∩ Z = Ja, bbcK possède alors bbc − a + 1 éléments.
Par ailleurs, dans ce cas, 1 − a ∈ Z, donc b1 − ac = 1 − a, et on a bien
bbc + b1 − ac = bbc + 1 − a.
• Supposons a 6∈ Z.
La partie [a, b] ∩ Z = Jbac + 1, bbcK possède alors bbc − (bac + 1) + 1 = bbc − bac éléments.
Par ailleurs, dans ce cas, b1 − ac = − bac.
En effet, on a, par définition de la partie entière et puisque a ∈
/ Z, l’encadrement bac < a < bac + 1,
donc − bac < 1 − a < − bac + 1.
Ainsi, on a bien
bbc + b1 − ac = bbc − bac , ce qui conclut.
k=0
2 2
Distinguons les cas.
Premier cas. Supposonsk n est impair.k Alors on peut trouver p ∈ N tel que n = 2p + 1.
n j j
On a 2 = p + 2 = p et 2 = bp + 1c = p + 1 et il y a 2p + 2 termes dans S2p+1 donc
1 n+1
p(p + 1) n n+1
Sn = S2p+1 = 0 + 0 + 1 + 1 + · · · + p + p = 2 × = p(p + 1) = .
2 2 2
(p − 1)p n n+1
Sn = S2p = 0+0+1+1+· · ·+(p−1)+(p−1)+p = 2× +p = p(p−1+1) = p2 = .
2 2 2
1 1 1 − (−1)n
2 2
n
Sn = S2p+1 = p2 + p = p + − = − ,
2 4 2 8
et dans le deuxième cas :
1 − (−1)n
2 2
n n
Sn = S2p = p2 = = − .
2 2 8
√
Exercice 21 (Z + 3Z)
√
2. Soit n ∈ N∗ . Montrer que la partiej entière dek (2 + 3)n est un entier impair.
√
Indication : on pourra montrer (2 + 3)n = 2an − 1.
Correction.
j √ nk
• Comme suggéré, montrons (2 + 3) = 2an − 1, ce qui revient à montrer
√
2an − 1 ≤ (2 + 3)n < 2an .
√ √ √
• D’une part, on a : 3b2n = a2n −1 donc bn 3 = a2n − 1 < an donc (2+ 3)n = an +bn 3 < 2an .
p
• D’autre part, on a :
√ √
2an − 1 ≤ (2 + 3)n ⇐⇒ 0 ≤ an − 1 ≤ bn 3
⇐⇒ (an − 1)2 ≤ 3b2n
⇐⇒ a2n − 2an + 1 ≤ a2n − 1
⇐⇒ 2 ≤ 2an
⇐⇒ 1 ≤ an ,
Densité
Exercice 22 (Densité des rationnels et des irrationnels dans R)
Le but de cet exercice est de montrer que Q est dense dans R i.e. qu’entre deux réels, on peut toujours
trouver un rationnel.
Soit (x, y) ∈ R2 tel que x < y.
2. Applications.
(a) Montrer qu’il existe ξ ∈ R \ Q tel que x < ξ < y. On dit alors que
√ R \ Q est dense dans R.
Indication : on pourra utiliser sans démonstration le fait que 2 ∈ R \ Q.
(b) Justifier que tout intervalle non trivial de R contient au moins un rationnel et un irrationnel.
Correction.
1
1. (a) Il suffit de prendre q = +1 .
y−x
1 1
En effet, > 0 donc ∈ N puis q ∈ N∗ .
y−x y−x
(b) On prend p = bqxc + 1.
Par définition de bqxc, on a qx < p. De plus, bqxc ≤ qx donc p ≤ qx + 1 < qy d’après 1.
p
(c) En divisant par q > 0 dans l’inégalité précédente, on trouve : x < < y . Or, (p, q) ∈ Z × N∗
q
p
donc q ∈ Q. On a donc montré qu’entre deux réels distincts x et y, on peut toujours trouver
un rationnel, ce qui signifie que Q est dense dans R .
p p
A retenir. Pour montrer qu’il existe un rationnel tel que x < < y, montrons qu’il existe p ∈ Z
q q
et q ∈ N∗ tels que qx < p < qy.
(a) Pour avoir un entier p entre deux réels, il faut qu’ils soient distant de plus de 1.Donc on
montre
1 1
d’abord : ∃q ∈ N∗ , qy − qx > 1 i.e. tel que q > . Il suffit de poser q = + 1.
y−x y−x
(b) Dès lors, on pose p = bqxc + 1 qui permet d’avoir qx < p < qy.
p
(c) En conclusion : x < < y.
q
2. Applications.
√ √ √ √
(a) On a : x− 2 < y − 2 et par densité de Q dans R, il existe r ∈ Q tel que x− 2 < r < y − 2
donc √
x < r + 2 < y.
√ √ √ √
Vérifions que r + 2 ∈ R \ Q : si r + 2 ∈ Q, alors on aurait 2 = r + 2 + (−r) ∈ Q, ce qui
| {z } | {z }
∈Q ∈Q
√
est absurde. Ainsi, r + 2 ∈ R \ Q.
On a donc montré qu’on peut toujours insérer un irrationnel entre deux réels : ce qui signifie
que R \ Q est dense dans R .
(b) Soit I un intervalle non trivial de R. Alors il existe (x0 , y0 ) ∈ I 2 tel que x0 < y0 . D’après
les questions précédentes, il existe alors r ∈ Q tel que x0 < r < y0 . Ainsi, r ∈ [x0 , y0 ] et
[x0 , y0 ] ⊂ I (puisque I est un intervalle) donc I contient au moins un rationnel.
De même, par densité des irrationnels dans R, il existe ζ ∈ R \ Q tel que ζ ∈ [x0 , y0 ] ⊂ I.
Donc I contient au moins un irrationnel.
Par croissance de f , on a :
PPL quand n → +∞, il vient : xf (1) ≤ f (x) ≤ xf (1), d’où f (x) = xf (1) .
Ainsi, les solutions du problèmes sont les fonctions linéaires à coefficient directeur positif .