Dérivation
Exercice 1. Limite double
Soit f : R → R continue en 0. Montrer que f est dérivable en 0, et f 0 (0) = ` si et seulement si :
f (h) − f (−k)
∀ ε > 0, ∃ δ > 0 tq ∀ h, k ∈ ]0, δ[, − ` 6 ε.
h+k
Exercice 2. Propriétés de parité et de périodicité
Soit f : R → R dérivable.
1) Que peut-on dire de f 0 si on sait que f est paire ? impaire ? périodique ?
2) Que peut-on dire de f si on sait que f 0 est paire ? impaire ? périodique ?
3) Montrer que si f 0 est T -périodique et f (T ) 6= f (0), alors f n’est pas périodique (on étudiera f (nT )
pour n ∈ N).
Exercice 3. Propriété de parité
Soit f : R → R de classe C 1 telle que la fonction t 7→ 2f (t) − tf 0 (t) est paire. f est-elle paire ?
Exercice 4. Injectivité locale
Soit f : R → R dérivable et a ∈ R tel que f 0 (a) 6= 0.
1) Montrer qu’il existe un voisinage V de a tel que ∀ x ∈ V \ {a}, f (x) 6= f (a).
2) Si f 0 est continue au point a, montrer qu’il existe un voisinage V de a tel que f|V soit injective. Donner
un contre-exemple avec f 0 discontinue en a.
Exercice 5. Dérivabilité de |f |
Soit f : R → R dérivable. Montrer que |f | admet en tout point une dérivée à droite et une dérivée à
gauche.
Exercice 6. f 0 (x) → ` et f est bornée
Soit f : R → R dérivable et bornée telle que f 0 (x) −→ `. Montrer que ` = 0.
x→+∞
0
Exercice 7. lim∞ f (x) = lim∞ f (x)/x
Soit f : R → R dérivable telle que f 0 (x) −→ `. Montrer que f (x)/x −→ `.
x→+∞ x→+∞
Chercher un contrexemple pour la réciproque.
Exercice 8. Centrale MP 2006 Rx
Soit f : R+ → R continue telle que f (x) t=0 f 2 (t) dt −→ ` ∈ R∗ . Montrer qu’il existe α, β ∈ R∗ tels
x→+∞
que f (x) ∼ αx−β en +∞.
Exercice 9. Propriété des valeurs intermédiaires pour f 0
Soit f : [a, b] → R dérivable.
1) On suppose que : ∀ x ∈ [a, b], f 0 (x) 6= 0. Montrer que f 0 est de signe constant.
2) Dans le cas général, montrer que f 0 ([a, b]) est un intervalle.
Exercice 10. Propriété des valeurs intermédiaires pour f 0
Soit f : [a, b] → R dérivable.
2 f (x) − f (y)
1) On note E = {(x, y) ∈ [a, b] tq x < y} et pour (x, y) ∈ E : ϕ(x, y) = . Montrer que ϕ(E)
x−y
est un intervalle.
2) En déduire que f 0 ([a, b]) est un intervalle.
dérivé[Link] – vendredi 28 septembre 2018
Exercice 11. Règle de l’Hospital
Soient f, g : [a, b] → R dérivables avec : ∀ x ∈ ]a, b[, g 0 (x) 6= 0.
f (b) − f (a) f 0 (c)
1) Montrer qu’il existe c ∈ ]a, b[ tel que : = 0 (appliquer le théorème de Rolle à f − λg,
g(b) − g(a) g (c)
où λ est un réel à choisir).
f 0 (x) f (x) − f (a)
2) En déduire que si 0 −→+ `, alors −→ ` (règle de l’Hospital).
g (x) x→a g(x) − g(a) x→a+
x
3) Application : déterminer limx→0+ cos x −x e .
(x + 1)e − 1
Exercice 12. Recherche de limite
ln(sin x) − ln(cos x)
Trouver limx→π/4 .
sin x − cos x
Exercice 13. f (a) = f (b) = 0, f 0 (a)f 0 (b) > 0 ⇒ il existe un autre zéro
Soit f : [a, b] → R dérivable telle que f (a) = f (b) = 0, et f 0 (a) > 0, f 0 (b) > 0.
Montrer qu’il existe c ∈ ]a, b[ tel que f (c) = 0, et f 0 (c) 6 0.
Exercice 14. f 0 (a) = f 0 (b)
Soit f : [a, b] → R dérivable telle que f 0 (a) = f 0 (b).
f (c) − f (a)
Montrer qu’il existe c ∈ ]a, b[ tel que f 0 (c) = .
c−a
Exercice 15. Tangentes passant par un point donné
Soit f : [a, b] → R dérivable, telle que f (a) = f (b) = 0. Montrer que pour tout d ∈ R \ [a, b], il existe une
tangente à Cf passant par le point (d, 0).
Exercice 16. Rolle itéré
Soit f : [a, b] → R, n fois dérivable.
1) Si f s’annule en n + 1 points distincts dans [a, b], montrer qu’il existe c ∈ ]a, b[ tel que f (n) (c) = 0.
2) Si f (a) = f 0 (a) = . . . = f (n−1) (a) = f (b) = 0, montrer qu’il existe c ∈ ]a, b[ tel que f (n) (c) = 0.
Exercice 17. Rolle à l’infini
Soit f : [a, +∞[→ R dérivable telle que f (x) −→ f (a). Montrer qu’il existe x ∈ ]a, +∞[ tel que
x→+∞
f 0 (x) = 0.
Exercice 18. Formule des accroissements finis avec θ = 12
Soit f : R → R dérivable telle que : ∀ a, b ∈ R, f (b) − f (a) = (b − a)f 0 ( a+b
2 ). Montrer que f est
polynomiale de degré inférieur ou égal à 2.
Exercice 19. Fonction C ∞ bornée
Soit f : R → R de classe C ∞ bornée.
1) Montrer que si une dérivée, f (k) , k > 2, admet un nombre fini de zéros, alors les dérivées précédentes,
f (p) , 1 6 p < k, tendent vers 0 en ±∞.
2) En déduire que pour tout k > 2, f (k) s’annule au moins k − 1 fois sur R.
dérivé[Link] – page 2
Exercice 20. Distance à la corde
Soit f : [a, b] → R de classe C 2 .
1) On suppose que f (a) = f (b) = 0. Soit c ∈ ]a, b[. Montrer qu’il existe d ∈ ]a, b[ tel que :
(c − a)(b − c) 00
f (c) = − f (d)
2
(considérer g(t) = f (t) + λ(t − a)(b − t) où λ est choisi de sorte que g(c) = 0).
2) Cas général : Soit c ∈ ]a, b[. Montrer qu’il existe d ∈ ]a, b[ tel que :
b−c c−a (c − a)(b − c) 00
f (c) = f (a) + f (b) − f (d).
b−a b−a 2
Exercice 21. Écart à un polynôme interpolateur
Soit f : R → R de classe C n , a1 , . . . , an n points distincts dans R, et P le polynôme de Lagrange prenant
les mêmes valeurs que f aux points ai . On pose Q(x) = 1 i=1 (x − ai ).
Qn
n!
Montrer que : ∀ b ∈ R, ∃ c ∈ R tq f (b) = P (b) + Q(b)f (n) (c)
(considérer g(t) = f (t) − P (t) − λQ(t) où λ est choisi de sorte que g(b) = 0).
Exercice 22. Polynômes de Legendre
On pose f (t) = (t2 − 1)n .
1) Montrer que : ∀ k ∈ [[0, n − 1]], f (k) (1) = f (k) (−1) = 0.
2) Calculer f (n) (1) et f (n) (−1).
3) Montrer que f (n) s’annule exactement n fois dans l’intervalle ] − 1, 1[.
Exercice 23. Racines de xn + ax + b
Soit n ∈ N, n > 2, et a, b ∈ R. Montrer que l’équation xn + ax + b = 0 ne peut avoir plus de deux racines
réelles distinctes si n est pair, et plus de trois racines réelles distinctes si n est impair.
Exercice 24. Racines de P (x) − ex
Soit P un polynôme. Montrer qu’il existe au plus un nombre fini de réels x tels que P (x) = ex .
Exercice 25. Limite de 1/(n + 1) + . . . + 1/(2n)
On veut calculer ` = limn→∞ 1 + . . . + 1 .
n+1 2n
1) Montrer l’existence de `.
1
2) Soit f : [0, +∞[→ R dérivable telle que f (0) = 0. Montrer que f ( n+1 1
) + . . . + f ( 2n ) −→ `f 0 (0).
n→∞
3) On prend f (x) = ln(1 + x). Déterminer `.
Exercice 26. Calcul de limite Pn
Soit f : R → R dérivable telle que f (0) = 0. Chercher limn→∞ k=1 f (k/n2 ).
P
Exercice 27. 1/k ln k
Pour k ∈ N, k > 2, appliquer le théorème des accroissements finis à x 7→ ln(ln x) sur [k, k + 1]. En déduire
que la série de terme général 1 est divergente.
k ln k
Exercice 28. f 0 (x)f 0 (f (x)) = 1
Trouver toutes les applications f : R → R dérivables telles que : ∀ x ∈ R, f 0 (x)f 0 (f (x)) = 1, f (0) = 0 et
f 0 (0) > 0.
Exercice 29. f ◦ f = f
Soit f : [0, 1] → [0, 1] dérivable telle que f ◦ f = f . Montrer que f est constante ou bien f = id[0,1] .
dérivé[Link] – page 3
Exercice 30. Dérivabilité uniforme
Soit f : [a, b] → R de classe C 1 . Démontrer que :
f (x) − f (y)
∀ ε > 0, ∃ δ > 0 tq ∀ x, y ∈ [a, b], si 0 < |x − y| < δ, alors − f 0 (x) 6 ε.
x−y
Exercice 31. Formes indéterminées
Soient u, v : R → R deux fonctions telles que : u−v ne s’annule pas et limx→0 u(x) = limx→0 v(x) = a > 0.
v v
1) Chercher limx→0 u − v .
u−v
v u
2) Chercher limx→0 u − v v .
u
u −v
Exercice 32. (1 + k)(1 + k 2 ) . . . (1 + k n )
1) Montrer que : ∀ x > −1, ln(1 + x) 6 x.
2) Soit k ∈ ] − 1, 1[. On pose un = (1 + k)(1 + k 2 ) . . . (1 + k n ). Montrer que la suite (un ) est convergente
(traiter séparément les cas k > 0, k < 0).
Exercice 33. Dérivée n-ème de cos3 x
Calculer la dérivée nème de la fonction x 7→ cos3 x.
3
Exercice 34. Dérivée n-ème de arctan x et ex
Établir une formule de récurrence pour les dérivées successives des fonctions :
3
f : x 7→ arctan x et g : x 7→ ex .
Exercice 35. Dérivée n-ème de (x3 + 2x2 − 5)e−x
Calculer la dérivée nème de x 7→ (x3 + 2x2 − 5)e−x .
Exercice 36. Dérivée
√ n-ème
Soit f (x) = ex 3 sin x. Calculer f (n) (x) pour n ∈ N.
Exercice 37. Dérivée n-ème de xn (1 − x)n Pn n 2
Calculer la dérivée nème de x 7→ xn (1 − x)n . En déduire la valeur de k=0 k .
Exercice 38. Dérivées n-èmes de tn−1 ln(t) et tn−1 e1/t
n n
Calculer d n (tn−1 ln t), et d n (tn−1 exp(1/t)) (essayer n = 1, 2, 3).
dt dt
Exercice 39. Dérivée n-ème de f (x2 )
Soit f : R → R une fonction de classe C n . On pose g(x) = f (x2 ).P
n
1) Montrer qu’il existe des entiers an,k tels que : ∀ x, g (n) (x) = k=[(n+1)/2] an,k f (k) (x2 )(2x)2k−n .
2) Calculer an,k en fonction de n et k.
Exercice 40. Dérivée n-ème de f (1/x)
Soit f une fonction n fois dérivable sur un intervalle I ne contenant pas 0, et g(x) = f (1/x).
Pn−1 (n − 1)(n − 2) . . . (n − p) n (n−p)
Établir : g (n) (x) = (−1)n p=0 p f (1/x).
x2n−p
2
Exercice 41.
Dérivées de e−1/x
R −→ R
∞ (k)
Soit f :
x 6
= 0 7−→ exp(−1/x2 ) Montrer que f est de classe C en 0 et : ∀ k ∈ N, f (0) = 0.
0 7−→ 0.
Exercice 42. (f (2t) − f (t))/t
f (2t) − f (t)
Soit f : R → R continue telle que −→ a. Montrer que f est dérivable en 0 et f 0 (0) = a.
t t→0
dérivé[Link] – page 4
Exercice 43. sin x − 3x/π + 4x3 /π 3 > 0
3
On pose f (x) = sin x − 3x + 4x3 . Montrer que : ∀ x > 0, f (x) > 0 (chercher le signe de f (4) ).
π π
Exercice 44. Courbes homothétiques
Soit a > 0, a 6= 1. On note C la courbe d’équation : y = ln x, et C 0 celle d’équation : y = a ln x.
1) Montrer que C et C 0 ont une et une seule tangente commune.
2) Montrer que C et C 0 sont homothétiques.
Exercice 45. Matexo
Soit f une application dérivable de R dans R telle que ∀ x ∈ R, f (x)f 0 (x) > 0. Montrer que f −1 (R∗ )
est un intervalle.
Exercice 46. ϕ(2x) = 2ϕ(x) (Centrale MP 2003)
Trouver toutes les fonctions ϕ : R → R dérivables telles que ∀ x ∈ R, ϕ(2x) = 2ϕ(x).
Exercice 47. f 0 = f −1 (Ens Cachan MP∗ 2003)
On note E l’ensemble des fonctions f de classe C 1 bijectives de ]0, +∞[ sur ]0, +∞[ telles que f 0 = f −1 .
1) Trouver un élément de E du type x 7→ cxm , où c et m sont réels.
2) Quelle est la limite en 0 de f ?
3) Montrer que f est un C ∞ difféomorphisme de ]0, +∞[ sur ]0, +∞[.
4) Montrer que f admet un unique point fixe.
5) Soit g un deuxième élément de E. Montrer que g admet le même point fixe que f .
Exercice 48. f 2 + (1 + f 0 )2 6 1, Polytechnique MP∗ 2006
Soit f : R → R dérivable telle que f 2 + (1 + f 0 )2 6 1. Montrer que f est nulle.
Exercice 49. Déterminant
1 x f (x)
Soit f : R → R convexe et x < y < z. Montrer que 1 y f (y) > 0.
1 z f (z)
Exercice 50. Somme de fractions
Soient x1 , x2 , . . . , xn > 0. Montrer que x1 + x2 + . . . + xn > n.
x2 x3 x1
Exercice 51. Monotonie
Soit f : R → R convexe. Montrer que l’on a :
– soit f est croissante sur R.
– soit f est décroissante sur R.
– soit il existe a ∈ R tel que f est décroissante sur ] − ∞, a], puis croissante sur [a, +∞[.
Exercice 52. Fonction convexe bornée
1) Soit f : R+ → R convexe et bornée. Montrer que f est décroissante.
2) Soit f : R → R convexe et bornée. Montrer que f est constante.
Exercice 53. f convexe majorée par g affine
Soit f : R+∗ → R convexe et g : R+∗ → R affine. On suppose : ∀ x > 0, f (x) 6 g(x) et f (1) = g(1).
Montrer que f = g.
Exercice 54. Position par rapport à une asymptote
Soit f : R → R convexe telle que Cf admet une asymptote d’équation y = mx + p en +∞.
Montrer que Cf est au dessus de cette asymptote.
Exercice 55. Fonction convexe dérivable
Soit f : R → R convexe dérivable. Montrer que f 0 est continue.
dérivé[Link] – page 5
Exercice 56. Étude à l’infini
Soit f : R → R deux fois dérivable telle que : f > 0, f 0 > 0, f 00 > 0.
f (x)
1) Étudier l’existence des limites (dans R) en +∞ de f (x), f 0 (x), .
x
2) Même question pour les limites en −∞ de f (x), f 0 (x), et xf 0 (x).
Exercice 57. Zéro de f 00
Soit f : [0, +∞[→ R deux fois dérivable telle que f (x) −→ f (0).
x→+∞
Montrer qu’il existe c ∈ ]0, +∞[ tel que f 00 (c) = 0.
Exercice 58. f ((x + y)/2) 6 (f (x) + f (y))/2
x+y f (x) + f (y)
Soit f : [a, b] → R continue telle que : ∀ x, y ∈ [a, b], f 6 .
2 2
Montrer que f est convexe.
Exercice 59. Suites adjacentes
Soit f : [a, b] → [c, d] convexe, bijective, croissante. On définit les suites (un ) et (vn ) par :
!
un + vn f (u n ) + f (v n )
a 6 u0 6 v0 6 b, un+1 = , vn+1 = f −1 .
2 2
Montrer que (un ) et (vn ) convergent vers une même limite.
Exercice 60. Polygone inscrit dans un cercle de périmètre maximum
Soit n > 3 et A1 A2 . . . An un polygone convexe à n côtés inscrit dans un cercle fixé.
Montrer que le périmètre de ce polygone est maximal si et seulement si le polygone est régulier.
Exercice 61. Fonctions logarithmiquement convexe
Soit f : R → R+∗ . Montrer que : (ln f est convexe) ⇔ (∀ α > 0, f α est convexe).
Exercice 62. Limite de f (x) − xf 0 (x)
Soit f : R → R convexe dérivable.
1) Montrer que p = limx→+∞ (f (x) − xf 0 (x)) existe.
2) On suppose p fini. En utilisant le fait que f (x) − xf 0 (x) est bornée au voisinage de +∞, montrer que
f (x)
et f 0 (x) admettent une même limite m finie en +∞.
x
3) Montrer alors que f (x) − mx − p −→ 0.
x→+∞
Exercice 63. Fonction positive concave
Soit f : [0, +∞[→ [0, +∞[ concave.
f (x)
1) Montrer que la fonction x 7→ est décroissante sur ]0, +∞[.
x
2) Montrer que : ∀ x, y > 0, f (x + y) 6 f (x) + f (y).
Exercice 64. Constante d’Euler
Soit f : [0, +∞[→ R concave, dérivable, croissante.
1) Montrer que : ∀ x >0 1, f (x 0+ 1) − f (x) 6 f 0 (x) 6 f (x) − f (x − 1).
un = f (1) + f (2) + . . . + f 0 (n) − f (n)
2) On pose : Montrer que ces suites convergent.
vn = f 0 (1) + f 0 (2) + . . . + f 0 (n) − f (n + 1).
3) On prend f (x) = ln x. Soit γ = limn→∞ un (constante d’Euler). Calculer γ à 10−2 près.
Exercice 65. Tangentes passant par un point
Soit f : R → R convexe dérivable, et A = (a, b) ∈ R2 . Étudier le nombre maximal de tangentes à Cf
passant par A.
dérivé[Link] – page 6
Exercice 66. Caractérisation des fonctions convexes ou concaves par le TAF
Soit f : R → R dérivable telle que : ∀ a, b ∈ R tq a < b, ∃ !c ∈ ]a, b[ tq f (b) − f (a) = (b − a)f 0 (c).
f (b) − f (a)
1) Montrer que pour tout a ∈ R, la fonction b 7→ est monotone sur ] − ∞, a[ et sur ]a, +∞[.
b−a
2) En déduire que f est strictement convexe ou strictement concave.
Exercice 67. Taux d’accroissement symétrique, Mines MP 2012
Soit a < b ∈ R et f ∈ C 0 ([a, b], R).
f (x + h) − f (x − h)
On suppose que, pour tout x ∈ ]a, b[, g(x) = limh→0 existe.
2h
1) Montrer que si g > 0 alors f est croissante.
2) Montrer que si g > 0 alors f est croissante. Montrer que si g = 0 alors f est constante.
Exercice 68. Pseudo-dérivée seconde
f (x + h) + f (x − h) − 2f (x)
Soit f : R → R continue. On suppose que : ∀ x ∈ R, D2 f (x) = limh→0
h2
existe.
1) Si f est de classe C 2 , calculer D2 f (x).
2) Soit f quelconque et a < b < c tels que f (a) = f (b) = f (c). Montrer qu’il existe x ∈ ]a, c[ tq
D2 f (x) 6 0.
On suppose à présent que : ∀ x ∈ R, D2 f (x) > 0.
3) Soient a < b < c et P le polynôme de degré inférieur ou égal à 2 coïncidant avec f aux points a, b, c.
Montrer que P 00 > 0.
4) Calculer P 00 en fonction de a, b, c et f (a), f (b), f (c). En déduire que f est convexe.
Exercice 69. Fonction convexe non dérivable sur un sous ensemble dénombrable
P∞ |x − an |
Soit (an ) une suite bornée de réels. On pose f (x) = n=0 .
3n
Montrer que f est convexe, et n’est pas dérivable aux points an .
Exercice 70. Convergence simple + convexité ⇒ convergence uniforme sur un compact
Soit (fn ) une suite de fonctions convexes sur [a, b] convergeant simplement vers une fonction f supposée
continue. Soit ε > 0.
1) Montrer qu’il existe p ∈ N∗ tel que : ∀ x, y ∈ [a, b], |x − y| 6 b − a ⇒ |f (x) − f (y)| 6 ε.
p
On choisit un tel p, et on fixe une subdivision (ak ) de [a, b] telle que ak = a + k b − a .
p
2) Soit t ∈ [0, 1]. Encadrer fn (tak + (1 − t)ak+1 ) par deux fonctions affines de t en utilisant la convexité
de fn .
3) Montrer que la suite (fn ) converge uniformément vers f .
Exercice 71. DL d’une fonction convexe
Soit f : R → R convexe dérivable telle que f (x) = a + bx + 12 cx2 + ox→0 (x2 ).
Montrer que f est deux fois dérivable en 0 et f 00 (0) = c
(encadrer f 0 (x) par les taux d’accroissements de f entre x − εx, x et x + εx).
Exercice 72. DL d’une fonction convexe Rx
Soit f continue et croissante√sur R+ . On pose F (x) = 0 f , et l’on suppose que F (x) = x2 + o+∞ (x).
Montrer que f (x) = 2x + o( x).
Exercice 73. Inégalité de Jensen, Centrale 2015
1) Soit Φ : R+ → R de classe C 1 , convexe. Montrer Rque Φ(x) = sup{Φ0 (a)(x − a) + Φ(a) , a ∈ R+ }.
π
2) Soit h positive, continue par morceaux telle que −π h(t) dt = 1 et f positive, continue par morceaux.
Rπ Rπ
Montrer que Φ( −π f (t)h(t) dt) 6 −π Φ(f (t))h(t) dt.
p
R1 1 Rπ
6 0 1 −π |f (reiθ )|p dθ rdr pour p ∈ N et f : C → C
iθ
R1 Rπ
3) Montrer que (
0 2π −π
|f (re )|dθ)rdr
2π
continue.
dérivé[Link] – page 7
Exercice 74. Convexité, ENS 2014
Soit F : R → R continue. Montrer que f est convexe si et seulement si
Z x+h
1
∀ x ∈ R, ∀ h > 0, f (x) 6 f (t) dt.
2h t=x−h
Exercice 75. f 2 + (1 + f 0 )2 6 1, Mines 2014
Soit f de classe C 1 sur R telle que f 2 + (1 + f 0 )2 6 1. Montrer que f (x) tend vers 0 quand x tend
vers +∞.
Exercice 76. Fonctions sous-additives, Ens Cachan 2013
Une fonction f : R+ → R+ est sous-additive si, pour tous x, y ∈ R+ , f (x + y) ≤ f (x) + f (y).
1) Montrer que toute fonction concave est sous-additive. La réciproque est-elle vraie ?
2) Montrer que, pour toute fonction f de R+ dans R+ , il existe une fonction sous-additive maximale
parmi les fonctions sous-additives inférieures à f .
+
R −→ R+
3) Soit g : Quelle est la fonction sous-additive maximale inférieure à g ?
x 7−→ x2 .
Exercice 77. Tétraèdre de volume minimal, X MP 2012
Dans R3 euclidien on considère les points O = (0, 0, 0), A = (a, 0, 0), B = (0, b, 0), C = (0, 0, c) et
M = (d, e, f ) où a, b, c sont des réels strictement positifs variables et d, e, f sont des réels strictement
positifs fixés. Déterminer le volume minimal du tétraèdre OABC sachant qu’il contient M .
Exercice 78. Enveloppe convexe des dérivées, X 2010
f (b) − f (a)
Soit f : [a, b] → C continue, dérivable sur ]a, b[ et λ = .
b−a
On note C = conv(f (]a, b[) le plus petit ensemble convexe contenant toutes les valeurs de f 0 . Le but de
0
cet exercice est de montrer que λ ∈ C.
1) Traiter le cas où f est à valeurs réelles.
2) Dans le cas f à valeurs complexes, montrer qu’on peut se ramener au cas où λ = 0.
On suppose désormais
S λ = 0 et on raisonne par l’absurde : 0 ∈/ C.
3) Soit K = α>0 αC. Montrer que K est convexe et ne contient pas 0.
4) En déduire qu’il existe α, β ∈ R tels que α 6 β 6 α + π et C est inclus dans le secteur angulaire de
sommet 0 limité par les droites d’angles polaires α et β.
5) En considérant g = <(e−i(α+β)/2 f ), obtenir une contradiction.
Exercice 79. ENS 2017
Soit P ∈ R[X] tel que ∀ n ∈ N, ∃ m ∈ N tq P (n) = m2 . On veut montrer qu’il existe Q ∈ R[X] tel que
P = Q2 .
1) A-t-on nécessairement P ∈ Z[X] ? On pourra remarquer que n2 +n est un entier pair pour tout n ∈ N.
2) Soit a ∈ R. On note E = C ∞ ([a, +∞[, R) et on considère l’endomorphisme ∆ défini par
(∆f )(x) = f (x + 1) − f (x).
Montrer que
∀ n ∈ N∗ , ∀ f ∈ E, ∀ x > a, ∃ θ ∈ ]0, 1[ tq (∆n f )(x) = f (n) (x + nθ).
On pourra procéder par récurrence sur n et remarquer que ∆ commute avec la pdérivation.
3) Conclure en considérant la fonction f définie pour x assez grand par f (x) = P (x).
dérivé[Link] – page 8
solutions
Exercice 3.
Ctrex : f (t) = t2 si t > 0 et f (t) = −t2 si t < 0.
Exercice 8. Rx
Poser g(x) = t=0 f 2 (t) dt. On obtient (g 3 )0 (x) −→ 3`2 , ce qui implique (classiquement) que g 3 (x) ∼
x→+∞
r
3`2 x, puis f (x) ∼ 3 ` .
3x
Exercice 12. √
TAF ⇒ ` = 2.
Exercice 18.
Dériver par rapport à a puis par rapport à b.
Exercice 22.
2) f (n) (1) = 2n n!, f (n) (−1) = (−2)n n!.
Exercice 26.
1 0
2 f (0).
Exercice 28.
f = id.
Exercice 31. v v
1) AF ⇒ ∃ w(x) compris entre u(x) et v(x) tel que u − v = vwv−1 → aa .
u−v
2) uv − v u = (uv − v v ) + (v v − v u ) = (u − v)(vw1v−1 − (ln v)v w2 )
uu − v v = (u − v)w3w3 (1 + ln w2 )
⇒ lim = 1 − ln a .
1 + ln a
Exercice 32.
2) Pour k > 0, la suite (un ) est croissante et ln un 6 k .
1−k
Pour k < 0, (u2n ) décroît et converge, et u2n+1 ∼ u2n .
Exercice 34.
(1 + x2 )f (n+1) + 2nxf (n) + n(n − 1)f (n−1) = 0 pour n > 1.
g (n+1) = 3x2 g (n) + 6nxg (n−1) + 3n(n − 1)g (n−2) pour n > 0.
Exercice 35.
(−1)n e−x (x3 + (2 − 3n)x2 + (3n2 − 7n)x + (−n3 + 5n2 − 4n − 5)).
Exercice 36. √
f (n) (x) = 2n ex 3 sin(x + n π6 ).
Exercice 37.
dn (xn (1 − x)n ) = Pn n! n 2 (−1)n−k xn−k (1 − x)k .
dxn k=0 k
Pn
coefficient de x = (−1) n! k=0 nk 2 = (−1)n An2n .
n n
Exercice 38.
(n − 1)! (−1)n
, exp(1/t).
t tn+1
Exercice 39.
1) an+1,k = an,k−1 + 2(2k − n)an,k .
2) an,k = n! .
(n − k)!(2k − n)!
dérivé[Link] – page 9
Exercice 44.
1) Au point d’abscisse α tq ln α = a ln a + 1 pour C, et α0 = aα pour C 0 .
1−a
2) Centre = 0, a ln a , rapport = a.
1−a
Exercice 45.
Si f change de signe, soit par exemple f (a) > 0, f (b) < 0, a < b et c = sup{x tq f|[a,x] est croissante}.
Alors f est croissante sur [a, c] et f (c) = 0, contradiction.
Exercice 46.
Toute fonction linéaire ϕ : x 7→ ax convient. Réciproquement, si ϕ est solution alors ϕ(0) = 0. On
note a = ϕ0 (0) et ψ(x) = ϕ(x) − ax : ψ est également solution et ψ 0 (0) = 0. Si x ∈ R et n ∈ N alors
ψ(x) = 2n ψ(x/2n ) −→ 0, d’où ψ = 0 et ϕ(x) = ax.
n→∞
Exercice 47. √
1) m = 1 + 5 , c = m−1/m .
2
4) f et f 0 ont des limites nulles en 0+ et infinies en +∞ donc f (x) = ox→0+ (x) et x = ox→+∞ (f (x)),
ce qui implique que f (x) − x s’annule sur ]0, +∞[. S’il y a deux points fixes, a < b, alors par le
thm. des accroissements finis l’équation f 0 (x) = 1 admet une solution dans ]0, a[ et une dans ]a, b[, en
contradiction avec la bijectivité de f 0 = f −1 .
5) On note a le point fixe de f , b celui de g et on suppose a 6= b, par exemple a < b. On a g(x) < x
pour x ∈ ]0, b[ donc g(a) < a = f (a). Par conséquent g(x) < x 6 f (x) si x ∈ [a, b[ ; soit ]c, b[ le plus
grand intervalle sur lequel g(x) < f (x). On a 0 6 c < a, g(c+ ) = f (c+ ) 6 c et f , g sont strictement
croissantes, donc g −1 (x) > f −1 (x) pour x ∈ ]c, b[. Ainsi g − f est strictement croissante sur ]c, b[ a
une limite nulle en c+ et est négative en b, c’est absurde.
Remarque : le point fixe est le nombre d’or m. De plus, si f et g sont deux éléments de E distincts
alors f − g n’est de signe constant sur aucun voisinage de m− (même démonstration).
Exercice 48.
On a f 0 6 0 donc f est décroissante sur R, et en particulier elle admet des limites finies, a et b en −∞
et +∞ avec −1 6 b 6 a 6 1.
Supposons a > √ 0 : soit α ∈ ]0, a[. Il existe x0 ∈ R tel que ∀ x 6 x0 , f (x) > a − α > 0, d’où
f 0 (x) 6 −1 + a − α < 0. Ceci est incompatible avec le caractère borné de f , donc on a en fait a 6 0.
On montre de même que b > 0 et comme b 6 a, on a finalement a = b = 0.
Exercice 50.
√ y + . . . + yn
yi = xi ⇒ n y1 . . . yn 6 1 .
xi+1 n
Exercice 56.
2) f (x) → ` ∈ R, f 0 (x) → 0.
TAF entre x et x/2 ⇒ 2(f (x) − f (x/2)) 6 xf 0 (x) 6 0 ⇒ xf 0 (x) → 0.
Exercice 62.
1) Fonction décroissante surR+ .
f (x) f (x) − p f (x) − f (0)
2) f (x) − xf 0 (x) = −x2 d . Donc, x 7→ & et x 7→ %.
dx x x x
3) p 6 f (x) − mx 6 f (x) − xf 0 (x).
Exercice 63.
f (x) − f (0) f (y) − f (0) f (x) f (y) 1−1 .
1) Soient x < y : > ⇒ > + f (0)
x−0 y−0 x y x y
2) Pour x < y : f (x + y) 6 tf (x) + (1 − t)f (y) avec t = x < 0,
x − y
xy f (x) f (y)
donc f (x + y) − f (x) − f (y) 6 − 6 0.
x−y x y
dérivé[Link] – page 10
Exercice 67.
1) On suppose qu’il existe a < c < d < b tels que f (c) > f (d).
Soit f (d) < m < f (c) et A = {t ∈ [c, d] tq f (t) > m}. A est non vide car il contient c et, par continuité
de f , un intervalle de la forme [c, c + η[. On pose alors α = sup A. On a clairement α > c + η > c. Il
existe une suite (hn ) de réels > 0 telle que hn −→ 0 et, pour tout n, α − hn ∈ A. On en déduit que
n→∞
f (α + hn ) − f (α − hn )
α < d. Pour n suffisamment grand, α + hn < d. On a alors < 0 et donc, en
2hn
passant à la limite, g(α) 6 0, ce qui contredit g > 0. On en déduit que f est croissante.
2) Soit ε > 0. On pose fε (x) = f (x) + εx. On voit que gε (x) = g(x) + ε > 0. On en déduit que fε
est croissante pour tout ε > 0. Soit x 6 y ∈ [a, b]. On a f (x) + εx 6 f (y) + εy. Cela est vrai pour
tout ε > 0, on en déduit que f est croissante. Si g = 0 on obtient que f et −f sont croissantes. Par
conséquent f est constante.
Exercice 68.
2) Prendre x tel que f (x) soit maximal.
Exercice 69.
|h|
Pour a0 : f (a0 + h) − f (a0 ) − |h| 6 .
2
Exercice 72.
Soit F (x) = x2 + xG(x). On a pour h > 0 :
F (x + xh) − F (x) G(x + xh) − G(x)
f (x) 6 = 2x + xh + + G(x + xh).
xh h
2
√ √ √ 2
√ y > A ⇒ |G(y)| 6 ε . On prend h = ε/ x et on obtient f (x)−2x−ε x 6 ε x+ε
Soit ε > 0 et A tel que
d’où f (x) 6 2x + o( x). L’inégalité inverse se montre de même.
Exercice 73.
1) Le graphe de Φ est au-dessus de chacune de ses tangentes. La borne supérieure est un maximum (il
R π a = x).
suffit de prendre
2) On pose a = −π f (t)h(t) dt. On a pour tout s ∈ [−π, π], Φ(f (s)) > Φ(a) + Φ0 (a)(f (s) − a), puis
0
R π (s))h(s) > Φ(a)h(s) + RΦπ(a)(f (s) − a)h(s).
Φ(f
0
R πOn intègre cette inégalité entre −π et π.R πOn obtient
−π
Φ(f (s))h(s) ds > Φ(a) h(s) ds+Φ (a) (f (s)−a)h(s) ds ou encore, en utilisant −π h(t) dt =
Rπ R π −π −π Rπ
1 et a = −π f (t)h(t) dt, −π Φ(f (s))h(s) ds > Φ(a) = Φ( −π f (t)h(t) dt).
Exercice 74. R x+h Rh Rh
Si f est convexe, t=x−h f (t) dt = t=0 (f (x − t) + f (x + t)) dt > t=0 2f (x) dt = 2hf (x).
c−b b−a
Si f n’est pas convexe, soient a < b < c tels que f (b) > c−a f (a) + c−a f (c). Pour t ∈ [a, c] on pose
c−t t−a
g(t) = f (t) − c−a f (a) − c−a f (c) (distance à la corde entre a et c). g est continue, nulle en a et c et
strictement positive en b. Soit m = max(g) et x = min(g −1 (m)) qui existe en tant que minimum d’un
compact non vide. Donc g(x) = m, x ∈ ]a, c[, et on a :
∀ t ∈ [a, x[, g(t) < m ∀ t ∈ [x, c], g(t) 6 m.
Il en résulte, pour h > 0 assez petit : 1 t=x−h g(t) dt < g(x) soit 1 t=x−h f (t) dt < f (x).
R x+h R x+h
2h 2h
Exercice 75.
f 2 + (1 + f 0 )2 6 1, donc, pour tout x, f 0 (x) 6 0. Pour tout x, f (x) > −1. Donc f est décroissante
et minorée, elle admet une limite ` quand x tend vers +∞. Supposons ` 6= 0, alorsr pour x assez grand
2 2
0 2
((1 + f (x)) 6 1 − ` < 1. On en déduit que, pour x assez grand, f (x) 6 1 − ` − 1 puis que
0
2 2
f (x) −→ −∞, ce qui est impossible. On en déduit que f (x) tend vers 0 quand x tend vers +∞.
x→+∞
dérivé[Link] – page 11
Exercice 76.
f (x) − f (0)
1) f est concave donc la fonction, définie sur ]0, +∞[, x 7→ est décroissante. Soit x, y > 0.
x
f (x + y) − f (0) f (x) − f (0) f (x + y) − f (0) f (y) − f (0)
On a ≤ et ≤ · On en déduit (x + y)(f (x +
x+y x x+y y
y) − f (0)) ≤ (x + y)(f (x) + f (y) − 2f (0)), et donc f (x + y) ≤ f (x) + f (y) − f (0) ≤ f (x) + f (y). La
fonction E(x) est sous-additive mais n’est pas concave.
2) La fonction nulle est sous-additive et est inférieure à f .
On pose h(x) = sup(g(x), g sous-additive inférieure à f ). Soit x, y ≥ 0. Pour tout g, g(x + y) ≤
g(x) + g(y) ≤ h(x) + h(y). On en déduit h(x + y) ≤ h(x) + h(y). Pour tout g, g ≤ h, donc h est bien
sous-additive maximale parmi les fonctions sous-additives inférieures à f .
3) Soit g sous-additive telle que, pour tout x, g(x) ≤ x2 .
2 2
Pour tout x, g(x) = g(n x ) ≤ ng( x ) ≤ n x2 = x · Cela est vrai pour tout n ≥ 1, on en déduit que g
n n n n
est nulle.
Exercice 77.
Le volume vaut abc/6 et la contrainte est d/a + e/b + f /c 6 1. Notons α = d/a, β = e/b, γ = f /c. On
veut maximiser le produit αβγ lorsque α, β, γ varient de sorte que α > 0, β > 0, γ > 0, α + β + γ 6 1.
A β, γ fixés, le produit est maximal quand α l’est, soit α = 1−β −γ, donc on veut maximiser (1−β −γ)βγ.
A γ fixé, le produit est maximal quand 1 − β − γ = β (fait connu ou étude élémentaire d’une fonction du
second degré), soit β = (1 − γ)/2, et il ne reste plus qu’à maximiser γ(1 − γ)2 /4 quand γ varie dans ]0, 1].
En dérivant logarithmiquement il vient 1/γ − 2/(1 − γ) = 0, d’où γ = 13 puis β = 13 et α = 13 . En revenant
aux variables de l’énoncé, le tétraèdre de plus petit volume contenant M est donné par a = 3d, b = 3e,
c = 3f . Son volume est 27 6 def et M est l’isobarycentre de A, B, C.
Exercice 78.
1) Avec la formule des accroissements finis, on a λ ∈ f 0 (]a, b[) ⊂ C.
g(b) − g(a) f (b) − f (a)
2) On pose g(t) = f (t)−λt. Donc = −λ = 0. Si l’on admet que 0 ∈ conv(g 0 (]a, b[)
b−a b−a
alors λ ∈ conv(g 0 (]a, b[) + λ) = C.
4) K ∩ U est une partie de U, connexe, non vide, et distincte de U (sinon 0 ∈ K). On fixe θ tel que
eiθ ∈/ K et on considère une détermination continue de l’argument sur U \ {eiθ }. L’ensemble des
arguments des éléments de K ∩ U est alors une partie de R connexe et non vide, c’est un intervalle et
la longueur de cet intervalle est inférieure ou égale à π car 0 ∈ / K.
5) g est à valeurs réelles, g(a) = g(b) et pour tout x ∈ ]a, b[, on a g 0 (x) = <(e−i(α+β)/2 f 0 (x)) > 0 car
β − α ∈ [0, π2 ]. Il en résulte que g est constante sur [a, b]. Ainsi il existe γ ∈ C et h à valeurs réelles tels
que f = γ + iei(α+β)/2 h. De plus h(a) = h(b), donc h0 s’annule dans ]a, b[ et ceci contredit l’hypothèse
0∈/ C.
dérivé[Link] – page 12
Exercice 79.
1) Non, P = (x2 + x)2 /4 convient.
2) Pour n = 1 c’est l’égalité des accroissements finis. Pour n = p + 1, en supposant la formule valide au
rang p,
(∆n f )(x) = (∆p (∆f ))(x) = (∆f )(p) (x + pθ) = (∆f (p) )(x + pθ) = f (n) (x + pθ + σ)
avec θ, σ ∈ ]0, 1[. Donc pθ + σ ∈ ]0, n[ et on peut l’écrire nτ avec τ ∈ ]0, 1[.
√ est triviale si P = 0. Pour P 6= 0, on choisit a tel que ∀ x > a, on a P (x) > 0. La
3) Déjà la propriété
fonction f = P est donc bien définie et de classe C ∞ sur [a, +∞[. De plus sa restriction à [a, +∞[∩N
est à valeurs entières donc il en est de même de toutes les fonctions ∆n f lorsque n ∈ N.
Soit p = deg(P ). Je dis que pour tout entier k ∈ N, la quantité xk−p/2 f (k) (x) admet une limite finie
lorsque x → +∞ et je le prouve par récurrence sur k :
Pour k = 0 cela résulte de la définition de p. Si c’est vrai pour 0, . . . , k − 1 alors
X k X k
P (k) = (f 2 )(k) = f (i) f (k−i) = 2f f (k) + f (i) f (k−i) .
i i
06i6k 0<i<k
En multipliant par xk−p et en appliquant l’hypothèse de récurrence, on obtient l’existence d’une limite
finie en +∞ pour (x−p/2 f (x)) × (xk−p/2 f (k) (x)) donc aussi pour xk−p/2 f (k) (x) car le cofacteur admet
une limite finie non nulle.
Concluons : pour k > p/2, f (k) (x) −→ 0 et donc (∆k f )(x) = 0 pour tout x ∈ N suffisament grand
x→+∞
(x > b). Il en résulte classiquement que la suite (f (n))n>b est polynomiale : f (n) = Q(n) pour
tout n > b puis P (n) = Q2 (n) dans les mêmes conditions. Ainsi P − Q2 ayant une infinité de racines
est le polynôme nul, soit P = Q2 . Enfin Q est à coefficients rationnels car c’est le polynôme de
Lagrange associé à f en des points entiers dont les images par f sont entières.
dérivé[Link] – page 13