NRS 2 RHC Agitel
NRS 2 RHC Agitel
MODULE DE FORMATION
(NRS)
BTS 2
INTRODUCTION
SOCIALES
CONCLUSION
2
Introduction générale
Dans un monde des affaires caractérisé par une forte croissance économique et une
législation du travail en constante évolution, la capacité à gérer le dialogue social et à résoudre
les différends de manière constructive est une compétence clé. En effet, les entreprises dans leurs
différentes perspectives de productivité recherchent des profils capables de garantir la paix
sociale, d'assurer l'adhésion du personnel aux changements, et de transformer les conflits
potentiels en opportunités de collaboration. Et ce, parce que, la réussite d’une entreprise dans
un environnement professionnel ne dépend pas uniquement de ses ressources matérielles ou
financières, mais crucialement de la qualité de son climat social.
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CHAPITRE I : INTRODUCTION A LA NEGOCIATION ET AUX RELATIONS SOCIALES
Le monde du travail n'est pas un lieu de parfaite harmonie, mais un espace dynamique
où s'affrontent et se rencontrent des objectifs distincts : les impératifs de rentabilité de la
direction, et les besoins de sécurité, de rémunération et de meilleures conditions de travail des
salariés. L'objet de ce cours est de donner les outils pour transformer ces tensions en forces
constructives.
1 Approches conceptuelles
1.1 Le Management
1.2 La négociation
La négociation est le processus central par lequel deux ou plusieurs parties cherchent à
établir ce que chacune donnera et recevra via une transaction. C'est une recherche commune du
règlement des divergences, une forme de communication bilatérale visant à produire un accord
entre des individus ayant des intérêts opposés. Ce processus est nécessairement conjoint et peut
directement impliquer les acteurs, leurs représentants, ou des tiers médiateurs.
Christophe Dupon va plus loin, quand il affirme que la négociation est une activité où les
parties, en raison de leur interdépendance, cherchent une issue satisfaisante et non violente à
une situation, nécessitant la prise en compte de la réalité de l'autre. De manière plus simpliste,
« la négociation correspond aux séries d’entretiens, de démarches, qu’on entreprend pour
parvenir à un accord»
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1.2.1 Les caractéristiques de la notion « négociation »
• La pluralité des parties et intérêts : Elle implique au moins deux parties ou plus. Ces
parties ont à la fois des intérêts divergents et des intérêts convergents,
• Le Volontaire : le consentement mutuel des parties et qui sont libres de se retirer à tout
moment ou d'accepter, rejeter l'accord final.
• L’interdépendance : Aucune des parties ne peut atteindre son objectif sans l'accord et
la coopération de l'autre.
• Le processus et la communication : La négociation est un processus dynamique et
séquentiel qui repose sur la communication bilatérale. Elle utilise l'échange d'informations,
l'écoute active et l'argumentation pour produire un consensus.
• La recherche de consensus : parvenir à une solution mutuellement acceptable qui
remplace l'affrontement ou la soumission, et ce, de manière non-violente,
• Le plan B : Une reflexion sur la qualité d’une alternative au cas où l’on ne parvient pas à
un accord
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[Link] La phase de conclusion et de suivi
L'objectif est de sécuriser l'accord et d'assurer sa mise en œuvre. En tant que negociateur,
on vérifie l'atteinte d'un consensus tout en s’assurant que les deux parties comprennent l'accord
de la même manière, et ce par écrit. Puis, indéniablement les modalités d’application de l’accord
et ses indicteurs de réussite sont connus.
Ils sont de plusieurs types. Toutefois, nous n’en retiendrons que quelques uns, à savoir : les
acteurs directs, les acteurs mandatés et les tiers.
• Le Négociateur Individuel : Il négocie pour lui-même, ses propres intérêts et droits. C’est
l’exemple d’un collaborateur qui négocie son salaire, sa promotion ou ses conditions de
travail avec son manager,
• L'Entreprise (L'Employeur) : L'entité légale ou morale qui agit en tant que partie
prenante. Elle est souvent représentée par la Direction ou le management. Par exemple,
une Direction Générale ou un Service Achats négociant un contrat ou un accord
d'entreprise,
• Le Groupe/Collectif : Un ensemble d'individus partageant un intérêt commun et agissant
ensemble. C’est l’exemple d’une équipe informatique négociant un meilleur matériel, ou
l'ensemble des salariés via leurs représentants.
Dans les négociations complexes, ces acteurs également appelés représentants délèguent
leur pouvoir de négocier et de conclure un accord à des représentants officiels. Ce sont entre
autres :
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• Les Élus du CSE (Comité Social et Économique) : Ils représentent l'ensemble du
personnel. Ils sont consultés et peuvent négocier sur des sujets spécifiques (santé, sécurité,
conditions de travail, stratégie).
Ce sont des acteurs externes au conflit initial qui interviennent pour aider à la résolution ou
imposer une décision. Leur présence change souvent la dynamique du pouvoir.
On retiendra donc que, du fait de son caractère pacifique, la négociation se présente sous
un angle triptyque du point de vue de son objet. Ainsi, l’objet de la négociation, est ce sur quoi
repose le concept de la négociation. Celui d’un échange morcelé en trois volets. Tout d’abord,
la consultation se présentant, comme la phase clinique du processus. Elle permet de savoir de
manière analytique, le ou les problèmes qui oppose(nt) les différentes parties. Ensuite, la
discussion qui demeure le cadre d’une négociation et l’expression concrète des divergences et
enfin, la concertation le rapprochement des points de vue dans l’optique de la recherche d’un
accord commun.
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1.3 Définition et cadre général des Relations Sociales
1.3.1 Définition du Concept “relations sociales”
Les Relations Sociales (RS), dans le cadre de ce module désignent l'ensemble des interactions,
formelles et informelles, qui se développent au sein de l'entreprise entre l'employeur
(Direction/Management) et les salariés et/ou leurs représentants. Elles englobent trois aspects
interdépendants :
Les relations sociales ne sont pas spontanées ; elles sont encadrées par :
• Le Droit du Travail : Les lois nationales qui définissent les droits et obligations des parties
(droit syndical, droit de grève, rôle des IRP).
• Les Conventions Collectives : Accords négociés au niveau de la branche professionnelle
(fixant souvent les salaires minimums, la classification, etc.).
• Les Accords d'Entreprise : Accords spécifiques négociés au sein de l'entreprise, qui
adaptent le droit du travail et de la branche aux spécificités de l'organisation.
Le système de relations sociales repose sur trois piliers : la Direction, les Représentants du
Personnel et les Salariés.
[Link] La Direction
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[Link] Les Représentants du Personnel (IRP)
C’est le Corps Social de l’entreprise, le destinataire final des accords et des décisions.
Leur opinion et leur mobilisation ou l'absence de celle-ci influencent fortement le pouvoir des
autres acteurs. Ils s’expriment via le vote aux élections professionnelles, les pétitions, ou, en cas
de conflit, l'exercice du droit de grève.
Des relations sociales saines et construites sont un levier de performance, tandis que des
relations conflictuelles peuvent paralyser l'[Link], les enjeux visés dans l’adressage
d’une politique de Relation Sociale sont les suivantes :
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2 Historique et origine des pouvoirs dans une organisation
Historiquement, les pouvoirs dans les organisations et les entreprises trouvent leurs racines
dans une combinaison de modèles sociaux, de structures économiques et d'évolutions théoriques
du management.
Le mot pouvoir est une notion complexe et multidimensionnelle qui s'applique à la fois à
l'individu et aux relations sociales. De manière générale, le pouvoir est la capacité d'agir ou
d'obtenir un effet. C'est une faculté humaine, une puissance ou une autorité. Ses approches sont:
• Le Pouvoir en tant que relation dans la perspective sociale et politique : est souvent
défini comme la capacité d'un acteur (A) à influencer le comportement d'un autre acteur
(B) pour que B fasse ce qu'il n'aurait pas fait autrement. Dans le domaine social, le
pouvoir est une relation, qui se veut être la capacité d'un acteur (A) à influencer le
comportement d'un autre acteur (B) pour que B fasse ce qu'il n'aurait pas fait autrement.
Il peut être exercé par la contrainte ou la menace, on parle alors de domination.
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2.1.2 Modèles originels du pouvoir en entreprise
Théorisé par Max Weber à la fin du XIXe siècle, le pouvoir se légitime par la rationalité
légale. Il est exercé non pas par une personne, mais par la fonction et les règles. Ici, le pouvoir
est incarné par une structure hiérarchique claire, des procédures écrites et une spécialisation des
tâches. C'est le pouvoir de la règle et de la compétence technique sur la personne.
Au début du XXe siècle, Henri Fayol et Frederick W. Taylor affirment que le pouvoir est
un attribut de la hiérarchie formelle. Il est nécessaire pour assurer la discipline et l'unité de
commandement. Fayol estime que les fonctions du manager qui sont de prévoir, d’organiser, de
commander, de coordonner et de contrôler sont l'essence même de l'exercice du pouvoir. Taylor
poursuit que le pouvoir repose sur la science et l'expertise, c’est à dire la séparation entre ceux
qui conçoivent le travail et ceux qui l'exécutent.
Cette école hérite des travaux d'Elton Mayo, qui propose que le pouvoir ne réside pas
uniquement dans la hiérarchie. Le pouvoir informel émerge des relations sociales et des groupes.
Le manager doit obtenir l'adhésion des subordonnés, reconnaissant que l'influence et la
motivation sont des sources de pouvoir.
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2.2.3 Les sources du pouvoir selon la Théorie Moderne
12
2.3 Les sources interpersonnelles du pouvoir en entreprise / organisation
C'est la capacité d'un acteur (A) à influencer un autre acteur (B) en lui offrant ou en lui
promettant des avantages, des bénéfices ou des gratifications s'il se conforme à la demande.
Exemples : Augmentations de salaire, promotions, primes, éloges publics, congés
supplémentaires, attributions de projets intéressants, ou reconnaissance informelle
C'est la capacité d'un acteur (A) à influencer (B) en menaçant de lui infliger des punitions
ou des conséquences négatives s'il ne se conforme pas. Exemples : Menace de blâme, de
rétrogradation, de réduction de prime, de licenciement, d'attribution de tâches non désirées, ou
de critiques.
C’est un pouvoir est interpersonnel dans la mesure où il repose sur l'acceptation par l'autre
de l'autorité. C'est l'influence qu'une personne exerce parce que les autres reconnaissent et
acceptent son droit formel d'exercer cette autorité. Exemples : Un manager qui demande à un
collaborateur d'effectuer une tâche parce que son titre et sa position lui confèrent ce droit.
C'est la capacité d'influence qui découle des connaissances, du savoir-faire, des compétences
techniques spécifiques ou de l'expérience que les autres reconnaissent à l'acteur. Exemples : Un
informaticien senior qui influence la stratégie technologique parce qu'il est la seule personne à
maîtriser les systèmes critiques ; un DRH qui influence la Direction sur une question juridique parce
qu'il en est l'expert.
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2.3.5 Pouvoir de Référence
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En définitive, le pouvoir formel des dirigeants d'entreprise et des responsables de
département est une combinaison structurée de trois influences : la légitimité, la récompense et
la coercition, leur permettant non seulement d'administrer les opérations, mais également de
conserver un environnement de travail gouverné par des motivations positives et des processus
de régulation.
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2.5 Le pouvoir et les styles de management ou de commandement
Au regard de ces différents style de Management, il convient de noter qu'il n'existe pas de
"meilleur" style de management. Un manager efficace doit adopter un style adapté à la
situation, à la maturité de ses collaborateurs (compétence et motivation) et au contexte de
l'organisation. C'est le principe du leadership situationnel, qui encourage la flexibilité dans
l'exercice du pouvoir.
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Conclusion
Aujourd’hui, les mutations des entreprises et de la société amènent les managers à jouer
de plus en plus un rôle de négociateurs. C’est dire que la négociation se développe de plus en
plus dans le management et cela, pour plusieurs raisons :
En clair, les encadreurs qui vivent toutes ces évolutions au quotidien sont amenés à
adapter leurs comportements en permanence. Leur rôle de négociateurs a toujours existé. Mais
aujourd’hui, il est de plus en plus souhaité et organisé. La négociation est désormais affirmée
comme un élément fondamental de la fonction de manager. En effet, le management est l’art de
transformer les idées en action, de mobiliser les hommes autour d’un idéal tandis que la
négociation est le fait de régler les conflits par arrangement.
Dans toute relation interpersonnelle des conflits existent, la manière dont ils sont pris en
charge joue un rôle capital dans la qualité de la relation. Lorsqu’on y fait face de manière
constructive, ils peuvent mener à un dialogue plus profond et plus satisfaisant. Mais, lorsqu’à
l’inverse on ne s’en préoccupe pas adéquatement les relations peuvent en souffrir.
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CHAPITRE II : LA NEGOCIATION SOCIALE
La négociation sociale s'impose comme la clé de voûte du dialogue social et des relations
professionnelles dans toute société organisée. Plus qu'une simple confrontation d'intérêts, elle est
un mécanisme essentiel de régulation qui permet aux acteurs du monde du travail de co-
construire les règles qui les gouvernent. Fondée sur le droit et le principe de la parité entre les
parties, elle est l'outil privilégié pour gérer les inévitables divergences entre les employeurs et
les salariés.
3 Approche notionnelle
3.1 Définition du concept « Négociation Sociale »
Ce sont des moyens permettant la mise en œuvre de la négociation. Elles représentent des
manières de faire ou d’être, utilisées ponctuellement dans le cadre de la négociation pour
atteindre les objectifs visés. Ces techniques sont : techniques d’ordre matériel, d’ordre
psychologique.
Les techniques d'ordre matériel ou logistique dans la négociation sociale font référence
à l'organisation physique et logistique des rencontres. Elles jouent un rôle crucial en influençant
le climat, le rapport de force et l'efficacité des échanges. Telles sont les principales techniques
et considérations matérielles :
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[Link] Aménagement et Disposition de la Salle
*La taille de la table : une table suffisamment grande pour que les parties ne se sentent pas
agressées par la proximité, mais assez petite pour encourager l'échange.
*Le Positionnement des Acteurs : S’assurer que les délégations disposent d'un espace équitable
(même nombre de chaises, même place, même qualité de mobilier) pour respecter le principe
de parité du dialogue social. On parle de parité spatiale.
*Choix des Places : La place assise du leader de la délégation peut être utilisée
symboliquement. La place en bout de table confère souvent une autorité naturelle.
*L'Usage de l'Espace : Idéalement, les négociations importantes devraient se tenir dans un lieu
neutre pour minimiser l'avantage psychologique lié au territoire.
*Espace de Retrait (Back Office) : Il est vital de prévoir des salles séparées pour que chaque
délégation puisse se retirer, se concerter et ajuster son mandat sans être entendue par la partie
adverse.
La gestion du matériel facilite la fluidité et la bonne foi du processus. Pour ce faire, il faudra :
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[Link] Logistique de confort et de durée
Le bien-être physique des négociateurs est un facteur d'efficacité, surtout pour les longues
sessions. Il faut donc veiller au confort, prévoir des restaurtions et des pauses et fixer des horaires
clairs de début et de fin de séance.
Bref, les techniques matérielles transforment une simple réunion en un cadre de travail
respectueux et efficace, essentiel pour transformer les positions divergentes en accords
mutuellement acceptables.
Contexte : M. Bamba veut acheter une voiture d'occasion affichée à 3 500 000 FCFA, alors qu’il
ne dispose d’un budget de 2 500 000 FCFA. Le vendeur, M. Khalil ne veut pas descendre sous
la barre de 3 000 000 FCFA (son prix de résistance). L'acheteur, M. Bamba, utilise plusieurs
tactiques pour forcer le vendeur à céder :
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• Le Passage en Force (pression temporelle) : Mettre la pression en créant une urgence
artificielle et en menaçant de rompre immédiatement l'accord. Le vendeur propose
3 200 000, mais M. Bamba refuse brutalement et sort son téléphone. Il dit : « Écoutez,
j'ai rendez-vous dans 10 minutes pour voir une voiture équivalente, mais en meilleur état.
Je vous fais une dernière offre de 2 600 000 cash. Dites moi quelque chose, sinon je
pars.
• La Polémique (Affrontement) : Contrer systématiquement pour maintenir un rapport
de force déséquilibré et empêcher toute recherche de solution mutuellement acceptable.
De façon pratique, quand le vendeur tente d'expliquer les récents entretiens sur le
véhicule, M. Bamba l'interrompt : « Ce n'est pas de mon fait ! Ce que j'achète, c'est l'état
actuel. Vous essayez juste de me faire payer vos problèmes. Je n’ai que 2 600 000
point final. »
Alors que la négociation distributive se concentre sur le partage d'une ressource limitée
(le "gâteau"), la négociation intégrative ou collaborative vise à créer de la valeur afin de
générer un résultat mutuellement bénéfique, souvent appelé Gagnant-Gagnant. Cette approche
est particulièrement pertinente et efficace dans les négociations sociales (entre collègues, avec
des partenaires commerciaux à long terme, entre équipes ou au sein d'une famille), où la
préservation et le renforcement de la relation sont plus importants que le gain immédiat.
Elle permet non seulement de résoudre un problème immédiat, mais aussi de consolider
le lien de confiance entre les parties. Lorsque les gens sentent que leurs besoins fondamentaux
ont été pris en compte, ils sont plus enclins à respecter l'accord, à collaborer à l'avenir et à faire
preuve de bonne volonté. L'intégrative est l'outil pour passer d'un simple "deal" à un véritable
partenariat.
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Exemple : Négociation entre un Fournisseur de Logiciels et un Client (Négociation Intégrative)
Et donc, au lieu de se battre uniquement sur le prix, les négociateurs (Mme Dubois pour A
et M. Leroux pour B) cherchent à comprendre les intérêts attachés de l'autre partie pour créer
de la valeur additionnelle. Les techniques utilisées sont :
Le résultat final n'est pas un simple partage du prix initial, mais un contrat plus large qui satisfait
les intérêts fondamentaux des deux parties :
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3.3 Les types de négociation
La négociation peut être appliquée dans différents domaines, comme le commerce, les
relations internes, les affaires, le milieu social ou institutionnel, ou encore le domaine personnel.
Chacun de ces champs produit ses codes, ses rituels et ses habitudes de négociation.
Le premier type de négociation concerne le champ commercial dont les fins sont de
vendre et de convaincre. Ce champ de la négociation prend en compte les relations acheteur-
vendeur et client-fournisseur. Les réflexes de la transaction sont nés avec le commerce, par
exemple dans le marchandage. C’est pourquoi la négociation commerciale nécessite un savoir-
faire de communication.
La négociation dans le champ des relations internes est réputée difficile. Cette difficulté
provient des liens hiérarchiques présents dans les entreprises, mais aussi des liens affectifs entre
collègues. De plus, c’est une négociation qui prend beaucoup de temps. La négociation en interne
est donc fortement liée aux deux formes organisationnelles existantes dans une entreprise :
• le lien vertical : hiérarchique, par exemple le patron qui négocie avec les collaborateurs,
• le lien transversal : entre collègues, sans hiérarchie, mais avec de l’interdépendance.
Les négociations des relations internes peuvent être des petites négociations quotidiennes au
sein de l’entreprise. Elles prennent parfois la forme de discussions et ne sont généralement pas
spectaculaires.
Dans le champ du dialogue social, ce sont des partenaires sociaux, des élus, des délégués,
des représentants et/ou des dirigeants qui se livrent à l’exercice de la négociation. C’est un
domaine codé, avec une dimension juridique importante. La fréquence des négociations peut
être réglementée. La négociation du dialogue social est donc un domaine qui peut être
conflictuel. Le terme de “dialogue” cherche d’ailleurs à apaiser les tensions dans les relations
sociales.
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3.3.4 Le champ institutionnel
Les négociations du quotidien sont multiples, car tout individu est un citoyen et un
consommateur. Que ce soit dans des situations avec une implication forte, comme dans un achat
immobilier, ou avec une implication moindre, lorsque nous allons acheter un appareil ménager,
par exemple, les situations de négociation personnelles sont partout. Le champ personnel est un
type de négociation particulier. C'est une négociation ordinaire, mais qui fait partie prenante
du vivre-ensemble. Ce domaine n’est pas professionnalisé, mais il peut être vu comme un terrain
d’entraînement pour les négociateurs qui souhaitent améliorer leurs techniques et leurs stratégies.
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• Préparation Rigoureuse : qui prend en compte,
o Maîtrise du Dossier : Connaissance approfondie des thèmes à négocier (salaires,
temps de travail, organisation, etc.), du contexte économique et social de
l'entreprise, et des enjeux pour toutes les parties.
o Connaissance Juridique : Expertise du Droit du Travail et des conventions
collectives applicables pour éviter les clauses illégales et anticiper les implications
légales des accords.
o Définition des Objectifs : Établissement clair des objectifs idéaux, des seuils de
rupture (le Minimum Acceptable), et des solutions de rechange.
• Maîtrise du Processus :
o Rigueur et Organisation : Capacité à structurer les échanges, à suivre un ordre
du jour et à formaliser les accords de manière précise.
o Gestion du Temps : Savoir faire preuve de patience et de timing pour avancer
au bon moment, ou proposer une pause en cas d'impasse.
o Confidentialité : Capacité à gérer les informations sensibles et à communiquer
de manière concertée sur l'avancement des discussions.
Les qualités humaines sont déterminantes pour construire une relation de négociation
positive. C’est un savant mélange :
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• Gestion des Émotions :
o Résistance au Stress : Garder son calme et son sang-froid sous la pression ou
face aux tensions, en évitant de prendre les débats de manière personnelle.
o Souplesse et Créativité : Être capable de sortir du cadre initial pour proposer
des solutions originales et des compromis constructifs face aux objections.
Il est utile dans la résolution d’un différend de comprendre les pensées de l’autre mais cela
ne suffit pas pour arriver à un accord. La manière dont chaque partie prenant dans ce conflit
perçoit cette réalité est encore plus importante.
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[Link] L’affectivité
Au cours d’une négociation, et en particulier, lorsque le différend est profond ce qui est
ressenti est plus important que ce qui se dit ou se voit. L’affectivité donc des négociateurs peut
très vite mener la négociation à l’impasse, quelque fois même à la rupture. Pour ce faire, trois
axes de réflexions seront identifiés :
[Link] La communication
Sans communication, il n’y a point de négociation. La communication semble donc être le
point de départ du processus de négociation. D’une manière générale, on note trois (3) obstacles
à la communication dans la négociation
• Les négociateurs semblent ne pas s’adresser directement l’un à autre - Les négociateurs
ne s’entendent pas parce qu’ils ne s’écoutent pas
• Le malentendu : c’est lorsque ce que dit l’un est mal interprété par l’autre.
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Il faut en outre, que les deux départements lui fassent confiance et qu’il s’abstienne de
prendre parti en faveur de l’un ou de l’autre. Il doit rappeler aux deux parties leurs
responsabilités envers l’organisation. Au total, l’agent de liaison doit être un bon avocat et savoir
utiliser les styles de règlements des conflits qui font appel à la coopération et au compromis.
On utilise ces méthodes face à un conflit évident qu’il est indispensable de gérer. En effet,
ces méthodes cherchent à mettre en lumière un conflit en réunissant les parties face à face.
• Le consulat d’une tierce personne : La plupart des négociations sont menées directement
entre les parties concernées. Quand elles sont sur le plan de s’enfermer dans un conflit
ou l’un gagne ce que l’autre perd, une troisième peut être appelée en consultation dans
un esprit de neutralité en vue d’aider à résumer le conflit.
Pour être efficace, cette troisième personne doit premièrement être capable de faire un
diagnostic sur le conflit. Elle doit savoir sortir des impasses et interrompre les discussions au bon
moment. Enfin, elle doit manifester de la compréhension pour autrui et être capable d’apporter
personnellement aux intéressés soutien affectif et réconfort.
Les principales fonctions que remplit cette dernière personne, consiste â susciter une motivation
réciproque pour régler le conflit, à maintenir les efforts d’ouverture, à favoriser la franchise
dans le dialogue.
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[Link] Les stratégies qui favorisent l’éclosion d’un conflit pour mieux le gérer
La stratégie qui favorise l’éclosion d’un conflit pour mieux le gérer est basée sur l’idée
qu’un conflit cognitif peut permettre d’éviter l’apparition d’un phénomène de pensée de groupe
ou de négligence.
• La stratégie de l’avocat du diable : Elle exige qu’une personne mette au point une
critique systématique du mode d’action recommandé. L’avocat du diable essaie de
montrer la faiblesse de l’hypothèse sur lesquelles reposent la proposition et les
problèmes qui pourraient la vouer à l’échec. Contrairement à la méthode de l’enquête
dialectique, cette méthode ne vise pas à recommander un mode d’action ; les critiques
seules suscitent un conflit cognitif pour le décideur. La nécessité de régler ce conflit
cognitif conduira l’intéressé à une meilleure compréhension du problème et, on espère
une meilleure décision.
Conclusion
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CHAPITRE III : LES REPRESENTATIONS EN MILIEU PROFESSIONNEL
Les représentations sociales sont des formes de savoirs pratiques qui se distinguent des
opinions individuelles. Elles sont :
• Le travail est ce qui permet de gagner sa dignité (représentation souvent trouvée dans
les milieux populaires).
• Le travail est source d'aliénation ou d'exploitation (vision marxiste).
• Le travail est avant tout un lieu d'épanouissement personnel.
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Dans le cadre de ce cours, nous étudierons le syndicalisme en milieu professionnel, les autres
représentations et les partenaires extérieurs.
Ainsi, le syndicalisme est visiblement un acteur central du dialogue social dans l'entreprise et
au niveau de la branche d'activité. Ses missions principales sont :
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• Le droit de grève.
• La limitation de la journée de travail.
• Le développement de la protection sociale.
Dans les démocraties modernes, le syndicalisme est le pilier du dialogue social. Il assure
la représentation des travailleurs pour la négociation collective, contribuant ainsi à l'élaboration
de règles spécifiques (conventions et accords collectifs) qui complètent et adaptent le droit du
travail légal. Il est un instrument de démocratie économique qui vise à rééquilibrer les relations
entre le capital et le travail.
Il se veut tout d’abord indépendant dans sa direction, dans ses moyens et révolutionnaire
dans ses buts. Pour cela, il doit lutter d’une part contre le patronat et d’autre part contre l’Etat.
Ce syndicalisme peut se passer d’un parti politique puisse qu’il estime capable tout seul de
détruire le système capitalisme par la grève et la révolution.
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5.4.4 Le syndicalisme associé au pouvoir
Il est un relais entre le parti au pouvoir et les travailleurs. Son rôle principal est de
consolider le régime en place et de prôner la pacification sociale c’est-à-dire le développement
sans heurt ni violence sociale. Quant à sa fonction de revendication elle est simplement exprimée
par une représentation de doléances.
Les syndicats s'organisent selon différents échelons qui définissent leur champ d'action
et leur pouvoir de négociation :
La Branche professionnelle ou le
Négociation des Conventions Collectives de
Secteur d'activité (ex: Fédération
Fédération Branche, élaboration des revendications
de la Métallurgie, Fédération de
sectorielles.
l'Éducation).
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• L'Indépendance : Un syndicat doit être indépendant de l'employeur, du gouvernement
et, idéalement, des partis politiques pour agir efficacement et légitimement dans la
défense des intérêts des salariés.
• La Représentativité : C'est la condition essentielle pour qu'un syndicat puisse négocier
et signer des accords. Les critères de représentativité sont généralement fixés par la loi
et incluent (entre autres) :
o Le score électoral aux élections professionnelles.
o L'ancienneté (une durée d'existence minimale).
o La transparence financière.
o Le nombre d'adhérents.
*Le Délégué Syndical (DS) : Salarié mandaté par une organisation syndicale représentative. Il
est le porte-parole de son syndicat auprès de l'employeur et le négociateur des accords
d'entreprise. Conformément aux dispositions de l’article 56 du code du travail, l’organisation
syndicale représentative peut désigner un délégué syndical au sein de l’entreprise ou de
l’établissement qui compte au moins 100 travailleurs. Sera désigné un délégué syndical
complémentaire par tranche de 300 travailleurs sans dépasser le nombre de trois (03) délégués
syndicaux quel que soit l’effectif de l’établissement. Les délégués syndicaux sont élus pour la
durée d’un mandat.
*Les délégués du Personnel : Les délégués du personnel sont obligatoirement élus dans tous les
établissements assujettis à la loi N°95-15 du 12 Janvier 1995 portant code de travail, où sont
groupés plus de dix (10) travailleurs. Les effectifs à considérer pour l’élection du délégué du
personnel sont les travailleurs inscrit au registre d’employeur : apprentis, stagiaires, travailleurs
engagés à l’essai... le nombre des du personnel est fixé comme suit :
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- De 501 à 1000 travailleurs : 9 délégués titulaires et 9 suppléants
- Plus de 1 délégué titulaire et 1 suppléant par tranche supplémentaire de 500 travailleurs
Délégué syndical
Délégué du personnel
Revendication, modification du
Réclamation du droit existant
Mission droit existant
Interdit
Cumul des deux mandats interdit
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5.6.1 Le comité d’entreprise
Ce comité est obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés. Son objectif est
d’assurer une expression collective des salariés. Ce comité reçoit des informations périodiques
sur des sujets portant sur la gestion et la marche de l’entreprise (volume et structure des effectifs,
durée du travail...), l’introduction de nouvelles technologiques, la formation professionnelle les
périodes de congés, la durée et l’aménagement du temps de travail, la gestion des activités
socioculturelles... Sur ces sujets, ce comité donne uniquement son avis. Il comprend le chef
d’entreprise ou son représentant et les représentants du personnel.
Ce comité est obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés. Il contribue à la
protection de la santé et de la sécurité de tous les travailleurs, à l’amélioration des conditions
de travail, à l’analyse des risques professionnels, à la participation aux inspections de
l’entreprise, à la prévention des risques professionnels, à l’information des nouveaux embauchés
ou travailleurs affectés à de nouvelles tâches...
L’inspection du travail (et des lois sociales) s’intéresse à toutes les questions liés aux conditions
des travailleurs, aux rapports professionnels et à l’emploi (article 91 .1 du CT). L'Inspecteur du
Travail dispose de prérogatives étendues et sans entrave pour assurer le contrôle de
l'application de la législation sociale dans les établissements. Ces pouvoirs se concentrent sur
l'accès, l'investigation et l'expertise qui lui donnent :
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*Pouvoirs d'Enquête et de Contrôle
*Consultation et Accompagnement
• Recours à l'Expertise : L'inspecteur peut solliciter des avis et des consultations auprès de
médecins et de techniciens qualifiés, notamment en matière d'hygiène et de sécurité.
• Accompagnement du Personnel : Il peut se faire accompagner dans sa visite par les
représentants du personnel ou par les membres du Comité d'Hygiène, de Sécurité et
des Conditions de Travail (CHSCT), ou de l'instance qui le remplace, au sein de
l'entreprise visitée.
NB : Tout travailleur ou salarié du secteur privé ou assimilé est soumis au code du travail, homme
ou femme, ivoirien ou étranger. A l’exception de la branche retraite (ou vieillesse), toutes les
autres branches sont entièrement à la charge de l’employeur.
37
Instituée par la loi N°62405 du 7 Novembre 1962, la CGRAE a pour objet d’assurer au
profit des bénéficiaires : La gestion des cotisations et subventions octroyées pour le régime
obligatoire des pensions et le régime complémentaire et volontaire de retraite et la gestion
financière des réserves et des excédents. Ses prestations de service sont, en général, des
prestations en espèces qui sont versées aux bénéficiaires (fonctionnaires et agents de l’Etat et
ayant droit) sous la forme de pensions de retraite, d’allocations viagères ou pécules, de rentes
d’invalidité, de capital décès, d’allocations familiales, de remboursement de cotisations,
d’indemnités de départ volontaire...
CONCLUSION
38
CHAPITRE 5 : GENERALITES SUR LES CONFLITS
Toute relation interpersonnelle quel que soit sa profondeur connaît des conflits. Peu
importe le degré d’intimité, de compréhension ou de compatibilité, il y a toujours des moments
où les idées, les actes les besoins ou les objectifs ne correspondent à ceux des personnes qui
nous entourent. Les sujets de désaccord possible sont innombrables et très variés. Tout comme les
conflits sont un fait de la vie, les émotions qui les accompagnent (les blessures, la colère, la
frustration, le ressentiment, la déception) le sont également. Ces sentiments étant quelque peu
déplaisant, on est souvent tenté de vouloir les éviter ou de prétendre qu’ils n’existent pas. Mais,
de la même façon que les conflits sont inévitables, les émotions qui les accompagnent surviennent
également.
Au départ, cela peut sembler déprimant si les problèmes sont inévitables même dans les relations
les meilleures Est-ce a dire que l’homme est condamne à revivre les mêmes disputes, à éprouver
les mêmes blessures ? La réponse est heureusement non Même si les conflits font partir de toutes
relations significatives, il est possible de modifier la façon d’y faire face.
La typologie des conflits : on rencontre, général, trois (03) types de son conflits.
• Le conflit d’objectif : c’est une situation dans laquelle les buts ou issues choix par les deux
(02) partis sont divergents.
Exemple : des ouvrières d’une entreprise présentent une impossibilité d’être à la fois de bonnes
employées et bonnes mères de famille. Elles choisissent leurs foyers au détriment de leur emploi,
lorsqu’il y a des tensions familiales.
• Le conflit cognitif : c’est une situation dans laquelle les idées ou les pensées respectives
des deux (02) partis sont vues comme incompatibles.
Exemple : la nouvelle directrice, pour la gestion de ces ouvrières, avait des idées qi contrastaient
fortement avec celles du PDŒ Elle voulait que les ouvrières travaillent quand elles ont les temps,
peu importe l’heure. L’essentiel était de faire les 8heures de travail par jour.
39
• Le conflit affectif : c’est une situation laquelle les émotions et les sentiments respectifs des
deux (02) parties sont incompatibles
Exemple : comme le conflit cognitif persistait, cela entraîna des sentiments d’hostilité entre la
directrice et le PDG au point où la directrice finit par démissionner.
Les niveaux ou formes de conflits : on rencontre quatre (04) niveaux ou formes de conflits.
• Les conflits intra personnels : c’est une situation conflictuelle que vit un individu.
• Les conflits entre individus ou conflits interindividuels : c’est une situation conflictuelle
à travers laquelle deux (02) ou plusieurs individus sont opposés, par exemple, pour une
promotion, une secrétaire, un bureau...
• Les conflits entre un individu et un groupe ou conflits intragroupes : ce sont les conflits
d’opposition les besoins ou objectifs d’un individu et ceux du groupe.
• Les conflits entre groupes ou conflits intergroupes : c’est une situation conflictuelle
vécue entre différents groupes, service ou groupement d’une même organisation.
C’est pourquoi, les chances d’avoir des conflits dans une organisation ou dans un service
dépendent de l’incompatibilité des objectifs de ses membres, de la façon de partager les
ressources de l’organisation, de l’interdépendance des activités ou tâches à accomplir...
• L’impact positif du conflit : le conflit peut avoir un impact positif dans les organisations
en permettant des fois de trouver une solution constructive à un problème. Le fait de
rechercher à résoudre un conflit peut amener les parties à échanger la manière dont
elles font les choses. De plus, un conflit peut non seulement provoquer une innovation et
un changement mais également rendre le changement plus acceptable. Par ailleurs,
l’introduction volontaire d’un conflit dans un processus de prise de décision peut être
bénéfique. C’est l’exemple d’une minorité en lutte avec la majorité au cours d’une réunion.
40
Enfin, une rivalité qui entraine un conflit au sujet d’un ou de plusieurs objectifs peut
quelque fois aboutir à des résultats bénéfiques. Le fait de mettre, par exemple, des employés
en concurrence les incite à se surpasser mutuellement et à fournir un surcroît d’efforts.
S’il se prolonge pendent un certain temps, le conflit peut rendre difficile les rapports de
solidarité, de confiance, de cohésion et affecter négativement les résultats obtenus
par l’organisation.
De façon générale, les conflits font plus de tort de bien. Le style de comportement
caractérise la manière dont un individu se comporte dans une situation conflictuelle. On retrouve :
41
En somme, il n’y a pas un style idéal. Tout dépend de l’objectif que l’on veut atteindre dans
une situation conflictuelle.
CONCLUSION
Les conflits sont inévitables et ils sont mêmes quelques fois facteurs de progrès (impact
positif). Il ne faut pas les éviter, les supprimer, ou les déplacer mais au contraire il faut y faire
face d’une façon constructive à travers la négociation. La généralité des conflits nous enseigne
une chose essentielle : loin d'être un échec, la confrontation d'idées et d'intérêts est une source
de vitalité sociale et organisationnelle. Maîtriser les principes du conflit et les techniques de
négociation, c'est acquérir une compétence de leadership indispensable. C'est savoir orchestrer
les désaccords pour en faire émerger un consensus plus solide et une décision plus éclairée.
42
CHAPITRE 5 : LA RESOLUTION DES CONFLITS EN ENTREPRISE
Le pouvoir est l’essence de la négociation. C’est en cela qu’il est un élément à prendre en compte
dans la gestion des conflits.
7 LA CONVENTION COLLECTIVE
7.1 La définition de la convention collective
La convention collective est définie comme étant un accord lié aux conditions d’emploi et
de travail conclu entre les représentants d’un ou de plusieurs syndicats ou de groupement
professionnel de travailleurs et une ou plusieurs organisations syndicales d’employeurs ou de
groupements d’employeurs pris individuellement ou collectivement. Une convention collective est
donc définie comme un contrat qui est négocié entre syndicats et employeurs déterminant les conditions
de travail des employés, les droits et responsabilités de chaque partie.
• Les clauses contractuelles : elles réglementent les rapports entre l’employeur et les
salariés en équilibrant leurs droits le régime syndical, le droit de la direction, la cotisation
syndicale, le règlement des conflits
• Les clauses normatives : ce sont les rapports entre l’employer et son salarié et qui
influencent l’indice monétaire : l’ancienneté, le salaire, la sécurité de l’emploi, l’horaire
de travail, les avantages sociaux...
• Les clauses professionnelles : c’est la possibilité pour les employés de se perfectionner
et d’atteindre un niveau plus élevé d’efficacité et de productivité : la formation, la
classification et l’évaluation dans l’emploi...
En fait, les acquis de ces conventions collectives sont révisés périodiquement (chaque cinq (05)
ans) elles précisent généralement les règles de promotion, l’affectation du personnel, les congés,
les salaires, les horaires, la formation du personnel, les mesures disciplinaires, les conditions de
sécurité et d’hygiène...
43
7.3 Les types de conventions collectives
Le code du travail détermine trois (03) types de conventions collectives :
44
8 LE REGLEMENT INTERIEUR
8.1 La définition du règlement intérieur
C’est un acte élaboré par le chef d’entreprise par lequel il fixe les modalités d’exécution
du travail dans son entreprise tout en tenant compte des dispositions légales et conventionnelles
en vigueur. Il est donc défini comme la manifestation de l’autorité patronale au niveau de
l’établissement en édictant les conditions de travail. Le règlement intérieur est vu comme la
garantie pour les travailleurs contre l’arbitraire de celui qui l’a élaboré.
• Aux délégués du personnel (qui font des observations dans un délai de 15 jours.
L’employeur n’est pas obligé d’en tenir compte).
• A l’inspecteur du travail (qui le vise en ayant eu les observations des délégués). Il a un
mois de travail pour communiquer son avis au chef d’entreprise avec les modifications ou
les retraits.
Dans les quinze jours qui suivent cet avis, le chef d’entreprise doit le déposer au greffe du
tribunal du travail du ressort.
• La grève générale ou grève surprise : c’est une grève déclenchée sans préavis
45
• La grève sauvage c’est une grève déclenchée par les salariés sans mot d’ordres syndical.
• La grève tournante cette grève se passe d’atelier en atelier, donc de façon successive
• La grève sur le tas : on occupe les lieux de travail pendant la grève.
• La grève du zèle : cette grève consiste à faire le travail au ralenti en suivant tous les
règlements à la lettre.
• La grève perlée : C’est une succession concertée d’interruption ou ralentissement dans la
cadence de l’activité d’une entreprise à un stade de la production.
• Le piquet de grève : c’est lorsque les grévistes sont postés à l’entrée des lieux de travail
pour en interdire l’accès aux non-grévistes.
• Le lock-out : c’est une mesure de protection qu’un employeur prend en fermant tout ou
partie d’une entreprise aux salariés grévistes.
Tous les salariés ont le droit de se mettre en grève. Cependant, la grève est précédée
d’un préavis déposé par les représentants des salariés auprès de la direction. Sa durée est de
six jours ouvrables. Le préavis doit être notifié par écrit.
Le travailleur ne fournit plus sa prestation de travail. Il cesse toute activité. Tout salaire
est la contrepartie de la prestation de travail et par voie de conséquence aucun salaire ne lui
est dû pendant le temps de grève.
Lorsque la grève est licite, elle ne rompt pas le contrat de travail, elle le suspend sauf si
le travailleur commet une faute lourde pendant cette grève. L’employeur peut donc retenir sur
la paie des grévistes la part de salaire qui équivaut à la durée de grève. Lorsque la grève est
illicite, l’employeur peut rompre le contrat de travail (licenciement du gréviste) avec perte de
tous ses droits : indemnité de préavis, indemnités de licenciement et dommages-intérêts. Car, la
rupture incombe à l’employé.
46
*Les facteurs influençant la négociation du côté syndical
• La nature du syndicat ce sont les rivalités entre les membres d’un même syndicat désirant
des postes de représentants ;
• Les employés membres d’un syndicat ayant tendance à rejeter les recommandations de
leur exécutif ;
• Les rapports entre le syndicat affilié aune centrale et les membres de la base.
Du côté de l’employeur
• Les obligations vis-à-vis des actionnaires auxquels il doit rendre des comptes. Il y a des
créanciers également qui demandent des garanties.
Employeurs et syndicats utilisent les mêmes sources pour la préparation des demandes et offres
Les opinions : les employeurs s recueillent lors des réunions du personnel de direction, de
rencontres formelles ou informelles entre les contremaîtres et les employés ou encore lors
de l’utilisation de questionnaires auprès des employés. Par contre, les syndicats ont
l’opinons de leurs membres lors d’assemblée générales ou de congrès ;
L’analyse du vécu quotidien : au jour le jour, syndicat et employeur notent des
expériences qu’ils analyseront pour en identifier les problèmes et proposer des solutions ;
L’étude des griefs : l’analyse de la fréquence des griefs de même nature et le règlement
proposé indiqueront les changements à faire à certaines clauses,
Les violations de la convention collective : elles entrainent des griefs, des ralentissements
de travail... Ces éventualités laissent croire qu’il y a des manquements au contrat de
travail,
La recherche de données salariales : employeurs et syndicat vont s’informer sur les
rémunérations directes ou indirectes pour chaque catégorie d’emploi et sur les conditions
de travail dans des organisations comparables ou dans la région.
47
- Le comité patronal de négociation : il n’y a pas de politique standard sur sa formation.
Tout dépend de la taille de l’organisation et du mandat accordé de ce comité. Par
exemple dans les PME, il comprend l’employeur, un conseiller-expert et les principaux
directeurs de services.
- Les comités de stratégie des parties : ils existent pour appuyer les activités des comités
de négociation.
Quand les négociations piétinent, le comité syndical de stratégie suggère des moyens de
pression comme des ralentissements de travail, des journées d’études, etc si une grève survient,
le comité organise les lignes de piquetage. Quant au comité patronal de stratégie, il élabore
des scénarios pour la négociation et planifie des hypothèses de déroulement avec les réactions
appropriées à chaque hypothèse. Il joue également un rôle d’informateur auprès de la direction
et du comité de négociation. Lors d’une grève, les membres de ce comité de stratégie essaient
de prévoir ce que seront les services essentiels et la manière dont ils seront assurés.
- L’avis de négociation : la convention collective est conclue pour une durée déterminée (ne
peut être supérieure à 5 ans : Art.71 .5 CT). Elle doit prévoir dans quelles formes et à
quelle époque elle peut être dénoncée, renouvelée ou révisée, de même que la durée
de préavis qui doit précéder la dénonciation (Art.7 1.6 du CT). La préparation en vue
des négociations s’effectue généralement après cet avis.
- Le dépôt de demandes et offres : les demandes seront formulées par écrit et déposées
chez l’employeur. Il est souhaitable que ce dernier réponde par écrit; il y aura des
demandes acceptées, d’autre carrément refusées et celles où il y aura des compromis.
- La signature des accords: une fois que les parties se sont entendues sur les clauses
normatives (non monétaires), il est préférable de faire une entente de principe sur ce qui
est déjà réglé, de façon à ne pas régresser (une entente écrite et signée si possible).
Lorsque le moment arrive de négocier les clauses monétaires, on doit le plus souvent faire des
offres globales. La partie syndicale ne peut pas laisser tomber certaine demandes (primes,
vacances, congés...) sans savoir que l’employeur offre globalement. Les parties, si elles arrivent
à un accord, peuvent signer une entente de principe.
Au cas contraire, le non accord peut déboucher sur la grève (ou le lock-out) qui est
interdite avant épuisement de la procédure de conciliation (10 jours maximum) et du délai de 6
jours ouvrables suivant la modification du procès-verbal de non conciliation ou de conciliation
48
partielle des parties, avant épuisement de la procédure d’arbitrage (Art. Il, Différend collectif
du travail CT). Le règlement des conflits en entreprise passe donc par plusieurs procédures.
Les tribunaux du travail sont saisis des différends individuels à l’occasion du contrat de
travail ou d’apprentissage, des accidents du travail et des maladies professionnelles, entre les
travailleurs ou apprentis et leurs employeurs ou maîtres, les différends individuels relatifs à la
validité et à l’exécution des conventions collectives et des règlements inhérents. Si le conflit est
collectif, le tribunal du travail saisi doit se déclarer d’office incompétent. Le règlement des
conflits individuels devant le tribunal du travail on rencontre :
[Link] La conciliation
1er cas : la conciliation n’aboutit pas, donc échoue ; les parties n’ont pas pu se mettre d’accord
(échec partiel ou total).
Le procès-verbal d’échec (partiel ou total) ou de carence est adresse au plus tard, par tous les
moyens, à chacune des parties, le jour suivant l’expiration du délai des 5 jours ouvrables Le
ministre peut décider d’une 2êmme tentative de conciliation. En aucun cas, la durée totale de la
procédure de conciliation ne peut dépasser 10 jours ouvrables à compter de la date de
commencement de la 1ere tentative de conciliation. En cas d’échec, c’est le ministre qui propose
soit la procédure d’arbitrage soit la procédure de la médiation
[Link] L’arbitrage
[Link] La méditation
Le médiateur désigné dans un délai maximum de 6 jours ouvrables. Il rend dans un délai
de 12 jours ouvrables son rapport ou projet de règlement en litige. Dans 48h, le rapport et la
recommandation sont notifies aux deux (02) parties Si, dans un délai de 4 jours francs, à compter
de la date de notification du rapport du médiateur, aucune des parties n’a manifesté son
opposition, la recommandation acquiert force exécutoire Cette opposition doit se faire par lettre
recommandée adressée à l’inspecteur. En cas d’opposition, les conclusions de la recommandation
sont quand même rendues publiques.
50
[Link] L’arbitrage obligatoire
9 LA MEDIATION
La médiation est un mode de régulation sociale rénovée dans le domaine du travail et
nouvelle dans d’autres tels que le domaine scolaire et le domaine familiale. Son exploitation
entend répondre à la régulation sociale et à développer une éthique des relations humaines. La
médiation s’assigne une mission fondamentale de rétablissement ou d’établissement de la
communication.
C’est une médiation des droits communs, car la différence est la base de toute construction
sociale. Une société se construit grâce à l’établissement de passerelles entre les différences. La
médiation des différences est une médiation entre les différences. Elle demande une action
anticipatrice soutenue et quotidienne, souvent discrète.
51
9.2.2 La médiation des différends
9.2.3 La conciliation
C’est l’une des pièces maitresses du dispositif étatique de règlement des conflits du
travail. La conciliation est liée à l’existence d’un conflit, pas la médiation. Seule la médiation
curative nécessite un conflit pour exister. La conciliation est un mode de règlement de différends
grâce auquel les parties en présence s’entendent directement pour mettre fin à leur litige, au
besoin, avec l’aide d’un tiers.
C’est un mode juridictionnel non lucratif. Il débouche sur une sentence arbitrale. C’est un
véritable jugement qui a une valeur juridictionnelle. Il ne s’agit pas d’un simple avis. Il confère à
l’arbitre le pouvoir de trancher. Quant à la négociation, le tiers n’est pas indispensable ; chacun
peut défendre ses intérêts librement.
52
9.3 Les rôles, le choix et les stratégies du médiateur
9.3.1 Les rôles du médiateur
Le médiateur n’est ni juge(ne doit pas trancher le conflit), ni enquêteur (son action n’est pas de
déterminer les responsabilités des uns et des autres), ni conseiller juridique (son objet n’est pas
de défendre l’un ou l’autre des parties), ni thérapeute (il ne s’agit pas pour lui d’étudier ou
d’analyser la psychique de l’individu).Cependant, le médiateur peut avoir un rôle passif et un
rôle actif.
• Le rôle passif se matérialise à travers une aide à la communication auprès des parties.
• Le rôle actif se caractérise par une aide à la négociation, à la résolution des conflits.
• Le rôle du médiateur varie selon sa responsabilité, la capacité des parties à résoudre le
conflit et la nature des conflits.
Son choix est alors très important. A ce niveau, deux(2) facteurs sont à retenir : le nombre des
médiateurs et les modalités de choix
• Le nombre : il peut varier selon le type et la nature de la médiation préconisée. Il peut
y avoir un ou deux médiateurs, suivant les cas. Par exemple, dans les domaines du travail
et de la famille, on observe l’intervention d’un médiateur. Dans le domaine social, il peut
y avoir Co-médiation, c’est-à-dire l’intervention de deux(2) médiateurs.
• Les modalités de choix : elles sont variables en fonction des types de médiation. Nous
avons le choix libre pour la médiation familiale ; le choix encadré dans le domaine de la
médiation pénale ; le choix négocié dans le domaine de la médiation du travail.
• La spécialité du médiateur. Faut-il un généraliste ou un spécialiste ou les deux(2) ? En
matière de Co-médiation par exemple, il est associé deux (2) compétences :
médiateur/thérapeute ou médiateur/juriste
53
10 Les compétences, la déontologie et l’identification des acteurs en
conflit
54
NB : Termes connexes
• Palabre : mode de discussion pour trouver un accord collectif ou entre deux parties, avec
un sage pour conduire les débats
• Vente : terme souvent utilisé comme synonyme de négociation. Il faut néanmoins faire
remarquer que la négociation se différencie de la vente par son objet (pas uniquement
commercial), par la plus grande latitude généralement laissée aux acteurs et par les enjeux
considérés comme très importants (on vend une automobile et on négocie un contrat d'armes).
55
CAS PRATIQUE
Cas Zanzan S.A. :
DOSSIER 1 : Planification des RH et Relations Sociales
La société Zanzan S.A. implantée dans l’Est de la Côte d’Ivoire, exerce dans la production et la
transformation de l’anacarde. Confrontée à la concurrence des grands chocolatiers du monde
occidental, les dirigeants de Zanzan S.A. souhaitent se doter d’une base de production de la
matière première (fèves d’anacarde) en développant, tout au long du fleuve Comoé, une grande
plantation d’anacarde sur une surface de 3000 m/3000 m soit 900 ha. Ce projet nécessiterait
de gros investissements et une gestion rigoureuse des ressources humaines. Cela pourrait
supprimer certains emplois et faire émerger dans une certaine mesure, d’autres types d’emplois.
A la fin du mois de Mars 2017, et au cours de la réunion trimestrielle de travail, le DG,
M. MORIBO DOUMBIA profite de cette occasion pour présenter le projet aux partenaires
sociaux internes de l’entreprise.
Après 15 minutes d’exposé, le DG laisse la parole au porte-parole des partenaires
sociaux, M. ABOUT N’GUESSAN. Celui-ci estime qu’un projet de telle envergure, ne peut être
entrepris sans que les partenaires sociaux ne soient informés et associés. Il prend néanmoins acte
et se met à la disposition de la Direction.
Le DG, M. MORIBO DOUMBIA, reprenant la parole réplique sous fond de colère que,
c’est lui le Gestionnaire (le patron) et qu’il n’a pas l’obligation d’associer qui que se soit à un
projet de développement de son entreprise.
Après quelques altercations entre la Direction Générale et les partenaires sociaux
internes, tout fini par rentrer dans l’ordre. La réunion se poursuit.
Le DG poursuit son exposé et donne des instructions claires à la DRH afin qu’elle élabore
un plan de carrière dynamique et une évaluation du personnel de toutes les catégories
socioprofessionnelles (CSP).
Compte tenu du contexte de développement de l’entreprise, les dirigeants souhaitent
éviter, autant que faire se peut, tout recours au licenciement et à la rétrogradation des salariés.
Aussi, souhaitent-ils, dans le cadre de la politique de production de la matière première
sur place, recruter au niveau externe 200 salariés.
Travail à faire 1
56
DOSSIER 2 : Assistante de vente chez Zanzan S.A.
57
Lorsque Mlle ZARAH parle de son travail, discipline, rigueur, communication sont les
mots clés qui reviennent le plus souvent.
Travail à faire 2
1. Quels sont les objectifs essentiels de la gestion des emplois et des compétences ?
2. A partir de l’analyse de ce passage, élaborer une fiche d’analyse de fonction pour le
poste tenu par Mlle ZARAH.
58
TABLEAU RECAPITULATIF DES CINQ (5) STYLES DE GESTION DE CONFLITS
59
CONCLUSION GENERALE
La fiabilité des relations sociales passe par une connaissance approfondie des instances
représentatives du personnel et de leurs missions. Il s’agit également de définir et de faire
respecter avec les partenaires sociaux des règles de jeux cohérentes et licites. C’est encore
veiller au respect des institutions, des textes qui régissent en termes de droit et devoir, tous les
aspects réglementaires et fonctionnels des instances représentatives du personnel. L’objectif de
cette étude de négociation et relations sociales en réunissant dans un même cursus des acteurs
et des partenaires du dialogue social est de répondre de manière particulière à d’éventuelles
crises dans l’entreprise.
Au-delà de l’approche pédagogique et universitaire, il s’agit également d’assurer une
formation de nature prospective sur des questions socio-économiques d’actualité ou en passe de
le devenir. Il s’agit enfin d’assurer un approfondissement de la réflexion et des connaissances
de la dimension sociale du management. Cette formation est totalement innovante à double titre.
Il s’agit d’une part de la première formation de ce type à la fois théorique et pratique dispensée
au niveau BTS. Il s’agit d’autre part du fait que cette formation sera l’occasion de par la mixité
des acteurs, de permettre un échange serein, constructif et porteur de perspective entre les
différentes parties prenantes du dialogue social.
Au sortir de cette étude, étudiant, responsable de la fonction ressources humaines,
directeur du personnel, cadres de la fonction ressources humaines, directeur de la communication,
verront se professionnaliser leur négociation notamment en renforçant la préparation et en
optimisant le développement des arguments.
60
N.B : Toujours oublier le passé pour se tourner résolument vers l'avenir
61
La soumission peut être une stratégie à court terme pour éviter la confrontation, mais elle sème
le ressentiment qui apparaît au cours des épisodes ultérieurs du conflit.
La percée
Le fait d’accomplir les deux tâches de rester dans le processus essentiel et d’encourager les
gestes de conciliation dans ce contexte a pour effet de permettre les conditions favorisant la
conclusion d’un accord sans aucune contrainte. La percée se produit quand l’autre et vous passez
de l’attitude « moi-contre-toi » à celle de « nous-contre-le-problème » pour rechercher des
solutions.
Parfois, certains accords, même s’ils sont restreints, peuvent être conclus après un dialogue. Si
pour quelque raison que ce soit, une rencontre ne donne pas l’occasion de la percée,
N’ABANDONNEZ PAS. Fixez-vous une autre rencontre dans les jours suivants, ou mieux encore,
quelques heures plus tard. Ne laissez pas ce contretemps entamer votre optimisme en ce qui a
trait à la possibilité de contourner le bloc sur la route.
Pourquoi la percée se produit-elle ?
Curieusement, elle n’est pas le résultat d’une persuasion logique, d’une pensée rationnelle ou
d’un raisonnement approprié pour résoudre un problème, quoique nous puissions le croire quand
elle se produit. Au contraire, elle surgit automatiquement, propulsée par des forces
psychologiques qui concourent à produire cette situation significative, mais qui passe souvent
inaperçue. Bien que d’autres forces constructives puissent également contribuer au passage du
conflit à la coopération et à transformer la tension en harmonie, les forces qui semblent les plus
puissantes sont : la fatigue, le désir de paix, la catharsis (action libératrice) et les réflexes
d’inhibition dans le comportement de territoire.
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REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
Daniel Dana, Ph.D, Expert en méditation, ‘’Comment passer du conflit à la coopération’’, p.195
Kenneth [Link] W.H. Schmidt, A Survey of Managerial Interests with Respect to Conflict
Academy of Management Journal, juin 1976.
Our apologies and appreciation to the authors of Getting to Yes for the slightly bizarre
example we have used to explain the differences between their versions on hard, soft and
principled negotiations. Of course, we are talking about Fisher, Roger and William Ury,
Getting to Yes (Boston: Houghton Mifflin Company, 1981), cover to cover.
63