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Cours Quantique

Le document présente une introduction à la mécanique quantique, abordant des concepts clés tels que le rayonnement d'un corps noir, la loi de Planck, l'effet photoélectrique, le modèle atomique de Bohr, l'effet Compton, et la dualité onde-particule. Il explique également la fonction d'onde, l'équation de Schrödinger, et les relations d'incertitude de Heisenberg. Enfin, il traite de la résolution de l'équation de Schrödinger et des conditions aux limites associées.

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Le document présente une introduction à la mécanique quantique, abordant des concepts clés tels que le rayonnement d'un corps noir, la loi de Planck, l'effet photoélectrique, le modèle atomique de Bohr, l'effet Compton, et la dualité onde-particule. Il explique également la fonction d'onde, l'équation de Schrödinger, et les relations d'incertitude de Heisenberg. Enfin, il traite de la résolution de l'équation de Schrödinger et des conditions aux limites associées.

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COURS D’INTRODUCTION A LA QUANTIQUE

1- Rayonnement d’un corps noir


Un corps noir est un corps qui absorbe intégralement tout rayonnement frappant sa surface.
Chauffé à haute température, le corps noir émet de la lumière à toutes les longueurs d’onde.

Sa densité d’énergie radiative est alors donnée par :

𝐼𝒱 (𝓥, 𝑻) = 𝝆(𝓥)〈𝑬(𝓥, 𝑻)〉


𝟖𝝅𝓥𝟐
𝝆(𝓥) = 𝑪𝟑
représente le nombre d’oscillateurs par unité de volume
𝟎
∫ 𝑬𝒆 𝑬/𝑲𝑻 𝒅𝑬
〈𝑬(𝓥, 𝑻)〉 = 𝟎 = 𝑲𝑻 est l’énergie moyenne de chaque oscillateur.
∫ 𝒆 𝑬/𝑲𝑻 𝒅𝑬

𝟖𝝅𝓥𝟐
Donc 𝐼𝒱 (𝓥, 𝑻) = 𝑪𝟑
𝑲𝑻

Loi de Planck
Il émet l’idée que : “Les échanges d’énergie entre la matière et le rayonnement ne se font
pas de façon continue mais par quantités discrètes et indivisibles.”
Soit : 𝐸 = 𝑛𝜀 d’où la nouvelle expression de 〈𝐸(𝒱, 𝑇)〉

∑ / /
𝐸 𝑒 𝜀∑ 𝑛𝑒
〈𝐸(𝒱, 𝑇)〉 = /
= /
∑ 𝑒 ∑ 𝑒

En posant = 𝑥 on obtient

𝜀∑ 𝑛𝑒
〈𝐸(𝒱, 𝑇)〉 =
∑ 𝑒
Après développement on obtient
𝜀
〈𝐸(𝒱, 𝑇)〉 =
𝑒( )
−1
𝒱
Et Donc 𝐼𝒱 (𝒱, 𝑇) = ( )

Planck pose que 𝜀 = ℎ𝒱 où h est une nouvelle constante universelle appelée “constante de
Planck”. Il s’ensuit alors que :
“Les échanges d’énergie entre la matière et le rayonnement se font par quantités discrètes et
indivisibles d’énergie ℎ𝒱 appelées quanta.” Quanta étant le pluriel latin de quantum, qui
signifie “quantité.”
𝒱 𝒱
La loi de Planck s’écrit alors : 𝐼𝒱 (𝒱, 𝑇) = 𝒱
( )

Elle peut encore s’exprimer en fonction de la longueur d’onde λ. On a alors :

2𝜋𝐶 ℎ 1
𝐼 (𝜆, 𝑇) = ( )
𝜆
𝑒 −1
D’où le graphe

L’intégration de 𝐼 (𝜆, 𝑇) par rapport à λ permet d’atteindre la puissance totale émise par le
corps noir. Cette puissance est donnée par :
𝐶
𝑃= 𝐼 (𝜆, 𝑇)𝑑𝜆 = 𝜎𝑇
4

Avec 𝜎 = = 5,67 × 10 𝑆. 𝐼
C’est la loi de Stefan et σ est la constante de Stefan.

2- Effet photoélectrique

Soit le schéma de la cellule photoélectrique suivante :

Courant d’intensité I peut traverser le circuit, lorsqu’on éclaire la cathode par une radiation
monochromatique. On remarque que :
- Ce courant ne s’observe que si les radiations ont une fréquence supérieure ou égale à une certaine
valeur 𝒱 appelée “seuil de fréquence de la cathode ‘’. Cette valeur est propre au métal de la
cathode.
- Lorsque la tension 𝑈 augmente, l’intensité I du courant augmente et tend vers une limite
appelée “intensité de saturation”.
- Lorsque la tension 𝑈 est nulle, un courant 𝐼 traverse encore le circuit.
- Le courant s’annule pour une tension 𝑈 = −𝑈 , 𝑈 est appelée “potentiel d’arrêt’’.
En appliquant le théorème de l’énergie cinétique à un électron de masse m se déplaçant de C
vers A avec la vitesse V on obtient :

𝑚𝑉 = 𝑒𝑈 ⟺ 𝑈 = 𝑉

Si l’électron qui reçoit un photon lumineux de fréquence 𝓥 a une énergie 𝐸 = ℎ𝒱 ,le travail
W nécessaire pour l’extraire du métal est tel que :

𝐸 = ℎ𝒱 − 𝑊

D’où 𝐸 = 𝑚𝑉 = 𝑒𝑈 = ℎ𝒱 − 𝑊 ⟺ 𝑈 = ( )𝒱 −

3- Modèle atomique de Bohr


Pour Bohr, les électrons ne se déplacent que sur des orbites bien précises où leur énergie
est bien déterminée : la condition de quantification de ces orbites est donnée par

𝑃⃗ ∙ 𝑑𝑙⃗ = 𝑛ℎ

Pour un électron tournant autour du noyau supposé immobile, cette condition devient :

𝑚𝑉 𝑟 = 𝑛 = 𝑛ħ
2𝜋
NB : Quand l’électron décrit une orbite stationnaire, l’atome n’émet (ni n’absorbe) aucun
rayonnement. L’émission (ou l’absorption) est déterminée uniquement par le passage de
l’électron d’une orbite d’énergie En à une orbite d’énergie plus petite (ou plus grande) Em.
La fréquence 𝒱 du rayonnement émis (ou absorbé) est donnée par :
1
𝒱 = (𝐸 − 𝐸 )

L’équilibre entre la force centrifuge et l’attraction coulombienne exercée par le noyau sur
l’électron de charge−q donne :

𝑉 𝑞
𝑚 =
𝑟 4𝜋𝜀 𝑟
En combinant cette équation à la condition de quantification on obtient :

𝑟 = 𝑛 =𝑎 𝑛 et 𝑉 = =

Avec 𝑎 =0 ,529 A0 : rayon de Bohr


L’énergie de l’atome d’hydrogène est égale à l’énergie totale de l’électron et est la somme de
son énergie potentielle et de son énergie cinétique, soit :

𝐸 =− + 𝑚𝑉 = − =− = −𝑅

Où 𝑅 =

La longueur d’onde du rayonnement émis est donnée par :

=𝑅 ( − ) avec 𝑅 =

4- Effet Compton (Aspect corpusculaire de la lumière)


Un faisceau de rayon X est envoyé sur une substance mince contenant un certain nombre
d’électrons libres au repos. On observe, par transmission des rayons X diffusés en dehors de
la direction incidente avec une longueur d’onde légèrement plus élevée.
Soit λ la longueur d’onde du photon incident, λ’ la longueur d’onde du photon diffusé et θ
l’angle que font ces rayons avec la direction incidente comme indiqué ci-dessous.
La relation entre λ, λ’ et θ est :
θ
𝜆 = 𝜆 + 𝐴 𝑠𝑖𝑛
2
5- Onde de De Broglie
D’après De Broglie, la matière comme la lumière doit posséder la double entité
corpusculaire et ondulatoire. Ainsi à une particule l’impulsion est 𝑝⃗, Broglie fait
correspondre une longueur d’onde λ tel que : 𝜆 =

Soit 𝜆 =

6- La fonction d’onde
L’état d’une particule matériel est caractérisé à chaque instant t par la fonction d’onde
𝜓(𝑟⃗, 𝑡). Celle-ci contient toutes les informations sur la particule.
6-1- Probabilité de présence
À un instant t donné, la probabilité de trouver une particule dans l’élément de volume 𝑑𝜏 est
donnée par le carrée de la fonction d’onde. Cette probabilité notée 𝑑𝑃(𝑟⃗, 𝑡) s’écrit :

𝑑𝑃(𝑥, 𝑡) = |𝜓(𝑟⃗, 𝑡)| 𝑑𝜏


La probabilité totale pour trouver la particule n’importe où dans l’espace est :

|𝜓(𝑟⃗, 𝑡)| 𝑑𝜏 = 1

6-2- Les qualités d’une bonne fonction d’onde


Une bonne fonction d’onde doit être :
-défini et continu partout,

-de carré intégrable c’est-à-dire ∫ |𝜓(𝑥, 𝑡)| 𝑑𝑥 < ∞

-dérivable
6-3- Equation de Schrödinger
C’est l’équation que vérifie la fonction d’onde Elle s’´écrit :

ħ 𝜕𝜓(𝑟⃗, 𝑡)
− ∆ + 𝑉(𝑟⃗, 𝑡) 𝜓(𝑟⃗, 𝑡) = 𝑖ħ
2𝑚 𝜕𝑡
Cette équation se réduit à :
𝜕𝜓
𝐻𝜓 = 𝑖ħ
𝜕𝑡
ħ
Où 𝐻 = − ∆ + 𝑉(𝑟⃗, 𝑡) es l’opérateur hamiltonien
En considérant une fonction d’onde plane et monochromatique on a :

⃗∙ ⃗)/ħ
𝜓(𝑟⃗, 𝑡) = 𝜓 𝑒 (
Et l’énergie totale de la particule 𝐸 = +𝑉

L’équation de Schrödinger devient :

𝑝
( + 𝑉(𝑟⃗, 𝑡))𝜓 = 𝐸𝜓
2𝑚
Soit
ħ 𝜕𝜓
− ∆𝜓 + 𝑉(𝑟⃗, 𝑡)𝜓 = 𝑖ħ
2𝑚 𝜕𝑡

6-4- Relations d’incertitude de Heisenberg


Soit ∆𝑥 l’incertitude sur la position 𝑥 et ∆𝑝 l’incertitude sur la quantité de mouvement de la
particule.
La relations d’incertitude position-impulsion de Heisenberg se traduit par :

∆𝑥 ∙ ∆𝑝 ≥ ħ
De même on a :
∆𝑦 ∙ ∆𝑝 ≥ ħ

∆𝑧 ∙ ∆𝑝 ≥ ħ
6-5- Résolution de l’équation de Schrödinger
Il s’agit de trouver la fonction d’onde 𝜓(𝑟⃗, 𝑡) solution de l’équation de Schrödinger. Les
variable 𝑟⃗ et t sont séparable de telle façon que 𝜓(𝑟⃗, 𝑡) peut s’écrire comme la produit de
𝜑(𝑟⃗)fonction d’espace et de 𝜒(𝑡) fonction de temps soit :

𝜓(𝑟⃗, 𝑡) = 𝜑(𝑟⃗)𝜒(𝑡)
En remplaçant dans l’équation de Schrödinger on obtient les deux équations suivantes :
𝑑𝜒
𝑖ħ = 𝐸𝑑𝑡
𝜒
ħ
(− ∆ + 𝑉)𝜑 = 𝐸𝜑
2𝑚

La solution de la première est 𝜒(𝑡) = 𝜒(0)𝑒 ħ

Donc 𝜓(𝑟⃗, 𝑡) = 𝜑(𝑟⃗)𝑒 ħ

6-6- Quelques exemples de potentiels réels


6-7- Conditions aux limites
Les deux conditions aux discontinuités de potentiel sont les suivantes :
- Continuité de la fonction d’onde.
- Continuité de la dérivée première de la fonction d’onde.

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