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Matrices

Le document présente une série d'exercices sur les matrices, abordant des sujets tels que la résolution d'équations matricielles, l'inversion de matrices, les matrices semblables, et les propriétés des matrices en damier et stochastiques. Chaque exercice demande d'appliquer des concepts théoriques à des cas pratiques, incluant des calculs spécifiques et des démonstrations. Les exercices sont variés et couvrent des aspects fondamentaux de l'algèbre linéaire.

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Matrices

Le document présente une série d'exercices sur les matrices, abordant des sujets tels que la résolution d'équations matricielles, l'inversion de matrices, les matrices semblables, et les propriétés des matrices en damier et stochastiques. Chaque exercice demande d'appliquer des concepts théoriques à des cas pratiques, incluant des calculs spécifiques et des démonstrations. Les exercices sont variés et couvrent des aspects fondamentaux de l'algèbre linéaire.

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Matrices

Calculs

Exercice 1. Équation
! AX = B
1 2 3
Soit A = 2 3 4 .
3 4 5
1) Montrer que l’équation en X : AX = B, X, B ∈ M3,n (K), a des solutions si et seulement si les
colonnes de B sont des !
progressions arithmétiques (traiter d’abord le cas n = 1).
3 3
2) Résoudre AX = 4 5 .
5 7

Exercice 2. Équation XA =
!B !
1 2 −1 −2 1 1
Soient A = 2 −1 −1 et B = 8 1 −5 . Existe-t-il une matrice X telle que XA = B ?
−5 0 3 4 3 −3

Exercice 3. Équation aX + (trX)A = B


Soit α ∈ K, et A, B ∈ Mn (K). Étudier l’équation d’inconnue X ∈ Mn (K) : αX + (tr X)A = B.
n
Exercice 4. Calcul de
! A par la formule du binôme
1 0 0
Soit A = 0 1 1 . En écrivant A = I + J, calculer An , n ∈ Z.
1 0 1
n
Exercice 5. Calcul de
! A par polynôme annulateur
1 2 3
Soit A = 2 3 1 .
3 1 2
1) Vérifier que (A − 6I)(A2 − 3I) = 0.
√ √ n
n ∈ N et √Pn le polynôme de degré inférieur ou égal à 2 tel que P (6) = 6n , P ( 3) = 3 , et
2) Soit √
P (− 3) = (− 3)n . Montrer que An = Pn (A).
3) Même question pour n ∈ Z.
Exercice 6. Calcul de Ak
CalculerAk pour k ∈N :  
1 (2) 1 2 3 4 !
x2 xy xz
1) A =  ..
.
. 2) A = 0 1 2 3
. 3) A = xy y2 yz .
0 0 1 2
xz yz z2
(2) 1 0 0 0 1

Exercice 7. Inversion de matrices


Inverser les matrices suivantes :
1 1 (0)
 
   
0 (1) a (b) !
.. .. 1 ᾱ ᾱ2
.. ..
 . . 
1)  .
 2)  .
 3) 
..
 4) α 1 ᾱ ,α∈C
α2
 
. 1 α 1
(1) 0 (b) a
  1+ 1
(1)
 (0) 1
(0) an λ1

5)  .  6)  ..
.. .

a1 (0) 1
(1) 1+ λn

Exercice 8. Effet des arrondis


! !
1 1/2 1/3 1 0.5 0.33
Soient A = 1/2 1/3 1/4 et B = 0.5 0.33 0.25 . Calculer A−1 et B −1 .
1/3 1/4 1/5 0.33 0.25 0.20

[Link] – jeudi 4 août 2016


Similitude

Exercice 9. Changement de base


R4 dans R3 dont la matrice relativement aux bases canoniques, (I, J, K, L)
Soit f l’application linéaire de!
4 5 −7 7
et (i, j, k) est 2 1 −1 3 .
1 −1 2 1
On définit deux nouvelles bases : B = (I, J, 4I + J − 3L, −7I + K + 5L) et B 0 = (4i + 2j + k, 5i + j − k, k).
Quelle est la matrice de f relativement à B et B 0 ?
Exercice 10. 
Matrices semblables
  
1 1 0 0 1 2 3 4
Soient A = 0 1 1 0
et B = 0 1 2 3
. Montrer que si car(K) 6= 2 alors A et B sont semblables.
0 0 1 1 0 0 1 2
0 0 0 1 0 0 0 1
On cherchera P inversible telle que P B = AP .
Exercice 11. Matrices semblables ! !
2 −1/2 −1/2 1 1 0
Montrer que M = 0 1/2 1/2 et N = 0 1 1 sont semblables.
1 −1/2 1/2 0 0 1

Exercice 12. Matrices non semblables


! !
1 2 3 3 1 2
Montrer que A = 0 1 2 et B = 2 0 1 ne sont pas semblables.
0 0 1 1 0 0

Exercice 13. Matrices non semblables


! !
29 38 −18 7 −8 4
Soient A = −11 −14 7 et B = 3 −3 2 .
20 27 −12 −3 4 −1
Montrer que A et B ont même rang, même déterminant, même trace mais ne sont pas semblables (calculer
(A − I)2 et (B − I)2 ).
Exercice 14. Matrices
 semblables
 ? 
0 1 1 0 0 0 0 0
Les matrices 0 0 1 0
et 0 0 1 1
sont-elles semblables ?
0 0 0 0 0 0 0 1
0 0 0 0 0 0 0 0
Exercice 15. Matrices semblables ? ! !
5 1 ? 1 1 0
3 1 0
Soit u ∈ L(R ) ayant pour matrice dans la base canonique M = 2
2 1 ? et M = 0 1 1 dans
1 0 0 0 0 1
une autre base. Donner la matrice de passage.
Exercice 16. Matrices triangulaires nilpotentes
1) Soit A une matrice triangulaire à diagonale nulle. Montrer que A est nilpotente.
2) Soit A ∈ Mn (K) une matrice nilpotente d’indice n et ϕ l’endomorphisme de Kn associé.
On note Ei = Ker ϕi , et ei un vecteur quelconque choisi dans Ei \ Ei−1 (e1 ∈ E1 \ {0}).
a) Justifier l’existence de ei .
b) Montrer que la famille (ei ) est une base de Kn .
c) En déduire que A est semblable à une matrice triangulaire à diagonale nulle.

Parties remarquables

Exercice 17. Matrices en damier


Soit M = (aij ) ∈ Mn (K). On dit que M est en damier si aij = 0 pour j −i impair. On note D l’ensemble
des matrices n × n en damier. Montrer que D est une sous-algèbre de Mn (K). Quelle est sa dimension ?

[Link] – page 2
Exercice 18. Matrices stochastiques Pn
Soit D = {A = (aij ) ∈ Mn (R) tq ∀ i, j, aij > 0 et ∀ i, j=1 aij = 1}.
1) Montrer que D est stable par multiplication.
2) Déterminer les matrices A ∈ D inversibles telles que A−1 ∈ D.
Exercice 19. Matrices centrosymétriques
Soit A = (aij ) ∈ Mn (K). On dit que A est centro-symétrique si pour tous i, j : an+1−i,n+1−j = aij .
Montrer que si A et B sont centro-symétriques, il en est de même de AB. Montrer que si A est centro-
symétrique et inversible alors A−1 est aussi centro-symétrique.
Exercice 20. Algèbre de matrices
1 ··· 1!
.. ..
On note U = . . ∈ Mn (R) et A = {aU + bI tq a, b ∈ R} pour n > 2.
1 ··· 1
1) Montrer que A est une sous algèbre commutative de Mn (R).
2) Soit M = aU + bI ∈ A. Montrer que M possède un inverse dans A si et seulement si b(b + na) 6= 0,
et le cas échéant, donner M −1 .
3) Montrer que si b(b + na) = 0, alors M n’est pas inversible dans Mn (R).
4) Trouver les matrices M ∈ A vérifiant : M n = I.
Exercice 21. Centre de GLn (K)
On suppose car(K) 6= 2 et on note (Eij ) la base canonique de Mn (K).
1) Montrer que Fij = I + Eij est inversible.
2) En déduire que vect(GLn (K)) = Mn (K).
3) Quel est le centre de GLn (K) ?
Exercice 22. Centre de GLn (K)
Soit f ∈ L(E) ayant même matrice dans toutes les bases de E. Montrer que f est une homothétie.
Exercice 23. Centre des matrices triangulaires unipotentes
On note G = {A = (aij ) ∈ Mn (K) tq aij = 0 si i > j et aii = 1}.
1) Montrer que G est un sous-groupe de GLn (K).
2) En utilisant la base canonique de Mn (K), déterminer le centre de G et montrer que c’est un groupe
commutatif isomorphe à (K, +).
Exercice 24. Commutant d’une matrice diagonale
Soit A ∈ Mn (K) et CA = {M ∈ Mn (K) tq AM = M A} (commutant de A).
1) Montrer que CA est une sous-algèbre de Mn (K).
2) Soit A = diag(λ1 , λ2 , . . . , λn ) une matrice diagonale dont tous les λi sont distincts.
a) Chercher CA . 
Mn (K) −→ Mn (K)
b) On suppose card(K) > n. Soit ϕ : Montrer que Im ϕ est l’ensemble
M 7−→ M A − AM.
des matrices à diagonale nulle.
Exercice 25. Matrices de trace nulle
Soit K un corps de caractéristique nulle et M ∈ Mn (K) non scalaire telle que tr M = 0.
1) Montrer qu’il existe une matrice colonne X1 telle queM X1 ne
 soit pas colinéaire à X1 .
0 ···
2) En déduire que M est semblable à une matrice N = .
.. M où M1 ∈ Mn−1 (K) et tr M1 = 0.
1
3) Montrer que M est semblable à une matrice à diagonale nulle.
4) En utilisant l’exercice 24, montrer qu’il existe A, B ∈ Mn (K) telles que M = AB − BA.
Exercice 26. Tout hyperplan de Mn (K) contient une matrice inversible
Soit H un hyperplan de Mn (K) avec n > 2.
1) Montrer qu’il existe A ∈ Mn (K) telle que H = {M tq tr(AM ) = 0}.
2) En déduire que H contient une matrice inversible.

[Link] – page 3
Exercice 27. Matrices magiques
Une matrice carrée M est dite magique si les sommes des coefficients de M par ligne et par colonne sont
constantes. On note s(M ) leur valeur commune.
1 ··· 1!
.. ..
Soit U = . . et M = {matrices n × n magiques}.
1 ··· 1
1) Montrer que M est une sous-algèbre de Mn (K) et s : M → K est un morphisme d’algèbre (calculer
M U et U M ).
2) Si M est magique inversible, montrer que M −1 est aussi magique.
3) Montrer que si car(K) 6= 2, M est la somme directe du sev des matrices magiques symétriques et du
sev des matrices magiques antisymétriques.
4) Pour M ∈ Mn (K), on note ϕM l’endomorphisme de Kn canoniquement associé à M .
Soit H = {(x1 , . . . , xn ) ∈ Kn tq x1 + . . . + xn = 0} et K = {(x, . . . , x) ∈ Kn }.
a) Montrer que : M ∈ M ⇔ H et K sont stables par ϕM .
b) En déduire dim(M).
Exercice 28. Quaternions
n   o
a b
Montrer que C = M = −b a 
∈ M2 (R) est un corps isomorphe à C.
n  o
a b
Montrer que H = M = −b̄ ā
∈ M 2 (C) est un anneau non commutatif où tout élément non nul est
inversible.
Exercice 29. Groupes de matrices
Soit G ⊂ Mn (K) tel que pour la multiplication, G soit un groupe. On note J l’élément neutre et pour
M ∈ G, ϕM l’endomorphisme de Kn canoniquement associé à M .
1) Montrer que ϕJ est une projection.
2) Montrer que : ∀ M ∈ G, ϕM | Ker ϕJ = 0 et ϕM | Im ϕJ est un isomorphisme de Im ϕJ .
3) On note k = rg(J). Montrer que G est isomorphe à un sous-groupe de GLk (K).
Exercice 30. Idéaux de Mn (K)
Une partie I ⊂ Mn (K) est appelée idéal à droite de Mn (K) si c’est un sous-groupe additif vérifiant :
∀ A ∈ I, ∀ B ∈ Mn (K), AB ∈ I.
Pour A ∈ Mn (K), on note HA le sev de Mn,1 (K) engendré par les colonnes de A, et IA l’idéal à droite
engendré par A : IA = {AM tq M ∈ Mn (K)}.
1) Soient A, M ∈ Mn (K). Montrer que : M ∈ IA ⇔ HM ⊂ HA .
2) Soient A, B ∈ Mn (K). Montrer qu’il existe C ∈ Mn (K) telle que HA + HB = HC . Simplifier alors
IA + IB .
3) Soit I un idéal à droite de Mn (K). Montrer que I est un sev de Mn (K), puis qu’il existe A ∈ Mn (K)
telle que I = IA .
4) Que peut-on dire des idéaux à gauche de Mn (K) ?
Exercice 31. Matrices antisymétriques 
E −→ E
Soit E = {matrices de Mn (R) antisymétriques} et f : t
où A ∈ Mn (R).
M 7−→ AM + M A
1) Montrer que f est un endomorphisme.
2) Quelle est la trace de f ?
Exercice 32.
 Matrice compagne
a1 ···

1 0 0
.. .. 
a
 2 0 1 . .
Soit A =  ... .. .. .. ∈ Mn (K) et C(A) son commutant.
 
 . . . . 0
..

 . .. 
. . . 1
an 0 ··· ··· 0
Montrer que pour M, N ∈ C(A) on a : M = N ⇔ M et N ont la même dernière colonne. En déduire que
C(A) = Kn−1 [A].

[Link] – page 4
Opérations

Exercice 33. Homographies 


   R ∪ {∞} −→
R ∪ {∞}
a b
Pour M = c d ∈ GL2 (R), on note fM : x 7−→ ax + b .
 cx + d
Montrer que M 7→ fM est un morphisme de groupes de GL2 (R) dans SR∪{∞} . Quel est son noyau ?
Exercice 34. Opérations par blocs
1) Soient A1 ∈ Mn,p1 (K), A2 ∈ Mn,p2 (K), B1 ∈ M
 p1 ,q(K), B2 ∈ Mp2 ,q (K).
B
On pose A = ( A1 A2 ) ∈ Mn,p1 +p2 (K) et B = B1 ∈ Mp1 +p2 ,q (K).
2

 AB = A1 B1 + A2 B2 .
Montrer que
A B
2) Soit M = 0 C où A, B, 0, C sont des matrices de tailles p×p, p×q, q ×p, q ×q (matrice triangulaire
par blocs). Montrer que M est inversible si et seulement si A et C le sont. Le cas échéant, donner
M −1 sous la même forme.
3) En déduire une démonstration de la propriété : L’inverse d’une matrice triangulaire est triangulaire.
Exercice 35. Décomposition d’une matrice en matrices inversibles
Soit K ayant au moins trois éléments et A ∈ Mn (K). Montrer qu’il existe U, V ∈ GLn (K) telles que
A = U + V . Donner un contre-exemple si card(K) = 2.
Exercice 36. Mines 2014
Existe-t-il une base de Mn (C) constituée de matrices inversibles ?
Exercice 37. Conjugaison 
Mn (K) −→ Mn (K)
1) Soit P ∈ GLn (K). Montrer que l’application ϕP : est un isomorphisme
M 7−→ P −1 M P
d’algèbre.
2) Soit ϕ : A = (aij ) 7→ A0 = (an+1−i,n+1−j ).
a) Montrer que ϕ est un isomorphisme d’algèbre de Mn (K).
b) Trouver une matrice P ∈ GLn (K) telle que ϕ = ϕP .
Exercice 38. Valeurs propres de AB et BA
Soient A ∈ Mn,p (K) et B ∈ Mp,n (K). On note C = In − AB et D = Ip − BA (In , Ip = matrices unité
d’ordres n et p).
1) Montrer que si C est inversible, alors D l’est aussi (résoudre DX = 0).
2) Le cas échéant, exprimer D−1 en fonction de A, B, C −1 .
3) En déduire que AB et BA ont les mêmes valeurs propres non nulles. Examiner le cas de la valeur
propre 0 si n = p.
Exercice 39. M antisymétrique ⇒ I + M est inversible
Soit M ∈ Mn (R) antisymétrique.
1) Montrer que I + M est inversible (si M X = 0, calculer t (M X)(M X)).
2) Soit A = (I − M )(I + M )−1 . Montrer que t A = A−1 .
Exercice 40.
 Équation
 X2 + X = A
1 1
Soit A = 1 1 . On veut résoudre l’équation dans M2 (K) : X 2 + X = A.
Soit X une solution et ϕA , ϕX les endomorphismes de K2 de matrices A et X dans la base canonique.
1) Montrer que X ou X + I n’est pas inversible.
2) Si X n’est pas inversible, montrer que X est proportionnelle à A (on montrera que Ker ϕX = Ker ϕA
et Im ϕX = Im ϕA ).
3) Résoudre l’équation.

[Link] – page 5
Exercice 41. Forme bilinéaire trace
Mp,n (K) −→

K
1) Soit A ∈ Mn,p (K) non nulle. Montrer que l’application fA : est une
X 7−→ tr(AX)
forme linéaire non nulle sur Mp,n (K).
2) Réciproquement : Soit ϕ : Mp,n (K) → K une forme linéaire quelconque. Montrer qu’il existe une
unique matrice A ∈ Mn,p (K) telle que ϕ = fA (on pourra considérer l’application A 7→ fA ).
3) Soit ϕ : Mn (K) → K une forme linéaire vérifiant : ∀ X, Y ∈ Mn (K), ϕ(XY ) = ϕ(Y X). Montrer
qu’il existe λ ∈ K tel que ϕ = λ tr.
Exercice 42. Matrice vérifiant Ak = I
Soit A ∈ Mn (K) telle que Ak = I avec k 6= 0 et k 6= car(K). On pose B = I + A + A2 + . . . + Ak−1 .
Soient u, v les endomorphismes de Kn matrices A et B dans la base canonique.
1) Montrer : Ker(u − id) = Im v, Im(u − id) = Ker v, Ker v ⊕ Im v = Kn .
2) En déduire : tr B = k rg B.
Exercice 43. Suite récurrente linéaire matricielle
Soient A, B ∈ Mn (K). Exprimer en fonction de k le terme général de la suite (Mk ) de matrices de
Mn (K) définie par : M0 est donnée, Mk+1 = AMk + B.
Exercice 44. A, A2 , A3 données ⇒ Ap
Soit A ∈ Mn (K). On suppose qu’il existe λ, µ ∈ K et U, V ∈ Mn (K) tels que : A = λU + µV ,
A2 = λ2 U + µ2 V , A3 = λ3 U + µ3 V .
1) Montrer que : ∀ p ∈ N∗ , Ap = λp U + µp V (chercher une relation linéaire entre A, A2 , A3 ).
2) On suppose ici λ 6= µ, λ 6= 0 et µ 6= 0. Soit X un vecteur propre de A. Montrer que X est vecteur
propre de U et de V avec les valeurs propres 0, 0 ou 1, 0, ou 0, 1.
Exercice 45. A > 0, X > 0 et Ak X = X
Soit A ∈ Mn,p (R). On dit que A est positive si tous ses coefficients sont strictement positifs.
Soit M ∈ Mn (R) positive. On suppose qu’il existe X ∈ Mn,1 (R) positif et k ∈ N∗ tels que M k X = X.
Montrer qu’il existe Y ∈ Mn,1 (R) positif tel que M Y = Y .
Exercice 46. Conservation de l’inverse sur un sous-corps
Soit M ∈ Mn (Q). Comparer les énoncés : (1) ⇔ M est inversible dans Mn (Q) et (2) ⇔ M est inversible
dans Mn (C).

Divers

Exercice 47. Coefficients du binôme


Soit A ∈ Mn+1 (Q) telle que aij = j−1

i−1 . Interpréter A comme la matrice d’un endomorphisme simple
de Qn [X]. En déduire la matrice A−1 .
Exercice 48. Coefficients du binôme
Soit A ∈ Mn (K) telle que aij = (−1)n−j n−j

i−1 .
1) Interpréter A comme la matrice d’un endomorphisme de Kn−1 [X].
2) En déduire A3 .
Exercice 49. Classes d’équivalence dans Mn,1 (Z)
1) Soit M ∈ M  Montrer que M ∈ GLn (Z) si et seulement si | det M | = 1.
 n (Z).
x1
.. 
2) Soit X =  . ∈ Mn,1 (Z) et d le pgcd de x1 , . . . , xn . Montrer qu’il existe A ∈ GLn (Z) telle que
xn
 
d
0
AX =  ..  (par récurrence sur n).
.
0
3) Soient X, Y ∈ Mn,1 (Z). CNS pour qu’il existe A ∈ GLn (Z) telle que AX = Y ?

[Link] – page 6
Exercice 50. Rayon spectral d’une matrice à coefficients positifs
Soit A = (aij ) ∈ Mn (R) avec : ∀ i, j, aij > 0. On munit Mn,1 (R) de la relation d’ordre :

(X > Y ) ⇔ (∀ i, xi > yi ),

et on pose pour X ∈ Mn,1 (R), X > 0, X 6= 0 :

R(X) = sup{r > 0 tq AX > rX},


R = sup{R(X) tq X > 0, X 6= 0}.

1) Montrer que R est fini et qu’il existe X0 ∈ Rn tel que R(X0 ) = R.


2) Montrer que toutes les coordonnées de X0 sont strictement positives.
3) On pose AX0 = RX0 + Y . Montrer que Y = 0.
4) Soit λ une valeur propre complexe de A. Montrer que |λ| 6 R, et (|λ| = R) ⇔ (λ = R).
Exercice 51. ENS MP 2002
Que dire des morphismes de groupe ϕ : GLn (R) → Z/pZ ?
Exercice 52. Tas de cailloux, Centrale 2014
On s’intéresse aux matrices A de coefficients aij entiers, de diagonale nulle et dont les termes non diago-
naux valent ±1.
1) Calculer det(A) dans le cas où tous les termes diagonaux valent 1 et en déduire que dans le cas général
A est inversible si n est pair (on pourra raisonner modulo 2).
2) Que dire du rang de A si n est impair ?
3) Soit un tas de n cailloux tel que si l’on en retire un, on puisse toujours faire deux tas de même masse
avec les n − 1 cailloux restants. Montrer que n est impair.
4) Montrer que pour n impair, il existe un nombre fini de masses à une constante multiplicative près
permettant de réaliser la condition précédente.
5) On impose à présent que pour n = 2k + 1, quelque soit le caillou que l’on retire, il est possible de
former deux tas de k cailloux de même masse. Montrer que tous les cailloux ont même masse.
Exercice 53. Matrice tridiagonale, 
ENS ULC 2015 
2 −1 (0)
 −1 2 −1 
 .. .. 
Soit A ∈ Mn (R) définie par A = 
 −1 . . .

.. ..
. . −1
 
(0) −1 2

1) Montrer que, pour tout v ∈ Rn , si les coefficients de Av sont tous positifs alors les coefficients de v
sont tous positifs.
2) Montrer que A est inversible et que son inverse est à coefficients positifs.

[Link] – page 7
solutions

Exercice 1. !
α 1+β
2) X = −2α 1 − 2β .
1+α β

Exercice 2. !
a 2a − 1 a
X= b+2 2b + 3 b .
c+2 2c + 1 c

Exercice 3.
(α + tr A) tr X = tr B.  
Si α(α + tr A) 6= 0, il y a une solution unique : X = 1 B − tr B A .
α α + tr A
Si α = 0, il y a des solutions ssi A et B sont proportionnelles.
Si α + tr A = 0, il y a des solutions ssi tr B = 0 : X = 1 B + λA.
α
Exercice 4. !
1 0 0
An = 1
2 n(n + 1) 1 n .
n 0 1

Exercice
 6. 
a (b)
1)  ..  avec na = (2n − 1)k + (n − 1)(−1)k et nb = (2n − 1)k − (−1)k .
.
a
 (b) 1
2k 2 + k 3 + 6k 2 + 2k)

1 2k 3 (4k
0 1 2k 2k 2 + k
2) 0 0 1 2k
.
0 0 0 1
" ! #k
x
3) y (x y z) = (x2 + y 2 + z 2 )k−1 A.
z

Exercice 7.
A + (2 − n)I
1) .
n−1  
a + (n − 2)b (−b)
2) 1 .. .
.

(a − b)(a + (n − 1)b)
  (−b) a + (n − 2)b
1 −1 1 ··· ±1
.. .. .. .. 

 . . . . 
.. ..
3)  .
 
. . 1
..
 
.

−1

(0) 1 !
1 −ᾱ 0
4) 1 −α 1 + αᾱ −ᾱ .
1 − αᾱ 0 −α 1
 
(0) 1/an
5)  . .. .
1/a1 (0)
6) diag(λi ) − 1 (λi λj ).
1 + λ1 + . . . + λn
Exercice 8. ! ! !
9 −36 30 35 −175 161 55.6 −277.8 255.6
A−1 = −36 192 −180 , B −1 = 100
63
−175 911 −850 ≈ −277.8 1446.0 −1349.2 .
30 −180 180 161 −850 800 255.6 −1349.2 1269.8

[Link] – page 8
Exercice 9. !
1 0 0 0
M= 0 1 0 0 .
0 0 0 0

Exercice
 10. 
a b c d
P =  0 2a 3a + 2b 4a + 3b + 2c 
est inversible pour a 6= 0.
0 0 4a 12a + 4b
0 0 0 8a
Exercice 11. !
1 1 1
N = P −1 AP avec P = 1 −1 1 .
1 1 −1

Exercice 12.
B − I est inversible.
Exercice 14.
 
0 1 0 0
oui, P = 0 0 1 0
.
0 0 0 1
1 0 0 0
Exercice 15. !
5 1 −9
3 1
On doit avoir (M −I) = 0, ce qui impose M = 2
2 1 −1 . En prenant Z ∈ R3 tel que (M −I)2 Z 6= 0,
1 0 0
!
1
par exemple Z = 0 , puis Y = (M − I)Z, X = (M − I)Y et P = ( X Y Z) on obtient une solution.
0

Exercice 18.
2) Si A, B ∈ D et AB = I, alors pour i 6= j : ∀ k, aik bkj = 0.
Soit ai1 6= 0 : alors b1j = 0 pour tout j 6= i, donc ai1 = b1i = 1.
Donc chaque colonne de A contient n − 1 fois 0 et une fois 1. A étant inversible, c’est une matrice de
permutation.
Exercice 20.
2) M −1 = −a U + 1 I.
b(na + b) b
(na + b)n − bn
n
4) M = U + bn I. Si n est pair, M n = I ⇔ M = I ou M = ±(I − n2 U ). Si n est impair,
n
M n = I ⇔ M = I.
Exercice 23.
2) Pour i < j, on doit avoir M (I + Eij ) = (I + Eij )M donc aki = 0 si k 6= i et ajk = 0 si k 6= j. On
1 0 ··· 0 ∗
.. ..
 . . 0
 .. .. .. 
obtient M = 
 . . . .


 .. 
0 . 0
1
Exercice 26.
···
 
0 0 1
..
.
Si ak` 6= 0 : M = I − tr A E`k .
1 0
2) Si A est diagonale : M =  .. .. .. .


. . . ak`
0 1 0
Exercice 29.
1) J 2 = J.
2) JM = M J.

[Link] – page 9
Exercice 31.
2) La base canonique de E est (Fij = Eij − Eji )16i<j6n où (Eij ) est la base canonique de Mn (R) : Si
M ∈ E, la coordonnée de M suivant Fij est le coefficient d’indices i, j de M . En particulier, en notant
A = (aij ), la coordonnée de f (Fij ) suivant Fij est aii + ajj , donc :
X
tr f = (aii + ajj ) = (n − 1) tr A.
i,j

Exercice 34.  −1
−A−1 BC −1

A
2) M −1 = 0 C −1
.

Exercice 36.
Oui : In + Eij , i, j ∈ [[1, n]].
Exercice 38.
2) D−1 = BC −1 A + Ip .
Exercice 40.
3) X ∈ {−A, 12 A, A − I, − 12 A − I} si car(K) 6= 2, X ∈ {−A, A − I} si car(K) = 2.
Exercice 42.
2) u| Im v = id ⇒ tr(u| Im v ) = rg v ⇒ tr(v| Im v ) = k rg v.
Exercice 43.
Mk = Ak M0 + Sk B avec Sk = I + A + . . . + Ak−1 = (I − Ak )(I − A)−1 si I − A est inversible.
Exercice 44.
1) A3 − (λ + µ)A2 + λµA = 0.
µA − A2 2
2) U = , V = λA − A et la valeur propre est 0, λ ou µ.
λ(µ − λ) µ(λ − µ)
Exercice 48.  
1) ϕ(P ) = (−X − 1)n−1 P − 1 .
X +1
2) I.
Exercice 50.
1) Compacité.
α
 
 x2 
2) Si x1 = 0, on pose Y =  ..  :
.
xn
R(Y ) > min a11 + a12 x2 + . . . + a1n xn , αa21 + R(X0 ), . . . , αan1 + R(X0 ) > R(X0 ) pour α > 0
 
α x2 xn
assez petit.   a −R
α 11
0 a21
3) Si y1 > 0, on pose X = X0 +  ..  : AX − RX = Y + α , donc pour α > 0 assez petit,
 
..
. .
0 an1
R(X) > R.
4) Inégalité triangulaire.

[Link] – page 10
Exercice 51.
Soit ϕ un tel morphisme. Alors pour toute matrice M ∈ GLn (R) on a 0̇ = pϕ(M ) = ϕ(M p ), donc
ϕ s’annule sur toute matrice qui est une puissance p-ème. Notons P (i, j, α) la matrice de l’opéra-
tion élémentaire Li ← Li + αLj , qui est aussi la matrice de l’opération élémentaire Cj ← Cj + αCi .
Toute matrice M ∈ GLn (R) peut être transformée, à l’aide de ces seules opérations élémentaires,
en une matrice M 0 = diag(1, . . . , 1, det(M )) par une adaptation de l’algorithme de Gauss. Comme
P (i, j, α) = P (i, j, α/p)p et det(M ) = ±(| det(M )|1/p )p , on obtient : ϕ(M ) = 0̇ si det(M ) > 0 et
ϕ(M ) = ϕ(diag(1, . . . , 1, −1)) = x si det(M ) < 0. Réciproquement, la fonction ϕ ainsi définie est effec-
tivement un morphisme de groupe si et seulement si 2x = 0̇, soit x = 0̇ pour p impair, et x ∈ {0̇, q̇} pour
p = 2q.
Exercice 52. h i
0 (1)
1) Si A = (1) 0
∈ Mn (R) alors rg(A + In ) = 1 donc −1 est valeur propre de A d’ordre au moins
n − 1 et la dernière valeur propre vaut n − 1 puisque tr(A) = 0. Ainsi det(A) = (−1)n−1 (n − 1).
Dans le cas général, A est congrue modulo 2 à la matrice précédente donc les déterminants le sont
aussi. En particulier, si n est impair, det(A) est impair donc non nul.
2) La sous-matrice obtenue en retirant la dernière ligne et la dernière colonne est inversible donc rg(A) > n − 1.
3) Soit M = (mi ) la matrice colonne constituée des masses des cailloux (supposées strictement positives).
Retirer le caillou i et diviser les n−1 restants en deux tas de même masse revient à trouver une matrice
ligne Li dont le i-ème coefficient est nul et les autres valent ±1, telle que Li M = 0. Si A est la matrice
constitué des lignes L1 , . . . , Ln alors AM = 0 avec M 6= 0 donc A est non inversible et n est impair.
4) Il y a un nombre fini de matrices A possibles et pour chacune, la colonne M doit être dans le noyau
de A qui est de dimension 1 puisque rg(A) > n − 1.
1!
..
5) Si A est la matrice associée aux retraits, A . = 0 et AM = 0. Ces deux vecteurs sont proportionnels
1
vu rg(A).
Exercice 53.
1) Soit p le plus petit indice tel que vp = min vi . Si p = 1 on obtient 2v1 > v2 > v1 et donc v1 > 0. De
16i6n
même si p = n. On suppose que 2 6 p 6 n − 1. On a alors 2vp > vp−1 + vp+1 > 2vp avec égalité si et
seulement si vp−1 = vp+1 = vp , ce qui est impossible d’après la définition de p. Donc vp > 0.
2) Soit v tel que Av = 0. D’après la question précédente on sait que, pour tout i, vi > 0. Soit p le
plus petit indice tel que vp = max vi . Si p = 1 alors 0 = 2v1 − v2 > v1 et donc v1 = 0 puis v = 0.
16i6n
De même si p = n. On suppose que 2 6 p 6 n − 1. On a alors 2vp = vp−1 + vp+1 , ce qui entraîne
vp−1 = vp et contredit la définition de p. On en déduit que v = 0 et donc que A est inversible. Soit
vi la i-ème colonne de A−1 . Tous les coefficients de Avi sont positifs, donc les coefficients de vi sont
tous positifs.

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