1. Pourquoi formaliser son activité ?
Formaliser son entreprise signifie lui donner une existence légale et
reconnue par l’État, ce qui permet notamment :
D’obtenir un cadre juridique stable pour signer des contrats et protéger
vos droits ;
D’accéder à des financements (banques, investisseurs) ;
De participer à des marchés publics et privés ;
De bénéficier de la sécurité sociale et des droits pour vos salariés ;
D’augmenter la crédibilité de l’entreprise auprès des partenaires
commerciaux. �
UNDP
📌 2. Choisir le statut juridique
Avant de commencer les démarches, il faut choisir une forme juridique
adaptée au projet :
Entreprise individuelle (pour un entrepreneur seul)
SARL (Société à Responsabilité Limitée) (structure la plus courante pour
PME)
Société Anonyme (SA) (pour grand projet et investisseurs)
Coopérative ou association économique
Le choix dépendra de votre activité, de vos besoins en capital, et de vos
objectifs de développement.
📄 3. Démarches de création d’entreprise en RCA
La création d’entreprise passe généralement par plusieurs étapes clés,
parfois centralisées via le Guichet Unique de Formalité des Entreprises
(GUFE) à Bangui, ou ses antennes locales. �
World Bank +1
📝 Étapes principales
Constitution des documents de base
Rédiger les statuts de la société
Obtenir les pièces d’identité des dirigeants
Préparer un certificat de domicile légal de l’entreprise �
World Bank
Déposer le capital social
Verser le capital minimum requis (selon le statut) dans une banque locale
Obtenir l’attestation de dépôt bancaire �
World Bank
Casier judiciaire / Certificats
Faire établir le certificat de casier judiciaire des dirigeants au Tribunal
national �
World Bank
Formalités au GUFE
Dépôt de tous les documents au Guichet Unique de Formalité des
Entreprises
(statuts, attestation de dépôt, pièces d’identité)
Le GUFE complète la déclaration sur l’honneur et transmet aux
administrations compétentes. �
[Link]
Immatriculation au Registre de Commerce et de Crédit Mobilier (RCCM)
C’est l’acte officiel d’existence de l’entreprise �
World Bank
Obtention du Numéro d’Identification Fiscale (NIF)
Délivré par la Direction Générale des Impôts et Domaines, nécessaire pour
toutes obligations fiscales. �
World Bank
Enregistrement des salariés et sécurité sociale
Déclaration des embauches auprès des autorités compétentes
Enregistrement des salariés à la Caisse nationale de la sécurité sociale
(CNSS) �
World Bank
Publicité légale
Publication de la formation de la société dans un journal national
(obligatoire) �
World Bank
Inscription à la Chambre de Commerce
Enregistrement obligatoire auprès de cette institution. �
World Bank
Obtention de l’agrément ou licence d’exploitation (selon le secteur)
Certaines activités requièrent un agrément ou licence municipale
spécifique. �
World Bank
4. Durée & coûts (indications)
Durée moyenne des démarches : Environ 14 à 22 jours si tous les dossiers
sont complets. �
World Bank
Coût estimé : Variable selon les taxes, frais de publication, honoraires, et
les frais bancaires. Doing Business indiquait que le coût peut représenter
plus de 200 % du revenu par habitant (indicateur économique), reflétant
des frais administratifs et bancaires. �
World Bank
📍 5. Points spécifiques à connaître
Guichet Unique de Formalité des Entreprises (GUFE)
Simplifie les démarches en centralisant la plupart des formalités
administratives. �
UNDP
🇨🇫 Entreprises dirigées par des étrangers
Les étrangers doivent fournir des documents équivalents (casier judiciaire
de leur pays d’origine, permis de séjour si applicable). �
Centrafrica
💼 Aide à la formalisation
Organisations comme Bangui Hub offrent un accompagnement pour la
formalisation, la rédaction des statuts, et la préparation des dossiers. �
[Link]
🧰 6. Obligations après l’immatriculation
Une fois l’entreprise créée, vous devez :
✔ Tenir une comptabilité conforme à la législation fiscale
✔ Déclarer et payer les taxes (impôt sur les sociétés, TVA, etc.)
✔ Déclarer vos employés et verser les cotisations sociales
✔ Respecter les normes sectorielles (hygiène, sécurité, environnement,
etc.)
📌 Conseils pratiques
✅ Anticipez les documents requis : un dossier complet accélère les
démarches.
✅ Utilisez le GUFE pour centraliser et simplifier les formalités.
✅ Consultez un notaire ou expert local pour la rédaction des statuts et des
contrats.
✅ Évaluez les obligations sectorielles selon votre type d’activité.
La formalisation et la création d'entreprise désignent le processus de
transformation d'une idée en une structure légale reconnue, impliquant
l'enregistrement officiel, la définition de statuts clairs, la conformité fiscale
et la structuration des opérations pour bénéficier d'avantages légaux,
financiers et commerciaux, passant ainsi de l'économie informelle à
l'économie formelle.
Création d'entreprise
Définition : Le passage d'une idée à la mise en place d'une
structure concrète, incluant les choix fondamentaux concernant son
fonctionnement, sa gouvernance et son organisation.
Objectif : Transformer une vision entrepreneuriale en une entité
solide et reconnue.
Formalisation d'entreprise
Définition : L'ensemble des démarches administratives et légales
pour enregistrer l'entreprise auprès des autorités compétentes
(registres, impôts, etc.), la conformer aux lois et standardiser ses
procédures.
Avantages :
o Légaux : Protection juridique, clarification des rôles et règles
(surtout en cas d'associés).
o Financiers : Accès aux financements, crédibilité.
o Commerciaux : Accès aux marchés formels, opportunités de
croissance.
o Fiscaux : Connaissance du régime d'imposition et protection
contre l'imposition illégale.
Processus : Implique la rédaction des statuts, l'enregistrement au
guichet unique (comme le GUFE-RCA), et le respect des obligations
fiscales et comptables.
Lien entre les deux
Lien entre les deux
La formalisation est une étape clé de la création d'entreprise qui structure
le projet, lui donne une existence légale et ouvre la voie à la croissance et
à la pérennité, en convertissant une activité informelle en une entreprise
formelle et crédible.
Skip to content
Search for:Search Button
1.
2. Guides
3. Création d'entreprise
4. Formalités de création d'entreprise
Les formalités de création
d’entreprise étape par étape
Dernière mise à jour le 05/01/2026
Les formalités de création d’entreprise se divisent en 3 temps : les
formalités préalables, les formalités d’immatriculation et les formalités post-
création. Seule la réalisation de l’ensemble de ces démarches vous
permettra d’accomplir votre projet d’entreprise et d’exercer votre activité en
toute légalité.
Devenir auto-entrepreneur ou entrepreneur étant un processus long et
complexe, cet article vise à vous guider à travers les différentes étapes et
vous permettra d’avoir une vue d’ensemble du parcours entrepreneurial.
Créer mon entreprise en ligne
Quelles sont les 4 formalités
préalables pour créer une société ?
Avant de réaliser les formalités d’immatriculation de votre entreprise, il est
important de se pencher sur le projet dans son ensemble. Plusieurs
démarches sont ainsi à entreprendre afin de structure et de vérifier la
viabilité du projet :
1. Choix de la forme juridique à créer ;
2. Choix du nom de l’entreprise ;
3. Elaboration d’un business plan complet ;
4. Recherche de financements.
Choisir la forme juridique
La première formalité de création d’entreprise est de sélectionner la forme
juridique de l’entité. Afin de savoir laquelle adopter, il est important de
vous poser certaines questions et notamment, il faut savoir si vous
souhaitez entreprendre seul ou à plusieurs.
En cas de pluralité d’associés au projet, il faut sélectionner une forme
juridique de type société pluripersonnelle, c’est-à-dire : SARL, SAS, SA,
SNC, SCI, etc.
En revanche, si vous comptez mener le projet à bien seul, les formes
unipersonnelles de sociétés (EURL, SASU) ou l’entreprise individuelle (EI
ou micro-entreprise) sont à privilégier.
D’autres points seront à étudier avant de faire votre choix. En effet, chaque
statut juridique emporte des conséquences différentes (régime fiscal,
social, responsabilité des associés, etc.), et ils ne sont pas tous adaptés à
toutes les activités.
A noter : afin de vous aider à choisir le statut juridique le plus adapté à votre projet,
LegalPlace vous propose son tableau comparatif des différents statuts juridiques.
Choisir le nom de l’entreprise
Le nom de l’entreprise, également appelé « dénomination » ou
« raison » sociale identifie la société en tant que personne morale et la
distingue généralement de ses concurrents.
Le nom de la société ne doit pas être similaire à celui d’une marque ou
d’une entreprise concurrente afin d’éviter toute poursuite en concurrence
déloyale. Il est alors vivement conseillé d’effectuer une recherche
d’antériorité du nom sur l’INPI, afin de vous assurer que celui choisi est
libre de droit et que vous ne serez pas inquiété par son utilisation.
Bon à savoir : les auto-entrepreneurs ne peuvent choisir librement leur
dénomination sociale. En effet, c’est le patronyme du dirigeant, suivi de la mention
« EI » qui sera considéré comme le nom de l’entreprise. En revanche, ils peuvent
opter pour un nom commercial, qui sera à déclarer lors de la création de la micro-
entreprise.
Etablir un business plan
Créer un business plan complet est une étape cruciale dans la démarche
de création d’une entreprise. Ce document présente l’ensemble du projet
afin que les futurs investisseurs puissent se positionner sur sa viabilité,
sa cohérence et sa rentabilité.
Plusieurs éléments composent un business plan. On y retrouve
notamment :
Etude de marché ;
Présentation du projet d’entreprise (forme juridique, activité
envisagée, etc.)
Analyse de la concurrence ;
Environnement et contexte de l’activité ;
Clientèle ciblée et analyse des besoins de cette clientèle ;
Présentation des atouts, objectifs et valeurs du projet ;
Stratégie marketing ;
Présentation des équipes et du/des porteurs de projet ;
Modes de financements envisagés ;
Prévisionnel financier et économique.
A noter : il peut être nécessaire de faire appel à un expert-comptable pour l’éditer,
en particulier si les notions ci-dessus vous sont totalement inconnues.
Rechercher des financements
La dernière étape préalable aux formalités de création d’entreprise
individuelle ou non est la recherche de financements. Outre les ressources
personnelles de l’entrepreneur et de ses associés, sachez que
plusieurs sources de financements peuvent être sollicitées par les
dirigeants d’entreprise en France.
Les solutions de financement sont en effet multiples :
Financement participatif ;
Love Money ;
Business Angels ;
Prêts d’honneurs ;
Prêts bancaires, etc.
Également, les aides à la création d’entreprise sont un atout considérable
lors de cette étape. Renseignez vous sur les conditions d’éligibilité et
d’octroi de ces aides auprès des organismes concernés afin de ne pas rater
une opportunité.
A noter : l’ACRE est automatiquement accordée aux entrepreneurs éligibles qui ont
créé une société. En revanche, les auto-entrepreneurs éligibles qui souhaitent en
bénéficier devront compléter une demande d’ACRE et l’envoyer aux services
compétents dans un délai de 45 jours suivant la date de début d’activité.
Quelles sont les 6 étapes à
accomplir pour créer son
entreprise ?
Les formalités de création d’entreprise sont au nombre de 6 :
1. Rédaction des statuts ;
2. Domiciliation de l’entreprise ;
3. Constitution et dépôt du capital social ;
4. Déclaration des bénéficiaires effectifs ;
5. Publication de l’annonce légale de constitution au journal
officiel ;
6. Dépôt d’une demande d’immatriculation sur le Guichet unique
de l’INPI (et non plus auprès du CFE).
🔎Zoom : les différentes formalités de création d’entreprise étant particulièrement
lourdes, il vous est possible de passer par LegalPlace afin de nous confier la gestion
de votre dossier de création d’entreprise, de la rédaction des statuts jusqu’à
l’immatriculation de votre société. Pour ce faire, il vous suffit de remplir un formulaire
en ligne et d’y joindre les pièces justificatives demandées.
Etape n°1 : Rédaction des statuts
Parmi les formalités de création d’entreprise, la rédaction des statuts
s’avère être la plus complexe. En effet, toute erreur dans leur rédaction
pourrait avoir des conséquences préjudiciables pour les associés et le
fonctionnement de l’entreprise. Des statuts non conformes à la loi ou
comportant une erreur entraineront le rejet du dossier de demande
d’immatriculation par le greffe.
A noter : pour pallier cette éventualité, les associés ont tout intérêt à faire appel à un
professionnel du droit ou à un prestataire en ligne spécialisé pour la rédaction de
leurs statuts.
Les statuts, en tant que « mode d’emploi » d’une entreprise,
doivent prévoir l’ensemble des situations et évènements susceptibles
d’intervenir en cours de vie sociale. A ce titre, certaines mentions
obligatoires, communes à toutes les formes juridiques doivent y figurer, et
notamment :
Dénomination sociale (nom de la société) ;
Forme juridique ;
Durée de vie de la société ;
Adresse du siège social de l’entreprise ;
Objet social (ce pour quoi la société a été créée) ;
Montant du capital social ;
Apports effectués par les associés ;
Modalités de fonctionnement de l’entreprise.
Bon à savoir : Certaines formes juridiques, comme la SARL par exemple, sont plus
encadrées par la loi que d’autres concernant le contenu des statuts. Néanmoins, les
associés peuvent choisir d’insérer des clauses particulières en fonction des besoins
de leur entreprise et de sa forme juridique.
Etape n°2 : Domiciliation de l’entreprise
Autre formalité de création d’entreprise à accomplir : domicilier votre
structure. Concrètement, il s’agit de doter l’entreprise d’une adresse
administrative et fiscale officielle qui devra figurer dans tous les documents
issus de ses services, y compris les statuts.
Ou domicilier votre entreprise ?
Pour domicilier votre entreprise, plusieurs solutions s’offrent à vous :
L’achat ou la location d’un local commercial ou professionnel ;
L’installation dans une pépinière d’entreprise ;
Contracter avec une société de domiciliation ;
Installer votre siège social au domicile du dirigeant.
Cette dernière solution est souvent privilégiée car elle n’engendre aucun
frais. Ainsi, il est fréquent de domicilier une micro-entreprise chez soi, pour
limiter l’investissement concernant le siège social.
Comment domicilier votre entreprise ?
Une fois votre mode de domiciliation sélectionné, et le contrat de bail ou de
service conclu, il vous suffira de transmettre un justificatif de
domiciliation lors de l’enregistrement de l’entreprise sur l’INPI.
Le justificatif requis dépend de la forme de domiciliation sélectionnée :
Justificatif de domicile (facture d’eau, d’internet ou d’électricité) ou
titre de propriété si vous avez domicilié la société à votre adresse ;
Copie du bail commercial ou professionnel si vous avez opté pour la
location d’un local dédié ;
Copie du contrat de domiciliation, ou de l’attestation remise par la
société de domiciliation, si vous avez eu recours à leurs services ;
Attestation provenant de la pépinière d’entreprise.
Etape n°3 : Constitution et le dépôt du
capital social
Lors de la création d’une entreprise, les associés concourent à la
souscription du capital social, et peuvent à ce titre effectuer différents types
d’apports :
En numéraire ;
En nature ;
En industrie.
Une fois le montant du capital rassemblé, il faudra le déposer sur un
compte dédié en attendant l’immatriculation de l’entreprise. En contrepartie,
les associés reçoivent des titres sociaux (actions ou parts sociales), à
proportion de leurs apports au capital de l’entreprise.
Les apports en numéraire
Les apports sont dits « en numéraires » lorsque les associés
choisissent d’apporter des liquidités (sommes d’argent) à l’entreprise.
Leur libération doit intervenir pour partie avant l’immatriculation, et pourront,
dans certains cas, être entièrement libérés dans un délai de 5 ans. Cela
concerne notamment les SAS et les SARL. En effet, il est possible de ne
libérer qu’un certain pourcentage du capital lors de la création (libération
partielle) :
SARL : au moins 20% des apports doivent être libérés lors de la
constitution ;
SAS : au moins 50% des apports doivent être libérés lors de la
constitution.
Les associés disposent donc d’un délai de 5 ans suivant l’immatriculation
pour s’acquitter du solde et libérer entièrement le capital social.
Attention : en cas de libération partielle du capital social dans une société soumise
à l’impôt sur les sociétés, alors l’entreprise ne pourra pas bénéficier du taux réduit
avant libération totale des apports.
Les apports en nature
Les associés peuvent décider d’apporter des biens meubles ou
immeuble au capital social de l’entreprise. Ces biens constituent ce qu’on
appelle communément les apports en nature.
Lors de l’apport de biens au capital social il est parfois obligatoire de les
faire évaluer par un commissaire aux apports. C’est notamment le cas,
si :
La valeur de l’un des biens est supérieure à 30 000€ ;
La valeur totale des biens apportés représente plus de la moitié du
capital social.
Les apports en industrie
Contrairement aux deux autres types d’apports, les apports en industrie ne
sont pas comptabilisés dans le capital social. Ils sont en effet
difficilement quantifiables en raison de leur nature. Un apport en industrie
est en effet un apport de connaissances, ou de savoir faire à la société.
Les apporteurs ne bénéficient donc pas d’actions ou de parts sociales en
contrepartie de leurs apports. Cependant, et selon les dispositions des
statuts, ils peuvent participer aux décisions collectives et ont droit au
partage des bénéfices.
Attention : Ces apports doivent impérativement être mentionnés dans les statuts, à
défaut ils seront considérés comme inexistants.
Où déposer le capital social ?
Depuis le 1er juin 2021, les associés ne peuvent plus procéder au dépôt des
fonds auprès de la Caisse des dépôts et consignations. Les apports en
numéraire doivent donc être déposés, au choix :
Sur un compte bancaire ouvert au nom de la société ;
Auprès d’un notaire.
Vous recevrez alors un certificat de dépôt des fonds à conserver car il sera
à joindre au dossier de demande d’immatriculation.
Etape n°4 : Déclaration des bénéficiaires
effectifs
La loi Sapin 2 du 9 novembre 2016 a imposé une nouvelle formalité de
création d’entreprise : la déclaration des bénéficiaires effectifs.
Ainsi, les sociétés non cotées en bourse doivent impérativement identifier
dans un document officiel, la ou les personnes physiques en charge du
contrôle de la société, et ce dans le but de lutter contre la corruption.
Est considérée comme bénéficiaire effectif, toute personne physique :
Détenant au moins 25% du capital social et/ou des droits de vote ;
Exerçant par tout autre moyen un pouvoir de contrôle sur les organes
décisionnaires de la société.
A noter : si aucune personne ne correspond à ces critères, alors la déclaration des
bénéficiaires effectifs ne comportera que le nom du représentant légal de la société.
Etape n°5 : Publication d’un avis de création
dans un support d’annonces légales
Faire publier une annonce légale fait partie des formalités de création
d’entreprise. En effet, et afin d’informer les tiers de la création de votre
entreprise, il est nécessaire de faire la publicité d’un avis de constitution
dans un support habilité à recevoir les annonces légales.
Cette publication doit intervenir dans le délai d’un mois suivant la signature
des statuts, et figurer dans un support d’annonces légales du département
du siège social de l’entreprise.
Bon à savoir : cette formalité n’est pas nécessaire lors de l’immatriculation d’une
entreprise individuelle ou d’une micro-entreprise.
Etape n°6 : Déclaration et l’immatriculation
de l’entreprise
La dernière des formalités de création d’entreprise à exécuter est la
déclaration de l’entreprise sur le site de l’INPI. Cette démarche permet
d’immatriculer l’entreprise aux registres nationaux et de lui délivrer un
extrait Kbis, pouvant s’apparenter à justificatif d’identité de l’entreprise
concernée.
Depuis le 1er janvier 2023, l’ensemble des formalités de création
d’entreprise s’effectue en ligne sur le Guichet unique INPI. La procédure est
la suivante :
1. Connectez-vous, ou créez un compte sur la plateforme ;
2. Complétez le formulaire en ligne avec les renseignements
concernant l’entreprise et ses dirigeants ;
3. Transmettez les justificatifs requis au format numérique ;
4. Signez électroniquement votre démarche et payez le prix des
formalités par carte bancaire.
Après vérification de votre dossier, l’INPI se chargera de le transmettre
au greffe pour immatriculation. Vous recevrez alors votre extrait Kbis,
comportant les numéros SIREN et SIRET de l’entreprise.
Bon à savoir : l’entrepreneur sous le statut de Travailleur Non Salarié (TNS) doit
l’indiquer au moment de la déclaration d’entreprise. Cela concerne notamment les
entrepreneurs individuels, les gérants associés unique d’EURL ou encore les gérants
associés majoritaires de SARL.
Quels sont
les documents à fournir pour la
création d’une entreprise ?
L’immatriculation d’une entreprise requiert la constitution d’un dossier
comportant les justificatifs relatifs à chaque formalité de création
d’entreprise. Les pièces constitutives de ce dossier dépendent de la forme
de l’entreprise : société ou entreprise individuelle.
Dossier de création d’une société
La création d’une société est soumise à un formalisme relativement lourd,
et de nombreux justificatifs sont à fournir afin de transmettre un dossier
viable, qui ne sera pas rejeté par le greffe.
Sont ainsi à transmettre :
Exemplaire original des statuts, daté et signé par le représentant
légal ;
Attestation de parution de l’avis de constitution dans un support
d’annonces légales ;
Justificatif d’identité de chacun des dirigeants ;
Attestations sur l’honneur de non-condamnation et de filiation du/des
dirigeant(s) ;
Attestation de domiciliation de l’entreprise (contrat de domiciliation,
justificatif de domicile, titre de propriété, etc.) ;
Déclaration des bénéficiaires effectifs (DBE) ;
Certificat de dépôt des fonds en cas d’apports en numéraires ;
Copie des diplômes/certifications/autorisations d’exercer en cas
d’activité réglementée ;
Acte de désignation et rapport du commissaire aux comptes, le cas
échéant ;
Un mandat, si les formalités sont réalisées en votre nom par un tiers,
un professionnel du droit ou un prestataire en ligne spécialisé.
A noter : pensez à numériser vos documents en amont afin de gagner du temps lors
du dépôt du dossier sur le portail de l’INPI.
Dossier de création d’une entreprise
individuelle
Les formalités de création d’une entreprise individuelle sur l’INPI étant
moins contraignantes, le nombre de documents à fournir est plus
restreint. Il suffit d’une attestation de domiciliation de l’entreprise, d’une
photocopie d’un justificatif d’identité et d’une déclaration sur l’honneur de
non-condamnation et de filiation pour le dirigeant.
D’autres documents pourront vous être réclamés en fonction de votre
situation, comme par exemple la preuve du mariage ou du PACS en cas
d’option pour le statut de conjoint collaborateur.
Comment créer une micro-
entreprise ?
Contrairement à la création d’une société, celle d’une micro-entreprise est
moins contraignante. Le statut d’auto-entrepreneur est en effet connu
pour sa simplicité, qu’il s’agisse des formalités de création d’entreprise ou
de la gestion courante de la structure.
Les étapes de création d’une micro-entreprise sont au nombre de 3 :
Domiciliation de l’auto-entreprise ;
Déclaration de début d’activité sur le Guichet unique INPI ;
Ouverture d’un compte bancaire dédié à l’activité.
Une fois la création de votre micro-entreprise sur l’INPI effectuée, votre
dossier sera vérifié puis validé par les différentes administrations, avant
d’être transmis au greffe pour immatriculation. Vous recevrez alors votre
extrait Kbis auto-entrepreneur, et pourrez débuter votre activité.
Attention : l’ouverture d’un compte bancaire dédié à votre activité n’est obligatoire
que lorsque l’entreprise réalise un chiffre d’affaires supérieur à 10 000€ pendant
deux années consécutives.
Quelles sont les formalités à
effectuer après
l’immatriculation ?
L’immatriculation de l’entreprise n’est pas une finalité pour un entrepreneur.
D’autres formalités complémentaires peuvent être requises, c’est
pourquoi il est important de s’intéresser aux éléments suivants :
Souscription d’une assurance professionnelle ;
Dépôt des marques et brevets ;
Adhésion à une caisse de retraite complémentaire si vous employez
des salariés ;
Ouverture d’un compte bancaire professionnel ;
Communication avec les différentes administrations.
Enfin, si vous exercez une activité réglementée, sachez que d’autres
formalités de création d’entreprise devront être réalisées.
Bon à savoir : Afin d’en savoir plus, il est possible de vous référer à cet article : que
faire après la création de mon entreprise ?
Souscrire à une assurance professionnelle
Bien que la loi ne dresse pas de liste exhaustive et commune d’assurances
obligatoires, la protection de l’entreprise doit être une préoccupation
majeure de son dirigeant.
Il devra donc veiller à souscrire des contrats d’assurances adaptés à ses
besoins, et dont les garanties couvrent :
L’activité professionnelle ;
Les biens professionnels (équipements, marchandises, véhicules
professionnels, etc.) ;
Le personnel et éventuellement les tiers à l’entreprise (à l’aide d’une
assurance de responsabilité civile professionnelle).
Aussi, selon l’activité exercée, pensez à vous renseigner sur les contrats
d’assurance obligatoires. N’hésitez pas à demander des devis auprès de
plusieurs compagnies d’assurances, afin de trouver le contrat le plus
adapté à votre situation et à votre budget.
Déposer vos marques et brevets auprès de
l’INPI
En tant que créateur d’entreprise, vous disposez peut-être de marques ou
brevets dédiés à l’exercice de votre activité. Ces éléments doivent
être protégés contre les éventuelles appropriations illicites.
Le dépôt de marque auprès de l’INPI est alors un incontournable des
formalités de création d’entreprise. Vous devrez alors compléter un
formulaire en ligne, transmettre tous les éléments utiles à l’administration et
payer les frais afférents à la démarche. Ils s’élèvent à 190€ pour une
classe et il conviendra d’ajouter 40€ par classe supplémentaire.
Adhérez à une caisse de retraite
complémentaire en cas de présence de
salariés
Si votre entreprise est vouée à employer des salariés, alors vous devrez
veiller à préparer leur arrivée comme il se doit. Outre la préparation des
contrats de travail, vous devrez contracter une mutuelle d’entreprise et
adhérer à une caisse de retraite supplémentaire (Agirc-Arrco).
Aucune démarche particulière n’est à effectuer, l’adhésion est
automatique lors de votre première déclaration sociale
nominative (DNS). A titre de preuve, vous recevrez un certificat d’adhésion
précisant les informations de contact de votre caisse de retraite
complémentaire.
Il est cependant conseillé de se renseigner sur les taux de cotisations
applicables et s’ils correspondent à ceux potentiellement indiqués dans la
convention collective de votre profession.
Ouvrir un compte bancaire professionnel
L’ouverture d’un compte bancaire professionnel est une obligation pour la
plupart des entrepreneurs, afin de doter l’entreprise de son propre
compte, et d’ainsi distinguer clairement le patrimoine professionnel et les
finances personnelles des associés.
Les associés devront donc contacter des banques afin de se renseigner sur
les différentes possibilités accordées aux professionnels, les tarifs
appliqués et les offres disponibles. La banque demandera en général un
extrait Kbis pour ouvrir le compte bancaire au nom de la société.
Concernant les auto-entrepreneurs, sachez que l’ouverture d’un compte
bancaire dédié à l’activité n’est obligatoire qu’après avoir cumulé plus
de 10 000€ de chiffre d’affaires pendant 2 années consécutives.
Vous faire connaître auprès des différentes
administrations (La Poste, SIE)
Autre formalité de création d’entreprise : la communication de votre
existence auprès des services administratifs couramment amené à
interagir avec votre structure.
Il est ainsi vivement recommandé de vous faire connaître
rapidement auprès de La Poste, de l’Urssaf et du Service des impôts des
entreprises (SIE), afin de ne manquer aucune information, et de vous
assurer un exercice pérenne.
Démarches supplémentaires en cas
d’activité réglementée
L’exercice d’une activité réglementée engendre d’autres formalités de
création d’entreprise pour les dirigeants. En effet, selon l’activité exercée, il
peut être nécessaire d’obtenir des autorisations d’exercice, de
transmettre des diplômes à l’administration ou encore de passer certaines
certifications.
L’entrepreneur devra veiller à être en règle afin de pouvoir exercer
légalement son activité réglementée.
Voici une vidéo vous permettant de comprendre comment créer votre
entreprise :
Combien coûtent les formalités
de création d’entreprise ?
Les frais de création d’entreprise varient selon la forme juridique
choisie, le département d’immatriculation et les choix personnels des
associés.
Par exemple, la rédaction des statuts est :
Gratuite lorsqu’elle est exécutée par les associés ;
Coute entre 100 et 300€ HT si exécutée par un prestataire en ligne
spécialisé ;
Revient à plusieurs milliers d’euros (entre 500 et 3000€ HT) si elle est
effectuée par un professionnel du droit tel qu’un avocat.
Les associés auront donc tendance à vouloir rédiger les statuts eux-mêmes
pour économiser sur leur budget. Néanmoins, cette solution reste risquée,
car s’ils ne disposent pas des connaissances juridiques suffisantes, ils
s’exposent à un rejet du dossier par le greffe pour non-conformité. Ils
devront donc reprendre leur formalité de création d’entreprise depuis le
début et se verront dans l’obligation de payer une seconde fois les frais liés
à la création d’entreprise.
Afin de vous orienter sur les frais à prévoir, voici un tableau récapitulatif :
Formalité
Tarif applicable
concernée
Rédaction des De 0€ à plus de
3000€ selon
statuts l’option retenue
par les associés
Gratuite s’il s’agit
du domicile du
dirigeant
Environ 300€/mois
pour une pépinière
d’entreprise
De 20 à
Domiciliation de
100€/mois s’il
l’entreprise
s’agit d’une
société de
domiciliation
Plus de
1000€/mois pour
un local
commercial
Publication de Pour La Réunion
l’annonce légale et Mayotte : de
146 € à 462 €
selon la forme
juridique choisie
Pour les autres
départements : de
123 € à 395 €
selon la forme
juridique choisie
Déclaration des
bénéficiaires 20,34 €
effectifs
Honoraires d’un
Entre 1000 et
commissaire aux
2000€ HT
apports
Pour une
entreprise
individuelle :
– 0€ pour une
activité libérale ;
– 22,88 € pour
une activité
Immatriculations
commerciale
aux registres
nationaux – 45 € pour
une activité
artisanale.
Pour une société :
entre 35 et 70€
environ, selon la
forme juridique
choisie
Bon à savoir : depuis 2019, le stage de préparation à l’installation pour l’exercice
d’une activité artisanale est devenu facultatif. Toutefois, si vous souhaitez en
accomplir un, il vous faudra compter 194€.
FAQ
Comment s'obtient l'extrait Kbis d'une entreprise ?
Après avoir accompli les formalités de création d'entreprise sur le site du
guichet unique et que celui-ci ait transmis le dossier aux organes juridiques
et administratifs compétents pour l'immatriculation, l'entrepreneur obtiendra
son extrait Kbis.
Comment constituer un dossier de création d'entreprise ?
Pour créer une entreprise et mettre toutes les chances de votre côté pour
voir votre activité prospérer, il est important de respecter les étapes ci-
après :
Valider un projet ;
Elaborer un business plan ;
Respecter les étapes de création d'entreprise ;
Immatriculer la nouvelle entreprise.
Quelles sont les aides à la création d'entreprise ?
Les créateurs d'entreprises peuvent bénéficier de plusieurs aides pour
créer ou reprendre des entreprises, telles que la NACRE, l'ACRE, l'ARCE
ou encore l'ARE.
Xavier de Labarrière
Social LinkedinSocial LinkedinSocial LinkedinSocial Linkedin
Xavier de Labarrière est Expert-comptable spécialisé dans l’accompagnement des petites
entreprises et entreprises à forte croissance. Xavier a accompagné plus de 3000 entrepreneurs
dans la création et gestion de leur entreprise en tant qu’expert comptable. Il est président de
ComptaPlace, la filiale d’expertise comptable de LegalPlace.
S’abonner
{}[+]
2 COMMENTAIRES
Le plus ancien
Julien-Péres
16/10/2025 8h55
Bonjour, Je recherche la façon de faire la plus rationnelle et la plus
économique afin de me faire épauler quant à la création de mon entreprise.
Je tombe systématiquement sur des gens non investis dans leur profession
de support aux créateurs voir incompétents quand ce n’est pas les deux.
Comment faire pour me faire aider s’il vous plait ? Il y a maintenant
plusieurs mois que j’oeuvre à la rédaction de statuts, d’un business plan
cohérent et de relations fournisseurs, de caractérisation de l’objet de
l’entreprise et sa politique de promotion ainsi que la recherche de
financement. Que cela soit… Lire la suite »
Répondre
Administrateur
Méline Alves
16/10/2025 10h40
Répondre à Julien-Péres
Bonjour, Nous comprenons parfaitement votre situation et les difficultés que
vous rencontrez dans votre parcours de création d’entreprise. Chez
LegalPlace, nous accompagnons les créateurs à chaque étape de leur
projet, de la rédaction des statuts à l’immatriculation, en passant par le
choix de la forme juridique et les démarches administratives. Notre objectif
est de vous offrir une solution simple, rationnelle et économique, grâce à
des outils en ligne fiables et à l’assistance de juristes spécialisés, afin de
vous permettre de concrétiser votre projet sereinement et efficacement. En
espérant que notre réponse vous sera utile, nous vous souhaitons une belle
journée.… Lire la suite »
Répondre
Articles similaires
Combien de temps faut-il pour créer une entreprise ?
L’inscription à la Chambre de métiers
L’essentiel à savoir sur l’obligation de dépôt de capital
Frais de greffe : définition, montant, paiement et obligations selon chaque formalité
Faire son dossier de création d’entreprise
La création d’une SA
Objet social exemple
La banque pour entreprise
La clé société et la clé matricule
Le changement d’objet social en ligne
Le centre de formalités des entreprises
La création d’une SCS (Société en Commandite Simple)
NOS SERVICES
Création entreprise
Domiciliation
Comptabilité
Changement de statuts
Transfert de siège social
Dissolution de société
Formation création d’entreprise
Formation micro entreprise
Tout les contrats et services
ENTREPRISE
À propos de LegalPlace
Partenariat et affiliation
Offres d’emploi On recrute !
Nous contacter
Avis clients
FAQ
LIENS UTILES
Mentions légales
Conditions générales
Politique de confidentialité
Charte de publication des avis clients
© 2026 LEGALPLACE SAS
LegalPlace n'est ni un cabinet d'avocats ni un cabinet d’expertise comptable. Conformément à la réglementation
en vigueur, LegalPlace souhaite préciser qu’elle ne fournit aucunement de consultation juridique ou ne procède à
la rédaction d’actes sous seing privé adapté. LegalPlace fournit uniquement de l'information juridique, un logiciel
permettant de générer des documents juridiques sur la base de modèles, un service de formalités d'entreprises et
un service de mise en relation avec des professionnels de services aux entreprises. Il est conseillé de faire appel
à un professionnel (avocat, expert-comptable) pour valider vos documents avant de les utiliser ainsi que pour
toute question juridique ou de montage. L’utilisation des services est soumise à nos conditions générales.