Sujet : Etre juste, est-ce traiter tout le monde la même manière?
Clarification conceptuelle
Etre juste : pratiquer la justice, agir conformément a la justice, c’est-à- dire appliquer
l’égalité devant les lois et l’équité qui consiste à donner à autrui ce qui lui revient de
droit.
Traiter de la même manière : mettre tout le monde sur le même pied d’égalité, réserver
le même sort à tous en évitant le favoritisme...
Reformulation : la justice consiste –elle à traiter tout le monde de façon égalitaire ?
Problème : la nature de la justice / la compatibilité entre la justice et l’égalité
Axe 1 : L’égalité est le principe fondamental de la justice
Arg. 1 : Le mot justice provient du latin justicia qui lui-même est issu de jus qui
signifie droit. En tant que respect du droit, la justice protège la dignité humaine en
uniformisant les contraintes sociales. Elle permet d’instaurer une société juste ou
égalitaire, c’est-à-dire ou le fort et le faible, le pauvre et le riche sont égaux devant la
loi. Cf. Alain «La justice, c’est l’égalité », 81 chapitres sur l’esprit et les passions.
Arg. 2 : La justice commutative, celle qui vise l’égalité arithmétique ou parfaite dans
le partage, repose indéniablement sur le principe d’égalité. Ici, il y’a justice lorsque
tout le monde est traité de la même façon sans quelques distinction que ce soit et pour
le simple fait qu’il agisse d’êtres humains. La Déclaration des Droits de l’homme et
du Citoyen de 1789 le dit si bien en son article premier en ces termes : « Les hommes
naissent et demeurent libres et égaux en droits ».
Axe 2 : La justice ne se réduit pas toujours au fait de traiter tout le monde de la
même manière
Arg. 1 : La justice sociale repose la justice distributive qui a pour but de maintenir
l’ordre et l’harmonie en faisant en sorte que personne ne se sente léser en vivant avec
les autres. Or, en général, les hommes n’ont pas tous les mêmes qualités et les mêmes
statuts, certains plus méritants que d’autres. Dans ce contexte, la justice serait de
repartir les ressources et les avantages en fonctions du mérite. Par exemple, dans le
cadre d’une évaluation des compétences dans une classe, l’enseignant serait s’il
attribue la même note à une bonne copie et a une mauvaise copie.
Arg. 2 : Dans le cadre de la justice pénale, la décision tient compte de la gravité de la
faute commise. Elle consiste à sanctionner l’auteur d’une infraction pénale en le
condamnant à réparer le préjudice ou le dommage qu’il a fait subir à une victime ou
en subissant une peine d’emprisonnement. Ici, l’auteur de l’infraction est sanctionné
selon la mesure de la gravité de son forfait. Le principe est « A chacun selon sa
faute !».
Axe 3 : Selon la consigne.