Applications
Applications
18 septembre 2025
Blaise Pascal.
Le calcul que vous trouvez si mauvais est pourtant celui de toutes les passions.
Des années entières de poursuite, pour la jouissance d’un moment.
Denis Diderot
Nous allons continuer à explorer un domaine assez théorique dans la première partie de ce cha-
pitre, consacré à la notion fondamentale d’application (qui correspond à peu de choses près à ce
que vous appelez plus simplement une fonction). Le but de cette étude est notamment d’introduire
la notion de bijection qui sera ensuite essentielle quand nous passerons à l’étude plus concrète des
fonctions usuelles. Du concret, il y en aura toutefois déjà dans ce deuxième chapitre puisque nous y
étudierons également les techniques de calcul classiques à maîtriser dans R, notamment tout ce qui
concerne les résolutions d’équations et manipulations d’inégalités.
Objectifs du chapitre :
• maîtriser les notions d’application injective et surjective, y compris pour des applications
autres que celles de R dans R.
• maîtrise des règles de calcul sur les inégalités, sur les valeurs absolues, et connaissance des
identités remarquables.
1 Applications.
Vous avez l’habitude depuis quelques années déjà de manipuler en mathématiques ce que vous
appelez des fonctions, sortes de boîtes noires permettant de calculer à l’aide d’une formule une
valeur réelle dépendant d’une valeur initiale variable souvent notée x. Une application, c’est à peu
près exactement la même notion (certains auteurs distinguent les deux notions de façon subtile, mais
ce ne sera pas notre cas cette année), mais étendue de façon à pouvoir s’appliquer à des ensembles
beaucoup plus variés que R. Nous allons donner de ces applications une définition assez abstraite,
mais en pratique, nous continuerons à manipuler les fonctions réelles comme vous en avez l’habitude.
Il faudra par contre prêter une attention particulière à la rédaction lorsqu’on utilise les fonctions ou
les applications, et en particulier à ne pas commettre l’erreur beaucoup trop fréquente consistant à
mélanger l’application f , et l’image f (x) d’un élément par cette application.
1
1.1 Vocabulaire.
Comme on vient de le dire, le principe d’une application est le même que celui d’une fonction :
faire correspondre à chaque élément x d’un ensemble E, un élément y d’un ensemble F , qu’on
appellera image de x et qu’on notera f (x).
Définition 1. Soient E et F deux ensembles. Un graphe fonctionnel du couple (E, F ) est un
sous-ensemble G ⊂ E × F tel que ∀x ∈ E, ∀(y, y ′ ) ∈ F 2 , ((x, y) ∈ G et (x, y ′ ) ∈ G) ⇒ y ′ = y.
Cette définition peut paraître atrocement compliquée, mais elle correspond en fait bel et bien au
graphe d’une fonction tel que vous avez l’habitude de le tracer pour des fonctions réelles. Il faut
simplement considérer que les couples (x, y) appartenant au graphe G correspondent à un couple
antécédent/image pour une fonction. La condition technique qui est ajoutée assure simplement qu’un
élément de E ne peut être relié qu’à une seule image, ce qui correspond bien à la définition habituelle
d’une fonction.
Définition 2. Si G est un graphe fonctionnel du couple (E, F ), il définit une application f :
Df → F
. L’ensemble Df = {x ∈ E | ∃y ∈ F, (x, y) ∈ G} est appelé ensemble de
x 7→ f (x)
définition (ou domaine de définition) de l’application f . L’élément noté f (x) est l’unique élément
de F tel que (x, y) ∈ G, on l’appelle image de x par l’application f . Si y ∈ F , tous les éléments
x ∈ E vérifiant y = f (x) sont appelés antécédents de y par l’application f .
+
R → R
Exemples : Toutes les fonctions usuelles sont des applications. Ainsi, √ est une
x 7→ x
application dont le domaine de définition est R+ (si on conserve la même formule mais qu’on modifie
l’ensemble de définition, l’application n’est plus la même). Il existe aussi énormément d’applications
définies sur toutes sortes d’ensembles
mathématiques, ou même d’ensembles qui n’ont pas grand
E → [[1, 16]]
intérêt mathématique, comme qui est une application définie sur
x 7→ groupe de colles de x
l’ensemble E des élèves de la classe (la notation utilisée pour l’ensemble d’arrivée désigne les entiers
compris entre 1 et 16, on pourrait mettre à la place un ensemble d’arrivée égal à N, ça ne poserait
pas de problème, l’ensemble d’arrivée n’a aucune raison d’être restreint à l’ensemble des valeurs
effectivement prises par l’application).
Définition 3. Si E et F sont deux ensembles, la notation F E désigne l’ensemble de toutes les
applications de E dans F .
Remarque 1. Attention c’est bien l’ensemble de départ qui est en exposant, et l’ensemble d’arrivée
à la base, dans cette notation. On peut par exemple noter (même si c’est assez peu employé) RN
l’ensemble des suites réelles définies pour tout entier naturel.
Remarque 2. Il est essentiel de définir correctement vos applications (ou fonctions) sur vos copies.
On ne parle pas par exemple de« la fonction ln(x) », mais de la fonction ln, ou si on veut vraiment
R+∗ → R
être plus précis, de la fonction . De même, on n’écrit pas sur une copie : « Soit
x 7→ ln(x)
f la fonction f (x) = x2 − x + 2 » mais : « Soit f la fonction définie sur R par f (x) = x2 − x + 2 »
ou encore : « Soit la fonction x 7→ x2 − x + 2 » (quand le domaine de définition n’est pas explicite,
il est sous-entendu qu’on le prend le plus grand possible). On fait ensuite bien attention à ne pas
confondre une fonction avec un élément de l’ensemble d’arrivée, par exemple on dit bien : « f est
croissante sur l’intervalle [0, 1] » mais jamais : « f (x) est croissant sur [0, 1] » (la quantité f (x) étant
un réel, ça n’aurait aucun sens).
Définition 4. Si E est un ensemble quelconque, l’application identité sur l’ensemble E est l’ap-
E → E
plication . On la note idE , ou simplement id s’il n’y a pas d’ambiguïté possible sur
x 7→ x
l’ensemble E.
2
Définition 5. Soient f : E → F et g : F → G deux applications, la composée de g par f est
E → G
l’application g ◦ f : .
x 7→ g(f (x))
Remarque 3. Les applications identité jouent ce qu’on appelle un rôle d’élément neutre pour
l’opération de composition : si f : E → F , alors f ◦ idE = f et idF ◦f = f (autrement dit, quand on
compose par l’identité, il « ne se passe rien », le même rôle est joué par le nombre 0 pour l’opération
d’addition, et par le nombre 1 pour celle de multiplication).
On notera donc ces composées successives sans utiliser de parenthèses (la propriété est complète-
ment évidente). Notez bien que, par contre, la composition est une opération qui n’est pas du tout
commutative : même quand les deux composées existent, on n’a pas en général g ◦ f = f ◦ g.
Définition
′ 6. Soit f : E → F une application et E ′ un sous-ensemble de E. L’application g :
E → F
est appelée restriction de f au sous-ensemble E ′ et notée f|E ′ .
x 7→ f (x)
H → F
Réciproquement, si E ⊂ G, tout application h : telle que h(x) = f (x) pour tout
x 7→ h(x)
élément x ∈ E est un prolongement de f à E (il existe énormément de prolongements possibles,
mais la restriction est par construction unique).
Exemple : La fonction x → x ln x, définie sur R+∗ , peut se prolonger en une unique fonction f˜
définie et continue sur R+ en posant f˜(0) = 0 (et bien sûr f˜(x) = x ln(x) si x > 0). Ce prolongement
est appelé prolongement par continuité de f à R+ (c’est le fait d’imposer la conservation de la
propriété de continuité qui rend ce prolongement unique et donc remarquable).
Remarque 4. Autrement dit, f est injective si tout élément de F a au plus un antécédent par f ,
surjective si tout élément de F a au moins un antécédent par f , et bijective si tout élément de F a
exactement un antécédent par f .
Exemples : L’application x 7→ x2 , qui va de R dans R+ , est surjective (tout réel positif admet une
racine carrée) mais pas injective car par exemple 2 et −2 ont la même image par f . L’application
racine carrée est par contre bijective de R+ dans lui-même.
3
X X
X X X X
X X
X X
X X X X
X X
X X
X X X X
X X
L’application qui à tout élève de la classe associe son numéro de groupe de colles n’est pas injective
(deux élèves différents appartenant au même trinôme auront la même image), elle est surjective si on
limite l’ensemble d’arrivée à celui des numéros de groupes de colles, mais pas si l’ensemble d’arrivée
est N tout entier. De façon générale, on peut toujours rendre une application surjective en modifiant
son ensemble d’arrivée. Pour la rendre injective, c’est beaucoup plus délicat car c’est dans ce cas
l’ensemble de départ qu’il faut restreindre.
On notera que, si E et F sont deux ensembles finis, et f une application de E vers F , f ne peut
être injective que si F contient au moins autant d’éléments que E (mais ce n’est bien sûr pas
une condition suffisante !), et ne peut être surjective que si E contient au moins autant d’éléments
que F . En particulier, s’il existe une bijection entre deux ensembles finis, alors ces ensembles ont
nécessairement le même nombre d’éléments.
Pour ceux qui préfèrent des exemples avec des fonctions, un graphe de fonction de R dans R injective
mais pas surjective à gauche (on voit que les valeurs supérieures à 1 par exemple n’ont pas d’anté-
cédent), et un de fonction surjective mais pas injective à droite (par exemple 0 a trois antécédents
par cette fonction) :
5
1
3
0
1
−2 −1 0 1 2
0
−3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
−1
−1
−2
−3
[−1, 1] →
[−1, 1]
Exemple : On souhaite prouver que la fonction f : 2x est bijective. Pour
x 7→ 2
x +1
cela, on peut bien sûr faire une étude de la fonction f pour connaitre ses variations, mais on va
privilégier ici une approche faisant intervenir les définitions que nous venons de voir, en prouvant
simultanément injectivité et surjectivité. Mais d’abord il faut justifier la définition de l’application
qui nous est donnée, en vérifiant que l’ensemble d’arrivée est correct :
2x
• On veut donc démontrer que, ∀x ∈ [−1, 1], 2 ∈ [−1, 1]. C’est en fait pour tout réel x :
x +1
on peut tout multiplier par le nombre positif x2 + 1 pour obtenir l’encadrement équivalent
−x2 −1 6 2x 6 x2 +1. L’inégalité de droite est équivalente à x2 −2x+1 > 0, soit (x−1)2 > 0,
ce qui est toujours vrai. Et celle de gauche peut s’écrire sous la forme x2 + 2x + 1 > 0, donc
(x + 1)2 > 0, ce qui est tout aussi vrai.
4
2x
• Prenons désormais y ∈ [−1, 1], et cherchons un x tel que y = f (x) = (on cherche tout
x2
+1
simplement les antécédants éventuels d’un élément de l’ensemble d’arrivée). On doit donc
avoir x2 y − 2x + y = 0. Si y = 0, l’équation admet manifestement comme unique solution
x = 0, donc 0 admet un et un seul antécédent par f dans [−1, 1]. Si y 6= 0, on est en présence
d’une équation du second degré, de discriminant ∆ = 4 − 4y 2 = 4(1 − y 2 ) > 0p (rappelons
2 + 2 1 − y2
que y ∈ [−1, 1]). Cette équation admet donc deux solutions réelles x1 = =
p p 2y
1 + 1 − y2 1 − 1 − y2
, et x2 = . Reste à prouver qu’une de ces deux racines appartient
y y
bien à l’intervalle [−1, 1]. Pour cela, supposons 0 < p y 6 1 et montrons que 0 6 x2 6 1 (si
−1 6 y < 0, seulple signe de x2 change). Onpa déjà 1 − y 2 ∈ [0, 1], donc x2 > 0. De plus,
x2 6 1 ⇔ 1 − 1 − y 2 6 y ⇔ 1 − y 6 1 − y 2 . On peut tout élever au carré car nos
deux membres sont positifs, l’inégalité est donc équivalente à 1 − 2y + y 2 6 1 − y 2 , ou encore
2y 2 − 2y 6 0, ce qui est bien le cas si y ∈]0, 1]. On a donc péniblement prouvé la surjectivité
de f (tout le monde admet un antécédent). Il reste encore à prouver que cet antécédent est
unique en démontrant que l’autre racine x1 n’appartient pas à [−1, 1] (sauf dans le cas très
particulier où y = ±1, cas où les deux racines sont égales), ce qui se fait de façon très similaire,
je vous épargne ce dernier calcul.
Démonstration. Toutes ces démonstrations sont formelles mais assez faciles, les refaire (sans consulter
le cours) est une bonne façon de vérifier que vous comprenez bien les notions manipulées.
• Supposons g et f injectives. Soient (x, x′ ) ∈ E 2 tels que g(f (x)) = g(f (x′ )). Par injectivité
de g, on a alors nécessairement f (x) = f (x′ ), puis par injectivité de f , x = x′ , ce qui prouve
l’injectivité de g ◦ f .
• Le plus simple ici est de procéder par contraposée : si on suppose que f n’est pas injective, on
peut trouver deux éléments distincts x et x′ dans l’ensemble E tels que f (x) = f (x′ ). Mais on
aura alors également g ◦ f (x) = g ◦ f (x′ ), ce qui prouve que g ◦ f n’est pas non plus injective.
• Supposons désormais g et f surjectives. Soit z ∈ G. Par surjectivité de g, ∃y ∈ F , z = g(y),
puis par surjectivité de f , ∃x ∈ E, y = f (x). Mais alors z = g ◦ f (x), donc z a un antécédent
par g ◦ f , ce qui prouve la surjectivité de cette application.
• Supposons cette fois g ◦ f surjective. Tout élément z ∈ G admet donc un antécédent x ∈ E
par l’application g ◦ f . En notant alors y = f (x), on aura g(y) = g ◦ f (x) = z, ce qui prouve
que z admet également un antécédent par g, et donc que g est surjective.
• C’est évident en utilisant la propriété similaire pour l’injectivité et la surjectivité.
Remarque 5. La dernière de ces propriétés n’admet aucune réciproque (autre que « f est injective et
g est surjective », en particulier aucune des deux applications n’est nécessairement bijective), comme
le prouve l’exercice suivant :
N → N
• on définit une première application f : .
n 7→ 2n
5
(
N → N
• et une deuxième application g : n .
n 7→ Ent
2
Le but de l’exercice est d’étudier l’injectivité et la surjectivité des quatre applications f , g, f ◦ g et
g ◦ f.
• l’application f est certainement injective (si 2n = 2n′ , alors n = n′ ) mais pas surjective (par
exemple 3 n’a pas d’antécédent entier par cette application).
• au contraire, l’application g n’est pas injective (on a par exemple g(3) = g(2) = 1), mais elle
est bien surjective : quel que soit l’entier naturel p, l’entier 2p est un antécédent de p par g
de façon évidente.
• il est assez facile de comprendre que f ◦ g ne peut être ni injective (3 ne peut pas avoir
d’antécédent entier par f ◦ g puisque g(n) est toujours un entier, dont le double ne peut donc
pas être égal à 3), ni surjective (comme pour g, on a f ◦ g(2) = f ◦ g(3)). C’est en fait une
conséquence des propriétés énoncées ci-dessus.
• au contraire, g ◦ f est bijective, puisqu’on a tout bêtement g ◦ f = idN .
Remarque 6. Cette réciproque, bien que notée f −1 , n’a rien à voir avec la fonction inverse de f , que
1
pour cette raison nous noterons toujours . Notons au passage que f −1 est effectivement bijective,
f
de réciproque f (c’est évident une fois le théorème démontré).
Démonstration. La bijectivité a déjà été signalée plus haut. De plus, ∀x ∈ E, f −1 ◦ g−1 ◦ g ◦ f (x) =
f −1 ((g−1 ◦ g)(f (x))) = f −1 (f (x)) = x et de même ∀x ∈ G, g ◦ f ◦ f −1 ◦ g−1 (x) = x.
6
Remarque 7. La deuxième notation n’a pas été choisie de façon contradictoire avec la définition
d’application réciproque (encore heureux). Si f est bijective, l’image réciproque d’une partie B de
F est confondue avec son image directe par f −1 . Par contre, la notion (et la notation !) d’image
réciproque existe aussi pour des applications qui ne sont pas du tout bijectives.
Exemple : Considérons l’application f : x 7→ x2 de R dans R, alors f ([2, 5]) = [4, 25] ; f ([−1, 3]) =
[0, 9] ; f −1 ([4, 9]) = [−3, −2] ∪ [2, 3].
2 Relations binaires.
2.1 Généralités.
Définition 10. Une relation binaire R sur un ensemble E est un sous-ensemble de E × E.
Cette définition ressemble étrangement à celle d’une application, mais ici, il ne s’agit pas ici d’associer
un élément d’un ensemble F à tout élément d’un ensemble E, mais de relier entre eux différents
éléments d’un même ensemble. La notation ne sera pas la même : on notera xRy si deux éléments
x et y de l’ensemble E sont en relation, c’est-à-dire si (x, y) ∈ R. Attention toutefois, l’ordre des
variables est important, x peut être en relation avec y sans que y soit en relation avec x.
Exemples : Vous connaissez en fait déjà énormément de relations, la plupart étant matérialisées
par des symboles plus « concrets » que le R utilisé dans la définition. Ainsi, l’égalité (matérialisée
par le symbole =), l’inégalité (matérialisée par < ou 6) sont des relations sur l’ensemble R. Plus
intéressant, le parallélisme (matérialisé par le symbole k) est une relation sur l’ensemble de toutes
les droites du plan (ou de l’espace).
Par exemple, la relation de parallélisme sur les droites du plan est réflexive (une droite est parallèle
à elle-même), symétrique et transitive, mais pas antisymétrique ni totale (certaines de ces propriétés
sont de toute façon manifestement incompatibles entre elles).
Exemple : La relation d’équivalence la plus simple possible sur un ensemble quelconque E est la
relation d’égalité. Plus généralement, toute relation faisant intervenir une égalité sera une relation
d’équivalence (par exemple, la relation R définie sur l’ensemble des français par « deux individus
sont en relation s’ils ont la même taille » est une relation d’équivalence). Le but d’une relation est
en fait de séparer les éléments d’un ensemble en catégories d’éléments « similaires » (ceux qui sont
en relation). Quelques exemples moins triviaux :
• la relation de congruence modulo 2π sur R (qui consiste à identifier les réels correspondant
au même point sur le cercle trigonométrique).
• la relation de parallélisme sur l’ensemble de toutes les droites du plan déjà citée.
7
Proposition 5. Si R est une relation d’équivalence sur E, l’ensemble de ses classes d’équi-
valence forme une partition de l’ensemble E.
Démonstration. En effet, supposons que deux classes Cx et Cy ne soient pas disjointes, il existe donc
un z tel que xRz et zRy, ce qui implique par transitivité que xRy. Les classes d’équivalence de x
et de y sont alors les mêmes. Par ailleurs, tout élement de E appartient certainement à une classe
d’équivalence : la sienne !
Exemples : Pour la relation de parallélisme sur l’ensemble des droites du plan, la classe d’équivalence
d’une droite donnée est constituée de toutes les droites du plan qui lui sont parallèles. On l’appelle
direction de la droite.
Pour la relation d’égalité (sur n’importe quel ensemble E), les classes d’équivalence sont toutes
réduites à un seul élément, ce qui prouve l’inintérêt total de cette relation. À l’inverse, si on définit
une relation pour laquelle deux éléments de l’ensemble sont toujours en relation, il s’agira d’une
relation d’équivalence tout aussi idiote, pour laquelle on aura une seule classe d’équivalence égale à
l’ensemble tout entier.
La relation définie sur C par xRy si |x| = |y| est une relation d’équivalence, et ses classes d’équivalence
sont, dans le plan complexe, tous les cercles concentriques centrés en l’origine du repère.
Définition 14. Une relation d’ordre R sur un ensemble E est une relation binaire sur E qui est
réflexive, antisymétrique et transitive.
On interprètera dans ce cas la relation xRy comme « x est plus petit que y » (ou plus grand, les
propriétés seraient les mêmes).
Exemples : L’exemple le plus évident de relation d’ordre est la relation 6 dans R. Notons que la
relation < n’est pas une relation d’ordre car elle n’est pas réflexive. De plus, la relation 6 est une
relation d’ordre totale, ce qui a une conséquence très forte : on peut représenter l’ensemble des réels
de façon « ordonnée » comme points d’une droite, un réel situé à gauche d’un autre étant plus petit
que ce dernier. On pourra avoir le même type de représentation pour n’importe quel ensemble muni
d’une relation d’ordre, à condition que celle-ci soit totale.
Un exemple beaucoup plus complexe est la relation de divisibilité sur l’ensemble N des entiers na-
turels. On dit qu’un entier p divise un autre entier q, et on note p | q, si ∃k ∈ N, q = kp. Il n’est
pas très difficile de vérifier que cette relation est bien une relation d’ordre : tout entier se divise
lui-même, et un entier qui en divise un autre est nécessairement plus petit que ce dernier (sauf dans
le cas particulier où ce dernier est égal à 0, mais 0 ne divisant personne, il ne pose pas de problème
pour l’antisymétrie), donc p | q et q | p implique que p 6 q et q 6 p, donc q = p. Enfin si p | q et
q | r alors q = kp et r = k′ q, avec (k, k′ ) ∈ N2 , donc r = kk′ p, ce qui prouve que p divise r. Par
contre, cette relation d’ordre n’est pas totale, puisque par exemple 2 et 3 ne sont pas comparables.
Si on essaye de placer tous les entiers sur un schéma illustrant cette relation d’ordre, on va obtenir
quelque chose d’affreusement plus compliqué que la droite bien ordonnée des nombres réels (chaque
flèche représente une paire d’entiers reliés par la relation de divisibilité) :
8
4 8 16
2 6 12
3 9 18
5 10
1 7 15 0
14
11
13
17
Exemple : Si on reprend la relation de divisibilité sur N, le sous-ensemble A = {6, 12, 24, 36} est
minoré par 3 ou par 2 (ou même par 1 ou par 6, ce dernier étant le minimum de l’ensemble). Ce
même ensemble est majoré par 96, mais n’admet pas de maximum (s’il y avait un maximum ce serait
nécessairement 36, qui n’est pas divisible par 24). Remarquons que, pour cette relation, l’ensemble
N tout entier admet à la fois un minimum (égal à 1) et un maximum (égal à 0).
Remarque 8. Quand un sous-ensemble est minoré (ou majoré), il admet presque toujours plusieurs
majorants. Par contre, s’il y a un minimum (ou un maximum), il est unique. En effet, si on suppose
que deux éléments m et m′ sont simulatément des minima de A, on aura à la fois mRm′ (puisque m
minore A et m′ ∈ A) et symétriquement m′ Rm. L’antisymétrie d’une relation d’ordre impose alors
que m = m′ .
Remarque 9. Le fait que 6 est bien une relation d’ordre est « évident » si on accepte que notre
vision intuitive de l’ensemble R est mathématiquement correcte. En réalité, construire rigoureusement
9
l’ensemble des réels est une tâche loin d’être aisée, que nous n’entreprendrons d’ailleurs pas cette
année.
Définition 17. Un sous-ensemble A ⊂ R admet une borne supérieure s’il est majoré et si l’en-
semble de ses majorants admet un minimum. Ce minimum est alors appelé borne supérieure de A
et noté sup(A).
La borne inférieure de l’ensemble A est définie symétriquement comme le maximum de l’ensemble
de ses minorants, s’il existe.
Exemple : L’intervalle [2, 4[ admet pour borne inférieure 2 (qui est également le minimum de cet
intervalle) et pour borne supérieure 4 (mais il n’admet pas de maximum). L’intervalle [2, +∞[ n’est
pas majoré, et n’a donc pas non plus de maximum ni de borne supérieure.
Remarque 10. Si l’ensemble A admet un minimum (respectivement un maximum), alors il admet
une borne inférieure (resp. supérieure) égale à ce minimum (resp. maximum).
Démonstration. Supposons pour commencer que M = sup(A), alors M majore A par définition
de la borne supérieure. On procède ensuite par contraposée : si la deuxième proposition de notre
caractérisation n’est pas vérifiée, on peut trouver un ε > 0 pour lequel x 6 M − ε pour tout élément
x appartenant à A. Autrement dit, M − ε serait un majorant de A, et M ne serait donc pas le plus
petit majorant de A, ce qui prouve que M 6= sup(A).
La réciproque est très similaire : si on suppose nos deux propriétés vérifiées et qu’on suppose de plus
que M n’est pas borne supérieure de A, il existe donc un majorant M ′ de A strictement inférieur à
M . En notant ε = M − M ′ , on ne peut alors trouver aucun élément x dans A vérifiant M − ε < x,
puisque cela signifierait que M ′ < x, alors que M ′ est un majorant de A.
Théorème 2. Tout sous-ensemble non vide et majoré de R admet une borne supérieure.
Tout sous-ensemble non vide et minoré de R admet une borne inférieure.
Cette propriété est en fait une caractéristique absolument fondamentale de l’ensemble R, qui le
distingue par exemple de Q. Encore un théorème que nous ne pourrons pas démontrer faute de
construction claire de l’ensemble R.
10
Proposition 6. Règles de calcul sur les inégalités dans R.
• On peut ajouter ou soustraire une même constante à tous les membres d’une inéga-
lité ou d’un encadrement.
Exemple : si 1 6 x 6 3, on aura −2 6 x − 3 6 0.
• On peut multiplier ou diviser une inégalité par une constante, en changeant le sens
des inégalités si cette constante est négative.
Exemple : si 1 6 x 6 3, alors −6 6 −2x 6 −2.
• On peut additionner membre à membre des inégalités ou des encadrements.
Exemple : si 1 6 x 6 3 et 2 6 y 6 5, alors 3 6 x + y 6 8.
• On ne peut pas soustraire deux inégalités membre à membre.
Exemple : en reprenant l’exemple précédent, si on souhaite encadrer x − y, on
commence par encadrer −y sous la forme −5 6 −y 6 −2, puis on additionne les
encadrements de x et de −y pour obtenir −4 6 x − y 6 1.
• On peut multiplier membre à membre deux inégalités seulement si leurs membres
sont tous positifs. Dans le cas contraire, il convient de prendre soin de réfléchir aux
bornes obtenues.
Exemple : ainsi, toujours avec les mêmes encadrements pour x et y, on obtient
2 6 xy 6 15.
• On peut inverser une inégalité à condition que tous ses membres soient de même
signe (positifs ou négatifs, peu importe), en changeant le sens des inégalités.
Exemple : cela découle de la décroissance de la fonction inverse sur les intervalles
1 1
] − ∞; 0[ et ]0; +∞[. Ici, on aura 6 6 1.
3 x
• Pour diviser deux inégalités, tout comme pour la soustraction, on commence par
encadrer un inverse avant de tenter une multiplication.
2 y
Exemple : ainsi, on aura ici 6 6 5.
3 x
• On peut appliquer à une inégalité toute fonction croissante sans en changer le sens,
et toute fonction décroissante en en changeant le sens. Par exemple, quand cela a
un sens, on peut mettre des racines carrées sur tous les membres d’une inégalité
sans problème.
Exemple : résolution d’inéquation à l’aide d’un tableau de signes. On souhaite résoudre l’inéquation
x2 + x − 2
> 2. pour cela, on ne multiplie surtout pas les deux membres par x + 2, car son signe
x+2
dépend de x. À la place, on fait tout passer à gauche et on met au même dénominateur, pour obtenir
x2 − x − 6
l’inéquation > 0. Le numérateur a pour discriminant ∆ = 1 + 24 = 25 et admet donc
x+2
1+5 1−5
pour racines x1 = = 3 et x2 = = −2. On peut alors dresser le tableau de signes suivant :
2 2
x −2 3
x2 −x−6 + 0 − 0 +
x+2 − 0 + +
x2 − x − 6
− − 0 +
x+2
11
Il ne reste plus qu’a conclure : S = [3, +∞[.
Exemple 2 : On souhaite résoudre dans R l’inéquation ex + 2e−x 6 3. La bonne méthode ici est
2
de procéder au changement de variable X = ex pour transformer l’inégalité en X + 6 3, soit
X
X 2 −3X +2 6 0 (on peut tout multiplier par X sans se soucier du fait qu’il y ait une inégalité puisque
par construction X > 0). Le trinôme du membre de gauche a pour discriminant ∆ = 9 − 8 = 1 et
3−1 3+1
admet pour racines X1 = = 1 et X2 = = 2. Le trinôme est donc négatif lorsque
2 2
X ∈ [1, 2], c’est-àdire lorsque x ∈ [0, ln(2)]. Il ne reste plus qu’à conclure : S = [0, ln(2)].
Remarque 11. La troisième identité remarquable est utilisée dans tous les calculs faisant intervenir
des quantités conjuguées. La quantité conjuguée d’une somme A + B est simplement la différence
A − B. Le fait de multiplier numérateur et dénominateur d’une fraction par une quantité conjuguée
permet
√ par exemple
√ de faire√ disparaitre
√ les racines
√ carrées se trouvant au dénominateur. Ainsi,
2− 2 (2 − 2)(3 + 2 2) 6+4 2−3 2−4 √
√ = √ √ = = 2 + 2.
3−2 2 (3 − 2)(3 + 2) 9−8
Définition 18. Un polynôme à coefficients réels est une expression de la forme a0 + a1 x + . . . an xn ,
n étant un entier naturel appelé degré du polynôme et a0 , a1 , . . .an des nombres réels appelés
coefficients du polynôme.
12
√
−b ± ∆
l’équation les deux réels . Si ∆ = 0, le second membre est nul, et l’unique possibilité est
2a
b ∆
donc x = − . Enfin, si ∆ < 0, le nombre négatif a pour racines carrées complexes les deux
2a
√ 4a2
±i −∆
nombres , ce qui donne bien ici aussi les formules souhaitées.
2a
x x1 x2
ax2 + bx + c signe de a 0 signe opposé à celui de a 0 signe de a
Remarque 12. Lorsqu’on effectue le tableau de signe d’un polynôme, quel que soit son degré, le signe
se trouvant à droite de la dernière racine est toujours celui de a (coefficient du terme de plus haut
degré).
Exemple : On utilise ce principe pour résoudre notamment des équations du troisième degré quand
on arrive à en trouver une racine dite « évidente » (il existe des méthodes générales pour résoudre
les équations du troisième et du quatrième degré, mais elles ne sont pas au programme et nécessitent
de toute façon des connaissances sur les nombres complexes).
Prenons l’équation x3 − x2 − x − 2 = 0 (on veut la résoudre uniquement dans R), qui a pour racine
évidente 2 (puisque 23 − 22 − 2 − 2 = 0). On peut donc effectuer une factorisation sous la forme
x3 − x2 − x − 2 = (x − 2)(ax2 + bx + c). Pour déterminer les coefficients a, b et c et pouvoir finir la
résolution, nous utiliserons le principe suivant :
13
X3 − X2 − X − 2 X −2
− (X 3 − 2X 2 ) X2
+X +1
X2 − X − 2
− (X 2 − 2X)
X − 2
− (X − 2)
0
Conclusion : x3 − x2 − x − 2 = (x − 2)(x2 + x + 1). La fin de la résolution se fait comme ci-dessus.
−5 +5
−3 2 7
Autre méthode de résolution par le calcul pur : les deux nombres ayant pour valeur absolue 5 sont 5
et −5, donc on a x − 2 = 5 ou x − 2 = −5, ce qui donne évidemment les deux mêmes solutions que
ce-dessus.
Exemple : Pour résoudre l’inéquation |x − 1| > 3, les deux mêmes méthodes sont disponibles. En
revenant à la notion de distance, on veut que la distance de x à 1 soit au moins égale à 3, ce qui
donne deux zones de solutions possibles, l’une à gauche de −2, l’autre à droite de 4. Autrement dit,
S =] − ∞, −2] ∪ [4, +∞[.
Par le calcul, il faut faire attention à bien écrire les deux inégalités possibles : x−1 > 3 ou x−1 6 −3,
ce qui donne là-aussi les mêmes solutions.
Proposition 12. Deux nombres réels ont la même valeur absolue si et seulement si ils
sont égaux ou opposés.
Exemple : Pour résoudre une équation du type |x2 − 4x + 5| = |x − 1|, il suffit de considérer les deux
équations x2 −4x+5 = x−1 et x2 −4x+5 = 1−x et de les résoudre séparément. La première équation
5+1
x2 − 5x + 6 a pour discriminant ∆ = 25 − 24 = 1, et admet donc deux racines x1 = = 3, et
2
5−1
x2 = = 2. La deuxième équation x2 − 3x + 4 a pour discriminant ∆ = 9 − 16 = −7 et n’admet
2
donc pas de solutions. Finalement, l’équation initiale a donc pour solutions 2 et 3.
14
Proposition 13. Quelques autres propriétés des valeurs absolues qui peuvent être utiles
pour les calculs :
• ∀x ∈ R, | − x| = |x|
• ∀(x, y) ∈ R2 , |xy| = |x| × |y|
• ∀x ∈ R, ∀y ∈ R∗ , xy = |x||y|
• Inégalité triangulaire ∀(x, y) ∈ R2 , |x + y| 6 |x| + |y|
Exemple : Certaines équations faisant intervenir « trop » de valeurs absolues et ne pouvant être
résolues par les méthodes déjà décrites nécessiteront l’emploi d’une technique proche du tableau
de signes, qui consiste, comme pour un vrai tableau de signes, à distinguer plusieurs cas suivant
les valeurs de x, et à essayer d’exprimer l’équation sans valeur absolue dans chacun de ces cas.
Considérons par exemple l’équation |x + 2| + |2x − 1| + |x − 3| = 8. Nous pouvons faire le tableau
suivant :
1
x −∞ −2 2 3 +∞
|x + 2| −x − 2 0 x + 2 x + 2 x+2
|2x − 1| 1 − 2x 1 − 2x 0 2x − 1 2x − 1
|x − 3| 3−x 3−x 3−x 0 x−3
|x + 2| + |2x − 1| + |x − 3| 2 − 4x 6 − 2x 2x + 4 4x − 2
Il reste ensuite à résoudre l’équation sur chaque intervalle (donc à résoudre quatre équations), et
surtout à vérifier si chacune des solutions obtenues appartient au bon intervalle. Ici,
3
• sur ] − ∞, −2], 2 − 4x = 8 donne x = − , solution non valable car strictement supérieure à
2
−2.
1
• sur −2, , 6 − 2x = 8 donne x = −1, solution valable.
2
1
• sur , 3 , 2x + 4 = 8 donne x = 2, solution valable.
2
5
• sur [3, +∞[, 4x − 2 = 8 donne x = , solution non valable.
2
Conclusion : S = {−1, 2}.
Définition 20. La fonction valeur absolue est notée x 7→ |x|. Elle est définie sur R par |x| = x si
x > 0 et |x| = −x si x 6 0. La fonction valeur absolue est paire.
Voici la courbe représentative de la fonction valeur absolue, qui est en fait constituée de par sa
définition de deux demi-droites :
0
−5 −4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5
15
x2 − 1
Exemple : On veut étudier la fonction f définie par l’équation f (x) = . Le plus simple est
x−2
x2 − 1
de commencer par ne pas se préocupper des valeurs absolues et étudier la fonction g : x 7→ .
x−2
On étudiera les variations et le signe de g pour déduire les variations de f . En effet, l’ajout de la
valeur absolue est assez simple à gérer : sur les intervalles où g sera positive, elle ne change rien ; et
sur ceux où g est négative, son signe et ses variations seront opposées (graphiquement, on effectue
une symétrie par rapport à l’axe des abscisses des morceaux de la courbe de g situés en-dessous de
cet axe).
Commençons par étudier les variations de g : on a bien sûr Df = Dg = R\{2}, et g est dérivable
2x(x − 2) − (x2 − 1) x2 − 4x + 1
en tout point de cet ensemble. De plus, g′ (x) = = . Le signe de
(x − 2)2 (x − 2)2
cette dérivée est celui de
√ x − 4x + 1, trinôme de discriminant
2
√ ∆ = 16 − 4 = 12 et admettant donc
4 − 12 √ 4 + 12 √
pour racines x1 = = 2 − 3, et x2 = = 2 + 3. La fonction g est donc croissante
√ 2 √ 2 √
sur ] − ∞, 2 − 3], décroissante sur [2 − 3, 2[ et sur ]2, 2√+ 3], et à nouveau √ décroissante sur
√ √ (2 − 3)2 − 1 6−4 3 √
[2 + 3, +∞[. Il faut bien sûr calculer g(2 − 3) = √ = − √ = 4 − 2 3, et
√ √ 2− 3−2 3
√ (2 + 3)2 − 1 6+4 3 √
g(2 + 3) = √ = √ = 4 + 2 3.
2+ 3−2 3
Le calcul des limites de la fonction g ne pose aucun problème : par quotient des termes de plus
haut degré, lim g(x) = −∞ et lim g(x) = +∞. Si on est très en forme, on peut même constater
x→−∞ x→+∞
x2 − 4 3 3
que g(x) = + = x+2+ , ce qui prouve que la droite d’équation y = x + 2 est
x−2 x−2 x−2
3
asymptote oblique à la courbe représentative de f à la fois en −∞ et en +∞ (le terme ayant
x−2
une limite nulle des deux côtés). Enfin, lim g(x) = −∞ et lim g(x) = +∞.
x→−2− x→−2+
x −∞ −1 1 2 +∞
x2−1 + 0 − 0 + +
x−2 − − − 0 +
g(x) − 0 + 0 − +
✟ ✟4 − 2 3❍
✯ ❍
+∞ ❍
❍ ✟ +∞
✯
✟ ❥
❍ ❥
❍ √ ✟
g 0 0 4 + 2 3✟
✯
✟ ❍
✟✟ ❍❥
❍
−∞ −∞
g(x) − 0 + + 0 − + +
+∞ +∞ +∞ ❍ ✟ +∞
✯
❅ √ ✒ ❍ ❥
❍ √ ✟
f ❅ 4−2 3 4 + 2 3✟
✯
✟ ❍
❘
❅ ✟✟ ❍❥
❍
0 0
16
10
0
−4 −3 −2 −1 0 1 2 3 4 5 6 7 8
−1
−2
−3
−4
Remarque 13. Dans le cas d’une étude de fonction où la valeur absolue n’englobe pas l’expression
entière de f (x) comme dans le cas précédent, le plus simple et prudent est d’exprimer f sans utiliser
de valeur absolue, en distinguant plusieurs intervalles, et de faire une étude séparée sur chaque
intervalle (en dérivant donc plusieurs expressions différentes si besoin).
17