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Ecole Supérieure de Commerce: PR - MERHOUN Malek

Le document présente une analyse approfondie des concepts de risque et d'assurance, en définissant le risque comme un événement incertain pouvant affecter les objectifs d'une entreprise. Il classifie les risques selon divers critères, notamment la nature des risques et le mode de gestion, et décrit le rôle crucial de l'assurance dans la protection des individus et des entreprises. Enfin, il aborde les caractéristiques et le contenu du contrat d'assurance, ainsi que les droits et obligations des parties impliquées.

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Le document présente une analyse approfondie des concepts de risque et d'assurance, en définissant le risque comme un événement incertain pouvant affecter les objectifs d'une entreprise. Il classifie les risques selon divers critères, notamment la nature des risques et le mode de gestion, et décrit le rôle crucial de l'assurance dans la protection des individus et des entreprises. Enfin, il aborde les caractéristiques et le contenu du contrat d'assurance, ainsi que les droits et obligations des parties impliquées.

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Ecole Supérieure de Commerce

MODULE : RISQUE & ASSURANCE

Pr _ MERHOUN Malek
Notion du risque

 « Un risque est une situation (ensemble d’événements


simultanés ou consécutifs) dont l’occurrence est incertaine
et dont la réalisation affecte les objectifs de l’entreprise qui
le subit »1.
 « Le risque est la possibilité d’occurrence d’un événement
ayant un impact sur les objectifs, il se mesure en termes de
conséquences et de probabilité »2.
 « Un risque représente la possibilité qu’un évènement
survienne et nuise à l’atteinte d’objectifs »3.
1. BARTHELEMY Bernard, Gestion des risques méthode d’optimisation globale, édition l’organisation, 2001, p13.
2. L’Organisation Internationale de Normalisation (ISO)
3. IFACI, Price Waterhouse Coopers et Landwell, Le management des risques de l’entreprise, Cadre de Référence,
Techniques d’application, Editions d’Organisation, Paris, 2005, p 23.

2
Notion du risque

A partir de ces définition on peut définir


le risque par :
un évènement dont la réalisation est
probables et les conséquences affectent
négativement l’atteinte des objectifs.

3
La classification du risque

LES CRITERES DE CLASSIFICATION


 La chose assurée ;
 La nature des risques ;
 Le mode de gestion ;
 Le caractère obligatoire ;
 L’importance du risque couvert ;
 Le mode de souscription ;
 L’évènement assuré.

4
La classification du risque

 Selon la chose assurée : on distingue entre


l’assurance de dommages et l’assurance de personnes.
Le premier type concerne l’assurance de biens (pour
les dommages causés aux biens de l’assuré) ou de
responsabilité (pour les dommages causés au tiers
engageant la responsabilité de l’assuré). Le deuxième
type concerne la protection de la vie humaine et il
englobe les assurances individuelles accident et santé
et les assurances sur la vie et le décès.

5
La classification du risque

LES CRITERES DE CLASSIFICATION


Selon la nature des risques : on distingue entre :
 Le risque professionnel,
 Le risque particulier,
 Le risque d’entreprise,
 Le risque maritime,
 Le risque de pollution.

6
La classification du risque

LES CRITERES DE CLASSIFICATION


 Selon le mode de gestion
on distingue entre les assurances par capitalisation et les
assurances par répartition. Selon le premier mode de
gestion, les primes collectées sont capitalisées selon la
méthode d’intérêt durant toute la période du contrat et
seront versées à l’assuré ou à ses ayants droit à l’échéance
selon les conditions particulières du contrat d’assurance.
Selon le second mode de gestion, l’assureur réparti la
masse des primes ou des cotisations collectées sur
l’ensemble des assurés sinistrés

7
La classification du risque

LES CRITERES DE CLASSIFICATION


 Selon le caractère obligatoire
on distingue entre les assurances obligatoires qui
représentent les différents types d’assurance que
l’assuré est obligé de souscrire (comme la
responsabilité civile en assurance automobile) et les
assurances facultatives qui laissent à l’assuré la
faculté de la souscription de la couverture (comme la
garantie bris de glace).

8
La classification du risque

LES CRITERES DE CLASSIFICATION


 Selon l’importance du risque couvert
on distingue entre les grands risques et les risques de
masse. Ces deux types exigent des approches actuarielles
de tarification différentes vue la différence du volume, de
l’historique des sinistres et de l’importance de l’aléa.

9
La classification du risque

LES CRITERES DE CLASSIFICATION


 Selon le mode de souscription
on distingue entre les assurances individuelles
souscrites par un seul assuré et les assurances
collectives dont l’assuré est un groupe de personnes
(comme les assurances souscrites par une entreprise
pour le compte de ses employés : assurance groupe).

10
La classification du risque
LES CRITERES DE CLASSIFICATION
Selon l’évènement assuré
 Incendie,
 Dégât des eaux,
 Accident,
 Pertes d’exploitation,
 Vol,
 Vandalisme,
 Catastrophes naturelles,
 Tempête,
 Grêle, neige,
 Bris (de glace, de machine),
 Explosion,
 Etc.

11
Définition de l’assurance

L’assurance est une technique de couverture


permettant à l’assuré, moyennant le paiement d’une
cotisation ou d’une prime, dans des conditions bien
définies de se prémunir contre des évènements dont
la survenance est probable et les conséquences sont
négatives.

12
Historique de l’assurance
 La naissance de l’assurance remonte à l’Antiquité, sous la
forme de « caisse de solidarité » formées pour la première
fois en Egypte par des tailleurs de pierre en 1400 avant J.C.
Ces mutualités ont connu un développement au moyen âge
où les artisans et les vendeurs de marchandises se
solidarisent contre la survenance de certains sinistres.
 Le développement du droit Romain a aboutit à l’apparition
du premier contrat d’assurance. Il s’agit d’un contrat sous
forme d’emprunt gagé sur un lot de marchandises destinées
à être expédiées. En cas où l’expédition n’aboutit pas et la
marchandise n’arrive à bon port, le préteur perdra le droit
au remboursement de la somme prêtée. Dans le cas
contraire, le marchand paie une somme supplémentaire.
Cette forme se développe au moyen âge et devient le prêt à
la grosse aventure. Toutefois, cette forme était considérée
par les autorités religieuses comme une pratique usuraire et
était prohibée par le Pape Grégoire IX en 1227.
13
Historique de l’assurance
 En 1653, les tontines ont été inventées par le napolitain
Lorenzo TONTI. Ces tontines sont des associations
d’adhérant qui versaient une somme d’argent destinée à
être investie pendant la période du contrat au terme de
lequel, les sommes sont capitalisées et réparties entre les
survivants ou les ayants droit.
 L’apparition et le développement de l’assurance moderne
est la conséquence du développement du calcul actuariel :
la loi des grands nombre (Pascal 1654), la première table de
mortalité (Huyghens 1657), le premier calcul des rentes
viagères (Witt 1660) et le premier traité d’actuariat fait par
Richard Price au milieu du XVIIIème siècle.

14
Historique de l’assurance
 La levée progressive de l’interdiction du prêt à la grosse
aventure et le développent des échanges commerciaux ont
favorisé le développement de l’assurance caractérisé par
l’apparition de la première police maritime à Gênes en 1357.
 La croissance du maritime anglais coïncide avec le
développement de la chambre d’assurance maritime en
Angleterre et des cercles d’assurance qui deviennent
Lloyd’s. Suite au grand incendie de Londres du 02
septembre 1666 qui dura quatre jours et détruisit treize
mille deux cents bâtiments, dévastant quatre cents rues sur
cent soixante-quinze hectares, le Fire Office a été créé en
1966 et la première compagnie d’assurance incendie (Hand
in Hand) est apparue en 1969.
15
Le rôle de l’assurance _ Rôle sociale
 Le versement des prestations aux victimes des sinistres:
pour reconstruire son patrimoine (maison, véhicule,
usine, ….) après l’avoir perdu,
 La garantie d’un revenu à la veuve et aux orphelins suite à la
mort du chef de famille, garantir un revenu aux personnes
victimes des accidents de travail leurs causant une
incapacité temporaire ou permanente de travail et offrir des
prestations financières aux personnes malades.

l’assurance permet de sauvegarder le patrimoine des


assurés et leur stabilité sociale.

16
Le rôle de l’assurance _ Rôle sociale
 L’assurance permet de sauvegarder la survie
de l’entreprise. Par conséquent, elle sauve les
emplois et le patrimoine de l’entreprise
(matériel, savoir faire,….).

 La réparation des préjudices aux victimes des


sinistres dont l’assuré est civilement
responsable.

17
Le rôle de l’assurance _ Rôle économique
Le rôle économique de l’assureur va au-delà de
la préservation du patrimoine économique en
englobant d’autres dimensions :

 L’appui de l’investissement
 La réduction du coût d’endettement
 Le placement des cotisations
 La contribution des assurances au PIB

18
Le rôle de l’assurance _ Rôle économique
 L’appui de l’investissement

L’assurance permettra le développement des activités.


On ne peut imaginer l’existence des grandes
entreprises prenant de grands risques sans assurance,
puisque aucun investisseur n’acceptera d’investir son
argent en risquant de tout perdre à cause d’un accident
car le moindre sinistre peut être catastrophique. De ce
fait, l’assurance favorise et encourage la prise des
risques par les investisseurs et booste la création de la
richesse et l’épanouissement de l’activité économique.
19
Le rôle de l’assurance _ Rôle économique

 L’appui de l’investissement (Suite)


Aussi, l’assurance permet de réduire les conflits
entre les investisseurs. En réglant le sinistre,
aucun investisseur sinistré n’a besoin de
poursuivre le responsable pour la réparation
des dommages. De ce fait, l’assurance permet
de sauvegarder les relations entre les
investisseurs.
20
Le rôle de l’assurance _ Rôle économique
 La réduction du coût d’endettement

L’importance des risques pris par les investisseurs


influe sur le coût du crédit, plus le risque de
l’entreprise est important, plus le taux d’intérêt est
haut. De ce fait, les couvertures offertes par
l’assurance réduisent les exigences des créanciers et
baissent leurs primes de risques. La baisse des taux
d’intérêt booste l’activité des investisseurs car les
charges financières importantes freinent le
développement du secteur économique. 21
Le rôle de l’assurance _ Rôle économique
 Le placement des cotisations

La compagnie d’assurance est une institution financière


qui joue le rôle de l’intermédiation : elle collecte les
cotisations des assurés et constitue des provisions qui
seront placées, capitalisées et utilisées pour faires face
aux engagements vis-à-vis les assurés ou les
bénéficiaires des contrats.

22
Le rôle de l’assurance _ Rôle économique
 Le placement des cotisations

Les compagnies d’assurance sont des compagnies à


trésorerie excédentaire par nature. L’origine de cet
excédent est le cycle inversé de la production qui
caractérise l’activité des assurances. De ce fait, la
compagnie d’assurance gère sa trésorerie tout en
protégeant les droits de ses assurés lors du placement
des provisions techniques.

23
Le rôle de l’assurance _ Rôle économique
 La contribution des assurances au PIB

L’assurance contribue au Produit Intérieur Brut


(PIB) du pays. Cette contribution est calculée par
le ratio (valeur ajoutée/PIB)
sachant que la valeur pour la compagnie
d’assurance se calcule par la formule suivante :
Valeur ajoutée brute =
Σ des primes - (Σ des sinistres + les frais administratifs)
24
La typologie des assurances

Selon le critère de la nature de l’aléa on


peut distinguer entre :
les assurances de dommages
les assurances de personnes.

25
La typologie des assurances
Assurance de dommages Assurance de choses (garantie
(garantie de patrimoine) des biens appartenant à l’assuré)

Principe indemnitaire
Assurance de responsabilités
(garantie des biens
Toute appartenant à des tiers)
assurance

Assurance de personne (garantie


de la personne humaine) Assurances vie

Principe forfaitaire Assurances individuelles


(accidents et maladie)

Source : COUILBAUT François, ELIAHSBERG Constant et LATRASSE Michel, Introduction à la théorie de l’assurance, Edition l’Argus,
3ème Edition, 1999, p42. 26
Le risque assurable

 Le risque n’est assurable que s’il répond à


deux types de conditions d’assurabilité :

➢ les conditions juridiques


➢ les conditions techniques.

27
Le risque assurable
Les conditions d’ordre juridique
Le risque assurable revêt les caractères juridiques suivant:

- L’événement doit être futur. Le risques ne doit pas être réalisé (c’est un
risque certain),
- L’évènement doit être incertain et aléatoire. Cette incertitude réside soit
dans la survenance de l’événement (puisque il ya une possibilité que
l’événement ne survienne pas comme l’incendie), soit dans la date de la
survenance de l’événement (le décès qui est un évènement certain mais
la date de survenance est inconnue).
- La survenance de l’événement ne doit pas dépendre exclusivement de la
volonté de l’assuré.

Donc le risque assurable est un événement futur incertain et ne dépend pas


exclusivement de la volonté de l’assuré.
28
Le risque assurable
Les conditions d’ordre technique

Les différentes conditions que doit vérifier le risque pour qu’il soit assurable sont :
- La possibilité du calcul avec une précision suffisante la probabilité de réalisation
du risque,

- L’écart des risques rares dont les études statistiques préalables n’ont pas été
faites,

- Le classement des risques dans des catégories étroites afin d’assurer


l’homogénéité des classes de risques,

- La possibilité de diversifier les risques dans l’espace et dans le temps puisque les
risques touchant l’ensemble de la mutualité des assurés au même temps
mettent en péril la compagnie d’assurance. 29
Le contrat d’assurance

30
Le contrat d’assurance

 le contrat d’assurance est la convention


par laquelle une partie appelée « l’assuré »
se fait promettre une prestation
pécuniaire fournie par une autre partie
appelée «l’assureur » en cas de réalisation
d’un risque moyennant le paiement d’une
prime ou d’une cotisation.

31
Les caractéristiques du contrat d’assurance

Le contrat d’assurance est un contrat spécial, régi pas les


dispositions du code des assurances. C’est un contrat
nommé, d’adhésion, consensuel, synallagmatique, à
exécution successive, à titre onéreux, aléatoire et de bonne
foi.

32
Les caractéristiques du contrat d’assurance

 Un contrat nommé
 Un contrat d’adhésion
 Un contrat consensuel
 Un contrat synallagmatique
 Un contrat à exécution successive
 Un contrat à titre onéreux
 Un contrat aléatoire
 Un contrat de bonne foi

33
Le contenu du contrat d’assurance
 Les noms et domiciles des parties contractantes,
 La chose ou la personne assurée,
 La nature des risques garantis,
 La date de la souscription,
 La date d'effet et la durée du contrat,
 Le montant de la garantie,
 Le montant de la prime ou cotisation d'assurance.»

34
Les droits et les obligations de l’assureur
et de l’assuré
Les obligations de l’assureur

L'assureur doit :
1- Répondre des pertes et dommages :
a) résultant de cas fortuits,
b) provenant de la faute non intentionnelle de l'assuré,
c) causés par les personnes dont l'assuré est civilement responsable, en
vertu des articles 134 à 136 du code civil, quelles que soient la nature et
la gravité de la faute commise,
d) causés par les choses ou les animaux dont l'assuré est civilement
responsable, en vertu des articles 138 à 140 du code civil.

2- Exécuter selon le cas, lors de la réalisation du risque assuré ou à


l'échéance du contrat, la prestation déterminée par le contrat. Il ne
peut être tenu au-delà. 35
Les droits et les obligations de l’assureur
et de l’assuré
Les obligations de l’assuré
L'assuré est tenu :
1) lors de la souscription du contrat d'assurance, de déclarer dans le
questionnaire toutes les circonstances connues de lui, permettant à
l'assureur d'apprécier les risques qu'il prend à sa charge,

2) de payer la prime ou cotisation aux périodes convenues,

3) lorsque la modification ou l'aggravation du risque assuré est


indépendante de sa volonté, d'en faire la déclaration exacte, dans les
sept (7) jours à compter de la date où il en a eu connaissance, sauf cas
fortuit ou de force majeure. En cas de modification ou d'aggravation du
risque assuré par son fait, d'en faire une déclaration préalable à
l'assureur. Dans les deux cas, la déclaration doit être faite à l'assureur
par une lettre recommandée avec accusé de réception, 36
Les droits et les obligations de l’assureur
et de l’assuré
Les obligations de l’assuré
4) d'observer les obligations dont il a été convenu avec l'assureur et
celles édictées par la législation en vigueur, notamment en
matière d'hygiène et de sécurité, pour prévenir les dommages
et/ou en limiter l'étendue,

5) d'aviser l'assureur, dés qu'il en a eu connaissance et au plus tard


dans les sept (7) jours, sauf cas fortuit ou de force majeure, de
tout sinistre de nature à entraîner sa garantie, de donner toutes
les explications exactes concernant ce sinistre et son étendue et
de fournir tous les documents nécessaires demandés par
l'assureur. Le délai de déclaration de sinistre indiqué ci-dessus ne
s'applique pas aux assurances contre le vol, la grêle et la mortalité
d'animaux, 37
Les droits et les obligations de l’assureur
et de l’assuré
Les obligations de l’assuré
- En matière d'assurance vol, le délai de déclaration de sinistre
est de trois (3) jours ouvrables, sauf cas fortuit ou de force
majeure.
- En matière d'assurance grêle, le délai est de quatre (4) jours,
à compter de la date de survenance du sinistre, sauf cas
fortuit ou de force majeure.
- En matière d'assurance de mortalité des animaux, le délai
maximum est de vingt quatre (24) heures, à compter de la
survenance du sinistre, sauf cas fortuit ou de force majeure.
6) Les dispositions des 2éme, 3éme et 5éme ci-dessus ne sont
pas applicables aux assurances sur la vie.
38
Formation du contrat d’assurance

Deux phases :
Phase pré-contractuelle:
 L’assureur a l’obligation d’information et de conseils
 L’assuré a l’obligation de déclarer et remplir le
formulaire de déclaration du risque avec précision et
honnêteté permettant à l’assuré l’appréciation du
risque.

39
Formation du contrat d’assurance

 Phase contractuelle: caractérisée par l’émission du


contrat d’assurance tout en passant par :

 La proposition d’assurance
 L’acceptation
 La note de couverture
 Le contrat d’assurance

40
Fondement juridique de l’assurance

 De point de vue purement juridique, selon l’article 2 de


l’ordonnance n°95/07 du 25 janvier 1995 relative aux assurances
modifiée et complétée par la loi n°06/04 du 20 février 2006,
«l'assurance est, au sens de l'article 619 du code civil, un contrat
par lequel l'assureur s'oblige, moyennant des primes ou autres
versements pécuniaires, à fournir à l'assuré ou au tiers
bénéficiaire au profit duquel l'assurance est souscrite, une
somme d'argent, une rente ou une autre prestation pécuniaire,
en cas de réalisation du risque prévu au contrat ».
 Sur la base de cette définition, on peut constater trois éléments
caractérisant le contrat d’assurance : le risque, la prime et la
prestation de l’assureur.

41
Fondement technique de l’assurance

L’activité de l’assurance se distingue par rapport les autres


activités par la mutualité des risques et le recours aux calculs
statistiques permettant l’estimation de la probabilité du
risque.

42
Fondement technique de l’assurance

la mutualité des risques:

 L’homogénéité des risques,


 − La sélection des risques,
 − La dispersion des risques,
 − La division des risques (réassurance, coassurance),
 − Le respect des pleins de conservation,
 − Le renouvellement des risques

43
Fondement technique de l’assurance

le recours aux calculs statistiques :

 L’assureur gère sa mutualité des risques et recourt aux


calculs statistiques lui permettant l’évaluation de la
probabilité de la survenance des risques et la mesure de la
fréquence des sinistres.

44
Le principe indemnitaire en assurance

 L'assurance des biens donne à l'assuré, en cas


d'événement prévu par le contrat, le droit à une
indemnité selon les conditions du contrat d'assurance.

 Cette indemnité ne peut dépasser le montant de la


valeur de remplacement du bien mobilier assuré ou la
valeur de reconstruction du bien immobilier assuré, au
moment du sinistre.

45
Le principe indemnitaire en assurance

 L’assurance de dommages ne doit pas être une


source d’enrichissement.

 L’assurance ne doit pas obtenir une double


réparation, le principe indemnitaire fait, donc,
obstacle à ce que l'assuré puisse obtenir une double
indemnisation.

46
Le principe indemnitaire en assurance

Application de la Règle proportionnelle:

Règle proportionnelle de prime


Règle proportionnelle de capitaux

47
Articles liés à la règle proportionnelle
Selon l’ordonnance n° 95-07 relative aux assurances :

Concernant la règle proportionnelle de capitaux :

Art. 32. S'il résulte des estimations, que la valeur du


bien assuré excédait, au jour du sinistre, la somme
garantie, l'assuré doit supporter la totalité de l’excédent en
cas de sinistre total et une part proportionnelle du
dommage en cas de sinistre partiel, sauf convention
contraire.

48
La règle proportionnelle

Concernant la règle proportionnelle de capitaux :

L'indemnité = dommage subi x (Valeur totale


assurée déclarée/ Valeur totale réelle)

49
Articles liés à la règle proportionnelle
Selon l’ordonnance n° 95-07 relative aux assurances :

Concernant la règle proportionnelle de prime :

Art. 19. Si, avant le sinistre, l'assureur constate qu'il


y a eu, de la part de l'assuré, omission ou déclaration
inexacte, il peut maintenir le contrat moyennant une
prime plus élevée et acceptée par l'assuré, ou résilier le
contrat si l'assuré refuse de payer l'augmentation de
prime.
50
Articles liés à la règle proportionnelle
Selon l’ordonnance n° 95-07 relative aux assurances :

Concernant la règle proportionnelle de prime :

Le paiement de celle-ci doit intervenir quinze (15)


jours après la date de la notification.

En cas de résiliation, la portion de prime payée pour le


temps où l'assurance ne court plus, est restituée à
l'assuré.

51
Articles liés à la règle proportionnelle
Selon l’ordonnance n° 95-07 relative aux assurances :

Concernant la règle proportionnelle de prime :

Si, après sinistre, l'assureur constate qu'il y a eu


omission ou déclaration inexacte de la part de l'assuré,
l'indemnité est réduite dans la proportion des primes
payées par rapport aux primes réellement dues pour les
risques considérés. En outre, le contrat doit être
réajusté pour l'avenir.

52
la règle proportionnelle

Concernant la règle proportionnelle de prime :

L'indemnité = dommage subi x (prime payée / prime


réellement due)

53
Les fonctions techniques de l’assurance

 Rédaction et émission des contrats d’assurance,

 Gestion et liquidation des sinistres,

 Surveillance et suivi du portefeuille et la tenue des


statistiques.

54
L’asymétrie d’information

 La sélection adverse

 L’aléa moral

55
L’asymétrie d’information

 La sélection adverse

La sélection adverse découle de l’incapacité d’avoir des


informations complètes sur les caractéristiques de l’une des
parties de l’échange puisque celle-ci cache des informations
influençant l’échange.

56
L’asymétrie d’information

 L’aléa moral

L'aléa moral découle de l’incapacité d’observer les actions de


l’une des parties de l’échange. Ces actions entreprises pour
des fins purement personnelles reflètent le comportement
opportuniste des agents économiques

57
L’asymétrie d’information

Les mécanismes incitatifs : permettant de limiter les


conséquences de l’asymétrie d’information
 L’audit
 La sélection des risques
 La franchise
 Les contrats à plusieurs périodes

58
Les sociétés d’assurance

59
La constitution de la société d’assurances

Le statut

Selon l’article 215, les sociétés d’assurances ou de


réassurances doivent être de droit algérien et constituées
sous l'une des formes ci-après :
- Société par actions,
- Société à forme mutuelle

60
La constitution de la société d’assurances
Le capital minimum

Le capital social ou le fonds d’établissement minimum soit fixé


en fonction de la nature des branches d’assurances pour
lesquelles il est demandé un agrément :
➢ Un milliard de dinars pour les entreprises exerçant l’assurance
de personnes,
➢ Deux milliards de dinars pour les entreprises exerçant
l’assurance des dommages,
➢ Cinq milliards de dinars pour l’activité de la réassurance.
Ce capital social soit libéré totalement et en numéraire à la
souscription [disposition de l’article 216 de l’ordonnance 95-07
modifiée et complétée].
61
La constitution de la société d’assurances
Le capital minimum

Toute prise de participation dans le capital social d’une société d’assurance


et/ou de réassurance dépassant la proportion de 20% du capital social est
soumise à l’autorisation préalable de la commission de supervision des
assurances. [Art. 228 bis. (Ajouté par l’art. 42 L 06-04)].

Le taux maximum de participation d’une banque ou d’un établissement


financier dans le capital social d’une société d’assurance et/ou de
réassurance est fixé à quinze pour cent (15%) du capital social de la société
d’assurance et/ou de réassurance. Arrêté du 13 Safar 1429 correspondant au
20 février 2008, [J.O. n° 17 du 30 Mars 2008].

Selon l’article 16, Pour les succursales d’assurance étrangères, un dépôt de


garantie est exigé couvrant un minimum de capital exigé selon le cas.

62
La constitution de la société d’assurances
Les administrateurs et aux dirigeants des sociétés
d’assurances

L’article 217, précise que ne peuvent à un titre


quelconque fonder, administrer ou diriger, les sociétés
d'assurance et/ou de réassurance, les personnes qui ont
fait l'objet d'une condamnation pour délit de droit
commun, pour vol, pour abus de confiance, pour
escroquerie ou pour délit puni par les lois des peines de
l'escroquerie, pour extorsion de fonds ou de valeurs,
pour émission de chèques sans provision, pour recel des
choses obtenues à l'aide de 63
Le contrôle des entreprises d’assurances
Selon l’article 209, le contrôle de l’Etat sur l’activité
d’assurance et de réassurance est exercé par la
commission de supervision des assurances susvisée et a
pour objet de:
− protéger les intérêts des assurés et bénéficiaires de
contrat d'assurance, en veillant à la régularité des
opérations d'assurance ainsi qu'à la solvabilité des
sociétés d'assurance;
− promouvoir et développer le marché national des
assurances, en vue de son intégration dans l'activité
économique et sociale.
64
Les provisions au sein d’une compagnie
d’assurance

65
Les provisions au sein d’une compagnie d’assurance

On distingue entre:

➢ Les provisions règlementées & autres provisions


➢ Les provisions techniques

66
Les provisions au sein d’une compagnie d’assurance
Les provisions règlementées & autres provisions

Cette catégorie de provisions comprend :

➢ La provision de garantie
➢ La provision pour complément obligatoire aux dettes
techniques
➢ La provision pour Risque catastrophique

67
Les provisions au sein d’une compagnie d’assurance

La provision de garantie :

Elle est destinée à renforcer la solvabilité des compagnies d’assurances.


Elle est alimentée par un prélèvement de 1% des primes ou cotisations émises
au cours de l’exercice, nette d’annulation et de taxes.

Cette provision cesse d’être alimentée lorsqu’elle atteint le montant le plus


élevé dégagé par l’un des ratios suivant :

5% des dettes techniques


7.5% du total des primes ou cotisations émises ou acceptées au cours du
dernier exercice nette d’annulation et de taxes.
10% de la moyenne annuelle de la charge de sinistres des trois derniers
exercices

68
Les provisions au sein d’une compagnie d’assurance

La provision pour complément obligatoire aux dettes


techniques :
Elle est constituée pour combler une éventuelle
insuffisance des dettes techniques générée par la sous
évaluation des déclarations sinistres.
Elle est alimentée par un prélèvement de 5% du montant
des sinistres et frais à payer et réajustée chaque année
proportionnellement des sinistres et frais à payer.

69
Les provisions au sein d’une compagnie d’assurance

La provision pour Risque catastrophique :

Elle est constituer pour faire face aux éventuels sinistres


causés par des catastrophes naturelles.

Elle est alimentée par un prélèvement de 95% du résultat


technique de la branche CAT NAT.

La libération de cette provision intervient à la 21éme


année après sa constitution.

70
Les provisions techniques
Les Types des provisions techniques:
 Les provisions techniques vie
 Les provisions techniques Non Vie

71
Les provisions techniques
Les provisions techniques vie:
Provisions mathématiques
Provision pour sinistre à payer (PSAP)
Provision pour participation aux bénéfices
Provision pour frais de gestion
Provision d’égalisation

72
Les provisions techniques
Les provisions techniques vie:
Provisions pour primes non acquises
Provision pour sinistre à payer (PSAP)
Provision pour égalisation
Provision d’équilibrage
Provision pour participation aux bénéfices
Provision pour frais de gestion
73
La représentation des engagements
réglementaires

74
La représentation des engagements
réglementaires

Les engagements réglementés doivent être représentés


par les éléments d’actifs suivants :

➢ Les valeurs d’Etat


➢ Autres valeurs mobilières et titres assimilés
➢ Les actifs immobiliers
➢ Autres placements tel que les placements sur le
marché monétaire et tous les types fixés par les lois et
règlement.

75
La représentation des engagements
réglementaires

Les valeurs d’Etat : doivent dépasser 50% des dettes


techniques. Cet éléments comprends :

➢ Les bons du trésor,


➢ Les dépôts auprès du trésor,
➢ Les obligations émises par l’Etat ou jouissant de sa
garantie.

76
La représentation des engagements
réglementaires
Autres valeurs mobilières et titres assimilés : cette catégorie
comprend :
➢ Les actions d’entreprise algérienne d’assurance ou de réassurance
et autres institutions financières,

➢ Les actions d’entreprises étrangères d’assurance ou de réassurance


après accord du ministre chargé des finances,

➢ Les actions d’entreprises algériennes industrielles et


commerciales.

Il faut noter que les titres cotés de participation ne doivent dépasser


20% des dettes techniques.
77
La représentation des engagements
réglementaires
Les actifs immobiliers : ils ne doivent pas dépasser
50% des dettes techniques. Ils comprennent :
Les immeubles bâtis situés sur le territoire algérien,
Les droits réels immobiliers.

Autres placements tel que les placements sur le


marché monétaire et tous les types fixés par les lois et
règlement.

78
La réassurance

79
Définition de la réassurance

La réassurance est l’opération par laquelle une


compagnie d’assurance transfère, à un ou
plusieurs réassureurs, directement ou par
l’entremise d’un courtier de réassurance, une
partie du risque qu’elle prend en charge,
moyennant le paiement d’une portion de prime
aux réassureurs.

80
Schéma de la réassurance
Opération Assuré Assuré Assuré Assuré
d’Assurance

Primes
Couvertures
d’assurance
d’assurance

assureur
Commission +
Prime de Prime de
Opération réassurance + Couvertures de réassurance
de Commission réassurance
Réassurance Courtier

Commission Primes
Réassureurs
Réassureurs

81
Objectifs de la réassurance
La réassurance permet à l’assureur:

✓ L’augmentation de sa capacité de souscription,


✓ L’homogénéité de sa rétention nette,
✓ La mutualisation de ses risques,
✓ La réduction de la concentration des risques
✓ La stabilisation du résultat annuel,
✓ L’accès aux nouveaux produits / nouvelles branches
✓ Des facilités de trésorerie,
✓ L’assistance et le support technique des réassureurs,

82
Modes de la réassurance

1. La réassurance facultative

2. La réassurance Facultative Obligatoire

3. La réassurance conventionnelle (traité)

83
Formes de la réassurance
1. La réassurance proportionnelle
➢ Le quote-part

➢ L’excédent de plein.

2. La réassurance non proportionnelle


➢ L’excédent de sinistre

➢ L’excédent de perte
84
Formes de la réassurance
La réassurance proportionnelle (Quote-part)

Avec réassurance Sans réassurance

Schéma de cession en Quote-part


85
La réassurance proportionnelle (excédent de plein)
Plein de

Capacité traité
souscription

Capacité de souscription
Plein de rétention

Rétention
Sans réassurance Avec réassurance

Schéma de cession en Excédent de plein


86
Formes de la réassurance
La réassurance non proportionnelle (excédent de sinistre)

Moyennant le paiement d’une prime déterminée, le


réassureur s’engage à couvrir la part de chaque sinistre
excédant un seuil donné (Priorité), dans la limite d’un
montant fixé par sinistre (Porté).

Plafond= Priorité + Porté

87
Formes de la réassurance
La réassurance non proportionnelle (excédent de perte)

Moyennant le paiement d’une prime, le réassureur prend à


sa charge la portion des sinistres excédant un certain
pourcentage des primes pour une ou plusieurs catégories
d’affaires.

Cette forme permet la compensation des écarts entre le taux


de sinistre théorique qui a servi à l’établissement du tarif et le
taux pratique déterminé par le règlement des sinistres

88

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