Guide
Guide
DE L’EXPORTATEUR
BURKINABE
2ème édition
1
Avant propos
Avec la conclusion du cycle de négociations commerciales multilatérales d’Uruguay en 1994 et la
création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) le 1er janvier 1995, l’environnement
international des échanges a connu de profondes mutations.
Ce nouvel environnement commercial, caractérisé par la libéralisation accélérée des échanges et
l’ouverture des économies à toute la force de la concurrence, commande aux entreprises, une
nouvelle forme d’adaptation. Désormais, nous sommes d’avis que l’évolution de l’entreprise en
autarcie ne peut guère lui garantir une certaine pérennité. De ce fait, Il ne fait aucun doute que
l’exportation est un puissant moyen d’expansion et de développement de l’entreprise à
l’international.
En effet, l’exportation permet à l’entreprise d’augmenter son chiffre d’affaires, de conquérir des
parts de marchés, de diversifier ses destinations etc.
Cependant, l’accès aux marchés extérieurs exige à toute entreprise, une parfaite maîtrise des
procédures et mécanismes relatifs au commerce extérieur.
En outre, dans un environnement commercial chaque jour plus sophistiqué et concurrentiel,
répondre aux besoins récurrents des exportateurs confrontés à de nombreuses difficultés
commerciales, logistiques, environnementales et surtout techniques est un défis majeur pour les
pays en développement.
En réponse à l’ensemble des multiples préoccupations et en conformité avec ses missions,
l’Agence pour la Promotion des Exportations du Burkina (APEX-Burkina) gratifie les
exportateurs burkinabè d’un ouvrage de référence, à travers ce guide de base.
L’intérêt de ce présent Guide est justement de mettre à la disposition des entreprises burkinabè
tournées vers l’exportation, d’inestimables informations pratiques et concrètes notamment les
conditions d’obtention du statut d’exportateur ainsi que les formalités à l’exportation.
Les différents intermédiaires des opérations d’exportation mais aussi les formes et les risques liés
à l’export y sont traités. Afin de donner à nos entreprises exportatrices les compétences pour
négocier et conclure des contrats, organiser et suivre l’expédition de leurs produits et, opérer un
choix judicieux du mode de paiement, des conseils utiles et quelques bonnes pratiques
méthodologiques sont proposés.
Le Guide offre un élément de réponse important à la question de savoir comment être plus
compétitif dans un secteur d’activité mondial influencé principalement par le foisonnement et la
complexité des barrières techniques non tarifaires.
Nous tenons à souligner que cette deuxième édition du Guide a été conçue dans une dynamique
de collaboration avec des structures nationales intervenant dans la chaine des exportations
auxquelles nous exprimons notre gratitude et traduisons tous nos remerciements.
Nous espérons vivement que cette brochure que nous avons voulue simplifiée, sera un outil idéal
pour toutes les catégories et futurs exportateurs désireux de se mettre à niveau sur les procédures
d’exportation en particulier et sur les techniques et pratiques du commerce international en
général.
Le Directeur Général
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SOMMAIRE
Introduction………………………………………………………………………..
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SIGLES ET ABREVIATION
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UEMOA Union Economique et Monétaire Ouest Africaine
OHADA Organisation pour l'Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique
AGOA Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique
OMPI Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle
CPC Carte Professionnelle de Commerçant
AN Assemblée Nationale
DGU/CI Direction des Guichets Uniques du Commerce et de l’Investissement
CDA Commissionnaire en Douane Agréé
CO Certificat d’Origine
ASE Autorisation Spéciale d’Exportation
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AVERTISSEMENT
L’Agence pour la Promotion des Exportations du Burkina (APEX-Burkina) informe l’utilisateur du présent
Guide que les informations qui y sont contenues sont strictement indicatives et ne sont opposables aux
différents acteurs du commerce International. Ces informations sont susceptibles de modification à tout
moment.
Par conséquent, elles ne servent qu’à orienter lors des différentes démarches auprès des services
administratifs et à faciliter les négociations contractualisations avec les différents partenaires.
L’utilisateur du présent Guide doit faire l’effort de vérifier auprès des services compétents que les
informations qui y figurent sont toujours d’actualité.
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INTRODUCTION
Les exportations de biens et services sont considérées comme un moteur du développement
économique et social à cause de leur capacité à influencer la croissance économique et la
réduction de la pauvreté.
Conscient que l’amélioration des performances du dispositif institutionnel d’appui au commerce
est un puissant levier de développement des exportations, le Burkina Faso a réalisé des réformes
économiques et structurelles, en témoigne la création de l’Agence pour la Promotion des
Exportations du Burkina (APEX-Burkina) en 2011.
Dans le but d’assurer un meilleur accompagnement des opérateurs économiques /exportateurs,
une Sartre a été signée le ……………..2018 entre l’Agence pour la Promotion des Exportations
du Burkina (APEX-Burkina) et d’autres structures d’appui au commerce notamment :
- la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) ;
- le Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) ;
- l’Agence Burkinabè des Investissements (ABI) ;
- la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (MEBF) ;
- Agence Burkinabè de Normalisation, de Métrologie et de la Qualité (ABNORM).
En outre, depuis l’année 2018, un nouveau mécanisme financier dénommé Fonds d’Appui à la
Promotion des Exportations (FAPEX) a été créé au sein de l’APEX-Burkina en vue de résorber
la problématique liée à l’accès des exportateurs aux financements. Cet outil est destiné aux
exportateurs désirant prospecter de nouveaux marchés et / ou développer de nouveaux produits.
Pour en bénéficier, l’exportateur devra s’inscrire au registre des exportateurs et remplir les
conditions d’éligibilité définies dans le schéma de financement.
Structure nationale en charge de promouvoir les produits et services du Burkina Faso sur les
marchés national, régional et international, l’APEX-Burkina avait élaboré en 2013, la première
édition du Guide de l’Exportateur.
Après plusieurs années de mise en œuvre et face à un environnement commercial national et
international sans cesse évolutif, une relecture du Guide s’impose pour être en phase avec les
nouvelles réalités.
En effet, cette relecture est aussi dictée par l’adoption de la Stratégie Nationale de promotion des
Exportations 2018-2023 dont l’objectif majeur vise l’augmentation qualitative et quantitative des
produits à l’exportation et le renforcement des capacités opérationnelles des acteurs.
Cette deuxième édition du Guide est structurée autour d’un plan de progression essentiellement
basé sur les points :
- la synthèse du sous-secteur des exportations ;
- le statut de l’exportateur ;
- les formalités à l’exportation ;
- les intermédiaires des opérations d’exportations ;
- les différentes formes et les risques d’exportation ;
- les conseils pratiques pour l’exportation.
Dans ce contexte de relance économique, l’APEX-Burkina entend jouer, à travers ce Guide,
sa partition en vue de contribuer au développement économique et social du pays.
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I- SYNTHESE DU SOUS-SECTEUR DES EXPORTATIONS
La croissance économique est restée solide à 6% en 2018 malgré un contexte national sécuritaire
difficile et une hausse des prix internationaux du pétrole. Le maintien du dynamisme du secteur
minier et le rebond de la production agricole ont notamment soutenu la croissance économique.
Le taux d’inflation était estimé à 2% en 2018 contre 0,4% en 2017. Le déficit public s’est réduit
de plus de 3 points de pourcentage du PIB entre 2017 et 2018, pour s’établir à 4,7% du PIB en
2018 contre 7,8% en 2017.
Les perspectives économiques demeurent favorables à moyen terme, avec une croissance du PIB
qui devrait se stabiliser autour de 6% sur la période 2019-2021. L’économie devrait être soutenue
par les services, les mines et l’agriculture. L’inflation devrait se maintenir en dessous de 3%
conformément aux critères de convergence de l’Union économique et monétaire ouest-africaines
(UEMOA).
Le déficit du compte courant devrait se maintenir autour de 7,5% du PIB sur la période 2019-
2021, car la hausse des exportations devrait permettre de réduire le déficit commercial. Le déficit
budgétaire (dons compris) devrait converger à 3% du PIB et se maintenir à ce taux à moyen
terme, conformément à la limite du déficit public défini par l’UEMOA.
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3- Principaux produits d’exportations
Les produits miniers et agricoles ont demeuré les principaux produits d’exportation en 2017. Les
dix (10) premiers produits d’exportation représentent 94,3% de l’ensemble des exportations. L’or
non monétaire demeure le premier produit d’exportation avec une proportion de 64,5% de la
valeur totale des exportations en 2017 suivi du coton non cardé ni peigné (12,0%). Il est à noter
que le sésame qui était le troisième produit d’exportation en 2016 est désormais au cinquième
rang après le zinc et la noix de cajou.
En Afrique, les trois (03) principaux pays de destination ont absorbé 73,6% des exportations en
2017. Il s’agit de la Côte d’Ivoire, qui a occupé le 1er rang avec (51,9%), suivie du Ghana (12,5%)
et du Togo (9,2%). Les principaux produits d’exportation vers ces pays sont le
bétail/viande, la tomate, l’oignon, etc.
Les exportations du Burkina Faso vers l’Asie se sont chiffrées à 359, 8 milliards de FCFA en 2017
contre une valeur de 274, 5 milliards de FCFA en 2016, soit une hausse de 31,1%.
L’Inde, avec 45,2% et Singapour avec 42,6%, représentent les principaux pays de destination
asiatiques des exportations du Burkina Faso. Ces deux (02) pays ont totalisé 87,8% des
exportations vers l’Asie. Les produits exportés vers l’Asie sont le sésame, l’anacarde, le
karité, le coton, l’or, la mangue fraiche, etc.
La valeur totale des exportations du Burkina Faso vers les pays de l’Amérique a été de 2, 5
milliards de FCFA en 2017 contre une valeur de 1,2 milliards de FCFA en 2016, soit une baisse
de 78,7%.
Les Etats-Unis et le Canada ont été les principales destinations des exportations du Burkina Faso
en 2017, avec respectivement 72,5% et 19,9%. Ces deux (02) pays ont totalisé 92,4% des
exportations vers ce continent. Les principaux produits exportés vers le continent américain
sont, l’anacarde, la mangue séchée, les objets d’art, etc.
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En 2017, la valeur des exportations vers l’Europe s’est établie à 1 056, 6 milliards de FCFA contre
1 006,2 milliards de FCFA en 2016, soit une hausse relative de 5,0%. Deux (02) pays ont été les
principales destinations des produits burkinabè en Europe au cours de l’année 2017. Il s’agit de la
Suisse avec la plus importante part de 91,1% et de la France avec 4,1%.
Les principaux produits d’exportation vers le continent américain sont, l’or, le coton, la
mangue séchée, l’anacarde, etc.
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Arrêté 2011-0056/MICPIPA/MEF du 22 avril 2011 portant fixation des taux des frais de
délivrance de la carte professionnelle de commerçant ;
Arrêté n° 2011-0004/MCPEA/SG/DGC du 13 janvier 2011 portant modalité
d’obtention de l’autorisation d’exercer la profession de commerçant par les étrangers ;
Arrêté n°2017-0199/MCIA/MINEFID/MAAH du 09 juin 2017 pourtant modalité de
commercialisation de la noix de cajou au Burkina Faso ;
Arrêté n° 2018-0100/MCIA/MAAH/MINEFID du 30 mars 2018 portant modalités de
fixation de perception et de répartition des droits de prélèvement sur les exportations de
noix brutes de cajou au Burkina Faso ;
Arrêté conjoint n°2017-144/MAAH/MINEFID du portant fixation des taxes sur les
produits soumis à l’inspection phytosanitaire et autres services susceptibles d’être
dispensés par la direction de la protection des végétaux et du conditionnement ;
Arrêté interministériel n°2015/203-MARHASA/MICA/MS/MRSI/MEF portant
définition aux conditions de contrôle de la qualité du sésame d’origine burkinabè destiné à
l’exportation ;
Arrêté conjoint n° 2014-108/MASA/MEF fixant la liste des végétaux, produits végétaux,
produits d’origine végétale et autres articles règlementés soumis au contrôle phytosanitaire
et au contrôle de la qualité ;
Arrêté n°2004-26/MRA/DGSV/DSA du 07 /06/2001 portant fixation de la liste des
postes de contrôle vétérinaire à l’entrée et à la sortie du territoire au Burkina Faso ;
Arrêt conjoint n°00044 MAHRH/MECV/MS/MCPEA/MATD portant fixation des
mesures d’hygiène de condition de manipulation, de transport et de stockage des produits
de pêche au Burkina Faso.
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3- Les accords internationaux
Au niveau international, on peut retenir les accords commerciaux suivants :
Accord général de coopération économique, technique et commerciale entre les Etats
membres de la Conférence islamique ;
Convention instituant l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI)
(ratifiée par la Loi 13/95/ADP du 3 mai 1995) ;
Accord de Marrakech instituant l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) (ratifié
par la Loi 13/95/ADP du 3 mai 1995) ;
Accord de Cotonou entre les pays ACP et l’Union Européenne ;
Convention Internationale pour la Protection des Végétaux (CIPV) adhésion
depuis1995 ;
Codex alimentarius ;
Organisation Mondiale de la Santé Animale(OIE)
Règlement UE2016/2031 sur les exigences des nuisibles des végétaux) et le délai de
vigueur d’application prévu le 14 décembre 2019.
1- Le statut de commerçant
Pour être commerçant (e) il faut remplir les conditions suivantes :
- accomplir des actes de commerce ;
- avoir la capacité juridique ;
- être immatriculé au RCCM ;
- avoir la carte professionnelle de commerçant.
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- l’exploitation industrielle des mines, carrières et de tout gisement de ressources
naturelles ;
- les opérations de location de meubles ;
- les opérations de manufacture, de transport et de télécommunication ;
- les opérations des intermédiaires de commerce, telles que la commission, le courtage,
l’agence ainsi que les opérations d’intermédiaire pour l’achat, la souscription, la vente ou
la location d’immeubles, de fonds de commerce, d’actions ou de parts de sociétés
commerciales ou immobilières ;
- les actes effectués par les sociétés commerciales.
Outre ces documents, les étrangers non ressortissants de la CEDEAO doivent avoir une
autorisation d’exercer le commerce qui se fait à la Direction des Guichets Uniques du Commerce
et de l’Investissement (DGU/CI).
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L’obtention de la carte professionnelle de commerçant (loi n°12-2013/AN)
La Carte Professionnelle de Commerçant (CPC) est un document légal et professionnel du
secteur privé. Elle a une durée de validité de trois(3) ans renouvelables. Elle comporte des
informations sur l’identité du commerçant et celle de son domaine d’activité.
La Carte Professionnelle de Commerçant s’obtient après dépôt d’un dossier de demande dont la
composition est la suivante :
- un (01) formulaire de demande coûtant 500 F CFA ;
- une (01) copie de la CNIB ou du passeport (du dirigeant pour les personnes morale) ;
- une (01) copie du RCCM ;
- deux (02) photos d’identité (du dirigeant pour les personnes morales) ;
- une (01) copie des statuts de la société (pour les personnes morales) ;
- une copie de la quittance de paiement des frais d’établissement de la carte professionnelle
de commerçant.
La demande doit être déposée auprès du CEFORE de la région où exerce le commerçant.
Délais : 24 heures
Frais : 7500 F CFA pour la nouvelle carte et 5000 F CFA pour le renouvellement.
Un compte bancaire
En dehors des éléments ci-dessus cités, il est obligatoire pour l’exportateur de posséder au
préalable un compte bancaire pour l’opération d’exportation.
Les documents généralement requis sont :
- 2 photos d’identité ;
- justificatif d’adresse ;
- photocopie de la carte d’identité ;
- acte de nomination des dirigeants ;
- photocopie du Registre du Commerce ;
- photocopie de la publication légale ;
- un dépôt d’argent initial minimum est exigé.
Selon la loi N°012-2013/AN du 07 mai 2013, portant régime général des importations et des
exportations au Burkina Faso à son chapitre III: article 8: l’exportation et la réexportation de
toute marchandise non prohibée sont libres.
Nonobstant ces dispositions, pour un souci de contrôle économique, l’exportation ou la
réexportation de certains produits peut être soumise à une autorisation spéciale
d’exportation.
La liste des marchandises à autorisation spéciale d’exportation est fixée par voie règlementaire
(confer annexe : Décret n°2018-0860/PRES/PM/MCIA/MINEFID).
L’exportateur doit donc toujours vérifier que son produit n’est pas soumis à un régime
juridique donné (interdiction temporaire, autorisation spéciale, etc.)
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IV- FORMALITES A L’EXPORTATION
Les documents d’exportation font état des éléments suivants : description des marchandises,
l’origine des produits, conditions de vente, titres de propriété, preuve d’assurance, et certifient
que les marchandises respectent des normes ou un niveau de qualité donnée. Les expéditions
nécessitent plusieurs documents, qui entrent dans deux catégories : les formalités administratives
non douanières et douanières
Certificat d’origine (CO) Tous produits Direction des Guichets Uniques du Commerce et de
l’Investissement et dans les Directions régionales pour les
produits du cru ;
Direction générale du patrimoine culturel pour les produits
l’artisanat ;
Direction Générale de Développement Industriel pour les
produits industriels agréés.
La douane (pour les produits à destination des pays de
l’Union Européenne et sous AGOA)
Certificat phytosanitaire Les végétaux, produits végétaux, Direction de la Protection des Végétaux et du
agroalimentaires et autres articles Conditionnement
réglementés
Certificat phytosanitaire de Produits agricoles et forestiers destinés Direction de la Protection des Végétaux et du
réexportation à la réexportation Conditionnement
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2- Formalités administratives douanières
Toutes les marchandises destinées à l’exportation comme à l’importation doivent être présentées
en douane en vue d’être soumises aux formalités douanières. Ces formalités se résument à :
Etape 4 : La Vérification
C’est la phase de contrôle pour s’assurer de la conformité des énonciations de la déclaration en
détail avec celles des documents joints, à effectuer la visite physique des marchandises le cas
échéant et à déterminer la valeur en douane des marchandises. Les documents joints sont entre
autres en fonction des produits:
- la facture commerciale ;
- le certificat d’origine ;
- l’autorisation spéciale d’exportation si nécessaire ;
- l’attestation d’engagement de change si le montant de la valeur en douane atteint dix
(10) millions F CFA ;
- l’attestation d’exportation ;
- le certificat phytosanitaire si nécessaire ;
- le certificat d’assurance ;
- la liste de colisage ou état de chargement du camion ;
- le certificat zoo-sanitaire.
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Etape 5 : La liquidation et l’acquittement des droits et taxes au comptant ou à Crédit.
Etape 6 : la Remise du Bon à Enlever (BAE) par le vérificateur.
Etape 7 : Ecor des marchandises. Il consiste à l’identification et le dénombrement des colis par
l’agent Ecoreur.
Etape 8 : L'Enlèvement des marchandises.
1- Les Banques
Les banques jouent un rôle incontournable dans le commerce international. Les échanges
internationaux mettent en relation des partenaires de divers horizons utilisant souvent des
monnaies différentes. Par conséquent, les banques constituent un intermédiaire pour non
seulement permettre les paiements des commandes, mais aussi pour donner une garantie de
paiements et effectuer les changes entre les devises.
- le rôle payeur des banques dans les transactions internationales
Les paiements des transactions internationales se font dans la plus part des cas, en utilisant les
instruments de paiement bancaires tel que le chèque, le virement international, la lettre de change,
le crédit documentaire, etc.
- le rôle de garantie de paiement pour l’exportateur : les banques disposent de produits
contre le risque de non-paiement par les importateurs dont le crédit documentaire, la
lettre de crédit Stand-By.
- le rôle de convertisseur de devise : la banque joue le rôle de convertisseur de devise dans
les opérations de commerce international. Les paiements bancaires que l’importateur
reçoit sont convertis directement en monnaie nationale à son profit de même que les
virements qu’il opère pour les paiements internationaux sont convertis à la devise du pays
du bénéficiaire.
- accordent des crédits de préfinancement : c’est un crédit octroyé par une banque à une
entreprise agricole, commerciale ou industrielle, afin de lui permettre de financer les
dépenses nécessaires à la préparation d'un produit ou d'un service destiné à l'exportation.
- un autre rôle que jouent certaines institutions financières de nos jours est la tierce
détention, qui permet d’accompagner financièrement les exportateurs.
La tierce détention offre le plus haut degré de sécurité aux créanciers qui s’appuient sur les
garanties adossés à des biens meubles financés généralement des stocks de marchandises.
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A ce titre, la tierce détention est un accord tripartite signé entre le financier (institutions
financières), le Déposant (client) et le tiers détenteur, dans lequel chaque parti à un rôle bien
établi. Le principe consiste pour le tiers détenteur de recevoir dans ses magasins du stock d’une
quantité et montant connu par les parties, de permettre la sortie du stock sur la base de
l’autorisation du financier pour vente. Ce qui permet de canaliser les flux vers les comptes du
financier.
2- Les Assurances
L’intérêt de l’assurance des marchandises à l’exportation
- Le premier intérêt de l’assurance de la marchandise transportée est de garantir au
souscripteur une indemnisation dans certains cas ou le transporteur est légalement déclaré
non responsable ;
- Un autre risque réside dans l’insolvabilité du transporteur lorsqu’il s’agit d’un dommage
important. Bien sûr, il reste dans pareil cas la ressource d’une action directe contre son
assureur de responsabilité, mais le transitaire peut alors se révéler insuffisamment
couverte ou, pis encore, en suspension de garantie pour non-paiement des primes ;
- Enfin l’assurance des marchandises est en générale un gage d’indemnisation notablement
plus rapide, dès lors que le bénéficiaire est en mesure de fournir un dossier satisfaisant.
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- il est civilement responsable des actes accomplis par ses employés ;
- il est responsable de l’exécution des engagements souscrits.
Pour mener à bien son activité, le commissionnaire en douane agréé emploie des agents appelés
couramment déclarants en douane. Le déclarant en douane est le fondé de pouvoir du CDA. Il
est mandaté pour établir et signer des déclarations exactes au nom du CDA. Il est à ce titre,
l’auteur personnel de l’infraction relevée sur la déclaration (art. 243 du CD BF).
4- Les transporteurs
Les transporteurs de marchandises
Le transporteur est une personne physique ou morale qui transporte des marchandises d’un
territoire douanier à un autre territoire. Aussi appelé commissionnaire de transport, il est chargé
d’organiser les opérations de transport, de choisir les sous-traitants et de faire exécuter sous sa
responsabilité et en son propre nom le transport des marchandises selon les modes de son choix
pour le compte d'un commettant.
Il est propriétaire de la marchandise pendant la durée du transport, ce qui entraîne des questions
de responsabilité juridique.
L’obligation du transporteur
Une fois les formalités douanières accomplies, le transporteur de marchandises destinées à
l’exportation, quel que soit le moyen de transport utilisé, a pour principale obligation de suivre les
routes désignées par voie règlementaire (routes légales) pour conduire les marchandises jusqu’à la
sortie du territoire.
1- Formes d’exportations
Il existe principalement trois formes d’exportation que sont :
- l’exportation directe;
- l’exportation indirecte;
- l’exportation concertée ou associée.
L’exportation directe
Dans le cas de l’exportation directe, l’entreprise est autonome dans la gestion de son activité
commerciale ; elle assure la maîtrise de la commercialisation et en assume les risque.
L’exportation directe peut être faite par :
- la vente directe, c’est -à-dire sans force de vente dédiée;
- un représentant salarié;
- l’agent commissionné.
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Tableau n°5 : avantages et inconvénients de l’exportation directe
Avantages Inconvénients
- investissement financiers de départ limité ; - risque commercial à la charge de l’exportateur ;
- marge bénéficiaire plus importante ; - négociation commerciale plus difficile à distance ;
- contrat direct avec les clients ; - la familiarisation avec le marché demande plus de
- contrôle total de la politique commerciale ; temps ;
- bonnes connaissances des pratiques commerciales - implication administrative, logistique, financière et
locales, de la culture, des solutions logistiques les commerciale complète.
mieux adoptées.
La formule est adaptée aux entreprises qui veulent maintenir un contrôle total sur leur politique
commerciale dans le pays sans être en mesure, du moins à ce stade de leur internationalisation,
d’avoir une structure du type succursale ou filiale.
La formule intéressera l’entreprise qui ne dispose pas des moyens financiers et humains suffisants
pour se lancer à l’exportation, notamment sur certains marchés exports. Elle constitue aussi un
moyen d’approcher des nouveaux marchés sans mobiliser de ressources importantes.
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Le portage ou piggy-back, également appelé exportation « kangourou », est une forme de
coopération internationale entre deux entreprises dont les produits sont complémentaires. La
formule consiste pour une entreprise, une PME en général, qui souhaite aborder un marché
étranger (entreprise portée), à demander à une entreprise déjà présente sur ce marché (entreprise
porteuse) de l’aider dans la commercialisation de ses produits sur les marchés où elle est
implantée. Pour se faire, l’entreprise porteuse met à la disposition de la PME sa propre structure :
filiale, réseau commercial, force de vente, logistique, etc. Elle l’assiste en la conseillant dans la
recherche de clients, étude de marché, et lui fait bénéficier aussi de sa connaissance du marché
ainsi que de sa notoriété.
le risque commercial
Ce risque provient de l’insolvabilité de l’acheteur et résulte soit de sa détérioration financière soit
de son refus d’honorer ses engagements, donc la gestion des risques joue un rôle très important
pour l’entreprise car plus l’entreprise est petite, plus cette nécessité devient impérieuse.
Les causes de défaillance d’entreprise sont multiples. Elles sont liées à l’état de la conjoncture
économique et l’absence d’une politique préventive des risques, il faut ajouter aussi que la crise de
trésorerie est l’une des causes de défaillances, pour faire face à ce type de risque, tout vendeur a le
choix entre deux alternatives :
- souscrire une assurance crédit, ce type d’assurance donne au bénéficiaire la possibilité de
suivre la situation financière de ses clients, l’indemniser en cas de l’insolvabilité de l’un de
ses clients ;
- le paiement par le crédit documentaire, ce genre de paiement permet de se couvrir
complètement contre le risque commercial puisque c’est la banque qui intervient dans le
paiement.
le risque politique
Ce risque est lié soit à une décision d’un Etat de suspendre tout transfert à destination d’un pays
tiers à cause de la rupture des relations diplomatiques, la guerre, le coup d’Etat…soit d’une
rupture des réserves de change du pays d’acheteur ce qui empêche la capacité du transfert. Pour
se couvrir contre ce risque, on cite notamment l’assurance crédit à l’exportation, le factoring, et le
paiement par le crédit documentaire.
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le risque de change
Le risque de change est lié à toute transaction internationale, surtout pour la partie qui ne traite
pas dans sa propre monnaie. La plupart des exportations burkinabè reçoivent des fonds libellés
en monnaies étrangères, ce qui pose pour eux un risque de change soit à la hausse, soit à la baisse,
d’où la nécessité de se couvrir et de se protéger.
Pour remédier ce problème, plusieurs techniques de protection contre le risque de change ont
été mises en place notamment la possibilité aux deux parties de négocier le taux de change.
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- l’accessibilité (logistique ou physique, les coûts de transport, les circuits de distribution,
les barrières douanières, les restrictions quantitatives, les obstacles non tarifaires, la
concurrence, etc.)
Quatrième étape : le choix du mode d’accès dans le marché
Le choix du mode d’accès dans les marchés étrangers est fonction de l’expérience de l’entreprise,
de ses ressources humaines et de ses capacités financières. Trois options sont possibles :
l’exportation directe, indirecte et associée.
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La lettre de change
La lettre de change est soumise à l'acceptation du tiré. Comme dans le cas du chèque, la provision
peut être insuffisante ou inexistante à échéance. Le moyen de pallier à ce risque d’impayé est de
demander une traite avalisée (engagement solidaire d'une banque de payer la traite).
Le billet à ordre est aussi un effet de commerce, à la différence de la traite, il est émis par le
débiteur. Il est très peu utilisé à l’international.
Le virement international
L’avantage du virement international est sa rapidité, néanmoins, il n’apporte pas de garantie de
paiement. Attention en cas de paiement par avance convenu par virement, la marchandise ne doit
être expédiée qu'après avoir reçu, de la banque du client, un télex ou un fax confirmant que le
virement a bien été effectué ou, pour certains pays « difficiles », que lorsque le compte est crédité.
L’encaissement simple
Cette technique de paiement est à l’initiative de l’acheteur. Elle a l’avantage d’être peu coûteuse et
simple d’utilisation, par contre elle n’apporte aucune garantie de paiement. A utiliser donc
prudemment avec des partenaires sûrs et pour des échanges avec des pays sans risque.
Le contre remboursement
Dans ce cas, c’est le transporteur qui sert d’intermédiaire financier et assure l’encaissement du
prix et son rapatriement. Cependant, l’exportateur doit être sûr que l’acheteur acceptera la
marchandise et là encore, il n’a pas de garantie sur la solvabilité du client au moment de la
livraison.
Le crédit documentaire
Il s’agit de l’engagement d’une banque à payer un montant déterminé au fournisseur d’une
marchandise ou d’une prestation, contre remise, dans un délai fixé, de documents conformes
prouvant que la marchandise a été expédiée ou la prestation effectuée.
Il existe différents types de crédits documentaires : « irrévocable » (couvre le risque commercial)
ou « irrévocable et confirmé » (couvre tous les risques : commercial, politique, non transfert, etc.).
Généralement coûteux et lourd à mettre en place, la technique du crédit documentaire est
préconisée dans le cas de montants élevés et/ou à destination de pays à risques.
La remise documentaire
Dans cette technique, l’exportateur mandate sa banque pour recueillir, par l'intermédiaire de son
correspondant, le règlement ou l'acception de paiement par traite de l'acheteur, au moment de la
présentation des documents (qui permettent de réceptionner la marchandise).
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Cette technique moins lourde à mettre en place que le crédit documentaire, n’apporte cependant
aucune garantie sur la solvabilité de l’acheteur au moment de la remise des documents, ni sur le
risque pays, ni sur le risque de non levée des documents.
A utiliser avec prudence, de préférence lorsque l'acheteur est solvable, que l'exportateur entretient
déjà un courant d'affaires avec lui, et que le pays de l'acheteur a une bonne stabilité économique
et politique.
La lettre de crédit stand-by
Alternative intéressante au crédit documentaire, la lettre de crédit stand-by est l’engagement
irrévocable d’une banque d’indemniser son bénéficiaire, en cas de défaillance du donneur d’ordre.
Les incoterms
Lorsque vous mentionnez un prix de vente à votre acheteur, il y a lieu de préciser ce qu’il inclut et
le lieu ou vous avez l’intention de livrer les marchandises. Si vos conditions incluent la livraison
au domicile de l’acheteur, vous devez être certain que vous avez introduit dans votre prix de
vente tous les frais de livraison que vous allez devoir prendre en charge.
Dans cette optique, une terminologie internationale a été développée pour aider les acheteurs
internationaux et les vendeurs à déterminer la répartition des coûts et responsabilités dans le
processus de livraison internationale. Cette terminologie est appelée INCOTERMS (Termes
Internationaux du Commerce).
Les INCOTERMS ont pour rôles :
- de permettre à l’exportateur de clarifier le lieu de livraison des marchandises et les frais
couverts par le prix de vente qu’il annonce ;
- d’aider les exportateurs et les importateurs à travers le monde à appliquer une forme
standard de communication pour s’assurer que toutes les parties sont conscientes de leurs
responsabilités.
Normes et standards
Si vous exportez, vous devez vous assurer que les normes que vous avez appliquées à votre
service ou produit d’exportation sont conformes à celles en vigueur dans le pays visé.
L’adoption des normes internationales vous procurera au moins trois avantages non négligeables.
Premièrement, vous aurez un avantage concurrentiel sur le marché mondial, ce qui se traduira par
un accès plus facile et plus rapide aux marchés étrangers. Deuxièmement, la conformité aux
normes vous simplifiera la vie si vous voulez échanger de l’information technique avec des
spécialistes d’autres pays. Troisièmement, vous éviterez le coût et le tracas des tests et de la
recertification lorsque vous pénétrez un nouveau marché.
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Certification
C’est une opération par laquelle un organisme indépendant atteste de la conformité d’un produit
ou d’un service à certaines caractéristiques ou à certaines normes.
La certification permet à l’exportateur d’avoir :
- une marque de sérieux et de confiance ;
- un argument commercial ;
- une condition pour participer à certains appels d’offres ;
- un passeport pour accéder aux marchés organisés.
L’étiquetage
Sur les marchés d’exportation, les étiquettes doivent au minimum contenir ce qui suit :
- le nom sous lequel le produit est vendu (avec précision et sans confusion) ;
- la liste des ingrédients, précédée par le mot « ingrédients » y compris les additifs ;
- la quantité nette en unités métriques : litre, centilitre, millilitre pour les liquides et
kilogramme, gramme, pour les non liquides ;
- le nom de l’entreprise, et adresse du producteur, de l’emballeur ou de l’importateur ;
- le lieu d’origine ou de provenance ;
- la date d’expiration pour la consommation, y compris le jour, le mois et l’année ;
- toute condition spéciale de conservation ou d’utilisation.
Le contenu de l’étiquette doit être au moins en anglais pour le marché américain. Pour le marché
européen, la langue locale est parfois exigée (français en France, par exemple).
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VIII- Les adresses utiles
Structures Adresses
Agence pour la Promotion des Exportations Tel : (+226) 25 31 13 00/01
(APEX-Burkina) Email :info@[Link]
Site web : [Link]
Agence Burkinabè de Normalisation, de Métrologie Tel : (+226) 25 37 14 43
et de la Qualité (ABNORM) Email : [Link]@[Link]
Site web : [Link]
Agence de Promotion des Produits Forestiers Non Tel :
Ligneux Email :
Site web :
Agence Burkinabè pour l’Investissement (ABI) Tel :
Email :
Site web :
Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina Tel :
Faso (CCI-BF) Email :
Site web :
Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) Tel :
Email :
Site web :
Chambre de Métiers et d’Artisanat du Burkina Tel :
Faso (CMA-BF) Email :
Site web :
Direction Générale de l’Economie Verte et du Tel :
Changement Climatique (DGEVCC) Email :
Site web :
Direction Générale de la Promotion de l’Economie Tel :
Rurale (DGPER) Email :
Site web :
Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (MEBF) Tel :
Email :
Site web :
Direction Générale du Commerce (DGC) Tel :
Email :
Site web :
Direction de la Protection des Végétaux et du Tel :
Conditionnement Email :
Site web :
Direction du Guichet Unique du Commerce et de Tel :
l’Investissement (DGU/CI) Email :
Site web :
Centre de Formalités des Entreprises (CEFORE) Tel :
Email :
Site web :
DOUANES Tel :
Email :
Site web :
Laboratoire Nationale de Santé Publique (LNSP) Tel :
Email :
Site web :
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ANNEXES
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