Chapitre 3
l’Energie
I Satisfaction des besoins
II Développement durable
III Diversification de la production
IV Enjeux
I Satisfaction des besoins
Augmentation constantes des besoins en énergie
émergence nouveau pays
Chine Inde
Source mappemonde n101
Des ressources qui s’épuisent…
De même pour l’uranium….
Sauf le charbon, mais …. CO 2
Les solutions…..
Selon les secteurs consommateurs d’énergie :
des problèmes et des solutions différentes
Economies : conception, rénovation comportement maintien d’un
Nouvelle ressources : renouvelables coup
acceptable et
Recyclages
abordable ?
Economies : conception, rénovation comportement
Un habitat mieux isolé et
avec des systèmes de chauffage et climatisation plus
efficaces
Des appareils électriques plus efficaces :
- dans l’habitat, un potentiel très élevé d’économies
- hors chauffage, potentiel de baisse de 40%
avec des appareils plus économes (éclairage, froid…)
Des véhicules à rendement amélioré et moins lourds
et une conduite responsable…, les transports collectifs
Economies = Impact sur l’environnement
Le potentiel d’économie d’énergie est colossal
et peut générer une nouvelle économie plus saine
« Nouvelles » ressources : renouvelables
Le soleil et toutes ses déclinaisons
(rayonnement solaire = nucléaire)
Photovoltaïque
Biocarburant, Biomasse
Evaporation
Climatique (vent)
Océan (courant, houle)
« Nouvelles » ressources : renouvelables
La lune
Océan (marée)
La Terre
Géothermie
La fission nucléaire (non naturelle)
« Nouveaux » vecteurs de l’énergie : renouvelables
(confirmation)
Electricité « renouvelable »
Impact de plus en plus important dans
le monde cette forme de l’énergie
Électricité embarquée….
Recensement détaillé des systèmes de production énergie
dans la suite du cours
Hydrogène ?
II Développement durable
Les activités énergétiques sont parmi les plus coûteuses pour
l’environnement et les plus impactantes
Tous les systèmes ont un impact sur l’environnement avec des nuisances et
des contraintes :
- Localisées Impact des activités
Énergétiques > 50% !
- Mondiales
Impacts locaux
Ecologique et Social
( vallée noyée, écosystème modifié, village détruit…..)
Impact visuel, Acoustique
( pollution)
Déchet, Recyclage
(nucléaire, cellule photovoltaïque )
Activités économiques
(réduction de surface culture ou de pêche )
Sécurité
(industrielle )
Enquête d’utilité public (en France).
Organisme de surveillance (ADEME, ASN)
Impacts Mondiaux
Sécurité nucléaire
(IAEA International Atomaic Energy Agency, ONU)
Climatique
(Gaz a effet de serre : CO2)
Bilan carbone
Négociation internationale ou les intérêts économiques de chaque pays influences
le positionnement de chaque état.
Protocole de Kyoto
Rejets de gaz à effet de serre
Consommation de carburants fossiles
dus à la combustion des produits carbonés
Pour produire 1 kWh électrique
20 litres d’eau chaude (+40°C)
- charbon (classique) : 1 kg de CO2
- gaz (cycle combiné) : 0,38 kg de CO2
Teneur en CO2 dans l’atmosphère
Pour parcourir 10 km en voiture :
entre 1 et 2 kg de CO2
La combustion de 1 kg de carbone
dégage 3,6 kg de CO2
CO2 : le passé…. et le futur ?
Dans le passé la concentration de
CO2 a déjà variée, mais aujourd’hui, elle dépasse
l’amplitude des cycles des
400 000 dernières années…
En à peine plus de 200 ans, nous aurons rejeté dans l’atmosphère
le carbone que la nature avait mis 600 millions d’années à piéger…
Rejets de carbone dus la production d’électricité
investissement énergétique compris + combustible
éventuel
Co2 Induit par
le combustible
(La combustion de 1 kg de carbone dégage 3,6 kg de CO2)
Protocole de Kyoto
Traité international visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre,
dans le cadre de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements
climatiques dont les pays participants se rencontrent une fois par an depuis
1995. Signé le 11 décembre 1997 lors de la 3e conférence annuelle de la
Convention (COP 3) à Kyoto, au Japon, il est entré en vigueur le 16 février 2005
et a été ratifié par 168 pays en 2010. Ce protocole vise à réduire, entre 2008 et
Participation au protocole de Kyoto en janvier 2011 :
2012, de 5,2 % par rapport au niveau de 1990 les émissions de 6 gaz à effet de
serre : dioxyde de carbone, méthane, protoxyde d'azote et trois substituts des Pays ayant ratifié le protocole
Pays signataires refusant pour l'instant de le ratifier
chlorofluorocarbones. Pays s'étant retiré du protocole
Pays encore non signataires
Apparition de notion national de quotas de gaz a effet de serre….
Un échec?.... Accord de Durban (2012)
Accord de Paris 2017……
Grennelle environnement
Le Grenelle Environnement est un ensemble de rencontres politiques
organisées en France en septembre et octobre 2007, visant à prendre des
décisions à long terme en matière d'environnement et de développement
durable, en particulier pour restaurer la biodiversité par la mise en place
d'une trame verte et bleue et de schémas régionaux de cohérence
écologique, tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre et en
améliorant l'efficience énergétique.
Constitution de différents groupes de travail notamment : Lutter contre les changements
climatiques et maîtriser la demande d’énergie
Concrètement :
Mise en place pastille verte (Transport)
Notion de taxe Carbone ( abandonnée au Grennelle II (2010))
III Diversification de la production
Quelques définitions
Énergie renouvelable ou non ?
Une énergie renouvelable est une source d'énergie se renouvelant assez
rapidement pour être considérée comme inépuisable à l'échelle de temps
humaine.
Les énergies renouvelables sont issues de phénomènes naturels réguliers ou
constants provoqués par :
• le Soleil (rayonnement),
• la Lune (marée)
• la Terre (énergie géothermique).
Une énergie décarbonée est une énergie qui ne dégage pas de gaz à effet de
serre (Carbonne favorable)
Une énergie peut être à la fois renouvelable et décarbonée, toutes les énergies
renouvelables ne sont pas nécessairement décarbonées : par exemple, certains
fluides frigorifique utilisés dans les circuits des pompes à chaleur géothermiques
sont des gaz qui, en cas de fuite, contribuent à l‘effet de serre détruisant aussi la
couche d’ozone.
Quelques définitions : suite
Énergie Intermittente
Une énergie est dite intermittente quand le temps de
production n’est pas contrôlé par l’homme
Energie en site isolé
Système de production d’énergie pour une consommation
individuel sur place. Ce sont en principe des petites unités
Energie en site industriel
Système de production d’énergie pour une production massive
d’énergie et une distribution vers les consommateurs
Cogénération
La production électrique dégage une grande quantité de chaleur à
température moyenne, habituellement dissipée dans
l'environnement. En réponse à une demande thermique (chauffage,
processus industriel, etc.), elle propose d'utiliser le cycle de
génération électrique également comme source thermique.
Quelques définitions : suite
Énergie décarbonée
Une énergie qui n’émet pas de dioxyde de carbone (CO2).
Quelque peu utopique car aucune énergie n’émet en réalité «
zéro carbone » si l’on intègre les étapes en amont
(construction) et en aval (destruction, recyclage) de la
production d’énergie (fabrication du panneau solaire, de
l’éolienne, du réacteur nucléaire...). En toute rigueur, il faudrait
donc parler d’énergies « faiblement carbonées »
Énergie carbonée
Une énergie émet du dioxyde de carbone (CO2), notamment en
phase de fonctionnement.
Bilan carbone
Centrale thermique à flamme
Non renouvelable, émission gaz effet de serre
Carbonée, Production massive
Principe :
Quel que soit le combustible (1),celui-ci brûle (2) dans une
chaudière (3) – pouvant atteindre 90 mètres de hauteur et un
poids de 9000 tonnes – tapissée de tubes à l’intérieur desquels
circule l’eau à chauffer. Sous l’effet de la chaleur, l’eau se
transforme en vapeur, laquelle est alors envoyée sous pression
vers les turbines. Les turbines (4) tournent grâce à la vapeur.
Elles entraînent un alternateur (5) qui produit de l’électricité à
une tension de 20 000 volts. L’électricité est injectée sur le
réseau après avoir été portée à 225 000 volts, ou à 400 000
volts, à l’aide d’un transformateur de puissance. La vapeur qui a
été utilisée est envoyée vers un condenseur (6), dans lequel
circule de l’eau froide. Au contact de celle ci, la vapeur se
transforme en eau, qui est récupérée et envoyée à nouveau
dans la chaudière. L’eau utilisée pour le refroidissement est
restituée au milieu naturel ou renvoyée dans le condenseur.
Production : électricité alternative + Chaleur (Cogénération)
Puissance : 100 MW à 700 MW
15 sites en France pour EDF
Quelques exemples :
Bouchain Charbon 650 GWh en 2009 250 MW 1970
Martigues Fiouls 297 GWh en 2010 250 MW 2012
Fos Sur Mer Gaz 394 MW 2005
Démarrage unité : qq heures en moyenne
Les centrales thermiques à flamme assurent
l'ajustement entre production et
consommation d'électricité. Flexibles et
réactives
Cogénération possible
Centrale « thermique » Biomasse
Renouvelable, carbonée (mais neutre sur un cycle)
Production massive
Principe :
Le terme de biomasse désigne l'ensemble des matières
organiques d'origine végétale (algues incluses), animale ou
fongique pouvant devenir source d'énergie par combustion (ex
: bois énergie), après méthanisation (biogaz) ou après de
nouvelles transformations chimiques (agrocarburant).
La combustion de la biomasse répond à la fois :
au problème de la gestion des déchets urbains ou agricoles ;
à la production d'électricité ;
à la production de chaleur.
Les centrales sont donc le plus souvent situées près des sites de production de la matière
première ou de stockage des déchets (urbains ou agricoles).
Certaines industries, telles que la papeterie ou la scierie, sont équipées de centrales dans
lesquelles elles brûlent directement les résidus de bois liés à leur activités.
Plus de 45% de l'électricité d'origine biomasse est produite à partir des déchets urbains
renouvelables.
Le principe de fonctionnement est identique a celui des centrales à flamme.
Production : électricité alternative + Chaleur (Cogénération)
Puissance :
Quelques exemples :
Forbach 15 MWth 6,4 MWe 2010
Scheighouse 13 MWth 3 MWe 2009
sur Moder
Pecs 313 MWth 182 MWe 2007
(Autriche)
Démarrage d’unité lourde : assure une alimentation continu en électricité
Remarque : La biomasse c’est aussi une source de carburant:
Centrale « thermique » nucléaire
Non renouvelable, énergie décarbonée
Production massive
Principe :
Une centrale utilise pour cela la chaleur libérée par la fission de
l’uranium qui constitue le "combustible nucléaire". L’objectif est
de faire chauffer de l’eau afin d’obtenir de la vapeur. La pression
de la vapeur permet de faire tourner à grande vitesse une
turbine, laquelle entraîne un alternateur qui produit de
l’électricité.
Ce principe de fonctionnement est le même que celui qui est
utilisé dans les centrales thermiques classiques fonctionnant
avec du charbon, du pétrole ou du gaz… à cette différence que
le combustible utilisé comme source de chaleur est constitué
par l’uranium.
La fission nucléaire est l'éclatement d'un noyau instable en
deux noyaux plus légers et quelques particules
élémentaires. Cet éclatement s'accompagne d'un
dégagement de chaleur, c'est à dire d'énergie.
Production : électricité alternative + Chaleur (Cogénération)
Puissance : 900 MW à 1500 MW
Quelques exemples :
19 sites en France pour EDF
Chinon 4 tranches 954 MW * 4 1984
Civaux 2 tranches 1500 MW * 2 2002
Flamanville 1 tranche 1600 MW 2016
EPR (prévision)
Démarrage d’unité assez simple: assure une alimentation continu en
électricité
Cogénération possible
Groupe électrogène
Non renouvelable, énergie carbonée
Production massive ou locale
Principe :
Un groupe électrogène est un dispositif autonome capable de
produire de l’électricité. La plupart des groupes sont constitués
d'un moteur thermique (diesel, essence, gaz) qui est couplé
directement sur un alternateur. Leur taille et leur poids peuvent
varier de quelques kilogrammes à plusieurs dizaines de tonnes.
La puissance d'un groupe électrogène varie de quelques Kilo
Watts pour les applications domestiques à quelque méga Watt.
Le plus souvent l’unité utilisé est le VA.
Selon leur puissance l’utilisation est différente.
Fiable puissance : autonomie énergétique pour une utilisation
domestique avec une installation et un démarrage très facile et
rapide.
Forte puissance pour alimenté le réseau électrique.
Système de production d’énergie souvent utilisé comme unité
de production de secours.
Production : électricité alternative
Centrale hydraulique
Renouvelable, énergie décarbonée
Production massive
Principe :
Une centrale hydraulique produit de l'électricité grâce à une
chute d'eau entre deux niveaux de hauteurs différentes, qui
met en mouvement une turbine reliée à un alternateur.
1/ La retenue de l'eau Le barrage retient l'écoulement
naturel de l'eau. De grandes quantités d'eau s'accumulent et
forment un lac de retenue
2/ La conduite forcée de l'eau
Une fois l'eau stockée, des vannes sont ouvertes pour que l'eau
s'engouffre dans de longs tuyaux métalliques appelés conduites
forcées, Ces tuyaux conduisent l'eau vers la centrale
hydraulique, située en contrebas.
3/ À la sortie de la conduite, dans la centrale, la force de l'eau fait tourner une turbine qui fait à son
tour fonctionner un alternateur. Grâce à l'énergie fournie par la turbine, l'alternateur produit un
courant électrique alternatif.
La puissance de la centrale dépend de la hauteur de la chute et du débit de l'eau. Plus ils seront
importants, plus cette puissance sera élevée.
Production : électricité alternative
Différents types d’installation : trois grandes catégories
De lac ou de haute chute
Elles sont surtout présentes dans les sites de haute montagne.
Elles sont caractérisées par un débit faible et un dénivelé très
fort avec une chute supérieure à 300 m.
Le barrage s'oppose à l'écoulement naturel de l'eau pour
former un lac de retenue.
Ce lac est alimenté par l'eau des torrents, la fonte des neiges et
des glaciers.
En France, la plus grande hauteur de chute est celle de
Portillon en Haute-Garonne (1 420 m). Les centrales de lac
utilisent des turbines de type Pelton
Barrage et retenue de
Turbine Pelton Roselend (Savoie)
turbines à action qui fonctionnent uniquement
avec l'énergie cinétique du fluide à pression
ambiante : Moyenne Haute Chute
constituée d'une roue, sur la périphérie de
laquelle sont fixés des sortes de cuillères doubles
métalliques appelées augets.
Position horizontale et verticale
L'eau sort de la conduite forcée à grande vitesse
et vient percuter avec force les augets de la roue
par l'intermédiaire des injecteurs.
Différents types d’installation : trois grandes catégories
D'éclusée ou de moyenne chute
Elles sont surtout installées en moyenne
montagne et dans
les régions de bas relief.
Elles sont caractérisées par un débit moyen et un
dénivelé assez fort avec une chute comprise entre
30 et 300 m.
Les centrales d'éclusée utilisent des turbines de
types Francis
Turbine Francis
turbines à réaction
turbine où la roue intérieure est mobile.
composée de 8 à 15 aubes.
Barrage et retenue de Monteynard (Isère)
percée d'une vingtaine d'ouvertures par
lesquelles se déverse l'eau sous pression
venant de la conduite : Moyenne chute
eau glisse sur les pales de la turbine et se
dirige vers son cœur, d'où elle est évacuée.
Différents types d’installation : trois grandes catégories
Au fil de l'eau ou de basse chute
Elles sont implantées sur le cours de grands fleuves ou de
grandes rivières.
Elles sont caractérisées par un débit très fort et un dénivelé
faible avec une chute de moins de 30 m.
Dans ce cas, il n'y a pas de retenue d'eau et l'électricité est
produite en temps réel.
Les centrales au fil de l'eau utilisent des turbines de type
Kaplan.
Turbine Kaplan
turbines à réaction qui combinent l'énergie cinétique (de
vitesse) et l'énergie de pression (différence de pression entre l'
entrée et la sortie d'une turbine dans une conduite de fluide) :
Moyenne Chute ou fil de l’eau
forme d'hélices de navire centrale hydraulique d’Iffezheim
sur le Rhin
pales sont orientables pour ajuster la vitesse de rotation des (Alsace)
turbines aux conditions de vitesse de l’eau
L'eau est canalisée par des puits en béton de cinq à dix mètres
de diamètre vers une chambre dont le tracé permet à l'eau
d'arriver sur la turbine avec la meilleure efficacité.
Puissance : Très variable….
Grande P>10MW
Petite 10MW>P>1MW
Mini 1MW>P>10kW
Trois Gorges (Chine)
Quelques exemples : Micro P<10kW
Assouan Fil de l’eau 12 175 MW*12 8 TWh/an 1967
(Egypte) Générateurs
Trois Gorges Fil de l’eau 26 22500 MW 98,4 TWh/an 2009
(Chine) Générateurs
Pn=50%
Itaipu (Brésil Fil de l’eau 18 14000 MW 98,1 TWh/an 2003 Pn=80%
Paraguay) Générateurs
Bourg les De Lac 186 MW 1,1 TWh/an 1968
Valences
Châtellerault Fil de l’eau 1 2,4 MW 1924
Générateurs
Chappe Fil de l’eau 1 206 KW 1000 MW/an 2004
Générateurs
Démarrage flexible et réactif
Les petites centrales hydroélectriques (PCH)
Définition PCH : P < 0,5 à 50 MW
au Brésil : < 50 MW
en France : < 10 MW
2500 installations pour un total de 2 GW – 7 TWh
- petites centrales : 2 MW à 10 MW,
- mini-centrales : 500 kW à 2 MW,
- micro-centrales : 20 kW à 500 kW,
- pico-centrales : < 20 kW.
-Dans le monde : 150 GW installés (< 10 MW) pour
environ 700 TWh
(17% de l ’hydro-électricité)
- Un potentiel insuffisamment exploité
très intéressant pour la décentralisation de la
production
moins perturbateur de l’environnement que les
grandes installations
??? Son devenir avec le décret Europeen de libre
circulation de l’eau
Turbine Banki ou crossflow
Habituellement : turbine (Pelton, Banki, Francis ou Kaplan) Doc Ecowatt
Solaire photovoltaïque
Renouvelable, énergie décarbonée, aléatoire
Production massive ou isolée
Principe :
Les panneaux solaires photovoltaïques, parfois appelés
photoélectriques, transforment la lumière en électricité.
Ces panneaux sont tout simplement un assemblage de cellules
photovoltaïques, chacune d'elles délivrant une tension de 0.5V
à 0.6V. Elles sont donc assemblées pour créer des modules
photovoltaïques de tension normalisée comme 12V
La cellule photovoltaïque est fabriquée à partir de deux couches de Silicium (matériau semi-conducteur) :
- une couche dopée avec du Bore qui possède moins d'électrons que le Silicium, cette zone est donc dopée
positivement (zone P).
- une couche dopée avec du Phosphore qui possède plus d'électrons que le Silicium, cette zone est donc dopée
négativement (zone N).
Lorsqu'un photon de la lumière arrive, son énergie crée une rupture entre un atome de silicium et un électron,
modifiant les charges électriques. C'est ce qu'on appelle l'effet photovoltaïque. Les atomes, chargés
positivement, vont alors dans la zone P et les électrons, chargés négativement, dans la zone N. Une différence
de potentiel électrique, c'est-à-dire une tension électrique, est ainsi créée.
Production : électricité continue
La terre intercepte une partie infime du rayonnement solaire :
puissance de 180 106 GW
énergie annuelle de 1,6 1018 kWh
45% sont absorbés au sol puis rayonnés, soit 720.1015 kWh
soit 6000 fois la consommation humaine annuelle
Selon les régions : de 400 kWh à 2500 kWh/m²/an,
soit une puissance moyenne de 50 à 280 W/m²
et une puissance crête de plus de 1 kW/m²
Production : Générateurs photovoltaïques mondiales
Plus de 21 GW cumulés fin 2009
(total (+ 6,4 GW en 2009) l Europe ≅ 15 GW)
pour une production d’environ de plus de 10 TWh
Prévision mondiale 2030 : 1000 GW (plus de 1000 TWh)
Source : EPIA (European Photovoltaic Industry
Association)
Installations en Europe
2008
Puissance moyenne 100W/m2
météo
Production aléatoire qui dépends :
Géographie et orientation :
taux ensoleillement Source :
Revue Systèmes solaires, Observ’ER
La puissance collectée Climat
est maximale si le rayonnement
Etat de propreté des panneaux, est perpendiculaire
végétation proximité….. au plan du capteur
Quantité Energie produite : dépend du nombre de cellules associées
Toits solaires ou individuels connectés au réseau :
Quelques exemples industrielles :
Lieberose 162 700 000 modules 52 000 2009
(Allemagne) hectares de 75 W MWh/an
Loss (France) 300 872 300 modules 84 000 2011
hectares de 71 W MWh/an
Saint Tulle 18,7 70 000 modules 7 800 2010
(France) hectares de 140W MWh/an
Centrale Solaire Thermodynamique
Renouvelable, énergie décarbonée, intermitente
Production massive
Principe :
Une centrale solaire thermodynamique à
concentration (ou centrale solaire thermiqueou
encore heliothermodynamique, est une centrale qui
concentre les rayons du soleil à l'aide de miroirs afin
de chauffer un fluide caloporteur atteignant en
générale les 400°C - 500°C et qui permet en général
de produire de l'électricité.
Plusieurs systèmes de génération d'électricité sont envisageables : turbine
à gaz solarisées, cycle de Rankine vapeur, moteur Stirling, Cycle de Rankine
organique, etc : cycle thermodynamique
Le choix d’un système est conditionné par le type de fluide (eau, huiles, sel
fondu), la technique de captage et de stockage envisagés.
Les cycles de Rankine vapeur sont, dans l’état actuel des technologies, les
plus largement déployés.
Production : électricité alternative+ chaleur
Source : Syndicat des énergies renouvelables
Production aléatoire qui dépends :
météo
Géographie et orientation
: taux ensoleillement
Rouge zone très favorable
(Espagne, USA leader)
Le stockage : un atout majeur de certaines technologies solaires thermodynamiques est leur
capacité des stockages qui permet aux centrales de fonctionner en continu. En effet, lorsque
l'ensoleillement est supérieur aux capacités de la turbine, la chaleur en surplus est dirigée
vers un stockage thermique, qui se remplit au cours de la journée. La chaleur emmagasinée
permet de continuer à produire en cas de passage nuageux ainsi qu'à la tombée de la nuit.
Puissance : dépend du nombre de miroir
Quelques exemples :
Kimberlina 8663 m2 Surface 5 MW 2008
(Californie réflecteur
USA)
Andassol 510 000 m2 Surface 50 MW 175 à 180 2008
(Espagne réflecteur GWh/an
Andalousie) + 7,5 H de stockage
Alba Nova 370 000 m2 hectares 12 MW 24GWh/an 2013
(France + 1 H de stockage
Corse)
Solaire thermique
Renouvelable, énergie décarbonée, aléatoire
Production isolée
Principe :
Après avoir traversé une vitre, qui laisse pénétrer la lumière et
retient la chaleur (effet de serre), le rayonnement solaire est
capté par une surface absorbante. La chaleur ainsi absorbée est
ensuite récupérée grâce à un fluide caloporteur (eau, air…)
circulant sous la surface absorbante. Sa température peut
atteindre 60 à 80 °C, voir 100 °C. Un matériau thermiquement
isolant est placé derrière la surface absorbante pour limiter les
pertes calorifiques.
La chaleur est ensuite transmise à un ballon d’eau chaude pour
les besoins.
.
Production : Chaleur Géographie et orientation : taux
ensoleillement
Production aléatoire qui dépends : météo
Quantité Energie produite : dépend de la surface
Quelques exemples de rendement :
Toulouse 600 kWh/m2/an
ADEME : ESPACE INFO ENERGIE à Toulouse /
SOLAGRO : [Link]
Eolien
Renouvelable, énergie décarbonée, intermitente
Production massive et isolée
Principe :
Une centrale éolienne produit de l'électricité grâce au vent. Sa force
actionne les pales d'une hélice, qui met en mouvement un alternateur.
La girouette (2) transmet à l’automate (1) la direction du vent. Lorsqu’il
atteint une vitesse suffisante, les moteurs d’orientation (3) placent alors
l’éolienne face au vent, entraînant la rotation des pales (4). Le mouvement
des pales est transmis à l’axe lent (5), puis au multiplicateur (6), à l’axe
rapide (7) et enfin à la génératrice (8).
Pour que l’éolienne puisse produire de l’électricité, le vent doit atteindre
une vitesse d’au moins 15km/h. La génératrice délivre un courant alternatif
à une tension de 690 Volts.
C’est avec un vent de 50 km/h que l’éolienne atteint sa puissance nominale. L’unité hydraulique (9) régule la
portance des pales en les faisant pivoter sur leurs roulements (10), assurant ainsi une puissance constante.
Au-delà de 90 km/h, les pales sont mises en drapeau, c'est-à-dire parallèles au vent. La génératrice est
déconnectée du réseau. L’aérogénérateur ne reprendra sa production que lorsque la vitesse du vent le permettra.
Un ordinateur gère toutes ces opérations automatiquement, et si besoin est, un frein à disque (11) procède à
l’arrêt d’urgence.
La tension de 690 Volts est convertie en 20 000 Volts par un transformateur placé au pied de chaque
aérogénérateur ou dans la nacelle. L’électricité produite est ensuite acheminée en souterrain vers des postes
sources électriques afin de la distribuer aux consommateurs
Source : Syndicat des énergies renouvlables
Production : électricité alternative
Production aléatoire qui dépends : météo
Géographie : carte des vents
Source : [Link]
(d'après l'ADEME)
Capacité énergie éolienne en France: Capacité énergie éolienne dans le monde:
Source : The Wind Power
Puissance : dépend de la taille de l’éolienne
400 W USA 10 kW 750 kW 2 MW
sites isolés (camping, bateaux)… qq 10 W à qq 10 kW production au fil du vent couplé au réseau qq 100 kW à qq MW
Quelques exemples :
Rochereau (86 4 Eoliennes 16 GWh/an 2008
France) 1670 * 4 KW
Alpha Ventus 12 Eoliennes 150 GWh/an 2009
(offshore) 60 000 KW
(Allemagne)
Aiolos 197 Eoliennes 2462 GWh/an En projet
(offshore) 985 MW
(Allemagne)
Hydrolienne
Renouvelable, énergie décarbonée, intermitente
Production massive
Principe :
Une hydrolienne est une turbine sous-marine (ou subaquatique,
ou posée sur l'eau et à demi-immergée) qui utilise l‘ énergie
cinétique des courant marins ou de cours d'eau, comme une
éolienne utilise l'énergie cinétique de l'air.
La turbine de l'hydrolienne permet la transformation de l’énergie
hydraulique en énergie mécanique qui est alors transformée en
énergie électrique par un alternateur
Les hydroliennes sont beaucoup plus petites que les éoliennes pour une même puissance, cela étant dû à la
masse volumique de l'eau qui est environ 800 fois supérieure à celle de l'air.
Les courants marins sont prévisibles on peut donc estimer avec précision la production d'électricité.
Cependant leur fonctionnement et particulièrement gêné par le phénomène de corrosion et de développement
des algues ce qui nécessite une maintenance importantes
Production : électricité alternative
Hydrolienne : nombreuses voies de conversion :
Système : Seaflow (UK ) Système : Hammerfest(Nor)
Développé par Marine Current Turbines Ltd. Soutenu par EDF, IT
POWER, SEACORE. Démonstrateur installé le 16 juin 2003 - 300kW
Bristol Channel.
Développé par Hammerfest Strom AS.
Soutenu par STATOIL, ABB, ROLL ROYCE et SYNTEF.
Pilote 300kW installé dans le Kvalsundet.
Hydrolienne : nombreuses voies de conversion :
Système : Tidel (UK) Système : Marrénergie (Fra)
Système : BlueEnergy (Can)
Développé par Blue Energy. Principe
de turbines Darrieus.
500kW implantés offshore British
Columbia (CAN),
Développé par Marine Développé par un consortium
Current Turbines Ltd. français composé de 6 sociétés
Soutenu par EDF, IT (5 finistériennes)
POWER, SEACORE.
Démonstrateur installé le Une centrale de 1 MW
16 juin 2003 - 300kW
Bristol Channel.
Production prévisible suivant les marées et courant:
Géographie : carte des
courants marin en Bretagne
(France)
Paimpol
Une ressource importante et inexploitée
(60GW)
Puissance Une prévision de la production à long terme
Quelques exemples :
Paimpol ( EDF 500 KW Projet
France) en cours
Seagen (Irlande) 1 MW Projet en
cours
Sabela (Suez 500 KW Projet en
France) cours
Marée Motrice
Renouvelable, énergie décarbonée, intermitente
Production massive
Principe :
Un barrage est établi en travers du site (baie ou estuaire), un bassin est donc formé. l’usine
marémotrice fonctionne ensuite sur le principe des vases communiquant.
Deux cycles d’exploitation sont possible : le simple ou le double effet. Ce choix est fait en
fonction de la hauteur d’eau disponible ainsi que des prévisions de marnage afin d’obtenir un
rendement optimal.
Fonctionnement en cycle simple effet :
A marée montante, le barrage est ouvert grâce à des vannes, il laisse passer la mer qui
envahit le bassin de retenue.
Le bassin se remplit jusqu’à atteindre son plus haut niveau et dès que la marée se
prépare à redescendre, le barrage est fermé.
A marée descendante, il faut attendre que le niveau de la mer ait suffisamment baissé.
On laisse alors l’eau stockée dans le bassin se déverser dans la mer en entraînant des
turbines hydroélectriques.
Fonctionnement en cycle double effet :
Ce cycle de fonctionnement nécessite des turbines réversibles qui peuvent fonctionner
dans les deux sens.
A marée montante, les vannes sont fermées. Une fois que le bassin a atteint son plus bas
niveau et la mer son niveau optimal, les vannes sont ouvertes : le bassin se remplit et la
hauteur de chute importante permet de générer de l’énergie.
A marée descendante, le fonctionnement est identique au cycle simple effet : l’eau
stockée dans le bassin se déverse dans la mer en entraînant des turbines
hydroélectriques. Barrage de la Rance:
Production : électricité alternative
Puissance :
Quelques exemples :
Rance 24 turbines 240 MW 550 GWh/an 1967
( France) (bulbes)
Sihwa Lake 10 turbines 254 MW 550 GWh/an 2011
(Corée du sud)
Jiangxia 5 turbines 3,2 MW 1980
(Chine)
Production Houlomotrice
Renouvelable, énergie décarbonée
Production massive, intermitente
Principe :
L'énergie des vagues ou énergie houlomotrice est une énergie marine
utilisant la puissance du mouvement des vagues de houle.
- du « vent concentré »
- encore marginal
Puissance incidente en watts ≅
par mètre de front de vague
(houle monochromatique)
Caractérisation de la ressource
Exemple Ile d’Yeu sur 1 an
Expression x 0,42 en houle aléatoire :
Hs = 2 m T = 9 s Pw = 35 kW/m (monochromatique)
15 kW/m (aléatoire)
Production : électricité alternative Thèse A. BABARIT, EC Nantes 2005
Production Houlomotrice
Houlogénération : nombreuses voies de conversion :
Système à déferlement Colonne d’eau oscillante
On shore ou flottants On shore ou flottants
Ex. Wave Dragon (flottant) : Ex. LIMPET (on shore) :
Production Houlomotrice
Houlogénération : nombreuses voies de conversion :
Systèmes flottants Grande diversité
Système à flotteur immergé : projet AWS (Archimede Wave Swing)
Générateur linéaire direct Production électrique
À 8 m sous la surface, un flotteur
de 21 m de hauteur et 9,5 m de
diamètre actionne un piston
2 MW
[Link]
Production Houlomotrice
Houlogénération : nombreuses voies de conversion :
Systèmes flottants Grande diversité
Système Pelamis (Ocean Power Delivery)
Vérins hydrauliques + stockage sous pression + moteurs hydrauliques + générateurs asynchrones
dispositif 750 kW – 2,7 GWh pour
une houle de 55 kW/m (équivalent
3600 heures annuelles)
(ensemble de 4 boudins diamètre
3,5 m, longueur totale 150 m )
« Wavefarm »
30 MW – 1,3 km² (2,1 x 0,6 km)
[Link]
Production Houlomotrice
Houlogénération : nombreuses voies de conversion :
Systèmes flottants Grande diversité
Système SEAREV (École Centrale Nantes + ENS Cachan)
Un grosse bouée hermétique?
Contenant un volant pendulaire
amorti activement
1000 tonnes déplacées
Volant de 400 tonnes
Thèse Marie RUELLAN - SATIE
[Link]
Géothermie
Renouvelable, énergie décarbonée,
Production isolée ou massive
Principe :
Le Principe est de récupérer l’énergie stockée sous la surface de la Terre et de
s’en servir pour produire de l’électricité ou de la chaleur.
La chaleur dégagée la terre est due la désintégration de la radioactivité de ces roches
(90%) et, dans une moindre mesure, le refroidissement du noyau.
La surface de la Terre est également réchauffée par l'énergie du soleil, mais elle permet
de réchauffer seulement les premiers mètres du sous-sol.
Ainsi, en France, la température moyenne au niveau du sol tout au long de l’année est de
10 à 14° C puis, au-delà de plusieurs dizaines de centimètres, au fur et à mesure que l’on
s’enfonce, elle augmente en moyenne de 3,3° C tous les 100 mètres (gradient géothermal
: 140° C à 4 000 m).
Il existe deux modes d’exploitation de la chaleur du sous-sol : la production de chaleur et
la production d’électricité.
Avec la géothermie à très basse température (inférieure à
30° C) et basse énergie (température entre 30 et 90° C), on
récupère la chaleur du sous-sol pour l’exploiter directement
ou grâce à des pompes à chaleur.
Avec la géothermie à haute énergie (températures
supérieures à 150° C), on exploite des zones naturellement
plus chaudes où la vapeur d’eau, extraite du sous-sol,
alimente des turbines pour produire de l’électricité.
Géothermie à haute énergie
Renouvelable, énergie décarbonée,
Production massive
Ressources mondiales de la géothermie (source : ADEME /BRGM)
Zones propices au développement de la géothermie haute énergie
(Régions tectoniques et volcaniques actives émergées)
Zones favorables à la géothermie basse énergie (bassins sédimentaires)
Zones de socle cristallin réservées pour la très basse énergie
Deux méthodes pour produire de l’électricité grâce à la chaleur du
sous-sol : par la géothermie naturelle à haute énergie (exploitation de
l’eau chaude présente dans le sous-sol à haute température) et par le
système géothermique stimulé (injection d’eau dans des roches
chaudes fracturées).
Géothermie naturelle : L’eau est alors présente dans le sous-sol
sous forme liquide ou sous forme de vapeur. Cette vapeur va
permettre de faire tourner une turbine, qui, accouplée d’un
alternateur, produira de l’électricité.
Principe de fonctionnement de la centrale électrique
géothermique de Bouillante (Guadeloupe)
(source : ADEME /BRGM)
Renouvelable, énergie décarbonée,
Production industrielle
Ressources mondiales de la géothermie (source : ADEME /BRGM)
Zones propices au développement de la géothermie haute énergie
(Régions tectoniques et volcaniques actives émergées)
Zones favorables à la géothermie basse énergie (bassins sédimentaire
Zones de socle cristallin réservées pour la très basse énergie
Géothermie stimulé (en développement) :
Au travers d’un puits creusé, dune grandes quantités d’eau est
injecté (il est plus facile de capter la chaleur à travers l’eau car les
roches ne conduisent pas bien la chaleur). L’eau s’infiltre en
profondeur et se réchauffe au contact de la roche. Puis elle est
captée grâce à des pompes par deux autres puits. Une fois en
surface, cette eau chaude cède sa chaleur (via un échangeur) à un
fluide qui se transforme en vapeur. Il monte en pression, ce qui lui
permet d’entraîner la turbine qui produit de l’électricité. Pendant ce
temps, l’eau du puits qui a cédé une bonne partie de sa chaleur
redescend.
Principe de fonctionnement du système géothermique stimulé
(© GEIE Exploitation minière de la chaleur)
Production : Electricité alternative + chaleur
Geothermal brochure - updated in April 2010
Production d'électricité avec la géothermie dans le monde en 2010
(source : WGC 2010)
Puissance :
Quelques exemples :
Bouillante 1 et 2 Naturelle 15,7 MW 102 GWH 1986 et 2005
(Guadeloupe) (4 puits 1000)
Soultz-sous-Forêt Stimulée 1,5 MW 2008
(Alsace) (3 puits 5000)
Hellisheið Naturelle 213 MW+ 2006
(Island) 130 MW
(thermique)
Production électricité alternative
Géothermie à basse énergie
Renouvelable, énergie décarbonée,
Production local soi naturelle soit fracturer le sol pour l"exploiter
La géothermie très basse et basse énergie utilise l’énergie du
sous-sol pour produire de la chaleur, soit de façon indirecte Ressources mondiales de la géothermie (source : ADEME /BRGM)
grâce à des pompes à chaleur pour élever le niveau de
température (géothermie très basse énergie), soit de façon Zones propices au développement de la géothermie haute énergie
(Régions tectoniques et volcaniques actives émergées)
directe (géothermie à basse énergie) Zones favorables à la géothermie basse énergie (bassins sédimentaires)
Zones de socle cristallin réservées pour la très basse énergie
géothermie très basse énergie
Le rayonnement du soleil et les conditions climatiques ont une influence sur la
température terrestre des premiers mètres du sous-sol. Le sol et l’eau dont il est
gorgé sont donc réchauffés (10 C°). Une pompe à chaleur géothermique permet de
récupérer cette énergie pour chauffer une maison par exemple,
1 - Un premier circuit de tuyaux (circuit primaire) remplis d’eau collecte la chaleur
à faible profondeur et la fait remonter vers la maison.
2 - Le circuit primaire arrive au contact d’un deuxième circuit de tuyaux
(échangeur thermique) remplis d’un fluide caloporteur et le réchauffe, le faisant
passer à l’état de gaz.
3 - Il gagne le compresseur qui comprime le gaz pour augmenter sa température.
Le gaz brûlant arrive au contact d’un troisième circuit de tuyaux (circuit
secondaire) remplis d’eau et lui cède sa chaleur. Ce circuit alimente le plancher
chauffant partout dans le bâtiment et permet de le chauffer.
4 - Le gaz du circuit secondaire se refroidit. Il arrive dans le détendeur, qui fait le
travail inverse du compresseur en jouant sur la pression : le gaz redevient liquide.
Il poursuit sa route jusqu’à rencontrer de nouveau le circuit primaire qui ne cesse
de rapatrier la chaleur du sous-sol. Fonctionnement d'une pompe à chaleur (© BRGM im@gé)
La chaleur du sous-sol augmente au fur et à mesure que l’on
s’enfonce. Ainsi, si les premiers mètres du sous-sol sont
réchauffés en partie par le rayonnement solaire. Au-delà,
l’énergie du sous-sol provient de la chaleur stockée depuis
des millions d’années dans l’écorce terrestre.
Ainsi, selon les zones géographiques, on peut atteindre des
températures de 80° C à 2 000 mètres de profondeur.
Cependant, pour pouvoir exploiter cette chaleur
directement, il faut que les roches soient assez poreuses
(fissurées) pour être gorgées d’eau (car c’est l’eau que l’on
utilise pour exploiter la chaleur) et profondes (plus de 200
m) pour atteindre une température importante (supérieure Carte des aquifères profonds en métropole (crédits : BRGM)
à 60° C). Ces zones géologiques sont appelées « aquifères
profonds ».
Il est alors possible d’alimenter un réseau de chaleur par
simple échange. L’eau puisée dans le sous-sol (par le puits
de production) cède ses calories à un circuit de tuyaux
(principe de l'échangeur thermique) qui permet de chauffer
les bâtiments.
Production : Chaleur
Principe de fonctionnement d'un réseau de chaleur (© ADEME - BRGM)
© BRGM im@gé
Tête de puits d'un forage géothermique dans
le Dogger, l'aquifère qui offre aujourd'hui la
plus grande densité au monde d'opérations
de géothermie en fonctionnement
Quelques exemples…. :
Bassin Parisien Basse température 166 000 330 MW 1360 GWh 2001
(65 puits 1000 m) équivalent-
logements
© BRGM
Schéma Régional des Énergies Renouvelables
(SRER) Etat des lieux de la filière « GEOTHERMIE »
en ALSACE
Evolution Geothermique Mondiale
© ADEME BRGM
Production de chaleur par pays (puissance installée en 2000
2000 15 GW 53 TWh/an
2005 27GW 70 TWh/an
Pile à combustible : à hydrogène
Renouvelable, énergie décarbonée,
Production massive ou locale
hydrogene est un vecteur d'energie
Principe :
Une pile a combustible transforme de l’énergie chimique en énergie électrique
de façon continue. Elle utilise différent type de combustible (hydrazine-
oxygène, méthanol, hydrogène)
Intéressons nous en particulier à l’hydrogène
production decaler de moment de consommation
Le principe de la pile à combustible à hydrogène peut être décrit comme
l’inverse de l’électrolyse de l’eau. En fait, il s’agit d’une combustion
électrochimique contrôlée d’hydrogène et d’oxygène, avec production
simultanée d’électricité, d’eau et de chaleur, selon une réaction
chimique globale :
2H2 + O2→2H2O + électricité + chaleur
Fonctionnement d'une pompe à chaleur (© BRGM im@gé)
Principe :
Une PAC est un assemblage de cellules élémentaires relié par
l'intermédiaire d’inter connecteurs (ou plaques bipolaires) ,
comprenant deux électrodes(l’anode et la cathode)
chargées en catalyseur (le plus souvent du platine), séparées
par un électrolyte, dont le rôle est de permettre la migration
des ions d’une électrode à l’autre, sous l’effet du champ
électrique créé.
•L’anode(où se passe l’oxydation) est alimentée en
combustible. (H2, CH3OH,…)
•La cathode(où se passe la réduction) est alimentée en
comburant. (O2, air,…)
On voit donc que le combustible et le comburant n’entre pas
en contact direct dans la pile à combustible. )
Production : électricité continue + chaleur
Différentes technologies (différents électrolytes) pour :
différentes puissances
Différents applications
Quelques exemples…. :
Vaillant 4,6 KWe 9 KWth 2011
Système Euro 2
MTU CFC Solution 250 KWe 180 KWth
Système MCFC
Solvay 250 MWe 2012
IV Enjeux
Le prix de l’énergie
Vers une Pénurie d’énergie?
Le renforcement du vecteur Electrique
IV Enjeux
Le prix de l’énergie
La hausse du prix de l’énergie, source
d’inégalités sociales et de tensions :
Oui mais baisse du pouvoir achat!
IV Enjeux
Le prix de l’énergie
Vers une Pénurie d’énergie?
Non mais….cela veut dire
Changement de comportement
La multiplication des technologies de
productions
R&D et investissements lourds
Le renforcement du vecteur Electrique
Une explosion du nombre de sites de
production, délocalisation.
Une explosion d’énergie intermittente :
peuvent-elles devenir majoritaires ?
Une nouvelle gestion et la distribution
de l’énergie : stockage, smart grid.
Le système énergétique de demain est à penser
et à construire avec :
de nouvelles technologies
de nouveaux métiers.
pour