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RSC Q - R

Le document décrit les concepts de déplacement, mouvement et transport, ainsi que les modes de stationnement tels que le cantonnement et le bivouac. Il détaille également les rôles et responsabilités des officiers, les préparations nécessaires pour une marche, et les dispositifs de sûreté immédiate. Enfin, il aborde l'importance du maintien du potentiel de combat et des conditions de vie des troupes.

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RSC Q - R

Le document décrit les concepts de déplacement, mouvement et transport, ainsi que les modes de stationnement tels que le cantonnement et le bivouac. Il détaille également les rôles et responsabilités des officiers, les préparations nécessaires pour une marche, et les dispositifs de sûreté immédiate. Enfin, il aborde l'importance du maintien du potentiel de combat et des conditions de vie des troupes.

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R.S.C.

Qu’est ce que le d éplacement ?


Le déplace ment est l'acheminement de personnes et de matériels d'un po/nt à un autre.

Quels sont les modes de d éplacement ?


- Le mouvement,
- Le transport..

Qu'appelle-t-on mouvement ?
On appelle mouvement le déplacement d'une formation sous les ordres et la responsabilité de son chef. Il s'effectue le plus souvent par
voie de terre, généralement en véhicule et exceptionnellement à pied.

Qu'appelle-t-on transport ?
On appelle transport le déplacement de personnels ou de matériels sous la responsabilité du chef d'une formation de transport. Il peut
s'effectuer par voie routière, ferrée, maritime.

Quels sont les modes de stationnement


- Le cantonnement,
- Le bivouac,
- Le cantonnement bivouac

Quand dit-on que la troupe est au cantonnement ?


La troupe est au cantonnement lorsqu'elle occupe ,m ensemble de bâtiments civils ou militaires.

Quand dit-on que la troupe est en bivouac


La troupe est en bivouac lorsqu'elle est installée en plein air, sous la tente ou dans des abris improvisés.

Quand dit-on que la troupe est en cantonnement bivouac ?


La troupe est en cantonnement bivouac quand une partie seulement des effectifs cantonne tandis que l'autre bivouaque à côté.

Quand dit-on que la troupe est en campagne ?


La troupe est en campagne lorsque ayant quitté sa base, se trouve en instance d'être engagée.

1
Le commandement.
L'officier le plus ancien dans le grade le plus élevé est commandant du cantonnement, du bivouac ou du camp. Il a pour mission :
- d'assurer la sauvegarde des personnels et matériels en stationnement dans sa zone,
- de contrôler les mesures prises pour assurer la sûreté et la sécurité.

Quel est le but de la pr éparation d'une marche ?


- Limiter la fatigue.
- Eviter le désordre.

Sur quoi repose essentiellement l' élude d'une marche


- La valeur de l'itinéraire (tronçon délicat, point de passage obligé, point de repère)
- Les conditions matérielles et les horaires de déplacement,
- Les consignes particulières à la sauvegarde et à la discipline.

Qu'est ce qu'un point initial ?


Un point initial est un point caractéristique, facilement identifiable sur la carte et sur le terrain, placé sur un itinéraire à partir duquel une
colonne ou un convoi se forme par le passage successif à des heures prévues de chacun des éléments qui le compose.

Que comprend le d étachement d'éclairage ?


- Le personnel chargé de la sûreté immédiate,
- Une équipe d'orienteurs qui peut être réduit à un (01 ) sous-officier,
- Un (01) élément chargé de la détection radiologique ou chimique
- Un (01) radio ou agent de liaison.

Quelle est la vitesse de marche ?


La vitesse de marche varie selon la situation, l'état des itinéraires, les conditions atmosphériques et la fatigue de la troupe. Elle est en
moyenne de 4km/h de jour et de 3km/h de nuit, y compris les haltes qui sont de lOnin après 50mn de marche.

Qu'est ce que la sauvegarde ?


La sauvegarde est l'ensemble des dispositions prises pour limiter considérablement les possibilités d'intervention adverse et favoriser toutes
les actions amies. Elle concourt à la sûreté et à la sécurité de la troupe.

Quel est le but de la recherche de renseignement ?


La recherche de renseignement a pour but de se prémunir contre toute action offensive en toute investigation de l'adversaire.

2
Qu'est ce que la s ûreté immédiate ?
La sûreté immédiate est l'ensemble des mesures prises à l'intérieur des unités pour assurer leur propre défense contre toute action
rapprochée de l'ennemi.

Quelle est la constitution du dispositif de s ûreté immédiate ?


- Un (01) système de guet (terrestre, aérien)
- Un (01 ) système de défense.

Que comporte le système de défense ?


- Un (01) périmètre défensif (englobant les postes fixes et les emplacements)
- Un (01 ) détachement d'intervention immédiate.

Sur quoi repose l'efficacit é d'un dispositif ?


- L'organisation du terrain,
- L'établissement d'un plan de feu AP et AC.

Quel est le r ôle du détachement précurseur ?


- Reconnaître le lieu du stationnement.
- Organiser et mettre en place le dispositif de sûreté immédiate.
- Préparer l'installation de la troupe.

Quelle est la composition du d étachement précurseur


- Un (01 ) chef de détachement.
- Un (01 ) élément d'intervention ou sûreté immédiate,
- Des moyens radio,
- Un (01 ) élément chargé de l'installation matérielle.

Quel est le but du dispositif de s ûreté immédiate ?


Le dispositif de sûreté immédiate a pour but de permettre de faire face à des attaques de nature différente et d'assurer en môme temps la
protection du personnel et du matériel

Quelle est la mission du d étachement précurseur ?


Dés l'arrivée, le chef de détachement doit :
- Faire reconnaître le lieu de stationnement,
- Organiser et mettre en place les éléments du dispositif de sûreté immédiate,
3
- Préparer l'installation de la troupe et fixer notamment l'emplacement du PC, l'emplacement du garage et atelier, l'emplacement
du poste d'essence et du poste de secours,
- Faire le fléchage et jalonner les voies d'accès et de sortie (plan de circulation)
- Prendre contact avec les, autorités militaires puis avec les autorités civiles.

Que précise le compte rendu du chef de détachement précurseur ?


- L'emplacement du PC,
- L'heure d'arrivée dans la position.
- L'heure probable de fin d'installation,
- Les incidents survenus au cours du déplacement,
- Une demande de recomplétement s'il y a lieu,
- Une demande diverse relative à la sûreté immédiate et à l'amélioration du stationnement,
- Eventuellement les dispositions prises à l'égard de la population civile.

Quel est le rôle de l'élément de jour ?


- Assurer la garde du PC,
- Effectuer les rondes, les patrouilles, les escortes,
- Fournir le personnel nécessaire à l'exécution du service général de l'unité.

Que prise l'ordre de mouvement ?


- La composition et la mission des équipes de reconnaissance, d'orientation et de guidage (EROG)
- L'articulation des éléments selon l'état des itinéraires, la mission à remplir en fin de déplacement et la contribution que chaque
élément peut rapporter à la sûreté de la colonne,
- Le fractionnement de la colonne en éléments organisés et encadrés pour faire face à une menace ennemie,
- L'échelonnement des véhicules : communiquer aux éléments de la colonne pendant l'inspection en donnant les distances de
jour : 100m entre les véhicules de deux (02) groupes de combat d'une section ; 500m entre deux (02) sections d'une m ême
compagnie ; deux (02)km entre deux compagnies.

Qu'est ce qui compose l'inspection avant le d épart ?


- La vérification des pleins et des réserves.
- L'inscription éventuelle du numéro de mouvement et de la lettre de fractionnement sur chaque véhicule
- La mise en place éventuelle des fanions bleus sur les véhicules guides et fanions verts sur les véhicules serre-files,
- La reconnaissance des débouchés, du stationnement en direction du point initial.

4
Que permet la reconnaissance ?
La reconnaissance permet de renseigner le commandant de colonne sur :
- L'état des routes, chemins et bretelles tout terrain,
- Eventuellement les menaces d'action ennemie,
- Les possibilités de déplacement, de halte et de déploiement qui en résultent.

Quel est le but du fl échage et du jalonnage ?


Pour faciliter le déplacement de la colonne, les HROG peuvent matérialiser la direction à suivre en équipant l'itinéraire :
- en matériel de signalisation (flèches, panneaux)
- en personnel (jalonneurs)

Qu'est ce que le pilotage ?


Le pilotage est le franchissement alterné de rétrécissement de l'un ou de l'autre courant de la circulation.

Comment est identifi ée chaque colonne ?


Chaque colonne est identifiée par : Le numéro de mot attribué par l'autorité organisant le mouvement en même temps que le crédit

Quelle est la composition du num éro de mouvement


- Deux (02) chiffres indiquant le quantième du mois,
- Trois (02) ou quatre (04) lettres indiquant l'autorité organisatrice du mouvement, les deux (02) premiers étant des symboles
nationaux,
- Deux (02) chiffres indiquant le numéro d'ordre attribué à ce déplacement,
- Une (01) lettre de fractionnement.
Exemple : 14 - SNU - 23 ID

Qu’est ce que le cr édit de mouvement ?


Le crédit de mouvement est l'autorisation accordée à un ou plusieurs véhicules pour se déplacer sur un itinéraire réglementé dans un temps
donné conformément aux instructions concernant les mouvements.

Que comporte le cr édit de mouvement.?


- Un (01) numéro de mouvement,
- L'indication des heures fixées pour le passage du premier véhicule et du dernier véhicule de la colonne au point d'entrée et de
sortie, sur l'itinéraire réglementé.

5
Quel est le rôle du guide général ?
Le guide général est placé en tête de la colonne, il assure la direction, règle l'allure suivant les directives du commandant de colonne. Il est en
liaison par radio et pat véhicule léger avec celui-ci ou son adjoint et avec le serre-file général. Il fait pointer son passage au poste de contrôle et
de régulation.

De quoi dispose serre-file général ?


- Des moyens de réserve (véhicule haut le pied, approvisionnement)
- Des moyens de dépannage (équipe de dépannage, engin de levage)
- Un (01 ) détachement sanitaire,
- Un (01 ) détachement de sûreté.

Quel est le rôle du serre-file général ?


- Il arrête toute décision concernant un véhicule immobilisé (dépannage, remorquage)
- Fait prendre les mesures nécessaires au dépassement éventuel de la colonne par un véhicule ou une autre colonne,
- Relève les flèches, les panneaux et les jalonneurs placés sur l'itinéraire et les remettent à la disposition des EROG,
- Assure la signalisation réglementaire et le pilotage éventuel et fait prendre leur place aux véhicules attardés durant les
arrêts, et en liaison par radio et par véhicule léger avec le commandant de colonne ou son adjoint et avec le guide général. Il
fait pointer son passage au poste de contrôle et de régulation.

Qu’appelle t-on équipage d'un véhicule ?


On appelle équipage d'un véhicule, l'ensemble des personnels chargés de la conduite du véhicule el de la mise en œuvre de ses moyens de
bord..

Qu'appelle-t-on troupe embarquée ou transportée ?


On appelle troupe embarquée ou transportée dans un véhicule de transport l'ensemble des personnels qui ont pris place dans ce véhicule en
plus de l'équipage

Quel est le rôle du chef de bord ?


Il est responsable de :
- De l'arrimage du chargement,
- De l'itinéraire suivi,
- De la conduite à tenir en cas d'accident ou d'incident mécanique,
- De l'exécution des manœuvres qui nécessite le guidage du véhicule,
- De l'application des consignes relatives à l'admission des passagers dans le véhicule, de l'observation des règles générales du
code la route et des consignes particulières à chaque déplacement,
6
- II veille à la fatigue du conducteur afin de le faire relever ou de le remplacer lui-même, éventuellement lui accorder si possible six
(06) heures de sommeil par jour,
-En cas d'arrêt prévu ou inopiné de la colonne, il se renseigne, n'hésitant pas à remonter la colonne à pied s'il y a lieu après avoir
donner les consignes nécessaires à la troupe.

Qu'est ce que la distance ?


La distance est l'espace évaluée en mètre, qui sépare deux (02) véhicules consécutifs d'un élément organisé d'une même colonne.

Qu'est ce que le créneau ?


Le créneau est l'espace évaluée en unité de longueur ou de temps, qui sépare deux (02) éléments organisés d'une même colonne,
mesuré à partir du dernier véhicule d'un élément jusqu'au premier véhicule de l'élément suivant,

Que permet l'échelonnement à l'intérieur de la colonne


L'échelonnement à l'intérieur de la colonne permet un particulier :
- Une conduite souple de chacun des véhicules et de réduire les répercussions d'un accoue local sur l'ensemble de la colonne,
- D'éviter le resserrement des véhicules oui contrarie l'écoulement du trafic,
- De faciliter le croisement et le dépassement d'une colonne en marche par des véhicules isolés,
- De réduire la vulnérabilité des colonnes aux attaques ennemies.

Quelles sont les couleurs des fanions ?


- BLEU : pour les véhicules de tète,
- VERT : pour les véhicules serre-file,
- NOIR et BLANC : pour le véhicule du chef d'élément de marche.

Que Doit Permettre Le Maintien Du Potentiel De Combat


Le maintien du potentiel de combat doit permettre à une formation en campagne d'être, en toutes circonstances, apte à remplir les missions
qui peuvent lui être confiées. Sous la responsabilité du chef, cette action doit être permanente et entreprise même en l'absence d'instruction
particulière dans le double domaine :
– du moral ;
– du maintien en condition du personnel et des matériels.

Défense Psychologique
Condition essentielle du maintien des forces morales, la défense psychologique comprend l'ensemble des mesures tendant à protéger une
troupe contre toute attaque à son moral, à sa cohésion ou à sa volonté de lutte.

7
Les menaces
Les menaces visent tout particulièrement les troupes qui ne sont pas directement engagées dans des actions de combat ou celles qui vivent
au milieu des populations civiles.
Venant de l'intérieur de l'unité, elles peuvent :
– naître spontanément dans une formation dont le moral est atteint par des actions de guerre (bombardement nucléaire, pertes importantes,
etc.) ;
– être provoquées par l'action d'éléments subversifs.
L'ennemi ou certains éléments de la population civile peuvent intervenir de l'extérieur par tout moyen de diffusion (tracts, journaux, etc.) ou en
profitant des relations habituelles avec les habitants (1).

Les mesures à prendre


L'action entreprise pour contrecarrer ces menaces doit être permanente ; le maintien de la discipline reste essentiel pour réduire la
vulnérabilité de la petite unité aux attaques psychologiques de l'adversaire.
Cette discipline sera d'autant plus facilement obtenue que le chef aura acquis une parfaite connaissance de ses hommes, de leurs réactions
et de leurs préoccupations.

MAINTIEN EN CONDITION DU PERSONNEL ET DES MATÉRIELS

Conditions de vie
Le chef organise et contrôle les conditions dans lesquelles vit sa troupe, dans les domaines de la santé, de l'alimentation, de l'hygiène, de
l'habillement et du repos (1).
L'entretien des armes et des véhicules fait l'objet d'une surveillance permanente pour maintenir le matériel organique en bon état de
fonctionnement (2).
Les recomplètements des véhicules en carburant sont effectués après chaque sortie. La remise à niveau des dotations initiales doit être
réalisée chaque fois que le commandement en donne la possibilité.

Rythme de vie
Sachant que le désœuvrement est générateur d'ennui et porte atteinte au moral, l'inactivité est à proscrire et les travaux comme les loisirs
doivent être planifiés.
Les exigences de la mission et de la sauvegarde conduisent la troupe à accomplir des tâches nombreuses (organisation du terrain, opérations
d'entretien, etc.). Le chef doit veiller à l'organisation du travail en s'attachant à obtenir le maximum d'efficacité au prix d'une fatigue et d'une
occupation moindre. Il doit par ailleurs saisir toute occasion pour contrôler et améliorer l'instruction individuelle et collective de ses hommes en
donnant la priorité aux actes de combat dans le cadre de la mission du moment.
Enfin, les périodes de travail doivent être entrecoupées de périodes de repos et de périodes de loisirs (sports collectifs, etc.), si les
circonstances le permettent
8
MODES DE DÉPLACEMENT
Les déplacements s'effectuent sous la forme de mouvements ou de transports.

On appelle mouvement le déplacement d'une formation sous les ordres et la responsabilité de son chef. Un mouvement s'effectue le plus
souvent par voie de terre, généralement en véhicules, exceptionnellement à pied.

On appelle transport le déplacement de personnel ou de matériel sous la responsabilité du chef d'une formation de transport.
Un transport peut s'effectuer par voie routière, voie ferrée, voie maritime ou voie aérienne

PRINCIPES DU DEPLACEMENT A PIEDS


Les longs déplacements à pied, ou marche, sont lents et fatigants. Ils demeurent donc exceptionnels. Toutefois, dans certaines circonstances,
ils peuvent constituer le seul mode de déplacement qui permette à une unité de poursuivre sa mission ou d'assurer sa sauvegarde.
La préparation et l’exécution des marches doivent donc être guidées par le souci de maintenir le potentiel de combat de la troupe.

PRÉPARATION DES MARCHES


La préparation d’une marche a pour but :
– de limiter la fatigue de la troupe ;
– d'éviter le désordre.
L’étude porte essentiellement sur les points suivants :
– valeur de l'itinéraire : tronçons délicats, points de passage obligés, points de repères ;
– conditions matérielles et horaire du déplacement : équipement de la troupe, renfort éventuel en guides, porteurs et animaux de bât, passage
au point initial, haltes, liaisons intérieures ;
– consignes particulières à la sauvegarde et à la discipline, signaux d'alerte, de reconnaissance.

INSPECTION AVANT DÉPART


Avant le départ, toutes mesures sont prises pour assurer l'alimentation de la troupe. En particulier, les hommes sont munis d'une journée de
vivres de réserve à ne consommer que sur ordre.
Chaque chef de section rassemble sa formation au point prévu, se fait rendre l'appel du personnel, s'assure que les chefs de groupe ont
vérifié le matériel (armes, munitions, postes radio, masques, effets de protection, outils, vivres, bidons remplis d'eau) et communique aux
hommes les consignes particulières et l'heure officielle. Il rend compte au commandant d'unité de l'état physique de la troupe, ainsi que de
tout fait nouveau. Les hommes indisponibles sont confiés au Service de santé.

9
DÉTACHEMENT D’ÉCLAIRAGE
Aux ordres du chef de la section de tête, le détachement d'éclairage comprend :
– le personnel chargé de la sûreté immédiate ;
– une équipe d'orienteurs, réduite le cas échéant à un sous-officier ;
– un ou plusieurs hommes chargés de la détection radiologique et chimique ;
– un radio ou agent de liaison.
Il est parfois renforcé de guides, qui doivent être particulièrement surveillés en zone d'insécurité.
Progressant à la distance nécessaire, en avant de l'unité, le détachement d'éclairage identifie et reconnaît les points principaux de l'itinéraire.
Il rend compte de toute modification importante apportée au trajet prévu.

EXÉCUTION DES MARCHES


Le passage par un même point initial, selon un horaire fixé, des différents éléments destinés à suivre le même itinéraire, permet au chef de
contrôler l'exécution de ses ordres et, éventuellement, de les compléter.
Le point initial doit être désigné avec précision, facilement repérable sur la carte et sur le terrain, accessible par plusieurs itinéraires. Aucune
unité ne doit, en principe, s'arrêter au point initial.
L'allure est réglée par le chef de section de tête. Elle est relativement lente au départ, tant que la colonne n'est pas déployée, elle est
allongée au début d'une montée et réduite au début d'une descente.
La vitesse de marche varie selon la situation tactique, l'état des itinéraires, les conditions atmosphériques et la fatigue de la troupe ; en
moyenne, elle est de l'ordre de 4 km/h de jour, 3 km/h de nuit (haltes comprises).
La formation normale de marche est la colonne par un sur l'un ou l'autre, ou sur l'un et l'autre, des bas-côtés de la route. Les liens
organiques des éléments sont respectés. Les hommes marchent au pas de route à distance régulière, conservant en principe la liaison avec
celui qui les précède et celui qui les suit ; ils ne peuvent ni s'arrêter, ni quitter la colonne sans autorisation. Les gradés, échelonnés dans le
dispositif, exercent le contrôle permanent de leurs hommes. Ils veillent au respect des distances, à la répartition équitable des charges (les
armes collectives et leurs munitions sont portées à tour de rôle), à l'allégement des éclopés (I'arme et le sac de ces derniers peuvent être
confiés à leurs voisins), éventuellement au transport des blessés et des malades jusqu'à une position d'attente où il soit possible de les
installer provisoirement.
La discipline de marche garantit la bonne exécution du mouvement et permet d'éviter les fatigues inutiles.

HALTES
Si la situation tactique le permet, les marches sont normalement coupées de haltes de courte durée à intervalles réguliers (en principe, 10 mn
après 50 mn de marche).
Les haltes sont exécutées aux moments et aux emplacements les plus favorables au repos et à la sauvegarde. Si la distance à parcourir est
importante et si les circonstances atmosphériques le permettent, une grande halte doit permettre à la troupe de s'alimenter. Pour tirer le
meilleur profit des haltes, la troupe doit avoir connaissance à l'avance de la durée de l'arrêt. De même, chaque fois que possible, un signal
préparatoire précédera utilement l'ordre de remise en marche.
10
Franchissement de voies ferrées
Le franchissement des voies ferrées à niveau peut provoquer la prise de mesures de sécurité particulières. Le personnel mis en place à cet
effet reprend la route avec le dernier élément. En dehors des passages aménagés, il est préférable de franchir les voies ferrées en ligne et par
éléments organiques.

Franchissement de ponts
Le franchissement de certains ponts (ponts suspendus, ponts de bateaux, ponts de chemin de fer) exige des précautions spéciales. Si aucun
élément n'est en place pour régler la circulation, le chef du détachement d'éclairage reconnaît l’ouvrage, des consignes particulières de
traversée sont établies. Il est interdit de marcher au pas cadencé. En cas de besoin, un orienteur est placé à l'entrée du pont.

Traversée de zones contaminées


Il est possible de réduire les risques inhérents à la traversée de zones contaminées en évitant les fonds du terrain, spécialement ceux qui
retiennent humidité et brouillard, ainsi que la végétation basse (branches basses. buissons, herbes hautes).
Marche par grande chaleur
Les mesures les plus efficaces consistent, quand la situation le permet, à alléger la troupe, à diminuer la vitesse, à choisir pour les haltes des
emplacements aérés pourvus d'eau potable. La consommation d'eau glacée ou de boissons alcoolisées est proscrite.
Les victimes d'insolation ou de coup de chaleur doivent être allongées à l’ombre et soignées rapidement.
En fin de journée, il faut éviter d'exposer la troupe aux refroidissements et veiller au respect des mesures d’hygiène.

Marche par grand froid


L’équipement doit être adapté : vêtements chauds et secs dans la mesure du possible, lacets, courroies, bretelles, ceintures légèrement
desserrées. L’alimentation doit être enrichie. Des repas chauds sont assurés, dans la mesure du possible, au moins une fois par jour. Les
haltes sont effectuées à des emplacements abrités ; leur durée peut être abrégée par le souci d'empêcher les hommes de rester immobiles.
Les victimes de coup de froid doivent être conduites à l'abri et soignées rapidement.

Marche dans la neige


À partir d'une épaisseur de 20 cm, la neige ralentit sensiblement l’allure. Dans une couche d'environ 40 cm, le ralentissement est de l'ordre de
la moitié de la vitesse normale.

Sûreté immédiate
La sûreté immédiate repose à la fois sur le système de guet et d'alerte permanent du détachement et sur les dispositions de combat prévues
pour riposter sans délai à toute action ennemie (répartition des armes, articulation et action réciproque des différents éléments)

11
Défense et sécurité
Chaque chef d'élément fait procéder périodiquement aux opérations de détection radiologique et chimique, et il fait appliquer les mesures
individuelles de protection en cas de danger.

MESURES DE SÉCURITÉ EN TEMPS DE PAIX (Hors défilé)


Les prescriptions générales concernant les marches sont définies par le règlement de service en campagne. Le TTA 116/l constitue
également un guide en la matière (document à jour de son 5e modificatif). Afin d'éliminer les risques d'accidents de tous ordres au cours des
exercices de déplacement à pied, il convient de :
– respecter un dispositif de marche créant le minimum de perturbation à la circulation automobile ;
– renforcer la signalisation de la colonne, de nuit et par temps de brouillard.

Mesures permanentes
Toutes les marches doivent être exécutées conformément aux prescriptions du règlement de service en campagne. Lorsque l'itinéraire amène
les éléments à pied à progresser sur une route, ceux-ci doivent obligatoirement, en application de l'article R. 219-4 du Code de la route :
– circuler sur le côté droit de la chaussée sauf en colonne par un où le déplacement s'effectue côté gauche dans le sens de la marche ;
– dans tous les cas, les éléments sont limités à 20 m en longueur, et la distance entre chaque élément est fixée à une cinquantaine de
mètres ;
– au cours des déplacements, les chefs de détachement prennent toutes les dispositions nécessaires pour :
- régler la vitesse de progression en fonction des possibilités de tout leur personnel ;
- que leurs hommes soient toujours au moins par deux, afin d'éviter qu'un traînard ne se perde ;
- que les victimes de malaises ou de blessures accidentelles soient conduites à l'abri, gardées par du personnel valide et soignées
rapidement.

Mesures particulières
De nuit ou par temps de brouillard :
– sauf cas de force majeure, les marches sur routes à grande circulation sont évitées ;
– chaque élément doit être signalé à l'aide du lot réglementaire de signalisation à l'exclusion de tout matériel de fortune. L'état de ce matériel
et tout particulièrement celui des lanternes à feux jaunes (ou blancs) et rouges, visibles à 150 m par temps clair, doit obligatoirement être
vérifié avant le départ et après chaque usage. Ce lot comprend :
– 4 lanternes (avec écrans colorés pour tête et queue de colonne) ;
– 12 brassards ;
– 3 disques réfléchissants ;
– 2 guêtres ;
– 1 dossard réfléchissant.

12
LES DÉPLACEMENTS EN VÉHICULES

PRÉPARATION DES DÉPLACEMENTS

Ordres reçus
L'ordre de mouvement matérialise l'ensemble des dispositions prescrites par le commandement ou arrêtées par le commandant de colonne. Il
précise en particulier :
– la composition et la mission des équipes de reconnaissance, d'orientation et de guidage ;
– le fractionnement de la colonne en éléments organisés et encadrés pour faire face à une menace ennemie éventuelle en cours de route ;
– l'articulation des éléments selon l'état des itinéraires, la mission à remplir en fin de déplacement et la contribution que chaque élément peut
apporter à la sûreté de la colonne
– l'échelonnement des véhicules.

Inspection avant le départ


Outre les mesures concernant le personnel (1), certaines dispositions relatives aux véhicules doivent être prises.
L'encadrement inspecte chaque élément afin de vérifier que:
– le personnel est en mesure de remplir sa mission ;
– les véhicules sont en état de prendre la route (vérification des pleins et des réserves [eau-huile-carburant]) ;
– la signalisation et l'identification sont réalisées :
- mise en place d'un fanion bleu sur les véhicules guides, et vert sur les véhicules serre-files,
- mise en place d'un fanion noir et blanc sur véhicule du chef d'élément,
- inscription du numéro de mouvement sur chaque véhicule.

Reconnaissance
Avant et pendant un déplacement, les reconnaissances menées par les équipes de reconnaissance, d'orientation et de guidage permettent de
renseigner le commandant de colonne :
– sur les débouchés du stationnement en direction du point initial ;
– sur l'état des routes, chemins et bretelles tout terrain ;
– éventuellement sur les menaces d'action ennemie ;
– sur les possibilités de déplacement, de halte et de déploiement qui en résultent.
Ces renseignements sont transmis sous forme de comptes rendus sommaires accompagnés de croquis renseignés, s'il y a lieu. Les équipes
de reconnaissance, d'orientation et de guidage entrent en liaison, chaque fois qu'elles le peuvent, avec les unités de circulation du Train dans
le dispositif général desquelles elles opèrent.

13
Fléchage et jalonnage
La mise en place, en dehors des itinéraires classés et pour l'usage exclusif d'une formation, de flèches de direction portant un symbole propre
à cette formation constitue le fléchage.
Le jalonnage est la mise en place, pour l'usage exclusif d'une colonne, de personnel (jalonneurs) chargé d'indiquer aux véhicules de cette
colonne la direction à suivre.
Pour faciliter le déplacement de la colonne, les équipes de reconnaissance, d'orientation et de guidage (1) peuvent matérialiser la direction à
suivre en équipant l'itinéraire :
– en matériel de signalisation (flèches et panneaux) ;
– en personnel (jalonneurs).
Flèches, panneaux et jalonneurs sont utilisés au profit exclusif de leur formation d'appartenance. Ils sont relevés par les soins du serre-file
général de la colonne.
Le jalonneur est placé de préférence en un point sensible de l'itinéraire où il peut y avoir un doute sur la direction à suivre; il doit toujours être
doublé d'une flèche dans le cas d’un fléchage. La flèche est placée :
– normalement sur le côté droit de la chaussée ;
– éventuellement sur le côté gauche ou dans l'axe de l'itinéraire quand le tracé de la chaussée ou la présence
d'obstacles à la visibilité (arbres, talus, immeubles) empêchent de déceler facilement une flèche placée à droite;
– à environ 0,60 m du bord de la chaussée et 1,20 m (2) au-dessus du sol, la face faisant un angle de 800 environ avec la direction suivie ou
de telle manière qu'elle se détache parfaitement sur le fond du paysage pour un conducteur à son volant ;
– immédiatement avant le changement de direction pour la flèche d'exécution ;
– dans la mesure du possible, 150 m avant le changement de direction pour la flèche de préavis (sous réserve que la présence d'un autre
carrefour entre la flèche de préavis et la flèche d'exécution, ne puisse introduire un doute) ;
– quelques mètres après le changement de direction pour la flèche de confirmation. Toutefois, des flèches de confirmation doivent également
être placées sur un long trajet sans changement de direction.
En aucun cas une flèche ne doit cacher, même partiellement, un autre signal routier, en particulier ceux mis en place par le service de
l'Équipement. Il est notamment interdit de coller des flèches en papier sur les panneaux indicateurs quels qu'ils soient.

Guidage
Sur un itinéraire non équipé et pour franchir un passage difficile, les équipes de reconnaissance, d'orientation et de guidage (1) peuvent
prendre en charge directement les éléments de la colonne afin de leur éviter toute erreur de parcours. Un guide embarque alors dans le
premier véhicule ou précède celui-ci en motocyclette ou voiture de liaison.

Pilotage
Sur une portion rétrécie d'itinéraire à double courant de circulation, les équipes de reconnaissance, d'orientation et de guidage (1) peuvent
être tenues d'organiser le pilotage, c'est-à-dire le franchissement alterné du rétrécissement par l'un ou l'autre courant de circulation.

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Les jalonneurs extrêmes communiquent entre eux par signaux, par radio, par jalonneurs intermédiaires ou, enfin, par pilote (personnel ou
objet témoin embarqué sur le dernier véhicule autorisé à circuler dans un sens et dont l'arrivée à l'autre extrémité du rétrécissement déclenche
l'ouverture de l'autre courant de circulation).

Identification des colonnes


Chaque formation dont le déplacement fait l'objet d'une inscription au tableau quotidien des mouvements et transports (VR 1) établi par
l'échelon de commandement qui ordonne le déplacement, se voit attribuer un numéro de mouvement.
Ce numéro de mouvement est arrêté par l'autorité organisant le mouvement en même temps que le « crédit de mouvement ». Le numéro de
mouvement est placé des deux côtés de l'avant des véhicules ; il comporte quatre renseignements (1) :
– deux chiffres indiquant le quantième du mois où commence le mouvement ;
– trois lettres indiquant l'autorité organisant le mouvement, les deux premières reproduisant les symboles nationaux figurant au STANAG
1059, la troisième indiquant la RT ou l’autorité organisant le mouvement ;
– deux chiffres constituant un numéro d'ordre attribué par l'autorité chargée du mouvement ;
– une lettre (éventuellement) placée après le numéro proprement dit pour différencier les éléments constitutifs d'une colonne.
Exemple : 03/FRF/08/C.
Ce qui signifie : élément C du mouvement 08 mis en route le troisième jour du mois en cours par la RT Nord-Est (F), France (FR).

La signalisation militaire des itinéraires


La signalisation militaire des itinéraires a pour but de faciliter le déplacement des colonnes (ou des isolés) militaires, de jour comme de nuit.
Elle peut compléter la signalisation civile relative à la sécurité routière qui conserve toute sa valeur. Deux sortes de signalisation peuvent être
mises en place, selon qu'il s'agira d'itinéraires classés ou non.

Signalisation des itinéraires classés.


On appelle itinéraires classés l'ensemble des itinéraires retenus par le commandement pour organiser des déplacements d'unités ou des
transports de matériels et sur lesquels sont prescrites des conditions de circulation. On distingue :
– les pénétrantes (itinéraires reliant une zone de l'arrière à une zone de l'avant) ; elles sont désignées par des numéros impairs ;
– les rocades (itinéraires sensiblement perpendiculaires aux pénétrantes et les reliant entre elles) ; elles sont orientées et désignées par des
numéros pairs.
La signalisation consiste à mettre en place sur ces itinéraires, différents types de signaux militaires (voir annexe) pour :
– donner une indication (signaux indicateurs) ;
– préciser et rappeler une prescription (signaux de prescription) ;
– avertir d'un danger (signaux de danger).
Cette signalisation incombe exclusivement aux formations de circulation de l'arme du Train qui, seules, détiennent le matériel nécessaire.
La signalisation est souvent complétée par un déploiement de personnel de ces formations, habilité à intervenir sur les déplacements
militaires
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Signalisation des itinéraires non classés.
La signalisation se limite à l'emploi du fléchage et du jalonnage, en complément de la signalisation civile.

Rôle du guide général


En tête de la colonne prend place un guide général, qui assure la direction et règle l'allure suivant les directives du commandant de colonne. Il
est en liaison, par radio et par véhicules légers, avec celui-ci ou son adjoint et avec le serre-file général. Il fait pointer son passage aux postes
de contrôle et de régulation.

Rôle du serre-file général


En queue de la colonne prend place un serre-file général, qui dispose, selon les circonstances :
– de moyens de réserve : véhicules haut-le-pied, approvisionnements ;
– de moyens de dépannage : équipes de dépannage, engins de levage ;
– d'un détachement sanitaire ;
– d'un détachement de sûreté.
Suivant les directives du commandant de colonne, le serre-file général :
– arrête toute décision concernant un véhicule immobilisé (dépannage, remorquage, abandon) ;
– fait prendre les mesures nécessaires au dépassement éventuel de la colonne par un véhicule ou une autre
colonne ;
– relève les flèches, les panneaux et les jalonneurs placés sur l'itinéraire et les remet à la disposition des équipes de reconnaissance,
d'orientation et de guidage ;
– à l'arrêt de la colonne, assure la signalisation réglementaire et le pilotage éventuel, et fait reprendre leur place aux véhicules attardés.
Le serre-file général est en liaison, par radio et par véhicules légers, avec le commandant de colonne ou son adjoint et avec le guide général.
Il fait pointer son passage aux postes de contrôle et de régulation.

Rôle des guides et serre-files particuliers


En tête et en queue de chaque élément de la colonne prennent place respectivement un guide et un serre-file, qui assument à l'égard de leur
élément des responsabilités analogues à celles des guides et serre-files généraux.
En particulier, le guide veille au maintien de la distance prescrite entre son élément et l'élément précédent.
Aux arrêts de la colonne, le serre-file fait réserver la place des véhicules attardés.

Le chef de bord
L'équipage peut être composé d'une équipe avec un chef de bord ou se réduire au seul conducteur, qui est alors chef de bord. Le chef de
bord est chef d'équipage ; à ce titre sa qualification technique, vue sous l'angle particulier de la conduite du véhicule, doit être, si possible, au
moins égale à celle d'un conducteur confirmé.

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Partant de cette considération, le chef de bord doit être nommément désigné par le commandant d'unité pour chaque mission. Au cas où cette
désignation n'est pas faite, c'est le conducteur du véhicule qui devient chef de bord.

Le chef de bord est responsable :


– de la discipline de l'équipage ;
– de l'application des consignes relatives à l'admission des passagers et à leur embarquement ;
– de l'arrimage du chargement ;
– de l'itinéraire suivi ; en particulier, il lui appartient de prévenir le chauffeur, suffisamment à temps, d'un changement de direction, notamment
dans les agglomérations ;
– du strict respect des prescriptions du Code de la route et des règles de circulation militaire ;
– de la conduite à tenir en cas d'accident ou d'incident mécanique (1) ;
– de l'exécution des mesures propres à garantir la sécurité de la circulation en cas d'arrêt de son véhicule, quelles que soient la cause et les
circonstances de cette immobilisation ;
– du guidage d'une manœuvre délicate.
Pendant le déplacement, l'action du chef de bord doit être limitée aux nécessités du moment. Il doit s'abstenir de toute intervention
intempestive de nature à surprendre ou gêner le conducteur, à distraire son attention ou provoquer chez ce dernier une tension excessive.
En outre, le chef de bord a le devoir de surveiller le degré de fatigue du conducteur, de le remplacer, le cas échéant, par un autre membre
qualifié de l’équipage, voire exceptionnellement de prendre lui-même le volant.

Le conducteur
Sous réserve du rôle dévolu au chef de bord au paragraphe précédent, le conducteur assume la responsabilité de la conduite du véhicule qui
lui est confié et des opérations du premier échelon pour le maintien en condition de celui-ci.
Il doit en outre signaler à son chef direct tout ce qui, pour assurer le bon fonctionnement de ce véhicule, sort de sa compétence.

Le chef de la troupe Transportée


Parmi les passagers, le plus ancien dans le grade le plus élevé assume les fonctions de chef de la troupe transportée. À ce titre, il est
responsable de la discipline à l'intérieur du véhicule. Il se fait connaître du chef de bord. À l'exclusion des règles de la discipline générale, il n'y
a pas subordination du chef de bord au chef de la troupe transportée ; toutefois, en cas d'événements imprévus ou en l'absence de consignes
précises et particulières, ce dernier recueille les renseignements techniques qui lui sont nécessaires auprès du chef de bord et prend les
mesures qu'il juge utiles pour la poursuite de sa mission propre. En particulier, en cas de nécessité, il peut modifier l'itinéraire initialement
prévu. Il doit alors consigner obligatoirement sa décision sur le carnet de bord du véhicule.

EXÉCUTION DES DÉPLACEMENTS


Le passage par un même point initial, selon un horaire fixé, des différents éléments destinés à suivre le même itinéraire, permet au chef de
contrôler l'exécution de ses ordres et, éventuellement, de les compléter.
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Le point initial doit être désigné avec précision, facilement repérable sur la carte et sur le terrain, accessible par plusieurs itinéraires. Aucune
unité ne doit, en principe, s'arrêter au point initial. La vitesse moyenne de marche est fixée par le commandant de colonne. L'allure est réglée
par le guide de chaque élément.
Pour faciliter l'établissement des distances sans nuire à la cohésion de la formation, les premiers véhicules doivent s'efforcer d'atteindre
progressivement la vitesse indiquée, quitte à marquer un léger ralentissement quelques kilomètres plus loin s'il y a lieu.
Après tout ralentissement, la vitesse normale n'est reprise que progressivement.
Sur route, tous les conducteurs roulent sur le côté droit de la chaussée et observent les prescriptions du Code de la route, dans la mesure où
la situation tactique ne s'y oppose pas.
Les prescriptions particulières concernant les volets, les glaces, les pare-brise, les bâches, les capotes, ainsi que l'éclairage des véhicules,
sont fixées par le commandement en fonction des types de véhicules et des circonstances.

Haltes
Les haltes de courte durée, effectuées par des colonnes ou éléments de colonne, sont normalement de trente minutes et ont lieu, en principe,
toutes les trois heures, Au cours de cette pause, le conducteur doit descendre de son véhicule et se détendre. Toutes les fractions d'une
même colonne, suivant un même itinéraire, s'arrêtent en même temps.
Toutefois, compte tenu des caractéristiques de la route, il peut s'avérer nécessaire d'effectuer la halte sur un tronçon particulier de l'itinéraire
au lieu d'une halte à heure fixe. Dans ce cas, les instructions nécessaires sont données dans les ordres concernant le mouvement.
Les haltes de longue durée s'effectuent en principe sur des itinéraires de dégagement. Mais quels que soient le lieu et la durée de ces haltes,
les règles suivantes doivent être appliquées :
– les véhicules dégagent la route le plus possible ;
– les dispositions nécessaires sont prises pour faciliter la circulation des autres usagers de la route, et éviter les accidents ou embouteillages.
Les mesures à prendre sont fonction de la configuration et de la largeur de l’itinéraire :
– signalisation, à distance, de la tête et de la queue de colonne (plantons, fanions d'avertissement ou signaux lumineux si les conditions de
sécurité le permettent) ;
– si nécessaire, organisation d'un système de circulation en sens unique alternée le long de la colonne, etc. ;
– respect des distances de sécurité.

Pannes et accidents
En dehors des haltes de la colonne, aucun véhicule ne doit s'arrêter sauf cas de force majeure.
Dans ce dernier cas, le conducteur s'efforce de ranger son véhicule le plus à droite possible pour dégager l'itinéraire et se mettre à couvert. Le
chef de bord fait signe aux véhicules suivants de le doubler.
Si le véhicule immobilisé est celui du guide ou du serre-file, celui-ci prend place à bord d'un autre véhicule, sur lequel il place éventuellement
son fanion bleu ou vert. L'éventualité d'une panne du véhicule du serre-file impose au chef de bord du véhicule précédent de s'assurer
fréquemment de la présence du serre-file derrière lui.

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À l'examen de la panne ou de l'accident, différentes mesures sont prises, soit par le conducteur rapidement conseillé par le serre-file
d'élément, soit par le serre-file général. Si la panne est légère, le conducteur remet rapidement son véhicule en marche, reprend la route et
regagne, si possible, sa place à la halte suivante.
Si la panne est plus grave, le serre-file général prend la décision de réparation immédiate, de remorquage en vue d'une réparation ultérieure,
ou d'abandon sur place du véhicule.
Avant qu'un véhicule soit pris en remorque, le chargement, la troupe embarquée, la partie de l'équipage qui n'est pas nécessaire à la
manœuvre sont transférés sur d'autres véhicules.
Tout véhicule réparé par les soins du serre-file général regagne sa place à la halte qui suit sa remise en état.
Si le serre-file général ne peut ni le dépanner ni le remorquer, le véhicule immobilisé reste sur place. Quand la situation le permet, le
conducteur est laissé à la garde de son véhicule, muni de vivres, de moyens de signalisation et de tous renseignements sur la destination de
son unité et les secours qui doivent lui parvenir. Le serre-file général signale sa présence aux autorités territoriales (gendarmerie, circulation,
municipalité) les plus proches. Lorsque la situation impose de considérer le véhicule comme irrécupérable, le serre-file général fait démonter
ou mettre hors de service les armes de bord et les postes radio, en s'attachant particulièrement à faire disparaître toute indication des
fréquences utilisées. Il prélève le maximum de pièces mécaniques en bon état et fait pousser la carcasse hors de l'itinéraire.

Échelonnement
La bonne marche d'une colonne automobile sur un itinéraire exige que des espacements convenables soient maintenus :
– distance (1) entre les véhicules ;
– créneau (2) entre les éléments organisés d'une même colonne (rames, éléments de marche, etc.).
Cet échelonnement à l’intérieur de la colonne répond à des nécessités techniques et procure aux formations en déplacement la dispersion en
profondeur imposée par des considérations de sécurité.
Il permet, en particulier :
– une conduite souple de chacun des véhicules et de réduire les répercussions d'un à-coup local sur l'ensemble de la colonne ;
– d'éviter le resserrement de véhicules qui contrarient l'écoulement du trafic ;
– de faciliter le croisement et le dépassement d'une colonne en marche par des véhicules isolés ;
– de réduire la vulnérabilité des colonnes aux attaques ennemies.
Les modalités de cet échelonnement varient suivant les circonstances.
Une fois fixées, elles doivent être impérativement respectées par tous les usagers.
La tendance actuelle consiste à fractionner les colonnes par groupes de quatre à cinq véhicules avec un espacement de 500 m environ entre
les groupes.

Dépassements

Par véhicules isolés.


Sauf nécessité d'ordre opérationnel, un véhicule isolé n'est autorisé à dépasser une colonne en marche que si:
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– sa vitesse instantanée maximale est nettement supérieure à la vitesse de marche de la colonne, afin de permettre un dépassement rapide
de chaque véhicule ;
– la distance entre véhicules de la colonne est suffisante pour permettre au véhicule qui la dépasse de se ranger après avoir doublé chacun
d'eux ;
– le serre-file de la colonne indique clairement par un geste (ou un autre signal) que le dépassement est possible.
Dans tous les autres cas, le dépassement ne doit s'effectuer que lorsque la colonne est arrêtée.
De nuit, en cas de marche tous feux éteints ou en « blackout », le dépassement d'une colonne en marche doit être tout à fait exceptionnel en
raison :
– des risques d'accidents dus à la mauvaise visibilité ;
– de la perturbation apportée dans la marche de la colonne par un véhicule qui ne peut doubler que très difficilement ;
– du fait que les véhicules de la colonne risquent de suivre le véhicule isolé qui a doublé, donc de s'égarer.

Par d’autres colonnes.


Il est formellement interdit à une colonne automobile, quelles que soient sa vitesse et son importance, d'en dépasser une autre en marche,
sauf ordre du commandement.
Quand une colonne plus rapide est autorisée, pour des raisons impérieuses et qui doivent conserver un caractère rigoureusement
exceptionnel, à dépasser une colonne en marche plus lente, il convient :
– de s'assurer que la largeur de la route le permet ;
– d'arrêter au préalable la colonne qui doit céder le passage;
– de n'effectuer le dépassement que lorsqu'un dispositif de pilotage a été mis en place le long de la colonne arrêtée ;
– d'en avertir, éventuellement, le personnel de circulation implanté.
Le dépassement s'effectue sous la conduite d'un gradé, désigné par le commandant de la colonne arrêtée et donné comme pilote à la
formation qui dépasse.

Cas particuliers d’exécution des déplacements

Franchissement de voies ferrées


Le franchissement de voies ferrées à niveau peut amener le commandant de colonne à prendre des mesures de sécurité particulières.
Le débit d'un itinéraire coupé par une voie ferrée est réduit de moitié par le passage de quatre trains à l'heure.

Franchissement de ponts.
Le franchissement de certains ponts (ponts suspendus, ponts de bateaux, ponts à voie unique) exige des précautions spéciales. Le pilotage
est souvent nécessaire.
La classe d'un pont limite la classe et le nombre des véhicules qui peuvent être engagés à la fois sur le pont.

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Déplacement de nuit.
Les déplacements de nuit peuvent être imposées par la nécessité d'allonger une étape de jour ou par souci d'éviter la chaleur de la journée,
mais ils ont généralement pour but de dissimuler les déplacements à l’observation de l’ennemi, aérienne en particulier, et de les mettre à l’abri
des attaques de l’aviation adverse.
En raison des difficultés qu'ils présentent et de la fatigue qu'ils imposent aux conducteurs, les déplacements de nuit nécessitent :
– une discipline particulièrement stricte ;
– une surveillance active de la part de tous les gradés ;
– des conducteurs confirmés et très entraînés.
Suivant les ordres reçus, la circulation de nuit peut s'effectuer soit :
– avec un éclairage normal ;
– avec un éclairage réduit ;
– avec les dispositifs de « black-out » ;
– avec les feux éteints, éventuellement sur itinéraire balisé.

Déplacement en terrain difficile.


Diverses précautions sont prises par les conducteurs, sous la responsabilité des chefs de bord, pour adapter la marche des véhicules aux
difficultés du terrain : pentes, pluie, neige, boue, sable, poussière.

FICHE D’ITINÉRAIRE

1 UNITÉ D'APPARTENANCE : 516 R


2 NUMÉRO DE MOUVEMENT ; 06/12/01.
3 MISSION (succincte) : transport de personnel.
4 LIEU DE DÉPART : Strasbourg, quartier Stirn.
5 LIEU DE DESTINATION : camp de Bitche.
6 ITINÉRAIRE : Strasbourg - N 63 - Haguenau - N 62 - Niederbronn - N 62 - Camp de Bitche.
7 DIFFICULTÉS DE L'ITINÉRAIRE : sortie de Strasbourg ; traversée de Haguenau ; entrée du camp de Bitche (voir croquis d'itinéraire).
8 CONSIGNES DE CIRCULATION : Vitesse maximale instantanée : 60 km/h.
Distance entre les véhicules : 100 m.
Feux de croisement allumés.
9 EMPLACEMENTS DES HALTES : parking sur N 62, 8 km après Haguenau.
10 CONDUITE À TENIR : en cas de panne, dégager l'itinéraire ; rendre compte au serre-file ; attendre moyen de dépannage en queue de
colonne.
En cas d'accident, mettre le triangle, effectuer le pilotage, remplir le constat ou appeler la gendarmerie.
11 CONSIGNES PARTICULIÈRES : numéro de téléphone et renseignements utiles.
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STATIONNEMENTS

DONNÉES ESSENTIELLES

Le premier souci d'un chef de détachement en stationnement est d'assurer de façon continue la sauvegarde du personnel et des matériels
contre toute intervention adverse, terrestre ou aérienne. Tout chef, même au plus petit échelon, qui négligerait ces prescriptions, pour quelque
motif que ce soit, fût-ce la fatigue de son personnel, engagerait gravement sa responsabilité.
La priorité de la sauvegarde étant respectée, le maintien en condition du potentiel de combat doit demeurer un souci constant

MODES DE STATIONNEMENT
La troupe est au cantonnement lorsqu'elle occupe un ensemble de bâtiments (civils ou militaires).
La troupe est au bivouac lorsqu'elle est installée en plein air, sous la tente ou dans des abris improvisés.
La troupe est au cantonnement-bivouac lorsqu'une partie seulement des effectifs cantonne tandis que l'autre bivouaque à proximité.
Les cadres stationnent toujours dans les mêmes conditions que leur unité, à l'endroit où ils peuvent exercer leur commandement avec le plus
d'efficacité. Pendant les périodes de station

RELATIONS AVEC LA POPULATION CIVILE


Pendant les périodes de stationnement, la troupe est généralement conduite à établir des relations avec les autorités civiles et la population

LA SAUVEGARDE

CONSERVATION DU SECRET ET RECHERCHE DU RENSEIGNEMENT

Les dispositions prises pour la conservation du secret et la recherche du renseignement limitent considérablement les possibilités
d'intervention adverse et conditionnent toutes les actions amies. Elles concourent ainsi à la sûreté des unités.

Conservation du secret
Une troupe doit avoir en permanence, et notamment en stationnement, le souci d'échapper aux investigations adverses. Les moyens de se
prémunir contre les tentatives ennemies sont :
– la discrétion des installations, en particulier des marques d'identification des unités, du matériel de signalisation, des traces, des feux, des
lumières. Au bivouac, une rigoureuse discipline de circulation permet d'éviter les traces caractéristiques qui attirent l'attention de l'ennemi ;
– le respect des règles de sécurité dans l'emploi des transmissions ;

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– l'observation des règles de préservation du secret.
Tout fait anormal, tout individu ayant tenté d'obtenir des renseignements doivent être signalés d'urgence à l'échelon supérieur.

Recherche du renseignement
Au stationnement, la recherche du renseignement a pour but de se prémunir contre toute action offensive ou toute investigation de
l'adversaire.
L'observation est une source importante de renseignements. Elle est facilitée par l'utilisation d'instruments (jumelles, etc.). Des patrouilles
peuvent compléter l'action des guetteurs, en particulier en terrain couvert et coupé. Elles sont notamment effectuées avant l'installation
proprement dite, pour reconnaître les abords du lieu de stationnement et s'assurer qu'aucun élément adverse ne se trouve en position
d'observation directe.
Tous les gradés doivent avoir le souci :
– de faire ramasser et regrouper tous indices (documents, matériels) en vue de leur transmission à l'officier de renseignement ;
– d'exploiter sans délai tout renseignement qui peut l'être ;
– de mettre la troupe en garde contre les mines et pièges que l'ennemi aura pu laisser dans la zone.
Ils doivent également rechercher, auprès de la population, toute information concernant la présence ou le passage (attitude, état d'esprit,
conversations).
Prisonniers et déserteurs sont susceptibles de fournir des renseignements d'actualité. Tout chef de détachement doit appliquer à leur égard
les règles définies à la section V, « Conduite à tenir vis-à-vis des prisonniers de guerre », sans oublier que le moment le plus favorable au
recueil d'informations est celui qui
suit immédiatement la capture ou la reddition

SÛRETÉ IMMÉDIATE

Dispositif de sûreté immédiate


Le dispositif de sûreté immédiate a pour but de permettre de faire face à des attaques de natures différentes et d'assurer, en même temps, la
protection du personnel et des matériels. Il est constitué par :
– un système de guet ;
– un système de défense.

Système de guet
Le guet a pour but :
– de déceler et d'identifier la menace ;
– de déclencher l'alerte à bon escient.
Au minimum, tout détachement doit disposer en permanence :
– d'un poste de guet antiaérien, également chargé de rendre compte sans délai de toute observation d'explosion nucléaire ;
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– d'un système de guet terrestre, chargé de surveiller les compartiments de terrain propices aux infiltrations d'éléments à pied, les voies
d'accès favorables aux raids d'engins blindés, et d'assurer en outre le guet chimique (papier détecteur à des emplacements bien visibles,
symptômes de présence ou d'inhalation de vapeurs ou d'aérosols toxiques).

Système d'alerte
Outre les guetteurs, tout combattant qui décèle un danger imminent a le devoir de donner l'alerte par tous les moyens à sa disposition. Toute
menace identifiée doit faire l'objet d'un compte rendu sommaire à l'autorité supérieure.
La diffusion de l'alerte, à l’intérieur d'une unité directement menacée, s'effectue :
– par l'ouverture du feu ;
– par un signal sonore (1) ;
– à la voix, par radio, par téléphone ;
– par un signal visuel (fanion, artifice, lampe électrique) d'une seule couleur, préalablement fixée ;
– par les moyens les plus discrets, lorsque la riposte peut bénéficier de la surprise (cas d'un danger terrestre décelé par la sonnette d'un poste
de surveillance ou le guetteur d'une équipe antichar) ;
– la mise en œuvre du DETALAC.

Système de défense
Il comporte :
– un périmètre défensif englobant les postes fixes du système de guet et les emplacements de combat ;
– un élément d'intervention immédiate (pour un détachement d'une trentaine d'hommes).
L'efficacité du dispositif repose sur un plan de défense incluant :
– l'organisation du terrain (1) [camouflage, emplacements de combat jour et nuit, pose de bouchons de mines et d'artifices éclairants] ;
– l'établissement d'un plan de feux antipersonnel et antichars ;
– la définition de consignes précises :
- de mise en œuvre des armes contre les hélicoptères et les avions adverses (2),
- d'ouverture du feu en cas d'attaque terrestre ou aérienne,
- de protection contre les effets des armes NBC (3) ;
– la préparation des interventions possibles de l'élément réservé (contre attaque) ;
– l'exécution d'exercices d'alerte.

INSTALLATION ET VIE AU STATIONNEMENT

PRÉPARATION ET INSTALLATION DU STATIONNEMENT

Si la situation le permet, la préparation du stationnement est assurée par l'envoi, dans la zone impartie, d'un détachement précurseur chargé :
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– de reconnaître le lieu du stationnement ;
– d'organiser et de mettre en place le dispositif de sûreté immédiate ;
– de préparer l'installation de la troupe.
Le détachement précurseur comprend généralement :
– un chef de détachement ;
– un élément chargé de la sûreté immédiate ;
– un élément chargé de l'installation matérielle ;
– des moyens de transmissions.

Choix d’un stationnement (bivouac ou cantonnement)


Dans la mesure du possible, un stationnement doit répondre aux conditions suivantes :
– faciliter la sûreté terrestre et aérienne (situation, possibilité de camouflage) ;
– être situé en dehors, mais au plus près, de l'itinéraire suivi;
– disposer d'accès et de débouchés faciles ;
– avoir un sol résistant, quelles que soient les conditions atmosphériques ;
– disposer de points d'eau pour l'alimentation, l'hygiène et l'entretien des véhicules ;
– permettre le logement de la totalité de la troupe ;
– disposer d'une aire de poser pour hélicoptère.

Mission du détachement Précurseur


Dès l'arrivée, le chef de détachement :
– fait reconnaître le lieu du stationnement, après l'avoir éventuellement abordé en sûreté si la situation l'exige
– organise et met en place les premiers éléments du dispositif de sûreté terrestre, aérienne et NBC ;
– prépare l'installation de la troupe et fixe notamment l'emplacement :
- du PC de l'élément,
- de garage des véhicules et de l’atelier,
- du poste d’essence et du poste de secours ;
– fait flécher et jalonner les voies d'accès et de sortie (établissement éventuel d'un plan de circulation) ;
– prend contact avec les autorités militaires (gendarmerie, unité relevée) puis avec les autorités civiles, s'il en existe.

Occupation du stationnement
Dès son arrivée, le chef de détachement complète la reconnaissance, puis arrête définitivement l'ordre de stationnement.
Après s'être assuré personnellement de la valeur du dispositif de sûreté et avoir fait procéder, éventuellement, à des aménagements, il
adresse au commandement un compte rendu précisant les points suivants :
– emplacement du PC ;
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– heure d'arrivée ;
– heure probable de fin d'installation ;
– incidents survenus au cours du déplacement ;
– demandes de recomplètement (s'il y a lieu) ;
– demandes diverses relatives à la sûreté immédiate (appuis extérieurs) et à l'amélioration du stationnement ;
– éventuellement, dispositions prises à l'égard de la population civile.
Dès que possible, le chef de détachement fait procéder :
– à la dissimulation des emplacements ;
– à la consolidation des chemins d'accès et de sortie ;
– au creusement des tranchées et abris de protection ;
– à la confection de rigoles d'écoulement des eaux ;
– à la mise en œuvre du dispositif de protection contre l'incendie ;
– à la réalisation des feuillées.
Les véhicules sont inclus dans le dispositif de sûreté. Placés de manière à reprendre leur place dans la colonne sans manœuvre compliquée,
ils sont dispersés et dissimulés. Les véhicules de carburants et de munitions sont espacés les uns des autres et garés à l’écart des autres
véhicules.

SERVICE AU STATIONNEMENT
L'organisation du service dépend naturellement de la situation. Les règles ci-après, d'ailleurs valables en temps de paix pour les unités en
manœuvre, sont à adapter aux circonstances en temps de crise ou de guerre

Service de jour
En campagne, le service est pris par jour. Dans chaque unité élémentaire un élément est désigné à tour de rôle pour assurer le service de
jour. En aucun cas le personnel nécessaire à l’exécution du service de jour ne peut être prélevé sur le détachement de sûreté immédiate.

Mission de l’élément de jour


L'élément de jour peut être chargé :
– d’assurer la garde du PC ;
– d’effectuer les rondes, les patrouilles, les escortes ;
– de fournir le personnel nécessaire à l’exécution du service général de I'unité.
Le chef de l’élément de jour contrôle l’exécution du service et veille à l’application des mesures d'ordre, de discipline et d'hygiène. Tous les
détachements sont fournis par fractions constituées et encadrées.

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Cérémonial au stationnement
Les marques extérieures de respect sont témoignées et les honneurs sont rendus, au stationnement, dans les conditions prévues par les
règlements de discipline générale et de service de garnison.
Toutefois, les postes de garde et les piquets sont des éléments organiques constitués, aux ordres de leur chef habituel et dotés de leur
armement portatif ; ils rendent les honneurs en conservant l'arme à la bretelle, le chef seul saluant

Activités au stationnement
La troupe ne doit jamais rester désœuvrée. Le chef de détachement établit un programme détaillé des diverses activités susceptibles de
renforcer le potentiel de son unité et répartit judicieusement les heures de travail, d'instruction et de détente

Discipline
Aucun véhicule ne doit quitter son emplacement, sauf pour un service commandé. Aucun militaire ne peut s’absenter de son unité sans
l'autorisation de son chef. Il est interdit de pénétrer dans les débits de boisson pendant les heures de travail. L'appel est normalement effectué
chaque matin et chaque soir, ainsi qu'au départ et au retour de toute mission à l'extérieur (patrouille, escorte). Des appels supplémentaires
peuvent être prescrits suivant les circonstances. L'appel est effectué par les chefs d'éléments subordonnés, qui rendent compte au
commandant d’unité ou chef de détachement selon les consignes reçues.
Des mesures de prévention et de lutte contre l'incendie doivent être prises. Les gradés veillent tout spécialement à l’interdiction permanente
de faire du feu à proximité ou à l'intérieur des véhicules, à proximité ou à l’intérieur des dépôts de matières inflammables

Prévention
Chaque fois que possible, le chef de détachement veille à distinguer sur le terrain, notamment en temps de paix, les zones : vie, travail et parc
à véhicules.

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