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DM1 Cor

Le document présente une série d'exercices de mathématiques avancées, abordant des concepts tels que les logarithmes, les équations trigonométriques, et l'analyse de fonctions. Chaque exercice est détaillé avec des étapes de résolution, des calculs de dérivées et des études de variations et de convexité. En outre, il inclut des démonstrations d'inégalités et des limites, illustrant des techniques mathématiques variées utilisées dans le cadre d'un devoir de lycée.

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Devoir Maison no 1 : corrigé

MPSI Lycée Camille Jullian

8 septembre 2025

Exercice 1
1. La première chose à faire est de préciser un domaine de résolution : les trois logarithmes
1
sont définis seulement si x + 3 > 0, 2x − 1 > 0 et x + 1 > 0, ce qui sera le cas si x > .
  2
1
On résout donc sur , +∞ , où notre inéquation est équivalente à ln((x + 3)(2x − 1)) 6
2
ln(x + 1) soit en passant à l’exponentielle et en développant 2x2 + 5x − 3 6 x + 1, ou encore
2(x2 + 2x − 2) 6 0. Le trinôme constituant le membre de gauche (après √ division par 2) a
−2 − 12 √
pour discriminant ∆ = 4 + 8 = 12, et admet pour racines x1 = = −1 − 3, et
√ 2
−2 + 12 √ 1
x2 = = −1+ 3. Le trinôme étant négatif entre ses racines, et comme x1 < < x2 ,
2 2
1 √
 
on conclut que S = , 3−1 .
2
1 1
2. L’équation est équivalente à sin2 (2x) = , donc sin(2x) = ± √ . On peut regrouper tous les
2 2
π π π π
cas sous une unique formule : 2x = + k , donc x = + k , avec k ∈ Z. Si on maîtrise
4 2 8 4
π hπ i
cette notation, on peut utiliser une congruence : x ≡ . Remarquons que pour résoudre
8 4
cette équation, connaître la formule de duplication du sinus ne sert strictement à rien (ça
complique même fortement les choses d’essayer de l’utiliser).
3. Inutile de préciser un domaine de résolution ici, il apparaîtra naturellement au cours des
calculs. La première chose à faire absolument est de passer le 2 du membre de droite à gauche
−x2 + 4x − 3
pour obtenir < 0. Il ne reste plus qu’à faire un bête tableau de signes. Le
x2 − 3x + 2
−4 − 2
numérateur a pour discriminant ∆ = 16 − 12 = 4 et pour racines x1 = = 3 et
−2
−4 + 2
x2 = = 1 (racine évidente en fait), le dénominateur a pour racines vraiment évidentes
−2
1 et 2. Comme 1 est racine des deux trinômes, on peut être tenté de simplifier la fraction,
mais attention, 1 ne peut absolument pas être solution de l’inéquation (qui n’est pas définie
en 1 sous sa forme initiale). Allons-y pour le tableau de signes (en notant Q le quotient) :
x −∞ 1 2 3 +∞
−x2 + 4x − 3 − 0 + + 0 −
x2 − 3x + 2 + 0 − 0 + +
Q − − + 0 −

Il ne reste plus qu’à conclure : S =] − ∞, 1[∪]1, 2[∪]3, +∞[.


4. On constate que 1 est racine évidente de l’équation : 1 − 2 + 3 − 2 = 0. On peut donc
factoriser le membre de gauche sous la forme x3 − 2x2 + 3x − 2 = (x − 1)(ax2 + bx + c) =
ax3 + (b − a)x2 + (c − b)x − c. Par identification des coefficients, on a les conditions a = 1,

1
b − a = −2 donc b = −1, c − b = 3 donc c = 2, ce qui est confirmé par la dernière équation.
Reste à trouver les racines du trinôme x2 − x + 2, qui a pour discriminant ∆ = 1 − 8 = −7
et n’admet donc aucune racine réelle. Finalement, S = {1}.
5. Deux réels ont la même valeur absolue si et seulement si ils sont égaux ou opposés. On va donc
résoudre séparément deux équations. Commençons par le cas d’égalité x2 +x+2 = 2x2 −3x+1,
qui donne x2 − 4x√− 1 = 0, équation de discriminant
√ ∆ = 16 + 4 = 20, qui a pour racines
4 − 20 √ 4 + 20 √
réelles x1 = = 2 − 5 et x2 = = 2 + 5. Passons au cas où les deux
2 2
membres sont opposés : x2 + x + 2 = −2x2 + 3x − 1 donne 3x2 − 2x + 3, qui √ a un √discriminant
largement négatif, et donc pas de solution réelle. Finalement, S = {2 − 5, 2 + 5}.

Exercice 2
La fonction f est clairement définie et dérivable (deux fois) sur R. De plus, elle est impaire, ce qui
permet de limiter l’étude à l’intervalle [0, +∞[. Par croissance comparée, lim f (x) = 0 (si on veut
√ x→+∞
vraiment
√ être hyper rigoureux, on pose X = x pour sa ramener à la croissance comparée classique
X
lim = 0). L’axe des abscisses sera donc asymptote horizontale à la courbe de f en +∞ et en
x→+∞ eX
−∞ (par imparité de f ).
2 2 2
Passons aux variations : f ′ (x) = e−x + x × (−2x)e−x √ = (1 − 2x2 )e−x . Cette dérivée est du signe
1 2
de 1 − 2x2 , elle s’annule lorsque x2 = , donc pour x = (on oublie la valeur négative au vu de
2 2
" √ # "√ "
2 2
notre intervalle d’étude. La fonction f est croissante sur 0, puis décroissante sur , +∞ ,
2 2
√ ! √
2 2 −1 1
admettant comme maximum f = e 2 = √ ≃ 0.43. En exploitant l’imparité de la
2 2 2e
fonction, on peut donc dresser le tableau de variations suivant :
√ √
2 2
x −∞ − 2 0 2 +∞
√1
✟✟ 2e ❍
✯ ❍
f 0 0✟ ❥

0
❍ ✯

❍❥
❍ ✟✟
− √12e

2
Bien sûr, comme on est motivés, on tente d’étudier la convexité : f ′′ (x) = −4xe−x − 2x(1 −
2 2 3
2x2 )e−x = x(4x2 − 6)e−x . Cette dérivée seconde s’annule donc en 0, mais aussi quand x2 = , donc
r # r # " r # 2
3 3 3
en x = ± ≃ 1.22. La fonction f sera concave sur −∞, − et sur 0, , et convexe sur
2 2 2
" r # "r "
3 3
− , 0 et sur , +∞ . Il y a trois points d’inflexion sur la courbe. Celui en 0 correspond à
2 2
une tangente d’équation y = x (puisque f ′ (0) = 1). Pour les deux autres, c’est un peu plus pénible
r ! r √
3 3 −3 3
de calculer les tangentes correspondantes. On calcule f = e 2 = √ (valeur assez
2 2 e 2e
r !
3 3 2
peu sympathique), et f ′ = −2e− 2 = − √ . Par imparité de f et parité de f ′ , on en déduit
2 e e
r
3
les valeurs en − . Dans les deux cas, tracer précisément la tangente va se révéler à peu près
2

2
impossible, donc je m’en dispense sur la courbe ci-dessous (les points d’inflexion sont simplement
indiqués en rouge) :

Exercice 3
Pour les curieux, cet exercice était un (petit) extrait du sujet de maths du bac marocain 2023.

Partie I
1. La technique la plus simple pour montrer des inégalités a priori peu évidentes comme celle-ci
est de tout passer du même côté et d’étudier le signe de la différence. Ici, on a deux inégali-
1 4 (2 + t)2 − 4(1 + t)
tés à démontrer, commençons par celle de gauche : − = =
1 + t (2 + t)2 (1 + t)(2 + t)2
4 + 4t + t2 − 4 − 4t t2
= > 0 puisqu’on a supposé t > 0. Ceci prouve bien l’in-
(1 + t)(2 + t)2 (1 + t)(2 + t)2
1 1 1 (1 + t)2 + 1 − 2(1 + t)
égalité de gauche, passons à celle de droite : + − = =
2 2(1 + t)2 1 + t 2(1 + t)2
t2
> 0. Là aussi, la conclusion est celle attendue.
2(1 + t)2
2x
2. Commençons par constater les choses suivantes : la fonction x 7→ a pour dérivée x 7→
2+x
2(2 + x) − 2x 4 1
2
= 2
. La fonction x 7→ ln(1 + x) a bien sûr pour dérivée x 7→ .
(2 + x) (2 + x) 1+x
1 x2 + 2x 1 (x + 1)2 − 1 1 1
Enfin, on peut écrire × = × = (x + 1) − pour obtenir
2 1+x 2 x+1 2 2(x + 1)
1 1
rapidement comme expression de sa dérivée + . Ces trois dérivées sont exactement
2 2(1 + x)2
les expressions apparaissant dans l’encadrement de la question 1. On peut donc partir de ce

3
dernier et intégrer l’encadrement entre 0 et x (les inégalités étant vraies pour toute valeur de
t comprise entre 0Zet x, on a le droit
Z x d’en déduire les mêmes inégalités pour les intégrales) :
x x
4 1 1 1
Z
2
dt 6 dt 6 + dt. Chacune des trois primitives données
0 (2 + t) 0 1+t 0 2 2(1 + t)2
par l’énoncé s’annulant en 0, on trouve bien l’encadrement souhaité.
3. En exploitant ce qui précède, et en divisant partout par x (qui est supposé strictement po-
2 x+2
sitif, donc le sens des inégalités ne va pas changer), on a 6 g(x) 6 . On
2+x 2(1 + x)
continue à manipuler cet encadrement en soustrayant 1 aux trois membres, puis en di-
2 x+2
visant une deuxième fois par x, pour trouver − 1 6 g(x) − 1 6 − 1, soit
2+x 2 + 2x
x x 1 g(x) − 1 1
− 6 g(x) − 1 6 − , puis − 6 6− , encadrement valable
2+x 2 + 2x 2+x x 2 + 2x
1 1 1
pour tout x > 0. Comme lim = lim = − , le théorème des gendarmes permet
x→0 2 + x
+ x→0 2 + 2x
+ 2
g(x) − 1 1
d’affirmer que lim =− .
x→0+ x 2

Partie II
1. On a déjà lim g(x) = 0 par croissance comparée (si on veut être hyper rigoureux et ne pas
x→+∞
ln(2x)
être gêné par le 1+x à l’intérieur du ln, on écrit par exemple l’encadrement 0 6 g(x) 6 ,
x
−x
valable si x > 1, et qui suffit à conclure). Le produit par e qui a également une limite nulle ne
va pas modifier le résultat : lim f (x) = 0. La courbe Cf admet donc en +∞ une asymptote
x→+∞
horizontale confondue avec l’axe des abscisses.
ln(1 + x)
2. (a) Par hypothèse, f (0) = 1. De plus, lim = 1 (c’est un résultat classique de limite
x→0+ x
de taux d’accroissement, mais on peut aussi le redémontrer à partir de l’encadrement de
la fonction g obtenue en cours de question I.3), donc lim f (x) = 1. Ceci prouve bien que
x→0+
f est continue à droite en 0 (la valeur de la fonction coïncide avec la limite).
e−x − 1 g(x) − 1 e−x g(x) − 1 f (x) − 1
(b) Faisons plutôt le calcul à l’envers : g(x) + = = , ce
x x x x
qui était demandé.
(c) Puisque f (0) = 1, le taux d’accroissement de la fonction f en 0 est défini par τ (x) =
f (x) − f (0) f (x) − 1
= . C’est la limite de ce taux d’accroissement à droite de 0 qui nous
x x
donnera la valeur de la dérivée demandée. On va bien sûr exploiter la question précédente :
g(x) − 1 1
lim = − , ça a été démontré dans la première partie de l’exercice. De plus,
x→0 + x 2
ex − 1 e−x − 1
lim = 1 (encore une limite de taux d’accroissement classique), donc lim =1
x→0 x x→0 −x
−x
e −1
(c’est la même limite : si x tend vers 0, −x aussi) et lim = −1. Enfin, lim g(x) =
x→0+ x x→0+
1 comme signalé en question II.1. Il ne reste plus qu’à recoller les morceaux : lim τ (x) =
x→0+
1 3 3
−1 × 1 − = − , ce qui prouve que f est dérivable à droite en 0, et que fd′ (0) = − .
2 2 2
3. Toutes les fonctions de l’exercice sont dérivables de façon évidente sur ]0, +∞[. Commençons
x
− ln(1 + x) x − (1 + x) ln(1 + x)
par calculer g ′ (x) = 1+x 2
= . On peut maintenant dériver le
x x2 (1 + x)  
′ ′ −x −x x − (1 + x) ln(1 + x) ln(1 + x) −x
produit définissant la fonction f : f (x) = g (x)e −g(x)e = − e =
x2 x
(x − (1 + x) ln(1 + x) − x(1 + x) ln(1 + x))e−x x − (1 + 2x + x2 ) ln(1 + x)
= , ce qui corres-
x2 (1 + x) x2 (1 + x)

4
pond bien à la formule de l’énoncé.
2x x2 + 2x
4. Repartons de l’encadrement obtenu à la partie I : 6 ln(1+x) 6 . En multipliant
1+x 2 + 2x
2
tout par −(1 + x) qui est toujours négatif (on change donc le sens des inégalités), on a donc
1 2x(1 + x)2
− (1 + x)(x2 + 2x) 6 −(1 + x)2 ln(1 + x) 6 − . On ajoute x à tous les membres de
2 2+x
x3 + 3x2 + 2x
l’encadrement et on développe tout brutalement : x− 6 x−(1+x)2 ln(1+x) 6
2
2x3 + 4x2 + 2x −x3 − 3x2 −2x3 − 3x2
x− , soit 6 x − (1 + x)2 ln(1 + x) 6 . Il est temps de
2+x 2 2+x
tout diviser par x2 (1 + x) (qui est positif avec les hypothèses faites sur x pour obtenir le
x+3 x − (1 + x)2 ln(1 + x) 2x + 3
magnifique encadrement suivant : − 6 2
6 − .
2 + 2x) x (1 + x) (1 + x)(2 + x)
Sous l’hypothèse x > 0, le majorant obtenu est clairement négatif, ce qui prouve que notre
quotient est strictement inférieur à 0. Reste à prouver que le membre de gauche est plus
3 x+3 3
grand que − , ce qu’on va de nouveau faire en calculant la différence : − + =
2 2 + 2x 2
−x − 3 + 3 + 3x 2x
= > 0, donc ça marche ! Ouf, une fois qu’on a achevé ce superbe
2 + 2x 2 + 2x
calcul, on conclut évidemment facilement sur le signe de f ′ (x) : comme le facteur e−x est
toujours positif, notre dérivée est strictement négative, et f est donc strictement décroissante
sur ]0, +∞[.
5. Il n’y a en fait pas grand chose de passionnant à mettre dans le tableau, ni sur le tracé de
courbe d’ailleurs :
x 0 +∞

f 1

❍❥

0

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