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Virtualisation Et Cloud Computing

Ce cours aborde la virtualisation et le cloud computing, en expliquant les concepts, les avantages et les applications des technologies de virtualisation. Il détaille également les différents types de virtualisation, tels que la virtualisation des serveurs, des systèmes d'exploitation et du stockage, ainsi que leur mise en œuvre sous Windows et Linux. Enfin, le cours présente les serveurs virtuels et leur rôle dans l'hébergement web.
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Virtualisation Et Cloud Computing

Ce cours aborde la virtualisation et le cloud computing, en expliquant les concepts, les avantages et les applications des technologies de virtualisation. Il détaille également les différents types de virtualisation, tels que la virtualisation des serveurs, des systèmes d'exploitation et du stockage, ainsi que leur mise en œuvre sous Windows et Linux. Enfin, le cours présente les serveurs virtuels et leur rôle dans l'hébergement web.
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Cours : virtualisation et cloud computing

Table des matières


Chapitre I : La virtualisation ................................................................................................................................. 2
I. Introduction ............................................................................................................................................ 2
II. Généralités ............................................................................................................................................. 2
III. Définitions et principe ............................................................................................................................ 3
IV. Avantages et application de la virtualisation.......................................................................................... 4
V. Les différents types de virtualisation...................................................................................................... 4
VI. Virtualisation de stockage et le stockage en réseau............................................................................... 6
VII. Serveur virtuel .................................................................................................................................... 6
VIII. Forme de virtualisation ...................................................................................................................... 7
IX. Conclusion .............................................................................................................................................. 8
Chapitre II : Le cloud computing .......................................................................................................................... 9
I. Introduction ............................................................................................................................................ 9
II. Généralités ............................................................................................................................................. 9
III. Modèles de services cloud ................................................................................................................... 10
IV. Types de cloud computing .................................................................................................................... 11
V. Avantages du cloud computing ............................................................................................................ 11
VI. Panorama des offres de marché du cloud computing.......................................................................... 12
VII. De la virtualisation au cloud privé : cinq grandes étapes................................................................. 12
VIII. Exigences pour une plateforme IaaS performante : cinq étapes à suivre ........................................ 14
IX. Principales plateformes ou logiciels de gestion cloud .......................................................................... 18
Chapitre III : La virtualisation sous Windows..................................................................................................... 22
I. La technologie Hyper-V ........................................................................................................................ 22
II. Mise en œuvre de la technologie Hyper-V ........................................................................................... 22
III. Mise en œuvre des stockage SAN ........................................................................................................ 29

1
Chapitre I : La virtualisation
I. Introduction
La virtualisation est un concept mis en place et utilisé en informatique pour des raison de gestion de
ressources matériels et de sécurité. Elle constitue une avancée technologique qui a permis
d’optimiser l’utilisation de ressources matérielles des serveurs. Un serveur est un ordinateur utilisé à
distance depuis différents postes de travail, ou autres serveurs. Il possède des ressources matérielles,
principalement CPU, mémoire, disques et interfaces réseau. Ces ressources sont utilisées par des
applications, non pas de manière directe, mais en s’appuyant sur un système d’exploitation. La
virtualisation des serveurs a permis d’optimiser l’exploitation et le partage de ces ressources, en
faisant fonctionner plusieurs systèmes d’exploitation sur un même serveur physique.
Ce cours a pour objectif de donner aux étudiants une vision globale des technologies de la
virtualisation. Nous allons voir les concepts de virtualisation et du cloud computing et ensuite la mise
en place de ces avancées technologiques sous Windows et Linux.

II. Généralités
Les services informatiques sont mis en place et implémentés grâce à un ensemble de matériels et
d'application installées sur ces derniers. Ces matériels sont représentés par des serveurs et des
équipements réseaux pour l'accès à distance aux services implémentés et hébergés par les serveurs.
Les serveurs sont des machines de plus grandes capacités, détenant de ressources et qui les mettent à
la disposition d'autres ordinateurs par l'intermédiaire des réseaux informatiques. Il faut se dire qu'un
service informatique peut être mis en place grâce à plusieurs serveurs interconnectés : serveurs
d'application, serveur de base de données, serveurs web, serveur de messagerie etc. L'ensemble de
ces serveurs peuvent coutés très chers à une entreprise de petite taille. La virtualisation peut être
utilisée comme une solution pour résoudre de telle problème lié au coût de matériel pour les
entreprises de petite taille. Elle consiste à implémenter un service en ayant un nombre limité de
serveur physique qui serviront à héberger des serveurs virtuels. Un serveur virtuel n'a pas d'existence
propre. Il est hébergé par un serveur physique. Techniquement, on voit une seule machine, mais en
dehors du centre informatique qui gère ce service, on voit plusieurs machines. L'architecture
traditionnelle des services informatiques est implémentée grâce à plusieurs serveurs physiques alors
qu'on pourra utiliser une architecture virtualisée qui limite le nombre de serveurs physiques (voir
figure ci-dessous) :

2
Concrètement, supposons que nous voudrions mettre en place un service informatique qui offre aux
utilisateurs, à travers une application web, la possibilité de :
• Créer un compte et se connecter ;
• Gérer le téléchargement des livres (en PDF) et les auteurs de ces livres ;
• Gérer la lecture et le partage des livres téléchargés.
Il faudrait physiquement à peu près trois serveurs : un serveur web, un serveur de fichier et un
serveur de base de données ; en tous trois (3) serveurs physiques. La virtualisation peut nous aider à
implémenter ces services en se basant sur un seul serveur physique qui peut héberger les trois
serveurs virtualisés.
III. Définitions et principe
1. Définition
Définition : La virtualisation peut être définie comme un ensemble de technique et d’outils
permettant de faire tourner plusieurs systèmes d’exploitation sur une même machine physique.
La virtualisation est un processus technologique qui consiste à créer des versions simulées ou «
virtuelles » de ressources informatiques physiques, telles que des serveurs, des systèmes
d'exploitation, des réseaux ou des dispositifs de stockage. Elle permet de faire fonctionner plusieurs
systèmes ou applications sur une seule machine physique en les isolant les uns des autres, tout en
maximisant l'utilisation des ressources disponibles.
2. Principe
La virtualisation est une technologie qui permet d'exécuter plusieurs systèmes d'exploitation ou
applications sur une seule machine physique en utilisant des ressources matérielles partagées. Le
principe de base repose sur la création de machines virtuelles (VM) ou d'environnements isolés qui
fonctionnent indépendamment les uns des autres, comme s'ils étaient des systèmes physiques
distincts. Voici les principes de base de la virtualisation :

a) Abstraction des ressources physiques

La virtualisation crée une couche d’abstraction entre le matériel physique (serveurs, stockage,
réseau) et les logiciels. Cela permet de diviser un seul ensemble de ressources matérielles en
plusieurs environnements isolés.

b) Hyperviseur ou Virtual Machine Monitor (VMM)

C'est un logiciel ou un firmware qui permet la virtualisation. Il gère les interactions entre le matériel
physique et les machines virtuelles. Il y a deux types d’hyperviseur :

Type 1 : Exécuté directement sur le matériel physique (exemple : VMware ESXi, Microsoft Hyper-
V, Xen).

Type 2 : Fonctionne au-dessus d’un système d’exploitation hôte (exemple : VMware Workstation,
VirtualBox).

c) Isolation des machines virtuelles

3
Chaque VM fonctionne comme un système indépendant avec son propre système d’exploitation,
mémoire, et espace de stockage. Cela garantit qu’un problème sur une VM n’affecte pas les autres.

d) Partage des ressources

Les ressources matérielles (CPU, RAM, disque dur, réseau) sont allouées dynamiquement aux
machines virtuelles en fonction de leurs besoins.

IV. Avantages et application de la virtualisation


1. Avantages

Les avantages liés à la technologies de la virtualisation sont les suivants :

Optimisation des ressources : Réduction du nombre de serveurs physiques nécessaires, ce qui


diminue les coûts (énergie, maintenance, matériel).

Flexibilité et agilité : Déploiement rapide de nouveaux environnements de test, de développement


ou de production. Capacité de déplacer des machines virtuelles entre serveurs physiques sans
interruption (migration en direct).

Haute disponibilité : En cas de panne d’un serveur physique, les machines virtuelles peuvent être
redémarrées ou transférées sur un autre serveur.

Sécurité : Isolation entre les environnements virtuels, limitant les risques de propagation des
attaques ou des défaillances.

2. Applications pratiques de la virtualisation

La virtualisation est utilisée dans la vie pratiques pour réaliser ou implémenter :

• La consolidation des serveurs : Réduire le nombre de serveurs physiques en regroupant


plusieurs charges de travail sur une seule machine physique.
• Le test et développement : Créer des environnements isolés pour développer et tester des
applications.
• La Virtualisation de bureau (VDI) : Fournir des environnements de bureau virtuels aux
utilisateurs finaux.
• Le Cloud computing : La virtualisation est une base essentielle des infrastructures cloud
(IaaS, PaaS, SaaS).

V. Les différents types de virtualisation


Voici les principaux types de virtualisation :

1. Virtualisation des serveurs : La virtualisation des serveurs permet de diviser un serveur physique
en plusieurs serveurs virtuels (machines virtuelles ou VM). Chaque machine virtuelle fonctionne de
manière indépendante avec son propre système d'exploitation et ses applications, ce qui optimise
l'utilisation des ressources du serveur physique.

4
2. Virtualisation des systèmes d'exploitation : La virtualisation des systèmes d'exploitation permet
d'exécuter plusieurs systèmes d'exploitation différents sur une même machine physique. Chaque
système d'exploitation fonctionne dans un environnement virtuel isolé, appelé un conteneur. Ce type
de virtualisation est plus léger que la virtualisation des serveurs, car il partage le noyau du système
d'exploitation hôte.

3. Virtualisation des applications : La virtualisation des applications permet de déployer et


d'exécuter des applications dans des environnements isolés, indépendamment du système
d'exploitation sous-jacent. Cela permet de simplifier la gestion des applications, notamment pour
éviter les conflits entre logiciels ou versions.

4. Virtualisation du stockage : La virtualisation du stockage permet de regrouper plusieurs


périphériques de stockage physiques (disques durs, baies de stockage) en un seul espace de stockage
virtuel. Cela simplifie la gestion du stockage, permet une allocation plus flexible des ressources et
améliore les performances.

5. Virtualisation des réseaux : La virtualisation des réseaux permet de créer des réseaux virtuels à
partir de ressources réseau physiques. Cela permet de segmenter, d'isoler et de gérer les réseaux de
manière plus flexible. La virtualisation des réseaux est souvent utilisée dans les architectures de
cloud computing pour fournir des environnements réseau virtuels.

6. Virtualisation des postes de travail (VDI - Virtual Desktop Infrastructure) : La virtualisation


des postes de travail permet de centraliser les environnements de bureau sur des serveurs distants et
d'y accéder à partir de clients légers (ordinateurs, tablettes, etc.). Les utilisateurs interagissent avec
des bureaux virtuels qui sont exécutés sur des serveurs centralisés.

7. Virtualisation des ressources de calcul (ou Cloud Computing) : La virtualisation des ressources
de calcul permet de créer des environnements cloud où des ressources (processeurs, mémoire,
stockage) sont allouées dynamiquement en fonction des besoins. Cela permet aux entreprises d'avoir
des infrastructures flexibles, évolutives et souvent plus économiques, en n'ayant besoin que des
ressources nécessaires au moment voulu.

8. Virtualisation des GPU (Graphics Processing Unit) : La virtualisation des GPU permet de
partager des cartes graphiques physiques entre plusieurs machines virtuelles. Cela est
particulièrement utile pour les applications gourmandes en ressources graphiques, comme les
simulateurs 3D, l'édition vidéo ou l'intelligence artificielle.

9. Virtualisation des périphériques : La virtualisation des périphériques permet de créer des


versions virtuelles de périphériques matériels, comme des imprimantes, des scanners, ou des ports
série. Cela permet de centraliser ou de rendre accessible des périphériques physiques à travers des
machines virtuelles ou des environnements distants.

10. Virtualisation hybride : La virtualisation hybride combine des ressources physiques et virtuelles
dans une même infrastructure. Cela permet de tirer parti des avantages de la virtualisation tout en
conservant certaines ressources physiques. Elle est couramment utilisée dans les solutions de cloud
hybride, où certaines ressources sont maintenues localement (sur site) et d'autres dans le cloud.

5
VI. Virtualisation de stockage et le stockage en réseau
La virtualisation du stockage et le stockage en réseau sont des technologies complémentaires qui
permettent une gestion plus efficace, flexible et évolutive des données. Ces concepts sont
couramment utilisés dans les environnements modernes de centres de données et de cloud
computing. Nous détaillerons les deux concepts dans les lignes suivant.
1. La virtualisation de stockage
La virtualisation du stockage est une technique qui permet de faire abstraction des ressources
physiques de stockage pour les présenter comme un pool unique et logique. Cela permet de
simplifier la gestion et d’optimiser l’utilisation des ressources de stockage.
Les principes de cette technologie sont :
• Les disques physiques (HDD, SSD) provenant de différents appareils ou serveurs sont
combinés en un seul espace de stockage virtuel.
• Le système de virtualisation masque la complexité de l'infrastructure physique sous-jacente
pour les utilisateurs.
• Les données sont automatiquement réparties, déplacées ou répliquées selon des règles
définies pour optimiser les performances et la disponibilité.
Il existe trois types de virtualisation de stockage :
Virtualisation basée sur le bloc
• Opère au niveau du stockage des blocs (LUN – Logical Unit Number).
• Exemple : VMware vSAN, IBM SAN Volume Controller.
Virtualisation basée sur le fichier
• Opère au niveau des systèmes de fichiers (partages de fichiers ou répertoires).
• Exemple : NAS virtualisé.
Virtualisation au niveau du système d'exploitation
• Réalisée par des outils logiciels directement intégrés dans l’OS (comme Logical Volume
Manager dans Linux).
2. Stockage en réseau
Le stockage en réseau permet de connecter des dispositifs de stockage à des serveurs via un réseau,
créant ainsi un système centralisé pour gérer les données. Les principaux types de stockage en réseau
sont :
NAS (Network Attached Storage)
C’est un dispositif de stockage attaché au réseau local et accessible via des protocoles de fichiers
comme NFS (Linux/Unix) ou SMB/CIFS (Windows).
SAN (Storage Area Network) : C’est un réseau dédié pour connecter les serveurs aux systèmes de
stockage. Il utilise des protocoles tels que iSCSI ou Fibre Channel. Cette technologie convient aux
environnements exigeants en termes de performances (bases de données, virtualisation).
DAS (Direct Attached Storage) : Stockage directement connecté à un serveur ou un ordinateur via
des interfaces comme SATA, SAS ou USB. Elle est plus simple, mais moins flexible et moins
évolutif.
VII. Serveur virtuel
Les serveurs virtuels sont un type de serveur qui fonctionne dans un environnement virtuel. Grâce à
la technologie de virtualisation, plusieurs serveurs fonctionnent virtuellement, de sorte qu’ils peuvent
fonctionner sur un serveur physique tout en étant isolés les uns des autres. La virtualisation est
aujourd’hui un mot à la mode dans le secteur de l’hébergement web.
6
Bien qu’il existe plusieurs façons et types de serveurs pour héberger les sites web et applications, y
compris les serveurs partagés, les serveurs dédiés et les serveurs en nuage, les serveurs privés
virtuels sont en train de devenir le premier choix des entreprises pour toutes les bonnes raisons.
Un serveur virtuel ou VPS (Virtual Private Server) est une réplique ou une représentation logicielle
d’un serveur physique. Il est couramment utilisé dans le service d’hébergement web VPS, qui stocke
toutes les données et tous les fichiers de votre site web sur un serveur privé virtuel. L’hébergement
VPS est un intermédiaire parfait entre une solution d’hébergement web partagée et une solution
d’hébergement web dédiée.
Par exemple, l’hébergement mutualisé fournit un serveur d’hébergement commun à tous les sites
web, ce qui les oblige à partager les ressources communes du serveur, comme la mémoire vive, le
processeur, l’espace disque et la mémoire.
Ce partage de l’espace d’hébergement et des ressources fait de l’hébergement web mutualisé le
service d’hébergement web le plus économique et idéal pour les petits sites web et les blogs recevant
peu de trafic.
En revanche, l’hébergement dédié fournit un seul serveur dédié pour chaque site web et des
ressources dédiées, ce qui en fait l’une des solutions d’hébergement web les plus robustes, les plus
sûres et les plus performantes. Par conséquent, il est idéal pour les grands sites web et les entreprises
qui reçoivent un trafic important.
Au contraire, alors que l’hébergement VPS stocke toutes les données et tous les fichiers de votre site
sur un seul serveur, il alloue un serveur privé virtuel individuel avec des ressources dédiées à chaque
site web à un prix plus abordable que celui d’un serveur d’hébergement dédié.
La virtualisation dans l’hébergement VPS divise un serveur physique en plusieurs serveurs virtuels,
chacun ayant la capacité de tirer des ressources comme les cœurs de CPU et la RAM et d’exécuter
son propre système d’exploitation (OS).

VIII. Forme de virtualisation


La virtualisation peut être classée en deux formes principales : physique et logique. Ces deux
approches se distinguent par leur domaine d’application et leur manière de gérer les ressources
informatiques.
1. Virtualisation physique
La virtualisation physique consiste à créer des instances virtuelles à partir des ressources matérielles
physiques d’un système informatique.
Exemples de virtualisation physique : Virtualisation des serveurs
Ses caractéristiques sont :
• Concerne directement le matériel informatique, comme le processeur, la mémoire, le
stockage et les interfaces réseau.
• L’objectif est de découpler le matériel sous-jacent pour permettre une utilisation optimisée et
flexible.
Ses avantages sont :
• Optimisation de l’utilisation des ressources matérielles.
• Réduction des coûts grâce à la consolidation.
• Flexibilité accrue dans le déploiement des services.
2. Virtualisation logique
La virtualisation logique repose sur l’abstraction des services ou des applications sans interagir

7
directement avec les ressources matérielles physiques sous-jacentes.
Exemples de virtualisation logique : Virtualisation des systèmes d’exploitation
Ses caractéristiques sont :
• Fonctionne au niveau logiciel pour offrir des environnements virtuels ou isolés.
• Concerne les systèmes d’exploitation, les applications ou les données.
Ses avantages sont :
• Isolation des applications ou des environnements virtuels.
• Simplification de la gestion des applications et des données.
• Meilleure portabilité (exemple : conteneurs exécutables sur différents systèmes).

IX. Conclusion
La virtualisation est une technologie clé dans la gestion des infrastructures informatiques modernes,
offrant flexibilité, efficacité et économie. Elle est de nos jours une technologie clé dans les centres de
données modernes et constitue un élément fondamental des infrastructures IT flexibles et évolutives.
Dans ce chapitre, nous avons vu les notions générales sur la virtualisation et quelques domaines
d’application de cette technologie.

8
Chapitre II : Le cloud computing
I. Introduction
Le cloud computing « littéralement nuage informatique » est une technologie émergente dans la mise
en place des services sur internet. Elle domine le marché d’hébergement des sites et applications web
de nos jours. Ce chapitre apportera des points d’éclaircissement sur cette technologie avant de passer
en revue les aspects liés aux applications pratiques de cette technologie et l’offre de marché.
II. Généralités
1. Définition
Le cloud computing (nuage informatique ou informatique en nuage), est un modèle qui permet
d'accéder à des ressources informatiques (serveurs, stockage, bases de données, logiciels, réseaux,
etc.) via Internet, sans avoir besoin de posséder ou de gérer directement l'infrastructure matérielle
sous-jacente. Ces ressources sont fournies à la demande et facturées en fonction de l'utilisation, un
peu comme les services publics tels que l'électricité ou l'eau. Au lieu d'avoir à acheter, installer,
entretenir et gérer ces ressources sur vos propres serveurs, sur votre site informatique, vous y
accédez et les utilisez sur Internet via le plus souvent, un navigateur Web.
Selon la définition du National Institute of Standards and Technology (NIST), le Cloud computing
est l'accès via un réseau de télécommunications, à la demande et en libre-service, à des ressources
informatiques partagées configurables. Il s'agit donc d'une délocalisation de l'infrastructure
informatique.
Grâce au cloud computing, on déporte sur des ordinateurs distants des traitements informatiques
traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur les postes clients des utilisateurs. En
général, le cloud désigne « cloud computing » ou infonuagique (Quebec) dans le monde des TIC et
signifie l'exploitation de la puissance de calcul ou de stockage de serveurs informatiques distants par
l'intermédiaire d'un réseau, généralement Internet.
Ces serveurs sont loués à la demande, le plus souvent par tranche d'utilisation selon des critères
techniques (puissance, bande passante, etc.) mais également au forfait.
Le but est d’avoir accès et partager diverses ressources informatiques (espaces de stockage, capacités
de calculs et réseau etc. …), pouvoir y accéder de « partout », grâce à Internet.

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Le but est d’avoir accès et partager diverses ressources informatiques (espaces de stockage, capacités
de calculs et réseau etc. …), pouvoir y accéder de « partout », grâce à Internet.
En d’autres termes, dans une entreprise « abonnée au cloud », l’informatique serait distribuée
exactement comme l’eau, le gaz ou l’électricité : il suffit de se brancher pour en bénéficier, la facture
se fait selon la consommation et durant les périodes de non-utilisation (les congés, les vacances), on
peut simplement fermer le compteur. (Voir figure ci-dessus).
Il faut noter que La virtualisation n’est pas synonyme de cloud computing. La différence est la
suivante : la virtualisation dématérialise les ressources informatiques (généralement sous forme de
machines virtuelles), ainsi que les infrastructures de stockage et de connectivité réseau associées. Le
cloud détermine ensuite les modalités selon lesquelles ces ressources virtualisées sont allouées,
distribuées et présentées. La virtualisation n’est pas indispensable pour créer un environnement
cloud, mais elle permet une extension des ressources dans des délais difficiles à atteindre avec des
environnements non virtualisés.
2. La virtualisation comme technologie d’implémentation de cloud
La grande majorité des environnements cloud performants sont basés sur une infrastructure
virtualisée. Cela fait déjà plusieurs années que la virtualisation est utilisée avec succès dans les
centres de données en tant que stratégie de consolidation des serveurs. Utilisée de façon plus large
pour mettre en commun les ressources d’infrastructure, la virtualisation peut également fournir les
éléments constitutifs élémentaires requis pour améliorer l’agilité et la flexibilité de votre
environnement cloud. Actuellement, la virtualisation continue à porter essentiellement sur les
serveurs. On observe toutefois l’émergence d’une stratégie globale de virtualisation des ressources
de stockage et de gestion réseau.
3. Caractéristiques du cloud computing
Les caractéristiques principales du cloud computing sont :
Accès à la demande : Les utilisateurs peuvent accéder aux services cloud à tout moment via une
connexion Internet, sans intervention humaine du fournisseur.
Évolutivité : Les ressources peuvent être rapidement augmentées ou réduites en fonction des
besoins. Cela permet de s’adapter facilement à des variations de charge ou de trafic.
Facturation à l’usage : Les coûts sont calculés en fonction de l’utilisation réelle des ressources
(temps d'utilisation, stockage consommé, etc.), ce qui optimise les dépenses.
Ressources mutualisées : Plusieurs utilisateurs partagent la même infrastructure physique, tout en
ayant des environnements isolés.
Automatisation : De nombreux processus (provisionnement, mise à l’échelle, sauvegarde) sont
automatisés, ce qui simplifie la gestion.
III. Modèles de services cloud
Il y a trois modèles de service cloud à savoir :
1. IaaS (Infrastructure as a Service)
Le modèle de service IaaS offre des ressources matérielles virtuelles, comme des serveurs, du
stockage et des réseaux. L’infrastructure cloud correspond à l’ensemble du matériel et des logiciels
qui confèrent au cloud ses caractéristiques essentielles. Le modèle IaaS permet à l’utilisateur
d’allouer lui-même ces ressources (self-provisioning) pour exécuter des plateformes et applications.
Exemple : Amazon EC2, Google Compute Engine, Microsoft Azure.
2. PaaS (Platform as a Service)

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Le modèle PaaS fournit une plateforme pour le développement et l’exécution d’applications, sans
gérer l’infrastructure sous-jacente. Il permet à l’utilisateur d’adapter des applications existantes à un
environnement cloud ou de développer des applications dites cloud aware (conscientes du cloud) en
utilisant des langages, services et bibliothèques de programmation et autres outils de développement.
Exemple : Google App Engine, Microsoft Azure App Service, Heroku.
3. SaaS (Software as a Service)
Le modèle SaaS propose des logiciels accessibles via un navigateur ou une application, sans
nécessiter d’installation locale. Grâce au modèle SaaS, L’utilisateur peut exécuter des applications à
partir d’une multiplicité de périphériques sur l’infrastructure cloud.
Exemple : Gmail, Microsoft Office 365, Dropbox.
IV. Types de cloud computing
Les services cloud computing peuvent être classés en quatre catégorie ou type :
1. Cloud public
Le cloud public fournit des ressources partagées sur Internet à tous les utilisateurs. Dans un cloud
public, un prestataire de services cloud propose ses services, par Internet, à une multitude
d’entreprises, universités, organismes publics et autres organisations. Exemple : AWS, Google
Cloud, Microsoft Azure.
2. Cloud privé
Le cloud privé est une infrastructure dédiée à une seule organisation, souvent hébergée en interne ou
par un fournisseur tiers. Dans le un cloud privé, l’infrastructure est déployée pour être utilisée par
une seule organisation comprenant plusieurs locataires. Un cloud privé peut être exploité sur ou hors
site et est protégé par le pare-feu de l’entreprise.
3. Cloud hybride
Ce type de cloud combine les cloud publics et privés pour bénéficier de la flexibilité et des avantages
des deux.
4. Cloud communautaire
Ce type de cloud est partagé par plusieurs organisations ayant des besoins similaires (par exemple,
dans un secteur spécifique). L’infrastructure cloud est déployée en vue d’un usage exclusif par une
communauté spécifique d’utilisateurs partageant des besoins informatiques communs (sécurité,
stratégie, conformité, etc.).
V. Avantages du cloud computing
Les avantages du cloud computing sont entre autres :
Réduction des coûts : Pas besoin d’investissements initiaux importants dans le matériel.
Flexibilité : Accès aux ressources depuis n’importe où, sur n’importe quel appareil connecté à
Internet.
Haute disponibilité : Services souvent conçus pour être accessibles en permanence, avec des
garanties de disponibilité élevées.
Sécurité : Les fournisseurs cloud investissent dans des technologies avancées pour protéger les
données et les infrastructures.
Mises à jour automatiques : Les logiciels et plateformes sont régulièrement mis à jour par le
fournisseur.

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VI. Panorama des offres de marché du cloud computing
L'offre du marché du cloud computing est variée et en constante évolution, regroupant une multitude
d'acteurs proposant des services adaptés à différents besoins (infrastructure, plateformes, logiciels).
Le marché est dominé par quelques géants mondiaux, mais il comprend également des fournisseurs
spécialisés, régionaux et émergents. Voici une vue d'ensemble des principaux acteurs du cloud
computing :
1. Amazon Web Services (AWS)
Il est le leader du marché avec une large gamme de services (IaaS, PaaS, SaaS). Ses points forts sont
: Scalabilité (extensibilité), diversité des services, couverture mondiale. Ses services sont utilisés
dans les domaines suivants : Big Data, intelligence artificielle, hébergement d’applications etc.
2. Microsoft Azure
Le principal concurrent d’AWS, avec une forte intégration des produits Microsoft (Windows, Office
365, Dynamics). Ses points forts sont : Support hybride, solutions d’entreprise, outils de productivité.
Ses services sont utilisés dans les domaines suivants : Solutions d'entreprise, applications cloud
hybrides, développement d'applications.
3. Google Cloud Platform (GCP)
Spécialisé dans les solutions de données, l’intelligence artificielle et le machine learning. Les points
forts du GCP sont : Expertise en IA, outils de traitement des données (BigQuery), intégration avec
les produits Google. Les solutions GCP sont utilisées pour : Analyse des données, migration cloud,
applications modernes.
4. Alibaba Cloud
Leader en Asie, particulièrement en Chine, Alibaba Cloud a pour points forts : Infrastructure robuste
pour le commerce électronique, services régionaux optimisés. Ses solutions sont utilisées pour le
commerce en ligne, le stockage et la sécurité cloud.
5. IBM Cloud
Connu pour ses solutions d’entreprise, notamment dans les secteurs bancaires et financiers, IBM
Cloud a pour points forts : Services cloud hybrides, intégration blockchain, IA via Watson. Ses
solutions sont utilisées dans le domaine de : Modernisation des applications, cloud hybride, IA
d’entreprise.
6. Oracle Cloud
Spécialisé dans les bases de données et les applications métiers. Oracle cloud a pour points forts :
Bases de données avancées, intégration avec les outils Oracle. Les solutions Oracle cloud sont
utilisés pour : Gestion d’applications métiers, bases de données d’entreprise.
7. Autres acteurs
En dehors des acteurs majeurs qui sont en général des géants du web, d’application et autres, il y a
d’autres acteurs qui s’efforcent de sortir la tête de l’eau tels que :
• Salesforce : Dominant dans les solutions SaaS, notamment CRM.
• DigitalOcean : Ciblant les PME et les développeurs avec des services simples et abordables.
• OVHcloud : Fournisseur européen se concentrant sur la souveraineté des données et la
conformité RGPD.
VII. De la virtualisation au cloud privé : cinq grandes étapes
Le cheminement allant de la virtualisation à un environnement cloud privé, pose un certain nombre
de difficultés techniques et organisationnelles, liées aux processus de gestion ainsi qu’à divers
aspects opérationnels, culturels et politiques. Les cinq grandes étapes suivantes proposent un cadre
général pour la mise en place d’un cloud. Ces étapes doivent être suivis et respectées pour le succès
d’un projet de mise en place d’un service cloud :

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• Étape 1 : Élaborer une stratégie cloud – Définir un objectif final.
• Étape 2 : Gérer le changement organisationnel et les nouveaux processus métier –
Impliquer l’ensemble de l’entreprise.
• Étape 3 : Organiser le service informatique autour de la fourniture de services – Le rôle
du service informatique évolue vers une fonction de courtier de services cloud.
• Étape 4 : Mettre en place la technologie appropriée – Établir des objectifs à court, moyen
et long terme.
• Étape 5 : Gérer et surveiller le cloud et exploiter les données – Utiliser l’analyse pour
optimiser les opérations.
Nous allons détailler les étapes dans les lignes qui suivent :
1. Etape 1 : élaborer une stratégie cloud
La stratégie cloud doit énoncer clairement les avantages, l’approche et les effets attendus des
investissements technologiques proposés sur l’ensemble de l’organisation. Cette stratégie doit être
élaborée en cohérence avec les objectifs opérationnels de l’entreprise afin de susciter l’adhésion de la
direction de l’entreprise. Cette stratégie doit aussi montrer que le service cloud devra gérer les
attentes de la direction. Ces deux derniers facteurs peuvent contribuer au succès du projet cloud. La
stratégie cloud doit inclure les points suivants :
• Une analyse de rentabilisation de haut niveau : Décrivez les avantages du projet à la fois
sur le plan informatique et commercial, et précisez le retour sur investissement attendu.
• Phase de mise en œuvre : Définissez les objectifs à court, moyen et long terme pour la mise
en œuvre des services, en précisant à chaque fois les avantages attendus.
• Charges de travail : Identifiez les charges de travail que vous envisagez de migrer vers le
cloud, ainsi que les groupes d’utilisateurs concernés.
• Architecture cloud : Définissez l’architecture cloud, en identifiant notamment les
composants des couches IaaS, PaaS et SaaS, ainsi que les systèmes de sécurité et autres
éléments connexes tels que les mécanismes de sauvegarde et de reprise après sinistre.
• Périphériques clients : Définissez les modalités selon lesquelles les utilisateurs pourront
accéder au cloud et la façon dont cela s’intègrera avec la stratégie mobile de l’entreprise.
• Suivi et gestion : Précisez comment vous envisagez de gérer le cloud, de surveiller son état et
ses performances, ainsi que les critères de mesure du succès.
• Relations service informatique-métier : Définissez les modalités selon lesquelles le service
informatique collaborera avec les équipes opérationnelles pour préciser les besoins en matière
de processus métier et de demande de services.
2. Etape 2 : Gérer le changement des processus métier
L’implémentation d’un environnement cloud nécessite une modification en profondeur des processus
métier. Pour assurer le succès de votre projet cloud, vous devez collaborer avec les responsables du
système opérant afin de documenter avec précision les processus et les tâches affectés et de
déterminer comment réduire le nombre de points de contrôle nécessitant une intervention humaine.
La coopération de la direction sera par ailleurs nécessaire pour mettre en œuvre les modifications des
processus existants se prêtant à une automatisation. Il vous faudra enfin créer de nouveaux processus,
précisant par exemple les modalités selon lesquelles les utilisateurs pourront spécifier les ressources
cloud dont ils ont besoin et y accéder. La pluralité des expertises sollicitées vous permettra d’enrichir

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vos considérations techniques du savoir-faire lié aux activités et tâches qui vont être automatisées, et
d’éviter le risque d’apathie, voire d’hostilité, de la part des utilisateurs et de la direction.
Le cloud aura bien évidemment aussi un impact sur les processus strictement informatiques. Dans le
cloud, en effet, au lieu d’assigner des ressources physiques inutilisées pour traiter les pics de
demande, la gestion des capacités est régie par des limites prédéfinies, en fonction de la demande sur
les applications individuelles, et assurée par les utilisateurs eux-mêmes.
3. Etape 3 : Organiser le service informatique autour de la fourniture de services
Dans les grandes entreprises, la plupart des utilisateurs sont déjà familiers avec le concept de
consommation de services informatiques. En alignant l’organisation du personnel de votre service
informatique sur l’environnement cloud, vous pourrez servir plus efficacement votre entreprise en
positionnant votre service comme un courtier de services cloud. Dans un tel cadre, votre rôle
consistera à évaluer les besoins des utilisateurs par rapport aux différentes solutions disponibles. Cela
permettra de réduire le risque organisationnel, d’optimiser l’utilisation des ressources, et de surveiller
la demande. Les utilisateurs bénéficieront quant à eux d’une solution parfaitement adaptée à leurs
besoins, à laquelle ils pourront accéder en toute simplicité, en libre-service (self-provisioning) et de
façon automatisée.
4. Etape 4 : Mettre en place la technologie appropriée
Il est donc important de définir clairement vos priorités technologiques, en accord avec les phases de
mise en œuvre et les étapes clés décrites dans votre stratégie cloud. A court terme, on pourra intégrer
les ressources de calcul, de stockage et de gestion réseau, ainsi que les ressources physiques. Ensuite,
on pourra entamer la mise en œuvre de la couche IaaS qui représente les infrastructures et enfin,
l’automatisation d’un certain nombre de tâche et l’aspect sécuritaire du système.
A long terme, on pourra envisager de planifier l’intégration des services de cloud public au sein d’un
modèle hybride.
5. Etape 5 : Gérer le cloud à partir des données
La surveillance de bout en bout de l’état et des performances de l’environnement est essentielle pour
assurer la gestion de cloud. Sans un travail adéquat de collecte et d’analyse des données, vous ne
disposerez pas des informations requises pour assurer l’efficacité du système ou mesurer le succès de
votre projet. Un tableau de bord doté de fonctionnalités d’analyses des données opérationnelles,
recouvrant les installations, le réseau, le stockage, les ressources de calcul et les applications, pourra
vous aider à évaluer dans quelle mesure vous réalisez vos objectifs de disponibilité et de
performance, à prendre des décisions quant à une éventuelle augmentation de capacités, à identifier
et résoudre les problèmes, et à assurer la conformité aux règles de sécurité et de confidentialité.

VIII. Exigences pour une plateforme IaaS performante : cinq étapes à suivre
La couche IaaS est l’infrastructure virtualisée et mutualisée sur laquelle repose votre cloud privé et
qui permet le partage d’une multiplicité d’applications entre les différentes entités opérationnelles de
votre entreprise. La couche IaaS est construite et distribuée à partir d’un ensemble de technologies,
avec la virtualisation comme bloc de construction élémentaire. Une plateforme de gestion cloud vous
permet d’exécuter un environnement mutualisé à partir des ressources de l’infrastructure virtuelle et
en déployant des technologies de sécurité à tous les niveaux. Si les environnements cloud sont
construits avec des couches de service IaaS, PaaS et SaaS, les services d’infrastructure restent

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toutefois les principaux services de cloud privé proposés aujourd’hui. Les cinq étapes pour la mise en
place d’une architecture IaaS performante sont :
1. Etape 1 : Mettre en œuvre une virtualisation omniprésente
La virtualisation constitue la fondation d’un environnement cloud agile et évolutif. La virtualisation
dématérialise et isole le matériel sous-jacent sous forme de machines virtuelles possédant leur propre
environnement d’exécution. Elle intègre par ailleurs des machines virtuelles multiples, dédiées aux
ressources de calcul, de stockage et de gestion réseau, au sein d’un environnement d’hébergement
unique. Ces ressources virtualisées sont essentielles pour assurer la bonne gestion des données et
garantir l’exécution des applications avec des taux élevés d’utilisation et de disponibilité.
En général, la virtualisation est gérée par un serveur hôte qui exécute un logiciel hyperviseur. Les
machines virtuelles sont considérées comme des machines invitées. L’hyperviseur sert de plateforme
d’exploitation virtuelle et exécute le système d’exploitation invité pour une application. Les serveurs
hôtes sont conçus pour exécuter plusieurs machines virtuelles, partageant elles-mêmes plusieurs
exemplaires des systèmes d’exploitation invités.
La virtualisation fournit également plusieurs fonctionnalités essentielles du cloud computing,
notamment le partage des ressources, l’isolation des machines virtuelles et l’équilibrage de la charge.
Dans un environnement cloud, ces fonctionnalités assurent l’évolutivité du système, l’optimisation
du taux d’utilisation des ressources mutualisées, la rapidité des déploiements, l’isolation des charges
de travail, et l’amélioration des durées de disponibilité.
On note aujourd’hui un changement de tendance en matière de virtualisation : si elle visait
auparavant principalement à réduire les coûts en permettant la consolidation des centres de données,
il s’agit aujourd’hui plutôt de gagner en flexibilité et en agilité en généralisant la virtualisation, de
façon à accélérer le déploiement des services et à gérer l’allocation des charges de travail de façon
dynamique. La virtualisation omniprésente est une approche stratégique qui fournit une méthode
claire permettant d’intégrer les applications existantes au sein de votre cloud, en cohérence avec vos
objectifs stratégiques ou vos contraintes de budget et de calendrier. Voici schématiquement un
service IaaS construit à partir de ressources mutualisées pour le calcul, le stockage et la gestion
réseau.

L’infrastructure en tant que service est construite à partir de ressources mutualisées pour le calcul, le
stockage et la gestion réseau.

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2. Etape 2 : Choisir la bonne plateforme de gestion cloud
En développant ainsi votre infrastructure de virtualisation, vous devez disposer de capacités de
gestion plus poussées. Cela constitue en soi un défi technique qui pourra être traité parallèlement à
votre transition vers un environnement cloud. À ce stade, plusieurs options s’offrent à vous :
• Utiliser une plateforme de gestion de virtualisation qui pourra aisément être utilisée ou
étendue pour le cloud.
• Renforcer vos outils existants en intégrant un ensemble de fonctionnalités de gestion cloud à
votre plateforme de gestion de virtualisation existante.
• Ajouter une nouvelle plateforme de gestion cloud (CMP / Cloud Management Platform), sur
laquelle vous pourrez exécuter à la fois le cloud et votre environnement de virtualisation
existant.
Une plateforme de gestion cloud est un logiciel intégré qui prend en charge la gestion de la qualité de
service, de la sécurité et de la disponibilité pour les charges de travail exécutées dans les
environnements cloud. L’offre en matière de CPM est très variable en termes de maturité de
plateforme, de complexité d’architecture et de fonctionnalités. Au minimum, une CPM doit prendre
en charge les éléments suivants :
• Accès direct des utilisateurs au système
• Capacités et interfaces de libre-service
• Moteur de workflow
• Déploiement automatisé
• Fonctionnalité de facturation/rétro-facturation
La plateforme pourra inclure des fonctionnalités plus avancées telles que la gestion des performances
et des capacités, l’interopérabilité entre environnements IaaS publics et privés, la prise en charge des
clouds externes, la gestion du cycle de vie des applications, les catalogues de services dorsaux, et
l’intégration avec les systèmes de gestion d’entreprise externes.
Le choix de la plateforme de gestion cloud dépendra de la taille et de la complexité de votre
organisation, du degré d’hétérogénéité de votre infrastructure virtualisée, et des fonctionnalités cloud
dont vous avez besoin. Si votre infrastructure est hétérogène, vous bénéficierez probablement d’une
architecture de gestion des opérations informatiques, qui vous permettra de gérer en même temps vos
environnements existants et vos environnements cloud. Pour les centres de données présentant une
infrastructure homogène, l’évaluation de votre fournisseur pourra constituer un bon point de départ.
3. Etape 3 : Automatiser les flux de travail et les autres fonctionnalités du système
L’automatisation est un aspect essentiel pour garantir un environnement cloud élastique et
performant. En éliminant ou en réduisant les processus manuels et les points de contrôle nécessitant
une intervention humaine, vous pouvez optimiser et gérer plus rapidement vos ressources, garantir la
bonne prestation des services, gérer leur cycle de vie et répondre à l’évolution des conditions.
Dans un environnement cloud, les flux de travail automatisés sont intégrés de façon à prendre en
charge des systèmes hétérogènes et disparates qui gèrent le déploiement, la mise à l’échelle, la
configuration des machines virtuelles, le contrôle des identités et des accès, les ressources réseau, la

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surveillance des flux de travail, les correctifs et les sauvegardes. Des fonctionnalités d’automatisation
plus avancées pourront inclure la gestion des versions, l’équilibrage de charge, les pares-feux et la
prise en charge de machines virtuelles plus complexes.
4. Etape 4 : Orchestration intégrée des services
Le logiciel d’orchestration fournit l’intelligence automatisée requise pour organiser, coordonner et
gérer de façon dynamique les différents éléments de votre environnement cloud. L’orchestration
intégrée des services assure flexibilité, économies d’échelle, et la fourniture à la demande des
ressources virtualisées. Elle garantit en outre la simplicité d’utilisation qu’attendent tous les
utilisateurs lorsqu’ils accèdent au cloud.
L’orchestration assume deux grandes fonctions : assurer la coordination entre les demandes de
service et les ressources disponibles et surveiller l’état de l’environnement physique et virtualisé. Ces
deux fonctions vous permettront de dimensionner votre cloud en fonction de la demande et des
niveaux de performance requis. L’orchestration intervient sur les différents systèmes de manière à :
• Connecter et automatiser les flux de travail pour fournir un service déterminé.
• Gérer les configurations, les capacités et les facturations/rétro-facturations.
• Assurer le suivi et le reporting sur la disponibilité et les performances du cloud.
• Surveiller et gérer l’alimentation, notamment la consommation d’énergie et le refroidissement.
• Assurer une veille sur les menaces de sécurité et le respect des politiques de sécurité, notamment
en ce qui concerne la gestion des accès, des autorisations et des identités.
• Prendre des mesures efficaces et procéder à des ajustements en fonction du retour des outils de
suivi.
• Anticiper les problèmes potentiels de manière à ce qu’ils puissent être traités avant d’entraîner des
dysfonctionnements.
5. Etape 5 : Mise en œuvre de la sécurité du cloud
Lorsqu’une entreprise va au-delà de la virtualisation des centres de données et décide de construire
son propre cloud privé, la sécurité doit évoluer de sorte que les nouvelles vulnérabilités soient
également couvertes. Les environnements cloud créent de nouveaux défis de sécurité ayant trait à
l’isolation des ressources, à la gestion des événements de sécurité et à la protection des données,
s’agissant notamment de l’isolation des machines virtuelles, de la migration sécurisée des machines
virtuelles, de l’isolation des réseaux virtuels, et de la surveillance des événements de sécurité et des
accès. Par ailleurs, dans la mesure où différents groupes opérationnels accéderont aux ressources
cloud, il est essentiel d’assurer la visibilité et la sécurité des flux de données ainsi que la conformité
aux politiques de sécurité spécifiques des différentes activités.
La sécurité du cloud doit être adaptée à un environnement dans lequel les charges de travail sont
découplées du matériel et déployées à partir d’un ensemble de ressources communes. Dans le même
temps, la sécurité doit protéger les frontières physiques du réseau. Voici quelques recommandations
proposées par la société Intel IT :

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i. Protéger les données en déployant une protection par chiffrement omniprésente, en utilisant
des connexions sécurisées et en appliquant des politiques de prévention des pertes de
données.
ii. Établir et vérifier les identités pour contrôler les accès à partir de machines et systèmes
clients fiables, et gérer les points de contrôle des API à la périphérie du réseau.
iii. Sécuriser la plateforme, l’infrastructure et les périphériques clients du centre de données en
établissant des pools informatiques fiabilisés.
iv. Renforcer le respect des normes de conformité de façon à simplifier les tâches d’audit et à
améliorer la visibilité sur l’environnement cloud.
v. Permettre la migration sécurisée d’un environnement de cloud privé vers des fournisseurs de
cloud public.

IX. Principales plateformes ou logiciels de gestion cloud


Le marché des plateformes de gestion cloud (CMP) reste en phase d’évolution, avec des solutions
très variées sur le plan des fonctionnalités proposées par les fournisseurs. La section ci-dessous décrit
cinq solutions CMP (deux offres commerciales et trois solutions Open Source).
Les fournisseurs commerciaux (Microsoft et VMware) proposent des solutions clés en mains, pour
un coût plus élevé que celui des offres Open Source.
Le choix de la CMP adaptée dépendra de votre environnement de virtualisation actuel, de l’ambition
de votre stratégie cloud, de vos besoins métier, de vos compétences internes et de votre budget.
Nous allons voir en détails les plateformes de gestion des services cloud c’est-à-dire les logiciels
permettant la mise en place et la gestion des services cloud.
1. Apache* CloudStack*
Le logiciel Apache CloudStack est un projet de haut niveau de la Fondation Apache Software, qui se
présente comme une solution clés en mains. Le logiciel CloudStack fournit une plateforme
d’orchestration ouverte et flexible pour les clouds privés et publics. Il intègre des fonctionnalités
IaaS en libre-service et offre les fonctionnalités suivantes :
• Orchestration
• Réseau en tant que service (NaaS) ; gestion des utilisateurs et des comptes
• API native et traduction des API Amazon* Web Services (AWS) (permettant ainsi d’exécuter les
applications écrites pour CloudStack dans AWS)
• Comptabilité des ressources de réseau, calcul et stockage
• Mutualisation et séparation des comptes
• Interface utilisateur « première classe »
Le logiciel CloudStack est basé sur le langage Java* et comprend un serveur de gestion et des agents
pour les hôtes des hyperviseurs. Il prend actuellement en charge les hôtes dont les hyperviseurs sont
les plus couramment utilisés : VMware* ESXi avec technologie vSphere*, logiciel KVM, logiciel
XenServer*, et Xen* Cloud Platform (XCP).

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2. Eucalyptus Systems
Eucalyptus est un fournisseur de logiciels Open Source de gestion cloud qui entretient, sur le plan
technique, des liens étroits avec Amazon Web Services.
L’un des avantages de la plateforme cloud Eucalyptus est la possibilité pour une entreprise de passer
en toute simplicité d’un cloud privé à un modèle hybride, en ayant recours au cloud public Amazon
si nécessaire.
Le logiciel Eucalyptus prend en charge les principaux API AWS, notamment Amazon Elastic
Compute Cloud (Amazon EC2), Amazon Simple Storage Service (Amazon S3), Amazon Elastic
Block Store (Amazon EBS) et Amazon Identity and Access Management (Amazon IAM). Il prend en
charge trois hyperviseurs : VMware* ESXi avec technologie vSphere*, le logiciel KVM et Xen*
Cloud Platform (XCP). La plateforme cloud Eucalyptus propose en outre les fonctionnalités
suivantes :
• Console utilisateur en libre-service
• Tableau de bord pour les tâches de gestion cloud
• Environnements à hyperviseurs mixtes
• Intégration du réseau de stockage (SAN) pour l’utilisation des baies de stockage
• Gestion des identités avec contrôle fin des accès basé sur les rôles
• Comptabilité et gestion des rétro-facturations et des quotas
• Rapports d’utilisation et analyses de tendance
• Installation automatisée avec configuration guidée des composants cloud
3. Logiciel Microsoft* Hyper-V* et Microsoft System Center
Microsoft* Cloud OS, est l’offre cloud de Microsoft : un ensemble de technologies, outils et
processus développés à partir du système d’exploitation Windows Server* et avec le logiciel Hyper-
V*, le Microsoft System Center, et la plateforme Windows Azure*. La combinaison de ces
technologies constitue une plateforme cohérente pour l’infrastructure, les applications et les données.
Microsoft jouit d’une forte crédibilité en tant que fournisseur stratégique de solutions d’entreprise et
propose une gamme solide de technologies aux fonctionnalités réputées et étendues. Le système
d’exploitation Windows Server 2012 a été conçu pour les environnements virtualisés et cloud.
D’autres produits Microsoft peuvent être ajoutés à votre environnement cloud, tels Microsoft SQL
Server* et Microsoft Visual Studio*.
Les technologies cloud Microsoft prennent également en charge :
• Virtualisation des serveurs, du réseau, du stockage et des applications
• Portails Web automatisés en libre-service et moteur de déploiement
• Extensibilité avec des solutions développées par des tiers partenaires
• Vue de gestion unifiée pouvant s’étendre à l’ensemble des clouds privés, hébergés et publics
• Identité unique pour la gestion sécurisée des utilisateurs et des périphériques

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• Une plateforme de données complète, capable de gérer plusieurs pétaoctets de données avec
Microsoft SQL Server
4. Logiciel cloud OpenStack*
OpenStack, troisième plateforme Open Source présentée dans ce guide, a été développée
conjointement par Rackspace et la NASA en 2010 et est actuellement disponible dans le cadre de la
licence Apache 2.0. L’utilisation de la plateforme OpenStack a connu un développement rapide, des
dizaines d’entreprises, dont de grands noms tels qu’AT&T, HP et IBM, l’ayant adoptée comme base
de leurs solutions de cloud privé. Deux options sont proposées aux services informatiques pour le
déploiement de la plateforme OpenStack pour cloud privé : sous forme de logiciel téléchargeable
gratuitement, avec déploiement en interne ou par un fournisseur.
La plateforme OpenStack propose une conception modulaire, qui permet l’intégration avec les
technologies patrimoniales et tierces. Elle prend en charge les hyperviseurs Xen et KVM. OpenStack
propose en outre :
• Stockage redondant massivement évolutif (OpenStack Swift* pour le stockage orienté objet
et Cinder OpenStack pour le stockage en mode bloc) pour une disponibilité maximale.
• Sécurité renforcée avec génération de jetons et création de groupes de sécurité pour la
segmentation automatisée des locataires ; attribution de rôles pour les machines virtuelles
d’un même locataire.
• Services partagés pour la gestion des identités et des images ; interface Web
• API native et compatibilité Amazon EC2
• Tableau de bord administrateur, permettant une vue d’ensemble de la taille et de l’état de
l’environnement cloud et de la gestion des utilisateurs ; fonction de déploiement en libre-
service (self-provisioning) pour les utilisateurs.
• Compatibilité SDN (Software-Defined Network), notamment avec la technologie
OpenFlow*.
• Calendrier des mises en production de six mois, pour une amélioration du code en continu.
5. VMware* vCloud Director*
La suite VMware vCloud* est une plateforme cloud intégrée et complète qui regroupe tous les
composants requis pour développer un environnement cloud et exploiter les environnements virtuels
VMware vSphere*. VMware vCenter Server* gère les ressources de calcul, de stockage et de gestion
réseau, tandis que VMware vCloud Director* assure la cohésion entre tous les composants du cloud,
vous permettant ainsi de déployer un cloud mutualisé sécurisé en utilisant les ressources des
environnements VMware vSphere. VMware prend en charge l’hyperviseur VMware ESXi.
Les technologies cloud VMware offrent également :
• Déploiement rapide en libre-service des machines virtuelles et des applications, avec contrôle basé
sur des règles
• Possibilité d’activer des règles de zones de confiance à appliquer pour protéger et contrôler le
trafic vers les groupes de machines virtuelles gérés par le service informatique
• Fonctionnalités complètes de surveillance et de gestion des centres de données
• Compatibilité SDN

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• Protection contre les sinistres et garantie de conformité opérationnelle et réglementaire
• Portail en accès libre-service
• Niveaux de service haute performance pour la reprise après sinistre, la sécurité et la conformité

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Chapitre III : La virtualisation sous Windows
I. La technologie Hyper-V
Comme nous l’avons déjà dit, Windows utilise la technologie Hyper-V pour la mise en place de la
virtualisation et, de façon générale, des services cloud. C’est un environnement intégré de gestion
d’environnement virtuel. Hyper-V est une technologie de Microsoft qui permet aux utilisateurs de
créer des environnements informatiques virtuels, d’exécuter et de gérer plusieurs systèmes
d’exploitation sur un seul serveur physique.
II. Mise en œuvre de la technologie Hyper-V
1. Configuration de l’hyperviseur Hyper-V
Pour mettre en œuvre la technologie Hyper-V sur une machine Windows, il suffit de l’activer. Pour
cela, allez dans : panneau de configuration→programmes et fonctionnalités → Activer ou désactiver
des fonctionnalités Windows → Cocher Hyper-V →OK

La machine mettra quelques minutes pour configurer la fonctionnalité Hyper-V suivi d’un
redémarrage. Ensuite on verra cette fonctionnalité parmi les outils Windows :

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Remarque : vous pouvez taper la commande : systemeinfo dans l’invite de commande pour constater
que votre service Hyper-V est activé.
2. Lancement de l’environnement Hyper-V
Lorsque vous lancez le « gestionnaire Hyper-V » dans : Panneau de configuration→Système et
sécurité→Outils Windows, vous obtenez un environnement comme celui-ci :

3. Préparer sa machine à accueillir des éléments virtuels


Il est recommandé de préparer sa machine pour la mise en place des infrastructures virtuelles. Pour
cela, il vaut mieux partitionner le disque dur en deux : une partie pour le système et une autre pour
accueillir les infrastructures virtuelles. Ce disque peut être configuré pour qu’il accueille par défaut
toutes les infrastructures virtuelles dans l’option « paramètres » située en bas à droite du gestionnaire
ensuite, choisir le dossier de stockage des machines virtuelles ou de disques virtuels : (voir figure)

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4. Création des réseaux de communication
a) Les préliminaires
Pour créer il faut lancer le Gestionnaire de commutateur virtuel. Maintenant, avant de se lancer, il
vaut mieux comprendre les types de réseaux qui sont : interne, externe et privé.
Interne : Permet la communication entre les machines virtuelles et l’hôte – c’est-à-dire avec la
machine physique qui accueille les infrastructure virtuelle (ordinateur, réseau etc.). Cependant, il
n’offre pas d’accès direct au réseau externe. Ce mode est utilisé lorsque des machines de test doivent
être isolées du LAN.

Externe : Permet à vos machines virtuelles d’accéder à votre réseau physique (et donc à Internet). Le
commutateur est lié à une carte réseau physique de l’hôte. C’est le mode utilisé pour des machines
virtuelles en production.

Privé : Permet uniquement la communication entre les machines virtuelles isolées, sans accès à
l’hôte ni au réseau externe.

b) Création d’un réseau externe


• Dans le volet gauche de la fenêtre du Gestionnaire de commutateurs virtuels, cliquez sur
"Externe" (voir figure).

• Créer le commutateur : Cliquez sur le bouton "Créer un commutateur virtuel".


• Configurer les paramètres :

Nom : Donnez un nom explicite (par exemple, "Switch Externe") pour reconnaître facilement ce
commutateur.

Carte réseau externe : Dans le menu déroulant, sélectionnez la carte réseau physique à laquelle le
commutateur doit être lié.

Remarque : Assurez-vous que cette carte est disponible et qu’elle n’est pas déjà utilisée par une autre
configuration réseau critique.

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Options supplémentaires : Vous pouvez activer ou désactiver les options suivantes selon vos besoins
: "Autoriser le système d’exploitation hôte à partager cette connexion" : Pour permettre à l’hôte
d’utiliser également le réseau.

Options de sécurité et de gestion de la bande passante (si nécessaire).

• Valider : Cliquez sur "Appliquer" puis sur "OK" pour finaliser la création du commutateur.

Les deux images avant et après la configuration du réseau externe montre la présence d’un élément
réseau virtuel :

Avant configuration

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Après configuration

c) Créer un commutateur virtuel interne ou privé


• Sélectionner "Interne" ou "Privé" : Cliquez sur "Interne" ou "Privé" dans le volet gauche
selon le type de communication souhaité.
• Créer le commutateur : Cliquez sur "Créer un commutateur virtuel".
• Configurer le commutateur :

Nom : Attribuez un nom pertinent (par exemple, "Switch Interne" ou "Switch Privé").

Ces types de commutateurs ne nécessitent pas d’assignation à une carte réseau physique.

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• Valider : Cliquez sur "Appliquer" puis sur "OK" pour enregistrer vos paramètres.
5. Création d’une nouvelle machine virtuelle
Lancer le gestionnaire Hyper-V→Nouveau → Ordinateur virtuelle (voir figure)

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Et suivre les étapes :
i) Choisissez un nom, définir le disque de stockage de l’ordinateur. Puis suivant
ii) Génération :
Génération 1 pour les systèmes 32 bits ou plus anciens.
Génération 2 pour les systèmes récents (Windows 10/11, Linux moderne).
On choisit génération 2 et suivant
iii) Affecter la mémoire exemple : Attribuez une taille de RAM (ex: 4096 Mo pour Windows
10/11) (voir figure) puis suivant :

iv) Configuration réseau : Sélectionnez un commutateur virtuel (par défaut, "Pas de


connexion").
v) Disque dur virtuel : Créez un disque VHDX (par défaut, 20 Go) puis suivant (voir figure).

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vi) Installation d’un système d’exploitation :
Sélectionnez un fichier ISO si vous installez un OS immédiatement.
Cliquez sur "Terminer". (On peut décider d’installer ultérieurement le système)
6. Affecter le commutateur virtuel à une machine virtuelle
• Sélectionner la machine virtuelle : Dans le Gestionnaire Hyper-V, cliquez sur la machine
virtuelle à configurer.
• Modifier les paramètres : Cliquez sur "Paramètres" dans le volet droit.
• Configurer l’adaptateur réseau : Dans le menu des paramètres, sélectionnez "Adaptateur
Réseau".
• Dans la liste déroulante "Commutateur virtuel", choisissez le commutateur que vous
venez de créer (Externe, Interne ou Privé).
• Enregistrer la configuration : Cliquez sur "OK" pour appliquer les changements.

III. Mise en œuvre des stockage SAN


Sur Windows 10, Hyper-V prend en charge le stockage SAN via iSCSI (et non via Fibre Channel,
qui est une fonctionnalité des versions serveur). Voici comment configurer un stockage SAN pour
Hyper-V sur Windows 10.
1. Configurer la connexion iSCSI au SAN
Hyper-V sur Windows 10 ne prend pas en charge Fibre Channel, donc nous utilisons iSCSI.
Activer l’Initiateur iSCSI
Ouvrir Panneau de configuration → Outils d’administration → Initiateur iSCSI.
(Si ce service est désactivé, Windows demandera à l’activer : cliquez sur "Oui").
Aller dans l’onglet Découverte, puis Découvrir un portail.
Entrer l’adresse IP du serveur SAN et valider.
Aller dans l’onglet Cibles, puis Se connecter à la cible détectée.
Cocher Restaurer cette connexion au démarrage pour garder la connexion après un redémarrage.
2. Configurer le disque SAN sous Windows 10
Ouvrir Gestion des disques ([Link]).
Rechercher le nouveau disque correspondant au SAN.
Initialiser le disque en GPT.
Créer un nouveau volume et le formater en NTFS.
3. Ajouter le stockage SAN dans Hyper-V
Option 1 : Définir le SAN comme stockage par défaut
Ouvrir Gestionnaire Hyper-V.
Cliquer sur Paramètres du serveur (dans le volet de droite).
Sous Stockage des machines virtuelles, changer le chemin vers le disque du SAN.
Option 2 : Attacher le SAN à une machine virtuelle
Créer ou modifier une VM dans Hyper-V.
Dans les paramètres de la VM, aller à Contrôleur SCSI → Disque dur.
Cliquer sur Ajouter, puis sélectionner un disque dur physique.
Choisir le disque SAN connecté en iSCSI.

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