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Méthode

Le document présente une méthodologie pour le commentaire de texte en philosophie et esthétique, soulignant l'importance d'une analyse approfondie et d'une explication claire. Il propose cinq mots clés pour structurer l'analyse : thème, thèse, problème, argument-clé et plan linéaire, et insiste sur la nécessité de rendre le texte transparent pour le lecteur. La conclusion doit récapituler le traitement du problème sans introduire de nouvelles questions.

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Méthodologie du commentaire de Texte – Philosophie et esthétique

– Patricia Luce Limido

Ni résumé, ni paraphrase

Expliquer et commenter en même temps :


 Rendre le texte complétement transparent : à la fin on doit savoir d’où il vient, ce qu’il dit, où
il va, et ce qu’il vaut.
 Tout dire : car on s’adresse à quelqu’un qui n’a pas le texte sous les yeux, ne l’a pas lu et ne le
lira pas.

Faire un travail sur texte : c’est montrer qu’on sait Lire (au sens fort, et non pas déchiffrer) c'est-à-dire :
décoder, mettre en ordre et analyser jusqu’au bout : plus rien d’équivoque.

Travail préalable à faire après au moins 10 lectures :


5 Mots magiques / toujours à poser :

Thème : de quoi ça parle / champ large /mais déjà circonscrit quand même par rapports à tous les thèmes
possibles,
Thèse : la position, tenue, soutenue, revendiquée par l’auteur,
Problème : à quelle question cela répond ? quel souci ? quelle préoccupation de départ ?
Argument-clé : il y a un argument plus massif que les autres, plus déterminant / lequel (peut-être un
exemple ou une analyse, raisonnement déductif, ou une simple croyance),
Plan linéaire : comment le texte est construit (non pas le nb de lignes, cela ne signifie rien !), mais l’ordre
logique, c'est-à-dire l’ordre de la pensée et du raisonnement : une intro, un exemple, un contre-argument /
le rappel d’une tradition, d’une thèse ; une réfutation ; une objection ; une nuance, une conclusion ; tirer
les conséquences, faire une induction, une généralisation, etc.)

 Ces 5 mots magiques (leur réponses) servent à rédiger l’introduction qui comprend toujours et
nécessairement ces aspects :
 La fonction de l’introduction : introduire à un problème qui se pose dans un certain contexte
et annoncer comment on va le traiter.
De quoi il est question / champ large /
Puis, plus précisément : quelle question dans ce champ ?
Posée par qui ? contexte ?
Quels enjeux ?
Annonce du plan
 L’introduction se fera en dernier quand on a tout résolu et que l’on sait à quoi on va aboutir.

Ensuite il faut entrer dans l’analyse des arguments et des exemples, analyser tout : c’est le travail
proprement dit de la dissertation.
Voir quels sont les présupposés et les implicites ? qu’est-ce qui est sous-entendu ? ou admis comme
évident ?
Si une critique est faite ? pourquoi ? par rapport à quelles convictions ou thèse différente ou inconciliable ?
pourquoi, de qui, de quel point de vue, en vue de quoi, jusqu’où, recevable ?
Si une thèse est tenue : qu’est-ce que cela implique ? ça va où ? recevable ? exemple ? contre-exemple ? qui
d’autres soutient cette thèse ? qui s’y oppose ? est-elle novatrice ?
Si un exemple est donné : d’où vient-il ? est-il original ou classique ? repris par qui ? quelle est pertinence ?
contredit ? par rapport au contexte, banal ou pertinent ? et qu’en est-il aujourd’hui si contexte ancien ?

Toujours se demander : pourquoi ? qu’est-ce que ça veut dire ? qu’est-ce que cela désigne ?

Mots réflexes pour vous contraindre à creuser :


Expliquez-Commenter :
1- situer le pb/ indiquer tout ce qui permet à ce pb d'apparaître, d’où il vient, tradition, ce qu’il
suppose, et engage comme enjeux etc. (auteur cité ou implicite, contexte (intellectuel, esthétique,
scientifique, religieux politique), pratiques artistiques connues et visées, conflit, des opinions,

2- analyser thèse et arguments à fond : ne rien laisser dans l'ombre ; rendre compte de tout : justifier
/ toute phrase devient transparente / pas répéter mais clarifier (qu’est-ce que ça veut dire ?
désigne ? suppose ?)/ dire ce que cela dit, pourquoi, comment et jusqu’où)

3- confronter ou comparer avec d'autres positions pour voir les limites, les valeurs, faiblesses ou enjeux
ultérieurs.

Conclusion : conclure, c’est mettre un point final : Stop.


La conclusion récapitule comment un problème se posait et comment il a été traité. Stop.
Pas de nouvelle question, sinon le travail n’est pas fini.

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