Partie IV - Aspects communications
Nous nous limiterons ici aux communications radio et satellite entre le véhicule et son
milieu extérieur.
IV.1 - Communications radio, modulation d’amplitude
La modulation d’amplitude MA (AM en anglais) est une technique de modulation d’un
signal. On considère ici un signal informatif, sinusoïdal de pulsation 0 , modulé en amplitude par
une onde porteuse de pulsation p , avec 0 << p .
Ce signal modulé évolue au cours du temps selon l’expression
u(t) U (1 m cos(0t)) cos(pt)
où m est le taux de modulation. Son allure est représentée sur la figure 8.
Figure 8 – Allure du signal u(t)
0
Q21. Déterminer les valeurs numériques du taux de modulation m et des fréquences f et
0
2
f , utilisées pour tracer l’allure du signal u(t) représentée sur la figure 8. (En pratique,
p
p
2
le décalage entre ces deux fréquences est plus important !)
On s’intéresse maintenant à l’opération de démodulation qui permet de retrouver le signal
informatif sinf(t).
Démodulation par détection synchrone
On suppose ici qu’on dispose, au niveau du récepteur, de l’onde porteuse qui a pour
expression : ep (t) Ep cos(pt) . On envoie l’onde porteuse et le signal modulé dans un
multiplieur, comme indiqué sur la
figure 9.
u(t)
sm(t)
Multiplieur
ep(t)
Figure 9 – Multiplication de l’onde porteuse et signal modulé
Le multiplieur fournit en sortie la tension : sm(t) = k·u(t)·ep(t), où k est une constante
dimensionnée.
Q22. Préciser l’unité de k et donner simplement la valeur numérique de la constante k pour le
multiplieur que vous avez dû utiliser en Travaux Pratiques.
Q23. Déterminer l’expression du signal sm(t) délivré en sortie du multiplieur et représenter son
spectre. On supposera 0 < m < 1 pour le tracé du spectre.
Q24. Indiquer quelle(s) opération(s) de traitement du signal est (sont) encore nécessaire(s) pour
retrouver le signal informatif sinf(t).
IV.2 - Communications radio, modulation de fréquence
On peut réaliser une modulation de fréquence MF (FM en anglais) suivant le schéma
d’Armstrong (figure 10) qui utilise un montage intégrateur, un réseau déphaseur, un multiplieur et
un soustracteur.
V1(t) Vint(t) Vm(t)
Vs(t)
Soustracteur
V2(t) Déphaseur Vd(t)
Figure 10 – Modulateur d’Armstrong
Dans toute la suite, les Amplificateurs Linéaires Intégrés (ALI) sont supposés idéaux de gain
infini et fonctionnent en régime linéaire.
Le multiplieur fournit en sortie la tension : Vm(t) = k·Vint(t)·V2(t).
Le déphaseur est réglé pour provoquer un retard de phase de de la tension Vd(t) par
2
rapport à la tension V2(t).
On suppose qu’à t = 0, Vint(0) = 0. On impose par ailleurs, à l’entrée de l’ensemble, les deux
tensions : V1 (t) V1m cos(1t) et V2 (t) V2m cos(2t) avec : 2 1 .
Étude du soustracteur
On considère le montage de la figure 11.
R2
R1 -
R3 +
Vs
Vm Vd
R4
Figure 11 – Montage du soustracteur
Q25. Quelle considération de câblage permet de considérer ce montage comme
potentiellement stable ?
Q26. Déterminer l’expression liant les différentes résistances R1, R2, R3, R4 et les tensions Vm(t),
Vd(t) et Vs(t). Donner une condition simple entre R1, R2, R3 et R4 pour que Vs (t) Vd (t) Vm
(t) . On considèrera par la suite cette relation vérifiée.
Étude de l’intégrateur
L’intégrateur est réalisé à partir d’un ALI, d’un condensateur de capacité C et d’une
résistance R.
Q27. Proposer un schéma du montage intégrateur et préciser la relation théorique qui lie V1(t),
Vint(t), R et C.
Étude du montage global
Q28. Montrer que la tension à la sortie du modulateur d’Armstrong peut se mettre sous la forme :
V (t) V 1 2 sin2 ( t) sin( t (t)) .
s 2m 1 2
Préciser les expressions de et de tan((t)) en fonction de k, V1m, R, C, 1 et de t.
Q29. Lorsque et (t) sont petits devant 1, la tension de sortie peut se mettre sous la forme
Vs (t) V2m sin(2t m sin(1t)) V2m sin( (t))
où 2 est la pulsation élevée de la porteuse, m le taux de modulation de pulsation modulante
1 et (t) la phase instantanée.
Préciser l’expression de m en fonction de k, V1m, R, C et 1.