0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
14 vues17 pages

Chapitre 20 Calcul Différentiel: 1 Extrait Du Programme Relatif À Ce Chapitre 2 5

Ce document présente le chapitre 20 sur le calcul différentiel, abordant les notions de base dans le cadre des espaces vectoriels normés de dimension finie. Il traite des dérivées, des fonctions d'une variable réelle, ainsi que des conditions nécessaires pour déterminer les extrema locaux. Le chapitre inclut également des concepts avancés tels que les dérivées partielles et les applications de classe C1.

Transféré par

kouakourichard744
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
14 vues17 pages

Chapitre 20 Calcul Différentiel: 1 Extrait Du Programme Relatif À Ce Chapitre 2 5

Ce document présente le chapitre 20 sur le calcul différentiel, abordant les notions de base dans le cadre des espaces vectoriels normés de dimension finie. Il traite des dérivées, des fonctions d'une variable réelle, ainsi que des conditions nécessaires pour déterminer les extrema locaux. Le chapitre inclut également des concepts avancés tels que les dérivées partielles et les applications de classe C1.

Transféré par

kouakourichard744
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

Chapitre 20
Calcul différentiel

Table des matières


1 Extrait du programme relatif à ce chapitre 2

2 Introduction 5
2.1 Fonctions étudiées en MPSI . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.1 Calcul différentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.2 Condition nécessaire pour être un extremum local . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.1.3 Un lien avec le calcul intégral . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2.2 Fonctions étudiées en MP jusque là . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2.1 Calcul différentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2.2 Un lien avec le calcul intégral . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2.3 Inégalité des accroissements finis . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.3 Fonctions étudiées en MP dans ce chapitre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.3.1 Taux d’accroissement non défini . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.3.2 Calcul différentiel . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.3.3 Théorème fondamental (Critère C 1 ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.3.4 Condition nécessaire pour être un extremum local . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.4 Fonctions de deux variables réelles à valeurs réelles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.4.1 Le graphe de la fonction f . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
2.4.2 Si f est une continue son graphe est une surface (sens intuitif ) . . . . . . . . . . . . . . . . 10
2.4.3 Exemple d’étude d’extrema d’une fonction de R2 dans R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

3 Dérivée selon un vecteur et dérivées partielles 13


3.1 Une fonction définie sur un voisinage de 0R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
3.2 Dérivée selon un vecteur ou dérivée directionnelle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
3.3 Dérivées partielles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16

Version du 23 mars 2022 [06h58] 1 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

1 Extrait du programme relatif à ce chapitre


L’objectif de ce chapitre est de présenter les premières notions de calcul différentiel dans le cadre des espaces
vectoriels normés de dimension finie sur R. Ce chapitre fait intervenir à la fois des aspects intrinsèques et cal-
culatoires, permettant ainsi de développer la compétence « Représenter ».

La différentielle d’une application en un point est introduite à l’aide d’un développement limité. De nom-
breuses questions se ramènent, via la paramétrisation de chemins, à des énoncés relatifs aux fonctions d’une
variable réelle. En particulier, les dérivées partielles fournissent un outil de calcul dans le cas où l’espace de
départ est muni d’une base.

Les fonctions considérées dans ce chapitre sont définies sur un ouvert d’un R-espace vectoriel normé de
dimension finie et à valeurs dans un R-espace vectoriel normé de dimension finie. Le choix d’une base de
l’espace d’arrivée permet de se ramener au cas des fonctions à valeurs réelles.

Dérivée selon un vecteur, dérivées partielles

Dérivée de l’application f au point a selon le vec- Notations Dv f (a), Dv f .


teur v.
∂f
Dérivées partielles dans une base. Notations ∂x (a), ∂i f (a). Lorsqu’une base de E est
i
fixée, l’identification entre f (x) et f (x 1 , . . . , x n ) est
autorisée.

Différentielle

Application différentiable au point a. Notation o(h). Développement limité à l’ordre 1.


Si f est différentiable en a, alors f est continue en
a et dérivable en a selon tout vecteur.
Différentielle de f en a, encore appelée applica- Notations d f (a), d f (a) · v.
tion linéaire tangente à f en a. Relation d f (a) · v =
Dv f (a).
Application différentiable sur un ouvert Ω. Diffé- Notation d f .
rentielle sur Ω.
Cas particuliers : application constante, restriction
à un ouvert d’une application linéaire.
Lien entre différentielle et dérivées partielles. Ma-
trice de d f (a) dans un couple de bases. Matrice
jacobienne d’une application définie sur un ouvert
de Rn à valeurs dans Rm .
Cas des fonctions d’une variable : si Ω est un in-
tervalle ouvert de R, la différentiabilité de f en a
équivaut à la dérivabilité de f en a ; relation f 0 (a) =
d f (a) · 1.

Opérations sur les applications différentiables

Différentielle d’une combinaison linéaire d’appli- On utilise l’existence d’un réel positif C tel que,
cations différentiables, de B ( f , g ) où B est bili- pour tout (u, v), on ait kB (u, v)k 6 C kuk kvk. Tout
néaire et f et g sont deux applications différen- développement sur les applications bilinéaires
tiables. continues est hors programme.

Version du 23 mars 2022 [06h58] 2 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

Différentielle d’une composée d’applications diffé-


rentiables.
Dérivée le long d’un arc : si γ est une application Interprétation géométrique en termes de tan-
définie sur l’intervalle I de R, dérivable en t , si f est gentes. Cas particulier fondamental : γ(t ) = x + t h.
différentiable en γ(t ), alors ( f ◦ γ)0 (t ) = d f (γ(t )) · Dérivation de t 7→ f (x 1 (t ), . . . , x n (t )).
γ0 (t ).
Dérivées partielles d’une composée d’applications Règle de la chaîne : calcul des dérivées partielles de
différentiables. (u 1 , . . . , u m ) 7→ f (x 1 (u 1 , . . . , u m ), . . . , x n (u 1 , . . . , u m )).

Cas des applications numériques

Si l’espace E est euclidien, gradient en a d’une ap- Le théorème de représentation des formes li-
plication numérique différentiable en a. Expres- néaires dans un espace euclidien est établi à ce
sion du gradient en base orthonormée. stade. Notation ∇ f (a). Interprétation géométrique
du gradient : si ∇ f (a) 6= 0, il est colinéaire et de
même sens que le vecteur unitaire selon lequel la
dérivée de f en a est maximale.
Point critique d’une application différentiable.
Condition nécessaire d’existence d’un extremum
local. Exemples de recherche d’extremums glo-
baux.

Vecteurs tangents à une partie d’un espace normé de dimension finie

Si X est une partie de E et x un point de X , un vec-


teur v de E est tangent à X en x s’il existe ε > 0 et
un arc γ défini sur ] − ε, ε[ dérivable en 0 à valeurs
dans X , tels que γ(0) = x, γ0 (0) = v.
Cas où E = R3 et où X est le graphe d’une fonction Plan affine tangent à une surface d’équation z =
f différentiable sur un ouvert de R2 . f (x, y) : équation cartésienne.
Si f est une fonction à valeurs réelles définie et dif- Le théorème des fonctions implicites est hors pro-
férentiable sur un ouvert de l’espace euclidien E , si gramme. PC : électrostatique.
X est une ligne de niveau de f , alors les vecteurs
tangents à X au point x de X sont orthogonaux au
gradient de f en x.

Applications de classe C 1

Une application f est dite de classe C 1 sur un ou-


vert Ω si elle est différentiable sur Ω et si d f est
continue sur Ω.
L’application f est de classe C 1 sur Ω si et seule- Démonstration non exigible.
ment si les dérivées partielles relativement à une
base de E existent en tout point de Ω et sont conti-
nues sur Ω.
Opérations algébriques sur les applications de
classe C 1 .

Version du 23 mars 2022 [06h58] 3 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

Si f est une application de classe C 1 de Ω dans F , PC : circulation d’un champ de vecteurs dérivant
si γ est une application de classe C 1 de [0, 1] dans d’un potentiel.
Ω, si γ(0) = a, γ(1) = b, alors :
Z 1
f (b) − f (a) = d f (γ(t )) · γ0 (t ) dt .
0

Si Ω est connexe par arcs, caractérisation des fonc- Démonstration pour Ω convexe.
tions constantes sur Ω.

Applications de classe C k

∂k f
Dérivées partielles d’ordre k. Notations , ∂ jl . . . ∂ j1 f .
∂x j l . . . ∂x j 1
Une application est dite de classe C k sur un ouvert La notion de différentielle seconde est hors pro-
Ω si ses dérivées partielles d’ordre k existent et sont gramme. PC : laplacien.
continues sur Ω.
Théorème de Schwarz. Démonstration non exigible.
Opérations algébriques sur les applications de Démonstrations non exigibles.
classe C k . Composition d’applications de classe
C k.
Exemples d’équations aux dérivées partielles du Les étudiants doivent être capables d’utiliser un
premier et du second ordre. changement de variables dans les deux cas sui-
vants : transformation affine, passage en coordon-
nées polaires. L’utilisation de tout autre change-
ment de variables suppose une indication. La no-
tion de difféomorphisme étant hors programme,
l’expression des solutions en fonction des variables
initiales n’est pas un attendu. PC : équation de la
diffusion thermique, équation de propagation.

Version du 23 mars 2022 [06h58] 4 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

2 Introduction
2.1 Fonctions étudiées en MPSI
Les fonctions étudiées en MPSI étaient de la forme suivante.

RO R ou C

?
I /K
f

 / f (x)
xO
O

nombre réel nombre réel ou complexe

2.1.1 Calcul différentiel


f (x) − f (a) K
- f est dérivable en a ∈ I s’il existe ` ∈ K tel que −−−→ ` ;
x −a x→a

- si f est dérivable en a, alors son nombre dérivé en a est défini par

f (x) − f (a)
f 0 (a) := lim [nombre dans K] .
x→a x −a

2.1.2 Condition nécessaire pour être un extremum local

Dans le cas où K = R, si

- f est dérivable sur I ;

- f admet un extremum local en un point a de I

alors f 0 (a) = 0. On dispose ainsi un outil pour étudier les extrema locaux de f .

Remarque. Le fait que I soit ouvert est essentiel. En effet, la fonction

R
¯
¯ [0, 1] →
f ¯¯
x 7→ 2x + 1

est dérivable sur [0, 1] et admet un extremum local (et même global) en 0 et en 1. Mais en ces deux points, la
dérivée égale 2.

2.1.3 Un lien avec le calcul intégral

Si

- f est de classe C 1 sur I ;

- a et b sont deux points de I

alors d’après le Théorème fondamental de l’analyse


Z b
f 0 (x) dx = f (b) − f (a) .
a

Version du 23 mars 2022 [06h58] 5 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

2.2 Fonctions étudiées en MP jusque là


Les fonctions étudiées dans le chapitre 17 « Fonctions à valeurs dans un espace vectoriel de dimension finie »
sont de la forme suivante

RO ou E un evn de dim finie

? 
I / Rm
f

 / ( f 1 (x), f 2 (x), . . . , f m (x))


xO
O

nombre réel vecteur de Rm


où m ∈ N∗ .

Pour tout i ∈ J1, m K


R
¯
¯ I →
fi ¯
¯ x 7→ f i (x)
est une fonction à valeurs réelles (fonction i -ième coordonnée), donc du type de celles étudiées en MPSI.

2.2.1 Calcul différentiel

- f est dérivable en a ∈ I s’il existe ` = (`1 , . . . , `m ) ∈ Rm tel que

f (x) − f (a) Rm f i (x) − f i (a) R


−−−→ ` ce qui équivaut à, pour tout i ∈ J1, m K, −−−→ `i ;
x −a x→a x −a x→a

- si f est dérivable en a, alors son vecteur dérivé en a est défini par

f (x) − f (a)
f 0 (a) := lim = ( f 10 (a), . . . , f m0 (a)) vecteur de Rm .
£ ¤
x→a x −a

2.2.2 Un lien avec le calcul intégral

Si

- f est de classe C 1 sur I ;

- a et b sont deux points de I

alors d’après le Théorème fondamental de l’analyse


Z b
f 0 (x) dx = f (b) − f (a) égalité entre vecteurs de Rm
£ ¤
a

i.e. µZ b Z b ¶
f 10 (x) dx , ... , f m0 (x) dx = ( f 1 (b) − f 1 (a), . . . , f m (b) − f m (a)) .
a a

Version du 23 mars 2022 [06h58] 6 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

2.2.3 Inégalité des accroissements finis

Dans le cas où K = R, si

- f est dérivable sur I avec une dérivée f 0 bornée sur I ;

- a et b sont deux points de I


µ ¶
° ° ° 0 °
alors f (b) − f (a) ≤ sup f (x) |b − a|.
° ° ° °
x∈I

2.3 Fonctions étudiées en MP dans ce chapitre


Les fonctions étudiées dans ce chapitre sont de la forme suivante.

Rn ou E un evn
O de dim finie ou F un evn de dim finie

? 
Ω / Rm
f

 / ( f 1 (x 1 , . . . , x n ), f 2 (x 1 , . . . , x n ), . . . , f m (x 1 , . . . , x n ))
(x 1 , . .O . , x n )
O

vecteur de Rn vecteur de Rm

Pour tout i ∈ J1, m K


Rn
¯
¯ ∪
Ω R
¯
fi ¯
¯ →
¯ (x 1 , . . . , x n ) 7→ f i (x 1 , . . . , x n )
est une fonction à valeurs réelles (fonction i -ième coordonnée), jamais encore étudiée.

2.3.1 Taux d’accroissement non défini


f (x) − f (a)
si a, x ∈ Ω, alors l’objet n’est pas défini (division par un vecteur de Rn ).
x −a

2.3.2 Calcul différentiel

- f est différentiable en a ∈ Ω ⊂ Rn s’il existe L ∈ L (Rn , Rm ) telle que

développement limité à l’ordre 1 dans Rm ;


£ ¤
(?) f (x) = f (a) + L(x − a) + o(kx − ak)
x→a

- f est différentiable en a, alors l’application linéaire L de Rn dans Rm vérifiant (?) est unique ;

- si f est différentiable en a, alors sa différentielle en a est l’application linéaire d f (a) définie par

f (x) = f (a) + d f (a) · (x − a) + o(kx − ak) .


x→a | {z }
L(x−a)

Version du 23 mars 2022 [06h58] 7 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

Exemple.
L’application
R
¯
¯ GL n (R) →
Det ¯
¯ A 7→ det A
est différentiable en I n et
¯ Mn (R) → R
¯
d Det(I n ) ¯
¯ M 7→ Tr (M ) .

2.3.3 Théorème fondamental (Critère C 1 )

Si la fonction f admet des dérivées partielles

¯ Ω → R
¯
∂ fi
∂ fi
¯
¯
∂x j ¯ a →
7 (a)
¯ ∂x j

continues sur Ω, pour tout (i , j ) ∈ J1, m K × J1, n K, alors l’application f est différentiable sur Ω et, pour tout
a ∈Ω
∂ f1 ∂ f1 ∂ f1
 
 ∂x 1 (a) ∂x 2 (a) ...
∂x n
(a) 
 
 
 ∂ f2 ∂ f2 ∂ f2
 

 ∂x (a) ∂x (a) ... (a) 

∂x n
£ ¤
MatBn ,Bm ( d f (a)) =  1 matrice Jacobienne de f en a

2 
 
 
 .. .. .. 
 . . ... . 
 ∂ fm ∂ fm ∂ fm
 

(a) (a) ... (a)
∂x 1 ∂x 2 ∂x n
où Bn désigne la base canonique de Rn et Bm la base canonique de Rm .

2.3.4 Condition nécessaire pour être un extremum local

Si

- Ω est un ouvert de Rn ;

- f : Ω → R est une fonction différentiable sur Ω ;

- f atteint un extremum local en un point a ∈ Ω,

alors
d f a = 0L (Rn ,R) .
On dispose ainsi un outil pour étudier les extrema locaux de f .

Version du 23 mars 2022 [06h58] 8 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

2.4 Fonctions de deux variables réelles à valeurs réelles


Considérons un cas particulier de la partie 2.3, en spécialisant à n = 2 et m = 1. Nous allons donc nous
intéresser aux fonctions du type suivant.

RO 2

?
Ω /R
f

 / f (x, y)
(x, y)
O O

vecteur de R2 nombre réel

2.4.1 Le graphe de la fonction f

On appelle graphe de la fonction f la partie Γ de R3 définie par

Γ := (x, y, f (x, y)) : (x, y) ∈ Ω


© ª

i.e. Γ est l’ensemble des points de l’espace de coordonnées (x, y, f (x, y)) obtenus en faisant varier (x, y) ∈ Ω.

Un point du graphe Γ de f .

Version du 23 mars 2022 [06h58] 9 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

2.4.2 Si f est une continue son graphe est une surface (sens intuitif )

Si l’on suppose que la fonction f est continue sur Ω, alors son graphe Γ a l’allure d’une surface (sens intuitif),
appelée parfois nappe.

(x − 1)2 (y + 1)2
Surface Γ de f : (x, y) 7→ + − 2.
3 2

Surface Γ de f : (x, y) 7→ x y.

Version du 23 mars 2022 [06h58] 10 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

Surface Γ de f : (x, y) 7→ sin(x y).

1 1
Surface Γ de f : (x, y) 7→ 2
− 2 + sin(x y).
x y

Version du 23 mars 2022 [06h58] 11 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

2.4.3 Exemple d’étude d’extrema d’une fonction de R2 dans R

Considérons de nouveau la fonction


¯ R2 R
¯
¯ →
f ¯¯ (x − 1)2 (y + 1)2
¯ (x, y) 7→ f : (x, y) 7→ + −2
3 2
et étudions ses extrema.

Comme f (x, y) est une expression polynomiale en les variables x et y, f admet des dérivées partielles en tout
point (a, b) de R2 .

Après calcul, on obtient


∂f 2 ∂f
: (a, b) 7→ (a − 1) et : (a, b) 7→ b + 1 .
∂x 3 ∂y
Comme ces deux applications sont continues sur R2 , le critère C 1 s’applique : la fonction f est différentiable
sur R2 et pour tout (a, b) ∈ R2 , la matrice de d f (a,b) dans les bases canoniques est

∂f ∂f
µ ¶ µ ¶
2
(a, b) (a, b) = (a − 1) b + 1 .
∂x ∂y 3

D’après la condition nécessaire pour être un extremum local, f admet un extremum local en (a, b) ∈ R2 si et

seulement si
a −1 = b +1 = 0
i.e. si (a, b) = (1, −1). Il est clair que f (1, −1) = −2 est un minimum global de f .

Conclusion. La fonction f possède un unique extremum local. Il s’agit d’un minimum global, valant −2,
atteint en l’unique point (1, −1).

Version du 23 mars 2022 [06h58] 12 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

3 Dérivée selon un vecteur et dérivées partielles


3.1 Une fonction définie sur un voisinage de 0R
Soient
• E un R-espace vectoriel de dimension finie, muni d’une norme NE (elles sont toutes équivalentes) ;

• F un R-espace vectoriel de dimension finie, muni d’une norme NF (elles sont toutes équivalentes) ;

• Ω une partie ouverte de E ;

• f : Ω → F une application ;

• a un point de Ω ;

• h un vecteur non nul de E .

On a donc la situation suivante


vecteur non nul de
h

(E , NE ) evn de
O dim finie O NF
muni de

?
/F
>Ω
f

point de  / f (x)
a xO
O

vecteur de E vecteur de F
¡ ¢
L EMME 20.1 Une fonction définie sur un voisinage de 0R — La fonction de la variable réelle t

ϕa,h : t 7→ f (a + t .h)

est définie sur un ouvert de R qui contient 0R .

Démonstration —
• Introduisons la fonction τa,h , la translation au point a suivant le vecteur h, définie par
¯ R →
¯
E
τa,h ¯¯
t 7→ a + t .h

Cette application est NE (h)-lipschitzienne, donc continue sur R. En effet, pour tout (t 1 , t 2 ) ∈ R2

NE (τa,h (t 2 ) − τa,h (t 1 )) = NE (a + t 2 .h − (a + t 1 .h))E = NE ((t 2 − t 1 ).h) = NE (h) |t 2 − t 1 | .

• Soit t ∈ R.
ϕa,h est définie en t ⇐⇒ a + t .h ∈ Ω
⇐⇒ τa,h (t ) ∈ Ω
⇐⇒ t ∈ τ−1
a,h
(Ω).
Donc l’ensemble de définition de la fonction ϕa,h est τ−1
a,h
(Ω), qui est un ouvert de R, comme image
réciproque de l’ouvert Ω de E par l’application continue τa,h .

Version du 23 mars 2022 [06h58] 13 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

• De plus, il est clair que ϕa,h est définie en 0R , puisque a + 0R .h = a ∈ Ω.

Q.E.D.

Illustration du domaine de définition de la fonction ϕa,h .

3.2 Dérivée selon un vecteur ou dérivée directionnelle


D ÉFINITION 20.2 (Dérivée selon un vecteur) — Soient

• E un R-espace vectoriel de dimension finie, muni d’une norme NE (elles sont toutes équivalentes) ;

• F un R-espace vectoriel de dimension finie, muni d’une norme NF (elles sont toutes équivalentes) ;

• Ω une partie ouverte de E ;

• f : Ω → F une application ;

• a un point de Ω ;

• h un vecteur non nul de E .

Soit la fonction ϕa,h de la variable t réelle

ϕa,h : t 7→ f (a + t .h)

qui est définie sur un ouvert de R contenant 0R .

1. On dit que f est dérivable en a suivant le vecteur h si la fonction ϕa,h est dérivable en 0.

2. Si f est dérivable en a suivant le vecteur h, alors on pose

f (a + t h) − f (a)
Dh f (a) := ϕ0a,h (0) = lim ∈F
t →0R t

Ce vecteur de F est appelé vecteur dérivé de f en a selon le vecteur h.

Version du 23 mars 2022 [06h58] 14 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

Illustration d’une dérivée en un point suivant un vecteur non nul.

E XEMPLE 20.3 — L’application f : R2 → R définie par

x3 − y 4

si (x, y) 6= (0, 0)


x2 + y 2

2
∀(x, y) ∈ R , f (x, y) =



0 si (x, y) = (0, 0)

admet une dérivée selon tout vecteur non nul de R2 au point en (0, 0).
Soit h = (h 1 , h 2 ) ∈ R2 \ {(0, 0)}.

f ((0, 0) + t (h 1 , h 2 )) − f (0, 0) 1 t 3 h 13 − t 4 h 24 h 13 − t h 24 h 13
= = −−−→ .
t t t 2 h 12 + t 2 h 22 h 12 + h 22 t →0R h 12 + h 22

Donc la fonction f est dérivable en h = (h 1 , h 2 ) ∈ R2 \ {(0, 0)} au point (0, 0) et

h 13
Dh f (0, 0) = .
h 12 + h 22

Version du 23 mars 2022 [06h58] 15 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

3.3 Dérivées partielles


¡ ¢
D ÉFINITION 20.4 Dérivées partielles - cas général — Soient

• E un R-espace vectoriel de dimension finie, muni d’une norme NE (elles sont toutes équivalentes) et d’une
base B = (e 1 , . . . , e n ) ;

• F un R-espace vectoriel de dimension finie, muni d’une norme NF (elles sont toutes équivalentes) ;

• Ω une partie ouverte de E ;

• a un point de Ω ;

• f : Ω → F une application dérivable en a suivant tous les vecteurs e 1 , . . . , e n de la base B de E .

Alors pour tout i ∈ J1, n K, on définit la i -ème dérivée partielle de f en a, notée ∂i f (a), par

∂i f (a) := De i f (a) ∈ F .

D ÉFINITION 20.5 Dérivées partielles - cas où la source est un ouvert de Rn — Soient


¡ ¢

• F un R-espace vectoriel de dimension finie, muni d’une norme NF (elles sont toutes équivalentes) ;

• Ω une partie ouverte de Rn ;

• a un point de Ω ;

• f : Ω → F ; (x 1 , . . . , x n ) 7→ f (x 1 , . . . , x n ) une application dérivable en a suivant tous les vecteurs e 1 , . . . , e n


de la base canonique B de Rn .

∂f
Alors pour tout i ∈ J1, n K, on définit la i -ème dérivée partielle de f en a, notée ∂i f (a) ou (a), par
∂x i

∂f
(a) := ∂i f (a) := De i f (a) ∈ F .
∂x i

E XEMPLE 20.6 — L’application f définie par

¯ R2 R
¯

f ¯¯
(x, y) 7→ x 3 + x y + y 2 .

possède des dérivées partielles dans la base canonique de R2 .


On note B = (e 1 , e 2 ) la base canonique de R2 . Soit a = (a 1 , a 2 ) ∈ R2 .

• Première dérivée partielle de f en a.


Pour tout t ∈ R
ϕa,e 1 (t ) := f (a + t e 1 ) = f (a 1 + t , a 2 ) = (a 1 + t )3 + (a 1 + t )a 2 + a 22 .
Comme cette expression est polynomiale en t , elle est dérivable en tout t ∈ R et

d f (a + t e 1 )
= 3(a 1 + t )2 + a 2 .
dt

Version du 23 mars 2022 [06h58] 16 David Blottière


Lycée Chrestien de Troyes cbea MP2122

Ainsi
∂f
¯
d f (a + t e 1 ) ¯¯
(a) := ∂1 f (a) = = 3a 12 + a 2 .
∂x dt ¯
t =0
Nous aurions obtenu la même formule si nous avions dérivé f (x, y) par rapport à x, en supposant y
constant, avant d’évaluer le résultat en (x, y) = (a 1 , a 2 ).

• Deuxième dérivée partielle de f en a.


Pour tout t ∈ R
ϕa,e 2 (t ) := f (a + t e 2 ) = f (a 1 , a 2 + t ) = a 13 + a 1 (a 2 + t ) + (a 2 + t )2 .
Comme cette expression est polynomiale en t , elle est dérivable en tout t ∈ R et

d f (a + t e 2 )
= a 1 + 2(a 2 + t ) .
dt
Ainsi
∂f
¯
d f (a + t e 2 ) ¯¯
(a) := ∂2 f (a) = = a 1 + 2a 2 .
∂y dt ¯
t =0
Nous aurions obtenu la même formule si nous avions dérivé f (x, y) par rapport à y, en supposant x
constant, avant d’évaluer le résultat en (x, y) = (a 1 , a 2 ).

¡ ¢
R EMARQUE 20.7 Calcul pratique des dérivées partielles — En pratique, lorsque l’on dispose d’une expres-
sion de f définie sur un ouvert de Rn , la i -ème dérivée partielle se calcule en dérivant l’expression par rapport
à la i -ème variable, les autres variables étant considérées comme des constantes, pour tout i ∈ J1, n K.

Version du 23 mars 2022 [06h58] 17 David Blottière

Vous aimerez peut-être aussi