Matrices
Calculs
Exercice 1. Équation
! AX = B
1 2 3
Soit A = 2 3 4 .
3 4 5
1) Montrer que l’équation en X : AX = B, X, B ∈ M3,n (K), a des solutions si et seulement si les
colonnes de B sont des !
progressions arithmétiques (traiter d’abord le cas n = 1).
3 3
2) Résoudre AX = 4 5 .
5 7
Exercice 2. Équation XA =
!B !
1 2 −1 −2 1 1
Soient A = 2 −1 −1 et B = 8 1 −5 . Existe-t-il une matrice X telle que XA = B ?
−5 0 3 4 3 −3
Exercice 3. Équation aX + (trX)A = B
Soit α ∈ K, et A, B ∈ Mn (K). Étudier l’équation d’inconnue X ∈ Mn (K) : αX + (tr X)A = B.
n
Exercice 4. Calcul de
! A par la formule du binôme
1 0 0
Soit A = 0 1 1 . En écrivant A = I + J, calculer An , n ∈ Z.
1 0 1
n
Exercice 5. Calcul de
! A par polynôme annulateur
1 2 3
Soit A = 2 3 1 .
3 1 2
1) Vérifier que (A − 6I)(A2 − 3I) = 0.
√ √ n
n ∈ N et √Pn le polynôme de degré inférieur ou égal à 2 tel que P (6) = 6n , P ( 3) = 3 , et
2) Soit √
P (− 3) = (− 3)n . Montrer que An = Pn (A).
3) Même question pour n ∈ Z.
Exercice 6. Calcul de Ak
CalculerAk pour k ∈N :
1 (2) 1 2 3 4 !
x2 xy xz
1) A = ..
.
. 2) A = 0 1 2 3
. 3) A = xy y2 yz .
0 0 1 2
xz yz z2
(2) 1 0 0 0 1
Exercice 7. Inversion de matrices
Inverser les matrices suivantes :
1 1 (0)
0 (1) a (b) !
.. .. 1 ᾱ ᾱ2
.. ..
. .
1) .
2) .
3)
..
4) α 1 ᾱ ,α∈C
α2
. 1 α 1
(1) 0 (b) a
1+ 1
(1)
(0) 1
(0) an λ1
5) . 6) ..
.. .
a1 (0) 1
(1) 1+ λn
Exercice 8. Effet des arrondis
! !
1 1/2 1/3 1 0.5 0.33
Soient A = 1/2 1/3 1/4 et B = 0.5 0.33 0.25 . Calculer A−1 et B −1 .
1/3 1/4 1/5 0.33 0.25 0.20
[Link] – jeudi 4 août 2016
Similitude
Exercice 9. Changement de base
R4 dans R3 dont la matrice relativement aux bases canoniques, (I, J, K, L)
Soit f l’application linéaire de!
4 5 −7 7
et (i, j, k) est 2 1 −1 3 .
1 −1 2 1
On définit deux nouvelles bases : B = (I, J, 4I + J − 3L, −7I + K + 5L) et B 0 = (4i + 2j + k, 5i + j − k, k).
Quelle est la matrice de f relativement à B et B 0 ?
Exercice 10.
Matrices semblables
1 1 0 0 1 2 3 4
Soient A = 0 1 1 0
et B = 0 1 2 3
. Montrer que si car(K) 6= 2 alors A et B sont semblables.
0 0 1 1 0 0 1 2
0 0 0 1 0 0 0 1
On cherchera P inversible telle que P B = AP .
Exercice 11. Matrices semblables ! !
2 −1/2 −1/2 1 1 0
Montrer que M = 0 1/2 1/2 et N = 0 1 1 sont semblables.
1 −1/2 1/2 0 0 1
Exercice 12. Matrices non semblables
! !
1 2 3 3 1 2
Montrer que A = 0 1 2 et B = 2 0 1 ne sont pas semblables.
0 0 1 1 0 0
Exercice 13. Matrices non semblables
! !
29 38 −18 7 −8 4
Soient A = −11 −14 7 et B = 3 −3 2 .
20 27 −12 −3 4 −1
Montrer que A et B ont même rang, même déterminant, même trace mais ne sont pas semblables (calculer
(A − I)2 et (B − I)2 ).
Exercice 14. Matrices
semblables
?
0 1 1 0 0 0 0 0
Les matrices 0 0 1 0
et 0 0 1 1
sont-elles semblables ?
0 0 0 0 0 0 0 1
0 0 0 0 0 0 0 0
Exercice 15. Matrices semblables ? ! !
5 1 ? 1 1 0
3 1 0
Soit u ∈ L(R ) ayant pour matrice dans la base canonique M = 2
2 1 ? et M = 0 1 1 dans
1 0 0 0 0 1
une autre base. Donner la matrice de passage.
Exercice 16. Matrices triangulaires nilpotentes
1) Soit A une matrice triangulaire à diagonale nulle. Montrer que A est nilpotente.
2) Soit A ∈ Mn (K) une matrice nilpotente d’indice n et ϕ l’endomorphisme de Kn associé.
On note Ei = Ker ϕi , et ei un vecteur quelconque choisi dans Ei \ Ei−1 (e1 ∈ E1 \ {0}).
a) Justifier l’existence de ei .
b) Montrer que la famille (ei ) est une base de Kn .
c) En déduire que A est semblable à une matrice triangulaire à diagonale nulle.
Parties remarquables
Exercice 17. Matrices en damier
Soit M = (aij ) ∈ Mn (K). On dit que M est en damier si aij = 0 pour j −i impair. On note D l’ensemble
des matrices n × n en damier. Montrer que D est une sous-algèbre de Mn (K). Quelle est sa dimension ?
[Link] – page 2
Exercice 18. Matrices stochastiques Pn
Soit D = {A = (aij ) ∈ Mn (R) tq ∀ i, j, aij > 0 et ∀ i, j=1 aij = 1}.
1) Montrer que D est stable par multiplication.
2) Déterminer les matrices A ∈ D inversibles telles que A−1 ∈ D.
Exercice 19. Matrices centrosymétriques
Soit A = (aij ) ∈ Mn (K). On dit que A est centro-symétrique si pour tous i, j : an+1−i,n+1−j = aij .
Montrer que si A et B sont centro-symétriques, il en est de même de AB. Montrer que si A est centro-
symétrique et inversible alors A−1 est aussi centro-symétrique.
Exercice 20. Algèbre de matrices
1 ··· 1!
.. ..
On note U = . . ∈ Mn (R) et A = {aU + bI tq a, b ∈ R} pour n > 2.
1 ··· 1
1) Montrer que A est une sous algèbre commutative de Mn (R).
2) Soit M = aU + bI ∈ A. Montrer que M possède un inverse dans A si et seulement si b(b + na) 6= 0,
et le cas échéant, donner M −1 .
3) Montrer que si b(b + na) = 0, alors M n’est pas inversible dans Mn (R).
4) Trouver les matrices M ∈ A vérifiant : M n = I.
Exercice 21. Centre de GLn (K)
On suppose car(K) 6= 2 et on note (Eij ) la base canonique de Mn (K).
1) Montrer que Fij = I + Eij est inversible.
2) En déduire que vect(GLn (K)) = Mn (K).
3) Quel est le centre de GLn (K) ?
Exercice 22. Centre de GLn (K)
Soit f ∈ L(E) ayant même matrice dans toutes les bases de E. Montrer que f est une homothétie.
Exercice 23. Centre des matrices triangulaires unipotentes
On note G = {A = (aij ) ∈ Mn (K) tq aij = 0 si i > j et aii = 1}.
1) Montrer que G est un sous-groupe de GLn (K).
2) En utilisant la base canonique de Mn (K), déterminer le centre de G et montrer que c’est un groupe
commutatif isomorphe à (K, +).
Exercice 24. Commutant d’une matrice diagonale
Soit A ∈ Mn (K) et CA = {M ∈ Mn (K) tq AM = M A} (commutant de A).
1) Montrer que CA est une sous-algèbre de Mn (K).
2) Soit A = diag(λ1 , λ2 , . . . , λn ) une matrice diagonale dont tous les λi sont distincts.
a) Chercher CA .
Mn (K) −→ Mn (K)
b) On suppose card(K) > n. Soit ϕ : Montrer que Im ϕ est l’ensemble
M 7−→ M A − AM.
des matrices à diagonale nulle.
Exercice 25. Matrices de trace nulle
Soit K un corps de caractéristique nulle et M ∈ Mn (K) non scalaire telle que tr M = 0.
1) Montrer qu’il existe une matrice colonne X1 telle queM X1 ne
soit pas colinéaire à X1 .
0 ···
2) En déduire que M est semblable à une matrice N = .
.. M où M1 ∈ Mn−1 (K) et tr M1 = 0.
1
3) Montrer que M est semblable à une matrice à diagonale nulle.
4) En utilisant l’exercice 24, montrer qu’il existe A, B ∈ Mn (K) telles que M = AB − BA.
Exercice 26. Tout hyperplan de Mn (K) contient une matrice inversible
Soit H un hyperplan de Mn (K) avec n > 2.
1) Montrer qu’il existe A ∈ Mn (K) telle que H = {M tq tr(AM ) = 0}.
2) En déduire que H contient une matrice inversible.
[Link] – page 3
Exercice 27. Matrices magiques
Une matrice carrée M est dite magique si les sommes des coefficients de M par ligne et par colonne sont
constantes. On note s(M ) leur valeur commune.
1 ··· 1!
.. ..
Soit U = . . et M = {matrices n × n magiques}.
1 ··· 1
1) Montrer que M est une sous-algèbre de Mn (K) et s : M → K est un morphisme d’algèbre (calculer
M U et U M ).
2) Si M est magique inversible, montrer que M −1 est aussi magique.
3) Montrer que si car(K) 6= 2, M est la somme directe du sev des matrices magiques symétriques et du
sev des matrices magiques antisymétriques.
4) Pour M ∈ Mn (K), on note ϕM l’endomorphisme de Kn canoniquement associé à M .
Soit H = {(x1 , . . . , xn ) ∈ Kn tq x1 + . . . + xn = 0} et K = {(x, . . . , x) ∈ Kn }.
a) Montrer que : M ∈ M ⇔ H et K sont stables par ϕM .
b) En déduire dim(M).
Exercice 28. Quaternions
n o
a b
Montrer que C = M = −b a
∈ M2 (R) est un corps isomorphe à C.
n o
a b
Montrer que H = M = −b̄ ā
∈ M 2 (C) est un anneau non commutatif où tout élément non nul est
inversible.
Exercice 29. Groupes de matrices
Soit G ⊂ Mn (K) tel que pour la multiplication, G soit un groupe. On note J l’élément neutre et pour
M ∈ G, ϕM l’endomorphisme de Kn canoniquement associé à M .
1) Montrer que ϕJ est une projection.
2) Montrer que : ∀ M ∈ G, ϕM | Ker ϕJ = 0 et ϕM | Im ϕJ est un isomorphisme de Im ϕJ .
3) On note k = rg(J). Montrer que G est isomorphe à un sous-groupe de GLk (K).
Exercice 30. Idéaux de Mn (K)
Une partie I ⊂ Mn (K) est appelée idéal à droite de Mn (K) si c’est un sous-groupe additif vérifiant :
∀ A ∈ I, ∀ B ∈ Mn (K), AB ∈ I.
Pour A ∈ Mn (K), on note HA le sev de Mn,1 (K) engendré par les colonnes de A, et IA l’idéal à droite
engendré par A : IA = {AM tq M ∈ Mn (K)}.
1) Soient A, M ∈ Mn (K). Montrer que : M ∈ IA ⇔ HM ⊂ HA .
2) Soient A, B ∈ Mn (K). Montrer qu’il existe C ∈ Mn (K) telle que HA + HB = HC . Simplifier alors
IA + IB .
3) Soit I un idéal à droite de Mn (K). Montrer que I est un sev de Mn (K), puis qu’il existe A ∈ Mn (K)
telle que I = IA .
4) Que peut-on dire des idéaux à gauche de Mn (K) ?
Exercice 31. Matrices antisymétriques
E −→ E
Soit E = {matrices de Mn (R) antisymétriques} et f : t
où A ∈ Mn (R).
M 7−→ AM + M A
1) Montrer que f est un endomorphisme.
2) Quelle est la trace de f ?
Exercice 32.
Matrice compagne
a1 ···
1 0 0
.. ..
a
2 0 1 . .
Soit A = ... .. .. .. ∈ Mn (K) et C(A) son commutant.
. . . . 0
..
. ..
. . . 1
an 0 ··· ··· 0
Montrer que pour M, N ∈ C(A) on a : M = N ⇔ M et N ont la même dernière colonne. En déduire que
C(A) = Kn−1 [A].
[Link] – page 4
Opérations
Exercice 33. Homographies
R ∪ {∞} −→
R ∪ {∞}
a b
Pour M = c d ∈ GL2 (R), on note fM : x 7−→ ax + b .
cx + d
Montrer que M 7→ fM est un morphisme de groupes de GL2 (R) dans SR∪{∞} . Quel est son noyau ?
Exercice 34. Opérations par blocs
1) Soient A1 ∈ Mn,p1 (K), A2 ∈ Mn,p2 (K), B1 ∈ M
p1 ,q(K), B2 ∈ Mp2 ,q (K).
B
On pose A = ( A1 A2 ) ∈ Mn,p1 +p2 (K) et B = B1 ∈ Mp1 +p2 ,q (K).
2
AB = A1 B1 + A2 B2 .
Montrer que
A B
2) Soit M = 0 C où A, B, 0, C sont des matrices de tailles p×p, p×q, q ×p, q ×q (matrice triangulaire
par blocs). Montrer que M est inversible si et seulement si A et C le sont. Le cas échéant, donner
M −1 sous la même forme.
3) En déduire une démonstration de la propriété : L’inverse d’une matrice triangulaire est triangulaire.
Exercice 35. Décomposition d’une matrice en matrices inversibles
Soit K ayant au moins trois éléments et A ∈ Mn (K). Montrer qu’il existe U, V ∈ GLn (K) telles que
A = U + V . Donner un contre-exemple si card(K) = 2.
Exercice 36. Mines 2014
Existe-t-il une base de Mn (C) constituée de matrices inversibles ?
Exercice 37. Conjugaison
Mn (K) −→ Mn (K)
1) Soit P ∈ GLn (K). Montrer que l’application ϕP : est un isomorphisme
M 7−→ P −1 M P
d’algèbre.
2) Soit ϕ : A = (aij ) 7→ A0 = (an+1−i,n+1−j ).
a) Montrer que ϕ est un isomorphisme d’algèbre de Mn (K).
b) Trouver une matrice P ∈ GLn (K) telle que ϕ = ϕP .
Exercice 38. Valeurs propres de AB et BA
Soient A ∈ Mn,p (K) et B ∈ Mp,n (K). On note C = In − AB et D = Ip − BA (In , Ip = matrices unité
d’ordres n et p).
1) Montrer que si C est inversible, alors D l’est aussi (résoudre DX = 0).
2) Le cas échéant, exprimer D−1 en fonction de A, B, C −1 .
3) En déduire que AB et BA ont les mêmes valeurs propres non nulles. Examiner le cas de la valeur
propre 0 si n = p.
Exercice 39. M antisymétrique ⇒ I + M est inversible
Soit M ∈ Mn (R) antisymétrique.
1) Montrer que I + M est inversible (si M X = 0, calculer t (M X)(M X)).
2) Soit A = (I − M )(I + M )−1 . Montrer que t A = A−1 .
Exercice 40.
Équation
X2 + X = A
1 1
Soit A = 1 1 . On veut résoudre l’équation dans M2 (K) : X 2 + X = A.
Soit X une solution et ϕA , ϕX les endomorphismes de K2 de matrices A et X dans la base canonique.
1) Montrer que X ou X + I n’est pas inversible.
2) Si X n’est pas inversible, montrer que X est proportionnelle à A (on montrera que Ker ϕX = Ker ϕA
et Im ϕX = Im ϕA ).
3) Résoudre l’équation.
[Link] – page 5
Exercice 41. Forme bilinéaire trace
Mp,n (K) −→
K
1) Soit A ∈ Mn,p (K) non nulle. Montrer que l’application fA : est une
X 7−→ tr(AX)
forme linéaire non nulle sur Mp,n (K).
2) Réciproquement : Soit ϕ : Mp,n (K) → K une forme linéaire quelconque. Montrer qu’il existe une
unique matrice A ∈ Mn,p (K) telle que ϕ = fA (on pourra considérer l’application A 7→ fA ).
3) Soit ϕ : Mn (K) → K une forme linéaire vérifiant : ∀ X, Y ∈ Mn (K), ϕ(XY ) = ϕ(Y X). Montrer
qu’il existe λ ∈ K tel que ϕ = λ tr.
Exercice 42. Matrice vérifiant Ak = I
Soit A ∈ Mn (K) telle que Ak = I avec k 6= 0 et k 6= car(K). On pose B = I + A + A2 + . . . + Ak−1 .
Soient u, v les endomorphismes de Kn matrices A et B dans la base canonique.
1) Montrer : Ker(u − id) = Im v, Im(u − id) = Ker v, Ker v ⊕ Im v = Kn .
2) En déduire : tr B = k rg B.
Exercice 43. Suite récurrente linéaire matricielle
Soient A, B ∈ Mn (K). Exprimer en fonction de k le terme général de la suite (Mk ) de matrices de
Mn (K) définie par : M0 est donnée, Mk+1 = AMk + B.
Exercice 44. A, A2 , A3 données ⇒ Ap
Soit A ∈ Mn (K). On suppose qu’il existe λ, µ ∈ K et U, V ∈ Mn (K) tels que : A = λU + µV ,
A2 = λ2 U + µ2 V , A3 = λ3 U + µ3 V .
1) Montrer que : ∀ p ∈ N∗ , Ap = λp U + µp V (chercher une relation linéaire entre A, A2 , A3 ).
2) On suppose ici λ 6= µ, λ 6= 0 et µ 6= 0. Soit X un vecteur propre de A. Montrer que X est vecteur
propre de U et de V avec les valeurs propres 0, 0 ou 1, 0, ou 0, 1.
Exercice 45. A > 0, X > 0 et Ak X = X
Soit A ∈ Mn,p (R). On dit que A est positive si tous ses coefficients sont strictement positifs.
Soit M ∈ Mn (R) positive. On suppose qu’il existe X ∈ Mn,1 (R) positif et k ∈ N∗ tels que M k X = X.
Montrer qu’il existe Y ∈ Mn,1 (R) positif tel que M Y = Y .
Exercice 46. Conservation de l’inverse sur un sous-corps
Soit M ∈ Mn (Q). Comparer les énoncés : (1) ⇔ M est inversible dans Mn (Q) et (2) ⇔ M est inversible
dans Mn (C).
Divers
Exercice 47. Coefficients du binôme
Soit A ∈ Mn+1 (Q) telle que aij = j−1
i−1 . Interpréter A comme la matrice d’un endomorphisme simple
de Qn [X]. En déduire la matrice A−1 .
Exercice 48. Coefficients du binôme
Soit A ∈ Mn (K) telle que aij = (−1)n−j n−j
i−1 .
1) Interpréter A comme la matrice d’un endomorphisme de Kn−1 [X].
2) En déduire A3 .
Exercice 49. Classes d’équivalence dans Mn,1 (Z)
1) Soit M ∈ M Montrer que M ∈ GLn (Z) si et seulement si | det M | = 1.
n (Z).
x1
..
2) Soit X = . ∈ Mn,1 (Z) et d le pgcd de x1 , . . . , xn . Montrer qu’il existe A ∈ GLn (Z) telle que
xn
d
0
AX = .. (par récurrence sur n).
.
0
3) Soient X, Y ∈ Mn,1 (Z). CNS pour qu’il existe A ∈ GLn (Z) telle que AX = Y ?
[Link] – page 6
Exercice 50. Rayon spectral d’une matrice à coefficients positifs
Soit A = (aij ) ∈ Mn (R) avec : ∀ i, j, aij > 0. On munit Mn,1 (R) de la relation d’ordre :
(X > Y ) ⇔ (∀ i, xi > yi ),
et on pose pour X ∈ Mn,1 (R), X > 0, X 6= 0 :
R(X) = sup{r > 0 tq AX > rX},
R = sup{R(X) tq X > 0, X 6= 0}.
1) Montrer que R est fini et qu’il existe X0 ∈ Rn tel que R(X0 ) = R.
2) Montrer que toutes les coordonnées de X0 sont strictement positives.
3) On pose AX0 = RX0 + Y . Montrer que Y = 0.
4) Soit λ une valeur propre complexe de A. Montrer que |λ| 6 R, et (|λ| = R) ⇔ (λ = R).
Exercice 51. ENS MP 2002
Que dire des morphismes de groupe ϕ : GLn (R) → Z/pZ ?
Exercice 52. Tas de cailloux, Centrale 2014
On s’intéresse aux matrices A de coefficients aij entiers, de diagonale nulle et dont les termes non diago-
naux valent ±1.
1) Calculer det(A) dans le cas où tous les termes diagonaux valent 1 et en déduire que dans le cas général
A est inversible si n est pair (on pourra raisonner modulo 2).
2) Que dire du rang de A si n est impair ?
3) Soit un tas de n cailloux tel que si l’on en retire un, on puisse toujours faire deux tas de même masse
avec les n − 1 cailloux restants. Montrer que n est impair.
4) Montrer que pour n impair, il existe un nombre fini de masses à une constante multiplicative près
permettant de réaliser la condition précédente.
5) On impose à présent que pour n = 2k + 1, quelque soit le caillou que l’on retire, il est possible de
former deux tas de k cailloux de même masse. Montrer que tous les cailloux ont même masse.
Exercice 53. Matrice tridiagonale,
ENS ULC 2015
2 −1 (0)
−1 2 −1
.. ..
Soit A ∈ Mn (R) définie par A =
−1 . . .
.. ..
. . −1
(0) −1 2
1) Montrer que, pour tout v ∈ Rn , si les coefficients de Av sont tous positifs alors les coefficients de v
sont tous positifs.
2) Montrer que A est inversible et que son inverse est à coefficients positifs.
[Link] – page 7
solutions
Exercice 1. !
α 1+β
2) X = −2α 1 − 2β .
1+α β
Exercice 2. !
a 2a − 1 a
X= b+2 2b + 3 b .
c+2 2c + 1 c
Exercice 3.
(α + tr A) tr X = tr B.
Si α(α + tr A) 6= 0, il y a une solution unique : X = 1 B − tr B A .
α α + tr A
Si α = 0, il y a des solutions ssi A et B sont proportionnelles.
Si α + tr A = 0, il y a des solutions ssi tr B = 0 : X = 1 B + λA.
α
Exercice 4. !
1 0 0
An = 1
2 n(n + 1) 1 n .
n 0 1
Exercice
6.
a (b)
1) .. avec na = (2n − 1)k + (n − 1)(−1)k et nb = (2n − 1)k − (−1)k .
.
a
(b) 1
2k 2 + k 3 + 6k 2 + 2k)
1 2k 3 (4k
0 1 2k 2k 2 + k
2) 0 0 1 2k
.
0 0 0 1
" ! #k
x
3) y (x y z) = (x2 + y 2 + z 2 )k−1 A.
z
Exercice 7.
A + (2 − n)I
1) .
n−1
a + (n − 2)b (−b)
2) 1 .. .
.
(a − b)(a + (n − 1)b)
(−b) a + (n − 2)b
1 −1 1 ··· ±1
.. .. .. ..
. . . .
.. ..
3) .
. . 1
..
.
−1
(0) 1 !
1 −ᾱ 0
4) 1 −α 1 + αᾱ −ᾱ .
1 − αᾱ 0 −α 1
(0) 1/an
5) . .. .
1/a1 (0)
6) diag(λi ) − 1 (λi λj ).
1 + λ1 + . . . + λn
Exercice 8. ! ! !
9 −36 30 35 −175 161 55.6 −277.8 255.6
A−1 = −36 192 −180 , B −1 = 100
63
−175 911 −850 ≈ −277.8 1446.0 −1349.2 .
30 −180 180 161 −850 800 255.6 −1349.2 1269.8
[Link] – page 8
Exercice 9. !
1 0 0 0
M= 0 1 0 0 .
0 0 0 0
Exercice
10.
a b c d
P = 0 2a 3a + 2b 4a + 3b + 2c
est inversible pour a 6= 0.
0 0 4a 12a + 4b
0 0 0 8a
Exercice 11. !
1 1 1
N = P −1 AP avec P = 1 −1 1 .
1 1 −1
Exercice 12.
B − I est inversible.
Exercice 14.
0 1 0 0
oui, P = 0 0 1 0
.
0 0 0 1
1 0 0 0
Exercice 15. !
5 1 −9
3 1
On doit avoir (M −I) = 0, ce qui impose M = 2
2 1 −1 . En prenant Z ∈ R3 tel que (M −I)2 Z 6= 0,
1 0 0
!
1
par exemple Z = 0 , puis Y = (M − I)Z, X = (M − I)Y et P = ( X Y Z) on obtient une solution.
0
Exercice 18.
2) Si A, B ∈ D et AB = I, alors pour i 6= j : ∀ k, aik bkj = 0.
Soit ai1 6= 0 : alors b1j = 0 pour tout j 6= i, donc ai1 = b1i = 1.
Donc chaque colonne de A contient n − 1 fois 0 et une fois 1. A étant inversible, c’est une matrice de
permutation.
Exercice 20.
2) M −1 = −a U + 1 I.
b(na + b) b
(na + b)n − bn
n
4) M = U + bn I. Si n est pair, M n = I ⇔ M = I ou M = ±(I − n2 U ). Si n est impair,
n
M n = I ⇔ M = I.
Exercice 23.
2) Pour i < j, on doit avoir M (I + Eij ) = (I + Eij )M donc aki = 0 si k 6= i et ajk = 0 si k 6= j. On
1 0 ··· 0 ∗
.. ..
. . 0
.. .. ..
obtient M =
. . . .
..
0 . 0
1
Exercice 26.
···
0 0 1
..
.
Si ak` 6= 0 : M = I − tr A E`k .
1 0
2) Si A est diagonale : M = .. .. .. .
. . . ak`
0 1 0
Exercice 29.
1) J 2 = J.
2) JM = M J.
[Link] – page 9
Exercice 31.
2) La base canonique de E est (Fij = Eij − Eji )16i<j6n où (Eij ) est la base canonique de Mn (R) : Si
M ∈ E, la coordonnée de M suivant Fij est le coefficient d’indices i, j de M . En particulier, en notant
A = (aij ), la coordonnée de f (Fij ) suivant Fij est aii + ajj , donc :
X
tr f = (aii + ajj ) = (n − 1) tr A.
i,j
Exercice 34. −1
−A−1 BC −1
A
2) M −1 = 0 C −1
.
Exercice 36.
Oui : In + Eij , i, j ∈ [[1, n]].
Exercice 38.
2) D−1 = BC −1 A + Ip .
Exercice 40.
3) X ∈ {−A, 12 A, A − I, − 12 A − I} si car(K) 6= 2, X ∈ {−A, A − I} si car(K) = 2.
Exercice 42.
2) u| Im v = id ⇒ tr(u| Im v ) = rg v ⇒ tr(v| Im v ) = k rg v.
Exercice 43.
Mk = Ak M0 + Sk B avec Sk = I + A + . . . + Ak−1 = (I − Ak )(I − A)−1 si I − A est inversible.
Exercice 44.
1) A3 − (λ + µ)A2 + λµA = 0.
µA − A2 2
2) U = , V = λA − A et la valeur propre est 0, λ ou µ.
λ(µ − λ) µ(λ − µ)
Exercice 48.
1) ϕ(P ) = (−X − 1)n−1 P − 1 .
X +1
2) I.
Exercice 50.
1) Compacité.
α
x2
2) Si x1 = 0, on pose Y = .. :
.
xn
R(Y ) > min a11 + a12 x2 + . . . + a1n xn , αa21 + R(X0 ), . . . , αan1 + R(X0 ) > R(X0 ) pour α > 0
α x2 xn
assez petit. a −R
α 11
0 a21
3) Si y1 > 0, on pose X = X0 + .. : AX − RX = Y + α , donc pour α > 0 assez petit,
..
. .
0 an1
R(X) > R.
4) Inégalité triangulaire.
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Exercice 51.
Soit ϕ un tel morphisme. Alors pour toute matrice M ∈ GLn (R) on a 0̇ = pϕ(M ) = ϕ(M p ), donc
ϕ s’annule sur toute matrice qui est une puissance p-ème. Notons P (i, j, α) la matrice de l’opéra-
tion élémentaire Li ← Li + αLj , qui est aussi la matrice de l’opération élémentaire Cj ← Cj + αCi .
Toute matrice M ∈ GLn (R) peut être transformée, à l’aide de ces seules opérations élémentaires,
en une matrice M 0 = diag(1, . . . , 1, det(M )) par une adaptation de l’algorithme de Gauss. Comme
P (i, j, α) = P (i, j, α/p)p et det(M ) = ±(| det(M )|1/p )p , on obtient : ϕ(M ) = 0̇ si det(M ) > 0 et
ϕ(M ) = ϕ(diag(1, . . . , 1, −1)) = x si det(M ) < 0. Réciproquement, la fonction ϕ ainsi définie est effec-
tivement un morphisme de groupe si et seulement si 2x = 0̇, soit x = 0̇ pour p impair, et x ∈ {0̇, q̇} pour
p = 2q.
Exercice 52. h i
0 (1)
1) Si A = (1) 0
∈ Mn (R) alors rg(A + In ) = 1 donc −1 est valeur propre de A d’ordre au moins
n − 1 et la dernière valeur propre vaut n − 1 puisque tr(A) = 0. Ainsi det(A) = (−1)n−1 (n − 1).
Dans le cas général, A est congrue modulo 2 à la matrice précédente donc les déterminants le sont
aussi. En particulier, si n est impair, det(A) est impair donc non nul.
2) La sous-matrice obtenue en retirant la dernière ligne et la dernière colonne est inversible donc rg(A) > n − 1.
3) Soit M = (mi ) la matrice colonne constituée des masses des cailloux (supposées strictement positives).
Retirer le caillou i et diviser les n−1 restants en deux tas de même masse revient à trouver une matrice
ligne Li dont le i-ème coefficient est nul et les autres valent ±1, telle que Li M = 0. Si A est la matrice
constitué des lignes L1 , . . . , Ln alors AM = 0 avec M 6= 0 donc A est non inversible et n est impair.
4) Il y a un nombre fini de matrices A possibles et pour chacune, la colonne M doit être dans le noyau
de A qui est de dimension 1 puisque rg(A) > n − 1.
1!
..
5) Si A est la matrice associée aux retraits, A . = 0 et AM = 0. Ces deux vecteurs sont proportionnels
1
vu rg(A).
Exercice 53.
1) Soit p le plus petit indice tel que vp = min vi . Si p = 1 on obtient 2v1 > v2 > v1 et donc v1 > 0. De
16i6n
même si p = n. On suppose que 2 6 p 6 n − 1. On a alors 2vp > vp−1 + vp+1 > 2vp avec égalité si et
seulement si vp−1 = vp+1 = vp , ce qui est impossible d’après la définition de p. Donc vp > 0.
2) Soit v tel que Av = 0. D’après la question précédente on sait que, pour tout i, vi > 0. Soit p le
plus petit indice tel que vp = max vi . Si p = 1 alors 0 = 2v1 − v2 > v1 et donc v1 = 0 puis v = 0.
16i6n
De même si p = n. On suppose que 2 6 p 6 n − 1. On a alors 2vp = vp−1 + vp+1 , ce qui entraîne
vp−1 = vp et contredit la définition de p. On en déduit que v = 0 et donc que A est inversible. Soit
vi la i-ème colonne de A−1 . Tous les coefficients de Avi sont positifs, donc les coefficients de vi sont
tous positifs.
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