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Le quotidien Infos+Santé N° 110 du 01 Septembre 2025 aborde l'importance de rendre l'éducation inclusive pour les enfants en situation de handicap au Cameroun, en appelant le gouvernement à former des enseignants spécialisés et à améliorer les infrastructures scolaires. Il souligne également les défis rencontrés par les familles, tels que la stigmatisation et le coût de la scolarité, tout en réaffirmant l'engagement des organisations à soutenir ces initiatives. Par ailleurs, le document évoque des problématiques de santé publique, notamment l'automédication et la mortalité infantile, en appelant à une meilleure communication et sensibilisation des populations.

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Le quotidien Infos+Santé N° 110 du 01 Septembre 2025 aborde l'importance de rendre l'éducation inclusive pour les enfants en situation de handicap au Cameroun, en appelant le gouvernement à former des enseignants spécialisés et à améliorer les infrastructures scolaires. Il souligne également les défis rencontrés par les familles, tels que la stigmatisation et le coût de la scolarité, tout en réaffirmant l'engagement des organisations à soutenir ces initiatives. Par ailleurs, le document évoque des problématiques de santé publique, notamment l'automédication et la mortalité infantile, en appelant à une meilleure communication et sensibilisation des populations.

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Quotidien Infos+Santé N° 110 du 01 Septembre 2025

Rendre l’éducation inclusive

Ce qu’il faut Couveuse

Garantie
de survie
des
prématurés
Page 6
Dans un pays en voie de
Page 3
développement comme le
Dans un communiqué de presse conjoint, le Réseau des journalistes, médecins Cameroun, les enfants ne
et experts pour la prévention du handicap et la promotion de l’inclusion sociale, devraient normalement
et l’Association de Soutien aux Enfants Infirmes Moteurs Cérébraux, invitent le plus perdre la vie faute de
gouvernement à entre autres, former et recruter des enseignants spécialisés,
construire et aménager les infrastructures scolaires pour garantir une
couveuse dans certaines
accessibilité fiable à tous les élèves en situation de handicap. formations sanitaires.

Bafoussam
L’insalubrité cède la place à la salubrité
Alors que jadis, l’insalubrité était à des proportions très inquiétantes dans le chef lieu de la région de
l’Ouest, exposant les populations à certaines maladies, tel n’est plus le cas aujourd’hui. Se balader
dans les rues de Bafoussam est désormais un luxe, contrairement à Douala et Yaoundé. Page 8
Quotidien Infos+Santé N° 110 du 01 Septembre 2025

Édito
INFOS+SANTÉ, il était temps…
E
n 2020, lorsque la pandémie à tion. Selon l’OMS, l’automédication est
Coronavirus fait son apparition le fait qu’un individu recoure à un mé-
touchant de nombreux pays dicament, de sa propre initiative ou de
dans le monde y compris le Ca- celle d´un proche, dans le but de soigner
meroun, les autorités sanitaires ont eu une affection ou un symptôme qu’il a lui-
fort à faire à une vaste campagne de même identifié, sans avoir recours à un
Fake News répandus dans les réseaux professionnel de santé. L´automédica-
sociaux visant à saper leurs efforts dans tion peut concerner aussi bien la méde-
la lutte contre cette maladie. Les popula- cine conventionnelle que la médecine
tions quant à elles, se laissaient pour la traditionnelle. Considérée comme un
plupart, emporter par le vent toxique de phénomène menaçant de plus en plus

Rostand TCHAMI : Directeur de publication


ce qu’on a qualifié d’infodémie, que par la santé de ceux qui la pratiquent, ils le
les appels à la méfiance et la vigilance font en méconnaissance des dérives qui
des autorités sanitaires formulés dans peuvent en découler et les risques aux-
les médias . Il s’est posé dès lors, le pro- quels ils s’exposent. Car à en croire les
blème de la communication gouverne- chiffres d’ECAM III de 2007, sur 9341
mentale en santé en période de crise. En malades enregistrés, environ 19,54%
d’autres termes, en situation de crise sa- ont choisi l’automédication, 4,26% ont
nitaire, où avoir une information fiable et opté pour les tradipraticiens, et seule-
sûre? Surtout dans un pays qui compte ment environ 75% se sont rendus dans
environ 30 millions d’habitants et que les formations sanitaires publiques ou
les voies de communication classiques privées. Il y a également des maladies
existantes ne mettent pas toujours un préventives et évitables par la vaccina-
accent majeur sur la santé. Une problé- tion qui circulent encore au Cameroun
matique qui nous a conduit au constat à des taux très élevés telles que le pa-
selon lequel d’après la cartographie des ludisme et le VIH/Sida. D’après le mi-
médias au Cameroun, réalisée par le nistère de la Santé publique, l’une des
Conseil National de la Communication, causes de l’automédication et de ces
sur 232 journaux écrits existants et dont maladies, c’est l’insuffisance de sensibi-
la parution est régulière, il y a, à peine 2 lisation des populations.
organes de presse qui sont spécialisés
dans le traitement des questions de san- C’est fort de tous ces constats, qu’il est
té. La plupart étant des journaux d’infor- venu l’idée de créer un journal dédié à
mations générales ou spécialisés dans 100% au traitement des questions rela- naissance au journal :
les questions relatives à l’économie. tives à la santé pour la bonne informa- INFOS+SANTÉ.
tion et sensibilisation des populations.
Outre cela, le Cameroun fait encore face Compte tenu des enjeux sanitaires de
Rostand TCHAMI
à un sérieux problème d’automédica- l’heure, il était donc temps de donner

Organigramme
⬛ Directeur de publication :
Rostand TCHAMI
⬛ Rédacteur en Chef :
Majolie MAFO
⬛ Secrétaire de Rédaction :
Ryan NGUÉLÉ
⬛ Chef d’édition/Designer :
Aubin NOUMSI
⬛ Rédacteurs :
Lambert Esso
Franck Puepi
Christian. K
Gisèle TCHAPTCHET
Marion NSOUMB
Imprimerie : LD COMMUNICATION

Contacts : 695153575/674397015/620247950
E-Mail: Infossante2025@[Link]
Siège social : Yaoundé - Cameroun

Page 2
STORIES IN FAILURE Quotidien Infos+Santé N° 110 du 01 Septembre 2025

Rendre l’éducation inclusive

Ce qu’il faut
Lire l’intégralité du communiqué << Le Réseau des journalistes, médecins et
experts pour la prévention du handicap et la
de presse conjoint
promotion de l’inclusion sociale (RESEAU
Dans un communiqué de INCLU) et l’Association de Soutien aux En-
presse conjoint, le Réseau fants Infirmes Moteurs Cérébraux (ASEIMC)
des journalistes, médecins ont mené une campagne de sensibilisation
significative dans les villes de Yaoundé et Ba-
et experts pour la pré- foussam. Cette initiative vise à encourager la
vention du handicap et la scolarisation des enfants en situation de
promotion de l’inclusion handicap et à renforcer le dialogue avec leurs
sociale, et l’Association de familles.
Au cours de ces rencontres personnalisées
Soutien aux Enfants In- organisées les 24 et 25 août dans les domi-
firmes Moteurs Cérébraux, ciles des familles, de nombreux défis ont été
invitent le gouvernement partagés : crainte de mauvaises
à entre autres, former et prises en charge et mauvais traitements dans
les écoles, stigmatisation et marginalisation,
recruter des enseignants éloignement des établissements adaptés,
spécialisés, construire et coûts élevés de scolarité
financièrement les familles des enfants lour-
aménager les infrastruc- et de transport, absence de soutien étatique, vernement camerounais et à l’ensemble des
dement dépendants ; Mener des campagnes
acteurs éducatifs et formulent les
tures scolaires pour garan- ainsi que le manque de matériel et d’ensei-
recommandations ci-après: Réglementer les de sensibilisation pour combattre les discrimi-
gnants spécialisés. Malgré ces obstacles
tir une accessibilité fiable à persistants, plusieurs parents ont confirmé frais de scolarité dans les écoles spécialisées nations et la stigmatisation ; Mettre en place
tous les élèves en situation leur engagement à inscrire ou maintenir leurs et inclusives un mécanisme officiel de signalement et de
lutte contre les mauvais traitements des en-
de handicap. enfants dans le système scolaire à la pro- relevant du secteur privé ; Former et recruter
fants vivant avec un handicap. Le RESEAU
chaine rentrée. Ce signal encourageant sou- davantage d’enseignants spécialises ; Four-
nir des équipements et matériels pédago- INCLU et l’ASEIMC réaffirment leur engage-
ligne l’importance d’une éducation inclusive
Réseau Inclu / Aseimc sur la si- de qualité, accessible et respectueuse des giques adaptés et apporter un soutien ment à soutenir activement
tuation de la scolarisation des droits de tous. psychologique aux enfants et familles ; Amé- la mise en œuvre de ces mesures essen-
nager les infrastructures scolaires pour ga- tielles pour que chaque enfant, quelle que
enfants à besoins spécifiques au
rantir une accessibilité fiable aux élèves en soit sa situation, puisse bénéficier d’une édu-
cameroun : Face à cette réalité, le RESEAU INCLU et
situation de handicap, notamment aux en- cation digne et inclusive >>.
l’ASEIMC lancent un appel solennel au gou-
fants infirmes moteurs cérebraux ; Soutenir

DROIT DE REPONSE
Alliance construction Cameroun écrit à
INFOS+SANTÉ

M
onsieur le Direc- sans raison et sans autorisation le chan- 03 Septembre 2018, l’ ordre de service
D’après la correspon- teur de publication tier, fait réprimé par le code des marchés N°D56-406/OS/MINSANTE portant sus-
du quotidien INFOS publics. pension des délaisd’exécution des tra-
dance parvenue à SANTE. Les faits sont les suivants : vaux .
notre rédaction hier, A la une de votre pa-
rution N°105 du 25
Le marché de construction du Centre
Hospitalier Régional de Buea a été signé
Au moment où les actions entreprises
par le MINSANTE, les différents parte-
27 août 2025, c’est août 2025, vous avez et notifié à ACC le 19 Avril 2017. naires et ACC pour la reprise des travaux
titré : « Centre Hospitalier Régional de L’ordre de service de démarrage des tra- sont pratiquement à leur terme , grande
l’ancien ministre de la Buea le chantier à l’arrêt. » vaux a été notifié le 02 Mai 2017 à ACC. est notre surprise de voir votre quoti-
Santé publique qui a Puis dans le fond de votre article, il y
est notamment mentionné que « l’entre-
Après la prise en main du site, l’installa-
tion du chantier, la constitution du stock
dien publier des informations erronées
et diffamantes pour la société Alliances
décidé de suspendre prise adjudicataire a déserté le site de des matériaux et équipements, les tra- Construction Cameroun (ACC), à propos
construction de cette infrastructure » , vaux ont démarré. Malheureusement de ce marché,
les délais d’exécu- arguant ainsi de l’incompétence et l’im- après quelques mois de travail, la situa- Vous voudrez bien rétablir la vérité des
tion des travaux pour possibilité pour elle d’entreprendre les
travaux concernés.
tion sécuritaire s’est dégradée et il deve-
nait impossible de maintenir les équipes
faits sus relatés en leur accordant la
même publicité qu’à votre article./.
cause d’insécurité. Cette affirmation tend à faire croire que de travail sur le site.
Alliances Construction Cameroun (ACC), C’est ainsi que le Ministre de la Santé
adjudicataire du dit marché a abandonné Publique (MINSANTE) a pris en date du

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L’INVITÉ DU JOURNAL
Quotidien Infos+Santé N° 110 du 01 Septembre 2025

Dr Magaran BAGAYOKO
<< Il n’est pas normal qu’un enfant qui
vient de naître meure à cause d’infection >>
À l’occasion de la journée mondiale de la santé qui se cé- par ce groupe. Parce que quand on manque à ce
niveau, alors le reste de la vie est empathique.
lèbre ce 07 avril 2025, sous le thème << une bonne santé à On parle de valoriser la lutte contre la
la naissance pour un avenir plein d’espoir >>, le Représen- mortalité néo-natale, maternelle et in-
fantile. Récemment, dans l’actualité, les
tant résident de l’OMS au Cameroun, invite tout le monde Etats-Unis ont décidé de supprimer leur Nous savons que l’OMS est un partenaire
à faire de la problématique du décès maternel, néonatal et financement à Gavi. On sait que Gavi, stratégique du Cameroun dans la lutte
c’est l’alliance mondiale pour l’acquisition contre plusieurs maladies. Quels sont les
infantile, une urgence sanitaire, d’en faire un programme du vaccin, notamment dans les pays afri- principaux axes d’intervention cette an-
phare et de mobiliser les partenaires pour y investir grande- cains qui sont très pauvres et très endet- née ?
tés. Qu’est-ce que l’OMS fait pour accom-
ment. Car dit-il, il n’est pas normal qu’une maman perde la pagner le Cameroun sur ce point central, Merci. le 07 avril commémore l’entrée en vigueur
vie en donnant la vie ; Il n’est pas aussi normal qu’une ma- l’acquisition du vaccin ? de la constitution de l’OMS en 1948. L’OMS a été
man meure parce qu’elle n’a pas eu de sang ; tout comme il créée comme organisation qui s’occupe de la sécu-
rité sanitaire mondiale et avait pour mandat d’ame-
n’est pas normal qu’un enfant de moins de 5 ans meure de En ce qui concerne la décision des Américains vis- ner tous les peuples du monde à agir au niveau
paludisme parce qu’il n’y a pas eu de médicament ou qu’il à-vis de Gavi, je pense que nous avons eu des nou-
velles fraîches. Il faudrait analyser l’implication de
de santé le plus élevé possible. Et la mission, na-
turellement, c’est de promouvoir la santé, assurer
n’a pas été suffisamment vacciné. Parce que selon lui, tous ce retrait de Gavi et voir quelles sont les autres mo- la sécurité sanitaire et servir les populations vul-
ces décès sont évitables. dalités de financement que Gavi va faire. Je pense nérables. Dans ce contexte, et dans tous les pays,
que la première réponse au pays viendra de Gavi. nos actions s’articulent autour de six piliers. Le pre-
Bonjour Dr Magaran BAGAYOKO. Vous avez été riode de turbulence, et après cela, et ce n’est pas C’est Gavi qui va informer le pays sur comment les mier, c’est promouvoir le leadership en santé. Et
désigné récemment pour devenir le nouveau seulement l’OMS, c’est l’aide internationale des modalités seront prises. En ce qui concerne l’OMS, notre second pilier, c’est d’aider les pays à formuler
Représentant résident de l’OMS au Cameroun, Américains qui est encore qui est en stand-by. Et nous aussi, nous aidons le pays à travers l’appui de les politiques et les stratégies et plans en matière
je profite de l’occasion pour vous souhaiter la nous continuons le dialogue avec les Américains, Gavi. Gavi donne de l’argent au pays et achète le de santé fondés sur les données probantes. Notre
bienvenue. Je l’ai fait à travers un article que qui constituent un État membre clé comme vous vaccin. Nous allons continuer effectivement à ap- troisième pilier, c’est fournir l’assistance technique
j’ai rédigé lorsque vous avez été reçu en au- l’avez signalé, et nous pensons qu’ils pourront révi- puyer le gouvernement. Comme je le disais tantôt, multiforme pour lever les défis sanitaires au niveau
dience par le représentant du ministre des re- ser leur position et revenir dans cette famille. il y a beaucoup de pays qui achètent le vaccin. J’ai des pays. Le quatrième pilier, qui est extrêmement
lations extérieures. Je suppose que par le biais été représentant dans d’autres pays où ces pays important, c’est de fixer les normes et les standards
de la très dynamique Germaine Wegang, vous ne sont pas éligibles à Gavi. Donc, c’est le pays en matière de santé. Le cinquième, c’est forger les
avez lu l’article… Au cas où les États-Unis ne reviennent même qui achète le vaccin. En ce qui concerne agendas de recherche en matière de santé. Et infi-
pas, est-ce que l’OMS peut survivre aux l’accompagnement et les coûts opérationnels, ni, nous faisons le suivi des tendances en matière
Oui, j’ai lu l’article. Merci. différents défis sanitaires qui l’attendent l’OMS est prête à accompagner le pays. de santé. Donc, quelles sont les données, quelles
sur une période de 03 ou 05 ans ? sont les informations, quelles sont les tendances
Bien. Vous arrivez au Cameroun dans Nous pensons encore une fois que nous allons en matière de santé. Donc, fonder ces fonctions
un contexte particulier. À un moment où Si les États-Unis ou d’autres partenaires ne re- mettre ces gaps sur la table avec le gouvernement clés, cette année et dans les années à venir, notre
les États-Unis ont décidé de se retirer de viennent pas, cela constitue pour nous une oppor- camerounais et avec l’ensemble des partenaires action s’articule autour de trois piliers qui font l’ob-
l’OMS. D’entrée de jeu, est-ce que l’OMS tunité pour le financement domestique. Parce que pour trouver comment nous allons combler ces jet du quatorzième programme général de travail
pense déjà à un autre partenaire aussi nous nous pensons, généralement, le mandat de gaps. Nous attendons d’avoir beaucoup plus de de l’OMS.
financier que les États-Unis pour le rem- l’OMS, comme je le disais tantôt, c’est promou- clarté sur le retrait des Américains de Gavi. Surtout
placer ? Parce que faut-il le rappeler, les voir la santé, assurer la sécurité sanitaire et aider que Gavi est un partenaire clé et nous serons offi- Le premier pilier, c’est de promouvoir la santé.
États-Unis étaient quand même le pour- les populations vulnérables. A ce titre, avec cette ciellement saisis par l’implication sur notre coopé- Cette promotion de la santé consiste à s’adresser
voyeur principal des fonds à l’OMS. Est-ce coupe du budget, c’est les populations vulnérables ration avec Gavi. aux déterminants de la santé. Et lorsqu’on parle
que l’OMS pense par exemple à la Chine qui vont en pâtir. C’est vrai qu’il y aura des pertes de déterminants de la santé, nous parlons des dé-
ou à la Russie pour remplacer les États- de postes, des restructurations envers l’OMS, mais terminants sociaux. Le fait qu’on vive en ville ou
Unis ? il faut penser au mandat de l’OMS, il faut penser Vous êtes un expert des questions de san- en milieu rural, comment cela affecte la santé. Le
aux populations que l’OMS est en train d’appuyer té. Pourquoi jusqu’à ce jour, on n’a pas un fait qu’on soit intellectuel ou qu’on soit non-lettré,
L’OMS est une organisation multilatérale. Ce que dans les différentes zones. Et en ce moment, ce vaccin contre le VIH ? comment cela affecte la santé. Et le fait qu’on soit
nous prônons, c’est la promotion du multilatéra- que je dis, et je me réjouis déjà de la mesure qui homme ou femme, comment cela affecte la santé.
lisme. L’OMS, par définition, est le secrétariat des a été prise par les autorités camerounaises et la Il faut comprendre ce qu’on appelle dans la re- Donc, le niveau de richesse, comment cela affecte
États membres. Ce sont les États membres qui décision parce qu’ils ont bien compris la nécessité cherche, la spécificité biologique. Vous savez que la santé. Et plus important encore, les détermi-
décident du programme de travail de l’OMS, de de réorganiser leur appui à leur propre système de l’OMS, à un rythme sans précédent, a pu avoir des nants environnementaux. L’impact du changement
la construction de l’OMS et des normes de l’OMS. santé pour combler le déficit. Et beaucoup de pays candidats de vaccins pour la COVID, par exemple, climatique sur la santé qui devient de plus en plus
C’est l’Assemblée mondiale de la santé et le co- en ont fait autant. Donc, je pense qu’à la longue, ce qui a été fait. Nous avons aujourd’hui des can- prononcé. Les déterminants environnementaux
mité exécutif de l’OMS qui prennent les décisions même si c’est un défi aujourd’hui, parce que c’est didats de vaccins contre beaucoup d’autres mala- touchent aussi l’accès à l’eau, à l’hygiène et à
pour l’OMS. L’OMS sera toujours ce que les États un arrêt brutal, même si les pays étaient plus ou dies, y compris le vaccin contre le paludisme qui l’assainissement. Et ensuite, les déterminants que
membres veulent que l’OMS soit. Il n’est pas ques- moins préparés à cela, mais alors les pays pour- a été déployé ici au niveau du Cameroun. Donc, nous qualifierons de commerciaux. Les produits
tion de privilégier un État membre par rapport à un ront mettre beaucoup plus d’accent sur les propres en ce qui concerne le VIH, les recherches sont en frelatés, les médicaments contrefaits et qui consti-
autre État membre. Tous les États membres sont ressources. cours. Et vous savez que le développement du tuent un véritable danger. Donc, ceci constitue
logés à la même enseigne au niveau de l’OMS. vaccin n’est pas l’apanage exclusif de l’OMS. C’est notre premier pilier. Le deuxième pilier, c’est fournir
L’OMS est redevable à tous les États membres et Et cela peut être un élan, un wake-up call, un signal les labos privés, les firmes pharmaceutiques qui la santé. Et lorsqu’on parle de fournir la santé, il
au même titre. Le retrait d’un État membre ne peut d’alarme pour dire aux pays, écoutez, un domaine font la recherche et le développement. Et l’OMS s’agit effectivement d’accompagner le gouverne-
pas, de facto, être substitué à un remplacement par aussi régalien, un domaine aussi sensible comme accompagne ces firmes pharmaceutiques. ment du Cameroun dans la stratégie de couverture
un autre bailleur. Qu’à cela ne tienne, l’OMS, au- la santé ne peut pas être prioritairement financé de la Santé universelle qui permet à lever les bar-
jourd’hui, travaille sur trois fronts. Le premier front, par l’aide. Donc l’aide doit venir combler les gaps. Nous sommes en train d’accompagner les firmes rières financières et à fournir des soins de qualité
c’est d’améliorer notre propre efficience. En ce Et je pense que cela sera le déclenchement d’une pharmaceutiques pour pouvoir continuer la re- à toutes les populations et qui constitue en réalité
moment, faire peu ou faire beaucoup avec peu de mobilisation plus accrue des ressources domes- cherche et le développement. Un jour, ce vaccin une véritable chaîne de solidarité pour que les po-
moyens. Cela passe d’abord par étudier nos procé- tiques. Et à ce moment, l’OMS pourrait jouer plei- va venir. Parce que les mêmes questions m’étaient pulations aient accès à des soins de qualité là où
dures internes, faire des restructurations, faire des nement et plus que jamais ses fonctions d’appui posées il y a deux ou trois ans par rapport au pa- ils se trouvent sans faire face à des difficultés finan-
localisations, faire des fusions de programmes ou aux populations. ludisme. Aujourd’hui, on a le vaccin. Donc, il faut cières. Donc c’est un objectif noble et nous conti-
même des réductions de postes non-essentielles. comprendre que c’est dans un cadre de partenariat nuons à accompagner le gouvernement dans cela.
Tout est sur la table, comme le disait notre DG. public-privé et avec les firmes pharmaceutiques Et le troisième pilier qui est aussi important c’est
Donc, à ce niveau, nous pensons que cela va nous Il y a une aide américaine qui est suspen- que ces vaccins-là sont développés. Mais les la lutte contre la sécurité sanitaire, les urgences
permettre de faire des économies. due, qui affecte un programme, notamment firmes pharmaceutiques ont plus d’avantages com- sanitaires et les urgences humanitaires. Donc nos
celui de la gestion de la prévention du pa- paratifs dans le développement des produits que actions présentement s’articulent autour de ces dif-
Le deuxième, comme vous l’avez signalé, c’est ludisme dans le septentrion, notamment l’OMS accompagne. férents piliers au niveau du Cameroun.
de démarcher toujours les partenaires. Alors, les à l’Extrême-nord, le Nord et l’Adamaoua.
pays ont des cotisations à faire. Mais, cette année, Il s’agit de PMI, l’initiative du président
l’OMS a entrepris ce qu’on appelle le « investment américain pour la prise en charge de la Parlant de la santé maternelle et néo-
around ». Le « investment around », c’est des campagne de chimioprévention contre le Ce jour, 07 avril 2025, le Cameroun se joint natale, comment l’OMS s’implique pour
contributions des pays au cycle d’investissement paludisme dans ces trois régions. Actuel- au reste du monde, pour célébrer la jour- améliorer la situation notamment pour
de l’OMS. Et nous avons eu beaucoup d’engage- lement, est-ce que l’OMS va accompagner née mondiale de la santé. S’il faut revenir réduire la mortalité maternelle qui était de
ment des pays, aujourd’hui qui ont financé le pro- le Cameroun financièrement ou seulement sur le thème de cette journée mondiale de 438 pour 100 000 naissances vivantes en
chain budget de l’OMS de 50%. Donc, nous avons diplomatiquement pour continuer à préve- la santé, pourquoi une bonne santé à la 2020 ?
parmi eux, et c’est une très bonne nouvelle, beau- nir le paludisme dans ces trois régions ? naissance, pour un avenir plein d’espoir ?
coup de pays africains qui ont proposé beaucoup
de ressources à donner. Donc, c’est le côté du Nous savons que la vie de l’homme est une vie lon- En ce qui concerne la santé maternelle, infantile et
budget régulier de l’OMS. En ce qui concerne le PMI c’est l’initiative présidentielle américaine qui gitudinale, comme dirait l’épiscologue. Et chaque néonatale, c’est un sujet évocateur. Un problème
budget et les contributions volontaires, nous allons date des années de Georges Bush et qui permet- étape de la vie qui est mal gérée se répercute sur de santé publique mais aussi un problème social. Il
commencer à faire les démarches avec des par- tait d’apporter de l’assistance au pays. Mais au- les étapes ultérieures. Donc, une enfance qui n’est est injuste qu’une femme perde la vie en donnant
tenaires que nous connaissons et qui continuent jourd’hui, pas l’OMS seule, mais les partenaires se pas faite dans des conditions qui doivent être du la vie. Donc c’est un sujet très évocateur. Les en-
à nous aider, que je ne pourrais pas lister, parce donnent la main parce que nous sommes dans ce bien-être se répercute sur la personnalité adulte. fants qui viennent de naître n’ont aucun droit de
qu’en listant ses amis, on augmente ses ennemis. qu’on appelle le cadre de notre plan d’action hu- Et nous voyons aussi que l’étape de la vie, de la mourir. Donc voilà toute la problématique autour
Mais, nous avons beaucoup de partenaires clés de manitaire avec les autres agences qui travaillent grossesse à l’enfance, est une étape capitale, une de ce thème. Et nous voulons avoir l’engagement
l’OMS, qui continuent à accompagner l’OMS et qui dans l’action humanitaire pour pouvoir faire une étape sensible. Et c’est pourquoi ce groupe vulné- de toutes les parties prenantes. Les décideurs poli-
vont continuer à accompagner l’OMS, parce que pluralisation et cibler ces zones. Effectivement, rable, qui fait partie de nos stratégies de la santé tiques, les partenaires techniques et financiers, les
nous avons une mission très noble. Et le troisième ces zones de l’Extrême-Nord font partie des zones tout au long de la vie, constitue un groupe privi- ONG et surtout la communauté pour qu’on puisse
pilier, c’est que le débat n’est pas clos entre l’OMS prioritaires dans l’action humanitaire, pour l’OMS et légié. Donc, il faudrait si possible faire une discri- se donner la main et faire de la santé maternelle
et les États-Unis. Donc, je pense que c’est une pé- les chefs d’élite du cluster santé. mination positive pour aller converger les efforts un programme fort. C’est extrêmement important.

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L’INVITÉ DU JOURNAL
Quotidien Infos+Santé N° 110 du 01 Septembre 2025
L’autre, nous voulons inciter tout le monde à inves- ventions soient aussi partie prenante de leur santé. Quel est l’impact, quelle est l’implication sur le plan sont importés et que ce soit les aliments qui sont
tir tant que faire se peut, que ce soit un investis- Donc, voilà tout un ensemble de renforcement des qualitatif. Le nombre de personnes qui vont perdre distribués. Cela tient compte non seulement de la
sement humain, un investissement financier, un capacités que nous faisons, sans compter le ren- leur emploi, le nombre de personnes vivant avec qualité de ces aliments, mais aussi de comment
investissement technique dans la santé, pour pro- forcement continu du système de santé à travers le VIH, la tuberculose, qui ne seront pas traitées et ces aliments constituent un danger pour la popula-
téger ce groupe-ci. D’où le sens de cette journée. l’amélioration des semaines d’urgence. ensuite le nombre de systèmes de santé qui vont tion. Lorsqu’on revient dans le domaine spécifique
Pour que la voix de l’OMS soit plus audible et ac- être perturbés. Il faut aussi quantifier tout cela en du thème de notre journée mondiale de la santé,
compagner les pays à vaincre ce fléau qui est un La suspension de l’aide américaine pour termes financiers, en termes de dollars, en termes par exemple pour les femmes enceintes et les en-
fardeau social. la lutte contre le Sida au Cameroun a été de CFA, en termes d’euros, etc. Cela est extrême- fants. En ce qui concerne les femmes enceintes, il y
un coup dur. Quel est le regard que l’OMS ment important et maintenant, si possible, prendre a toutes des directives de l’OMS pour pouvoir gérer
Comment l’OMS tire-t-elle partie de la porte sur cette situation ? Comment des lois de finances rectificatives pour combler le cet aspect de l’alimentation de la femme. Cela est
technologie pour améliorer la santé de la comptez-vous accompagner le pays pour gap. Donc, je trouve que cela est une opportunité pris en compte dans ce qu’on appelle le Codex Ali-
mère et de l’enfant ? atténuer les effets de cette suspension ? pour aussi augmenter l’appropriation des pays et le mentarius. Et cela est très précis pour promouvoir
leadership des pays à prendre en charge des ques- cela.
La technologie fait partie de notre vie au quotidien. La santé est un domaine régalien de l’État. C’est un tions prioritaires de santé.
Aujourd’hui, nous parlons même de l’intelligence domaine de souveraineté et il est regrettable que la En ce moment, il faut aussi l’animation communau-
artificielle qui va modifier le paysage de la santé plupart des États aujourd’hui sous-traitent la santé Nous savons qu’il y a d’énormes défis liés taire pour pouvoir passer l’information. Parce que
publique et une composante essentielle du déve- et mettent beaucoup d’emphase sur l’aide. L’aide à la mobilisation des ressources pour la tout ce que nous mangeons souvent peut sembler
loppement. En ce qui concerne la santé de la mère doit venir combler les gaps de financement des santé au Cameroun. Comment est-ce que être du luxe, mais ce n’est pas souvent très bé-
et de l’enfant, nous avons ce qu’on appelle en an- pays. Donc notre regard c’est que ce retrait sou- le Cameroun adresse ces questions et néfique pour la femme enceinte. Et surtout, nous
glais les low-hanging fruits, c’est-à-dire des fruits à dain pose beaucoup de défis. Ça pose des défis quels sont ces défis auxquels vous faites avons dans nos contrées beaucoup d’aliments qui
portée de main. Ce sont les téléphones portables. en termes de personnes vulnérables qui ne seront face? sont extrêmement importants. C’est pour cela que
Nous avons des téléphones portables, nous avons pas couvertes par les soins primaires. Ça pose des l’OMS travaille avec les services de nutrition pour
une bonne pénétration de l’Internet dans le pays, défis en termes de personnes qui vont perdre leur Le Cameroun s’inscrit dans la démarche de la pouvoir animer des causeries de débats, des sen-
donc nous pensons que ces téléphones portables emploi. Et ça pose aussi des défis en termes de Couverture de santé universelle. Et pour cela, il sibilisations, l’animation communautaire et l’enga-
peuvent être utilisés aujourd’hui avec des applica- restructuration et de reconfiguration du paysage faut des mécanismes de financement durables et gement pour pouvoir orienter les femmes vers une
tions faites sur mesure pour pouvoir donner des in- de la santé publique internationale. Ça c’est un innovants. Ces mécanismes sont multiples. Alors, alimentation saine. En ce qui concerne les enfants,
formations à temps réel aux femmes enceintes sur point extrêmement important. C’est notre regard. il y a des mécanismes de taxation qui peuvent être au cours de nos campagnes de vaccination, nous
leur calendrier de visite prénatale. Par exemple, Mais l’autre regard que nous voulons, chaque défi menés pour avoir un financement. Il y a aussi la faisons souvent la supplémentation en vitamine
c’est votre date et il peut y avoir des alertes. Cela A, qui sont des nutriments qui peuvent manquer
peut aussi être utilisé, ces réseaux sociaux ou ces à l’enfant et qui peuvent causer des carences. En
téléphones portables, pour pouvoir demander aux ce qui concerne le nouveau-né, nous recomman-
femmes d’aller ou d’amener les enfants au centre dons l’allaitement exclusif au sein pendant les six
de vaccination. Donc, toutes ces technologies premiers mois de la naissance. Malheureusement,
peuvent être mises à profit pour pouvoir améliorer nous avons de l’engouement sur l’esthétique du lait
significativement la santé de la mère et de l’enfant. maternel, alors que le lait maternel a beaucoup de
vertus pour pouvoir protéger l’enfant, assurer sa
Comment l’OMS travaille avec ses parte- santé et sa sécurité, ainsi que son bien-être.
naires pour améliorer l’accès aux soins,
notamment des femmes, des enfants et Quand on parle de malnutrition, on pense
des personnes âgées ? également à l’insalubrité. Quels conseils
pouvez-vous prodiguer à ces mamans
L’OMS travaille de façon holistique pour améliorer pour garantir la santé de leurs enfants ?
la santé publique de façon générale. Mais de façon
particulière, si nous voulons nous arrêter à la san- En réalité, c’est un pilier de l’action de l’OMS, les
té de la mère, de l’enfant et de l’adolescent, nous déterminants environnementaux de la santé. Donc,
avons des interventions prioritaires qui sont des l’hygiène, l’eau et l’assainissement sont des déter-
interventions, qui sauvent des vies. Ce que nous minants essentiels pour avoir une meilleure santé.
appelons en anglais « life-saving interventions ». C’est extrêmement important. En plus de l’eau, l’hy-
L’une de ces interventions, c’est la vaccination. giène et l’assainissement, il y a d’autres détermi-
Donc, nous savons que la vaccination est cruciale nants que nous retrouvons sur le marché, comme
pour sauver les vies, surtout pour les enfants et les des produits importés et des produits suggérés,
femmes enceintes. Donc, nous déployons avec les dont la qualité n’est pas souvent garantie. Ce que
partenaires tels que Gavi et d’autres partenaires à nous demandons au moment, c’est de faire la santé
mobiliser les ressources et accompagner le gou- et l’hygiène est une composante transversale. Tout
vernement à vacciner les femmes et les enfants. le monde a sa responsabilité. Depuis la collecte
Ça, c’est une première intervention et continue. primaire des ordures ménagères au niveau de la
Une deuxième intervention qui est capitale, c’est maison, au dépôt transito’re, jusqu’à l’enlèvement.
la réduction de la transmission mère-enfant de cer- Donc, il faudrait que tout le monde joue sa partition.
taines maladies. Alors, dans le temps, on avait la Si chacun travaille, chacun met l’hygiène néces-
transmission mère-enfant du VIH, mais aujourd’hui, saire au niveau de sa maison, nous pensons que
nous parlons de triple élimination. Donc, nous éli- nous pouvons, au niveau de là, prévenir beaucoup
minons la transmission de la mère à l’enfant, non de maladies liées à l’environnement.
seulement du VIH-SIDA, mais aussi de l’hépatite
et de la syphilis. Donc, même si les femmes sont Des maladies diarrhéiques et d’autres maladies
porteuses de ces maladies, elles ne peuvent plus hydriques qui sont liées à la qualité de l’environne-
transmettre à leur progéniture. Et ça, c’est des in- ment. Mais cela passe par l’engagement de tout le
terventions clés. monde. Quand je dis tout le monde, c’est les com-
munautés, les municipalités, les pouvoirs publics.
Il y a un paquet d’interventions qu’on appelle la Alors, sans un environnement sain, on ne peut pas
Prise en charge intégrée des maladies de l’en- promouvoir une santé durable. Il faudrait effective-
fant, la (PCIME). Donc, qui prend en compte un ment que nous nous donnions la main pour que les
paquet de maladies qui constituent le paludisme,
Légende: Dr Magaran BAGAYOKO, Représentant résident de conditions sanitaires y soient.
les maladies diarrhéiques, les maladies de l’en- l’OMS au Cameroun
fant ensemble, et en faire une gestion. Donc, nous S’il fallait lancer un appel à l’action en
sommes en train de promouvoir cela, y compris la cette journée mondiale de la santé, ce se-
promotion de l’allaitement exclusif au lait maternel amène une opportunité. Je pense que cela peut contribution des ménages, parce que les comptes rait quoi ?
pendant les six premiers mois de la naissance. être une opportunité à augmenter l’engagement nationaux de la santé indiquent que les ménages
Donc, voilà une série d’interventions que nous met- et l’appropriation des pays à financer leur santé. contribuent beaucoup à leur santé. Donc, il y a la L’appel à l’action serait le suivant. Il n’est pas normal
tons à table et pour lesquelles nous apportons des Donc à cet égard, ce que nous au niveau de l’OMS contribution des ménages et il y a aussi la contribu- qu’une maman perde la vie en donnant la vie. C’est
appuis catalytiques, financiers et surtout l’appui nous faisons, c’est d’améliorer notre efficience. Et tion de l’État, sans compter la responsabilité socié- injuste. Il n’est pas normal qu’un enfant qui vient de
technique et l’appui normatif au gouvernement pour là pour paraphraser notre directeur général, tout est tale des entreprises qui peuvent aussi contribuer. naître meure à cause d’infection. Il n’est pas aus-
régler ces problèmes de fond. sur la table. Alors augmenter l’efficience comprend Donc, il faudrait définir des mécanismes de finan- si normal qu’une maman meure parce qu’elle n’a
premièrement faire des restructurations, faire des cement durables et innovants pour pouvoir assurer pas eu de sang. Il n’est pas normal qu’un enfant
fusions de programmes, faire des localisations et la CSU. Cela nous permettrait d’aller rapidement à de moins de 5 ans meure de paludisme parce qu’il
Pour réussir ce grand challenge il faut très malheureusement aussi se séparer des postes l’échelle et de façon durable. Donc, en ce moment, n’y a pas eu de médicament ou qu’il n’a pas été
quand-même avoir un personnel qualifié. qui sont essentiels mais qui ne sont pas critiques. si nous avons le financement extérieur, cela vien- suffisamment vacciné. Donc, ça veut dire que c’est
Qu’ est-ce que l’OMS fait pour accompa- Donc ça c’est vraiment le premier groupe. dra combler les déficits et les gaps. Mais il faut des des décès évitables. Et l’appel que nous lançons à
gner la formation et le développement des mécanismes de financement innovants, autocen- tout le monde, c’est de faire de la problématique du
compétences des professionnels de san- L’autre deuxième levier sur lequel nous travail- trés et durables. décès maternel, infantile et neonatal, une urgence
té, notamment pour le Cameroun? lons, est d’augmenter notre capacité à mobiliser sanitaire. Se donner la main pour en faire un pro-
les ressources. Aussi bien les ressources externes gramme phare et mobiliser les partenaires pour y
mais les ressources domestiques. Et obtenir l’en- Comment l’OMS s’attaque-t-elle au pro- investir grandement. Donc, cela requiert l’implica-
La première des choses que l’OMS fait au Came- gagement des parties prenantes et c’est à cela blème de la malnutrition au Cameroun ? tion, l’engagement de tout le monde. Des décideurs
roun et dans les autres États membres, c’est un que nous nous attelons depuis quelques temps à politiques, des partenaires techniques et financiers,
travail normatif. Nous avons généralement l’éla- voir les représentations diplomatiques, les ONG et La malnutrition est un problème multifactoriel. Et et surtout de la communauté bénéficiaire et des po-
boration des directives. Des directives pour la lutte d’autres partenaires pour qu’on puisse ensemble, quand on parle de malnutrition, il faut parler des pulations vulnérables.
contre les maladies, des directives sur les médica- accompagner le gouvernement camerounais à systèmes alimentaires. Lorsqu’on parle de système
ments et des directives pour les emplois. Donc, la combler le gap. Et le troisième, les Etats-Unis c’est alimentaire, il s’agit non seulement de la production Dr Magaran BAGAYOKO, nous sommes parvenus
première des choses avec le gouvernement, nous un partenaire clé de l’OMS et nous sommes encore des produits viviers, Il s’agit du stockage et de la au terme de notre entretien. Merci d’avoir répondu
faisons l’adoption de ces directives et de ces outils optimistes. Nous pensons que cette période de distribution jusqu’à l’accès. Nous saluons les efforts à nos questions.
aux normes et aux conditions spécifiques du Ca- turbulences va passer et que nous allons les avoir consentis par le gouvernement camerounais pour
meroun. Donc, cela se fait sur la base des réalités dans cette organisation qui est une organisation produire en quantité des denrées alimentaires. Je remercie l’ensemble de la presse ici pour nous
du terrain du Cameroun. Une fois ces directives-là noble et qui s’occupe de la santé internationale. Ce que nous produisons souvent est utilisé à bon aider à être plus audibles pendant ce moment de
sont faites, nous procédons à la formation. Donc, Cependant, au niveau de l’Etat, ce que nous re- escient. Cependant, nous faisons face à ce qu’on turbulence et surtout à commémorer notre anniver-
nous faisons la formation continue, non seulement commandons, et je me réjouis de mes premières appelle, à une certaine concurrence et à l’importa- saire qui est le 7 avril, date de la création de l’OMS.
la formation des prestataires de santé, ensuite la discussions avec les plus hautes autorités came- tion des produits fabriqués qui devient la tendance. Merci.
formation des groupes spécifiques à l’endroit des rounaises qui ont pris la mesure de cette décision Ce qu’on appelle les produits traités à l’usine. Donc
sages-femmes, par exemple, pour ce qui s’agit de américaine et qui sont en train de prendre des ac- ce sont ces produits qui doivent être revus. Et au
la santé de la mère et de l’enfant, et y compris la tions idoines, je pense que la première des choses niveau de l’OMS, nous avons tout un programme Entretien réalisé par Rostand
sensibilisation, la communication des risques et à faire c’est de faire une analyse exhaustive de la sur la sécurité sanitaire des aliments. Et nous ac- TCHAMI
l’engagement communautaire. Donc, pour que les situation. compagnons le gouvernement à vérifier la sécurité
communautés qui sont bénéficiaires de ces inter- sanitaire des aliments. Que ce soit les aliments qui

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Actu Quotidien Infos+Santé N° 110 du 01 Septembre 2025

Gestion des urgences et événements de santé publique


Le défi des changements climatiques
A
fin d’arrêter des stratégies
Le ministre de la Santé communes, revoir les bonnes
pratiques et les meilleures
publique, Manaouda expériences pour que les
urgences de santé publique qui
Malachie, représentant pourront arriver soient mieux
du premier ministre, contenues si elles ne sont pas stoppées,
le ministre de la Santé publique a organisé
a présidé hier, 30 un forum international sur la gestion des

juillet 2025 à Yaoundé, urgences et événements de santé publique


au Cameroun. Outre le PDG de Addas
l’ouverture du cinquième petroleum, le ministre d’État du Nigeria et
plusieurs hôtes d’autres pays du continent
Forum international sur la Africain, de nombreux experts scientifiques

gestion des urgences et dont la présidente du comité, Pr Anne Bisseck,


étaient présents à la cérémonie d’ouverture
des événements de santé de ce forum de travail qui s’achève le 01er
août 2025. Au regard de la gravité et des pertes
publique au Cameroun. en vies humaines, animales et matériels
nent, il n y a rien pour l’arrêter si ce n’est l’action nécessité de travailler en synergie pour vaincre
Lequel forum a pour but causés par les urgences sanitaires et les
changements climatiques, il était plus que
que nous pouvons mettre en place ; il n’y a que les toutes les urgences de santé publique. << Nous

de réunir les pays africains nécessaire de convier l’Afrique pour mettre


en place des mesures de prévention de ces
stratégies que nous pouvons arrêter ensemble car
nous voulons cesser d’avoir des actions mises côte
devons avoir une démarche qui intègre le ministère
de la santé publique au Cameroun, animale et envi-
principalement ceux de risques.
à côte mais , d’avoir des actions complémentaires
mises ensemble d’un pays à un autre pour pouvoir
ronnementale, parce que tout cela c’est de la san-

l’Afrique subsaharienne
té. Si nous voulons avoir un système résilient, un
arrêter toute urgence en santé publique, et c’est système qui soit robuste et résistant aux urgences
D’après le Dr Manaouda Malachie, ce 5e forum se
afin d’échanger sur les tient sous un format qui intègre tous les autres pays
pour cela que nous avons organisé ce forum afin
que chaque pays ait un plan stratégique national
en santé publique, nous devons agir ensemble
pour la santé>>, a-t-il insisté. Il est donc question
défis et perspectives africains et notamment ceux de la sous région sub-
saharienne. << De nos jours, nous ne pouvons plus
de gestion >>, a précisé le ministre de la Santé pu- qu’au terme des travaux de ce forum, des mesures

des urgences de santé


blique du Cameroun. de précaution soient prises afin de préparer le Ca-
faire l’économie d’action concertée dans les pays
meroun et l’Afrique à une éventuelle pandémie ou
voisins et à l’intérieur du continent africain. Parce
publique et changements que les urgences en santé publique ne choisissent Mesures de précaution aux changements climatiques entraînant des effets
néfastes sur la santé humaine, animale et environ-
climatiques en Afrique. pas et ne regardent pas notre niveau de dévelop-
pement ou notre situation géographique. Quand S’appuyant sur les leçons de la lutte contre la CO- nementale.
un virus traverse notre continent ou un autre conti- VID-19, Manaouda Malachie a réitéré l’impérieuse
Ornela Nana

Sécurité sanitaire
Les OSC veulent plus de financement
Les Organisations de la
société civile ont émis
ce vœu au cours de
l’atelier de dissémination
des résultats de l’étude
effectuée par les
associations ADE et PG
sur les forces et faiblesses
de la sécurité sanitaire au
Cameroun.

C
’est dans la salle des
conférences de l’ONG Positive
Generation que s’est tenue ce
30 juillet 2025 àYaoundé, l’atelier
de dissémination des résultats
de l’étude sur la sécurité
sanitaire au Cameroun, menée par les
associations ADE et PG, aux Organisations
de la société civile. L’étude évalue l’état de
préparation et la réponse du pays dans des
domaines essentiels de la sécurité sanitaire, çon générale : d’améliorer la coordination et la production de vaccins et en renforçant la recherche aux ONGs : d’établir des partenariats, à cet effet,
notamment le financement de la santé, la gouvernance en mettant en place un groupe de et le développement dans le domaine de la techno- les ONG qui travaillent dans ce cadre peuvent
coordination, la résistance aux antimicrobiens travail de haut niveau pour améliorer la cohérence logie des vaccins ; d’améliorer les mécanismes de chercher à collaborer avec des organismes gou-
(RAM) et la prévention et le contrôle des des politiques et le leadershipintersectoriel et ren- financement par l’allocation des lignes budgétaires vernementaux, des programmes de santé, des
infections (PCl). forcer les mécanismes de responsabilisation afin distinctes aux programmes PPRR, IPC, AMR et à institutions universitaires et d’autres ONG pour
Cette analyse met en évidence des points forts, de suivre les progrès réalisés dans tous les do- la recherche et au développement, veiller à ce que renforcer la crédibilité et l’accès aux données ; de
tels qu’une coordination efficace aux points d’en- maines ; de stimuler les efforts en matière de CIP les budgets alloués soient déboursés en temps plaider pour des politiques de données ouvertes
trée et des opérations d’urgence fonctionnelles en et de RAM en plaidant en faveur d’une ligne bud- voulu et plaider en faveur d’un financement accru en encourageant les gouvernements à adopter
matière de santé publique. Toutefois, il existe des gétaire unique pour les programmes de CIP et de par le biais des budgets nationaux et des subven- des politiques qui facilitent l’accès aux données
lacunes importantes en ce qui concerne la capa- RAM et pour que leurs budgets soient revus afin tions internationales afin d’augmenter l’impact du budgétaires et sanitaires. Par exemple, la publica-
cité de production locale de vaccins, l’engagement d’atteindre les objectifs escomptés et en forman- fonds de lutte contre la pandémie et des fonds de tion des dossiers financiers et de performance ; et
des organisations de Ia société civile et le décais- trégulièrement des prestataires de soins de santé contrepartie par extension. enfin de se concentrer sur le plaidoyer en utilisant
sement du budget dans les délais impartis, ce qui à la prévention des infections et à la gestion des les fiches d’évaluation pour mener des campagnes
ne favorise pas la mise en œuvre de certains plans antimicrobiens ; d’investir dans la production des Bailleurs de fonds de plaidoyer fondées sur des données probantes à
stratégiques. vaccins en développant des partenariats avec des l’intention des décideurs politiques et des bailleurs
organisations internationales et des secteurs privés De façon spécifique, l’étude recommande aussi de fonds.
Pour éviter cela à l’avenir, l’étude propose de fa- afin de construire des installations locales pour la
Rostand TCHAMI

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Actu
Quotidien Infos+Santé N° 110 du 01 Septembre 2025

Préparation et riposte aux épidémies


L’engagement communautaire à rude épreuve nous essayons de replacer au centre de notre stratégie pour pouvoir
Face aux épidémies et pandémies qui surviennent atteindre le dernier des camerounais qui a besoin de soins, qui a
très souvent de manière surprenante et dans un pays besoin d’un ensemble de choses pour mieux vivre au quotidien >>, a
comme le Cameroun où les populations n’ont pas indiqué Manaouda Malachie.

facilement accès aux soins de santé dans les zones Mais ces ASC ne sont pas à l’abri de quelques difficultés. << Il y a le
reculées, l’urgence d’un meilleur engagement des mauvais état des routes, il y a le fait que le trajet est truffé de bosquets
et les maisons sont très distantes. Donc pour aller vers les popu-
communautés dans tous les processus nationaux de lations est très compliqué >>, révèle Koa Francine, Agent de santé
préparation et de réponse aux épidémies et pandé- communautaire de Kolnlong ère de santé d’Akono. Selon Essama
mies, s’impose. Pour ce faire, les défis auxquels elles Marc Carmel, agent de santé communautaire du district de santé de
Ngoumou, ère de santé de Bikok, << il y a aussi le problème d’adhé-
sont confrontées, doivent être relevés. .

À
sion. Parce qu’au niveau des populations, elles ont des idées arrêtées
et il faut les amener à changer de comportement >>. En plus, Olivia
côté des maladies infectieuses, saisonnières et Ngou, Directrice exécutive de l’ONG Impact Santé Afrique, souligne
accidentelles, le Cameroun est parfois confronté à qu’à cause du manque de financement, du manque de reconnais-
d’autres urgences de santé publique, notamment les riser la collaboration entre les différents acteurs du système de santé,
sance, de l’absence de protection, de la pénibilité et la charge du
épidémies et les pandémies. Pour y faire face, sur le y compris les CTD et les acteurs gouvernementaux multisectoriels,
travail, les Agents de santé communautaire, bien que dévoués et en-
plan structurel, le ministère de la Santé publique, a en les partenaires techniques et financiers, les professionnels de santé
gagés, se trouvent souvent malheureusement dans l’incapacité d’ac-
son sein, la Direction de la lutte contre la maladie, les et les communautés >>. Selon lui, il en ressort que les Soins de Santé
complir leurs missions nobles et d’autres se découragent. << Nous
épidémies et pandémies (DLMEP). Laquelle direction est chargée de Primaires font face à plusieurs défis majeurs, notamment : l’accès iné-
sommes conscients qu’on ne pourra pas éliminer le paludisme ou les
l’élaboration de la stratégie nationale de riposte aux épidémies et aux gal aux soins (beaucoup de populations, notamment en zones rurales
autres épidémies sans un engagement communautaire fort vu que
pandémies. C’est d’ailleurs cette direction, sous le lead du Dr Etoundi et enclavées, n’ont pas d’infrastructures de santé de proximité ; les
notre pays est encore en voie de développement et qu’on n’a pas en-
Mballa, qui va contribuer à la mise en place du Centre de coordination coûts des soins restent un obstacle pour les populations vulnérables,
core les centres de santé partout pour toutes les populations, il est im-
des opérations d’urgence de santé publique (CCOUSP) à Yaoundé, malgré l’existence de mécanismes comme la Couverture Santé Uni-
portant de mettre sur pied et aussi à l’échelle, ce programme d’Agent
qui a d’ailleurs servi de quartier général de la riposte à la COVID-19. verselle ) ; Financement insuffisant et instable (les SSP souffrent d’un
de santé communautaire dans les zones reculées et rurales. Donc le
Tout comme en tant que Directeur de la lutte contre la maladie, manque de financement domestique et dépendent parfois de parte-
plaidoyer qu’on fait, c’est de sensibiliser les membres du gouverne-
les épidémies et pandémies au ministère de la Santé publique, le nariats internationaux, il existe un besoin de modèles de financement
ment, le secteur privé, et d’autres partenaires pour que ces Agents de
Dr Etoundi Mballa a mis sur pied le programme de formation des plus durables) ; Insuffisance de ressources humaines formées ( la
santé communautaire soient suffisamment outillés, protégés et aussi
épidémiologistes de terrain (Cameroon field epidemiology training pénurie de médecins, infirmiers et agents de santé communautaire
financés >>, souhaite Olivia Ngou. Et d’ajouter << l’autre protection
program), qui est un programme qui permet d’avoir une vision compromet la qualité des SSP, les professionnels de santé sont par-
qu’on demande, c’est la Couverture santé universelle que le gouver-
commune de la situation sanitaire, de former des officiers et troupes fois insuffisamment sensibilisés aux approches des SSP, qui néces-
nement a bien voulu mettre en place. On sait que pour l’instant, les
sur l’ensemble du territoire national, de telle sorte qu’en cas de sitent une approche globale notamment prévention, promotion de la
femmes enceintes et les enfants sont prioritaires, mais on aimerait
survenue d’un incident, chaque acteur sait déjà à l’avance ce qu’il santé, et soins continus, les conditions de travail et la répartition du
ajouter une autre catégorie de personnes prioritaires pour la CSU qui
a, à faire. Seulement, pour que ces dispositions déjà prises par le personnel sont inégales, avec une concentration des soignants en
sont les Agents de santé communautaire, que chacun d’eux soit as-
ministère de la Santé publique pour répondre à la survenue des milieu urbain plus attractif ; Intégration insuffisante des technologies
suré au moins avec la CSU comme ça il peut lui-même aussi être en
épidémies et des pandémies soient efficaces, il faut un engagement et innovations ( les outils numériques et la télémédecine pourraient
bonne santé pour pouvoir aider les populations >>.
tout azimut avec notamment les communautés. C’est la raison pour améliorer l’accès aux SSP, mais leur adoption reste limitée, l’exploi-
laquelle en lançant officiellement le 27 juillet 2022, le plan stratégique tation des données de santé pour la planification et le suivi des soins
Augmentation des financements reste insuffisante ; Et enfin, le défi du rôle des communautés et la
national de la santé communautaire pour les années 2021 à 2025, le
ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, a mis un accent sensibilisation car la participation communautaire est essentielle pour
C’est entre autres, pour apporter des réponses à toutes ces attentes, la réussite des SSP. Face à tous ces problèmes, le forum, qui était
particulier sur l’importance des Agents de santé communautaire
que le ministère de la Santé publique a organisé du 18 au 21 novembre présidé par le ministre de la Santé publique, a donné naissance à la
(ASC). Car ces derniers sont devenus au fil du temps, des personnes
2024 à Yaoundé, le tout 1er forum sur les soins de santé primaires et Déclaration de Yaoundé, qui est un fort engagement politique pour le
essentielles et indispensables pour la prise en charge sanitaire des
l’institutionnalisation de la santé communautaire. Car d’après le Pr renforcement des Soins de santé primaires et de la Santé commu-
populations vivant dans des zones reculées, où il n’y a pas toujours
Eugène Sobngwi, Directeur de l’Organisation des soins et de la tech- nautaire par l’augmention du financement et de la mobilisation locale
d’infrastructures sanitaires. << Nous nous sommes rendus compte
nologie sanitaire au ministère de la Santé publique, << l’objectif du des fonds, engagement majeur des CTD et du secteur privé en faveur
qu’en restant au niveau central, au niveau régional, au niveau des
Forum était d’évaluer l’état actuel des Soins de santé primaire (SSP) de la promotion des SSP. Il apparaît donc clairement que le point
districts ne suffit pas, nous pouvons bien actionner un certain nombre
et identifier les obstacles à leur développement ; d’échanger sur les central sur lequel il faut insister pour inciter un meilleur engagement
de leviers pour atteindre nos objectifs, pour améliorer nos indicateurs
expériences réussies et les innovations pour renforcer leur mise en communautaire dans les processus de préparation et de riposte aux
de santé. Mais nous le ferons encore mieux avec des hommes et
œuvre ; de mobiliser les acteurs nationaux et internationaux autour épidémies et pandémies, c’est l’augmentation des financements.
des femmes qui sont prêts à aller dans les ménages et à surveiller
d’engagements concrets pour améliorer l’accès aux soins ; et de favo-
les indicateurs de santé au sein des communautés. Ce sont eux que
Rostand TCHAMI

Lutte contre les hépatites


Tout savoir sur la maladie
Chaque 28 juillet, le monde entier que beaucoup de personnes vivent avec une niques et d’entraîner des complications à
hépatite sans le savoir, car les symptômes long terme.
célèbre la journée mondiale contre les peuvent être absents ou légers au début ( Conséquences des différentes formes
hépatites , une occasion cruciale pour fatigue, nausées, jaunissement des yeux...). d’hépatite :
sensibiliser aux dangers de ces maladies D’après l’OMS, plus de 300 millions de per- Hépatite A: Généralement aiguë et bénigne,
virales qui touchent le foie. Soutenue sonnes dans le monde vivent avec une hépa- l’hépatite A peut rarement évoluer vers une
tite virale chronique. Pourtant, moins de 10% insuffisance hépatique aiguë.
par l’organisation mondiale de la santé d’entre elles savent qu’elles sont infectées. Hépatite B: Peut devenir chronique et entraî-
(OMS), cette journée vise à alerter, Chaque année plus de 1,1 million de per- ner une cirrhose, un cancer du foie, et une
informer, dépister et mobiliser car les sonnes meurent de complications liées aux insuffisance hépatique.
hépatites virales tuent silencieusement hépatites ce qui en fait l’une des principales Hépatite C: Peut également devenir chro-
causes de décès évitables dans le monde. nique et entraîner une cirrhose, un cancer du
chaque année pourtant elles peuvent En Afrique et au Cameroun précisément, la foie, et une insuffisance hépatique.
S’assurer que les aliments et l’eau sont
propres et sûrs, surtout lors de voyages dans
être prévenues, traitées et parfois situation est préoccupante, avec des préva- Hépatite D: Ne se manifeste qu’en présence des zones à risque. La vaccination contre
même guéries.

L
lences élevées pour les hépatites B et C, et d’une hépatite B et peut aggraver les consé- l’hépatite B est recommandée pour tous les
des complications potentiellement graves quences de cette dernière. nourrissons et est obligatoire pour certains
es hépatites virales sont des comme le cancer du foie. Le Cameroun est Hépatite E: Généralement aiguë et bénigne, professionnels de santé et étudiants. Utiliser
infections du foie causées par considéré comme un pays à forte endémie mais peut être plus grave chez les femmes
différents virus. Les plus courantes des préservatifs lors des rapports sexuels.
pour l’hépatite B, avec des disparités régio- enceintes. Ne pas partager de seringues, de rasoirs, de
sont les hépatites A,B,C,D et E.
nales, notamment dans l’Extrême-Nord où la brosses à dents ou d’autres objets person-
Parmi elles, les hepatites B et C
prévalence atteint 17,7%. L’hépatite C touche Vaccin nels qui pourraient entrer en contact avec du
représentent une menace majeure
pour la santé publique, car elles peuvent également une part significative de la popula- sang. Utiliser des préservatifs lors des rap-
entraîner des maladies telles que la cirrhose tion, avec une prévalence de 1,3%. Pour ce qui est des moyens de prévention, ports sexuels. Ne pas partager de matériel
ou le cancer du foie. La transmission varie la vaccination est la principale mesure de d’injection (seringues, aiguilles, cuillères,
selon le type d’hépatite prévention pour les hépatites A et B. Pour etc.). En résumé, la vaccination est la pierre
Les hépatites A et E sont souvent liées à une Les hépatites, peuvent avoir des consé- l’hépatite C, la prévention repose sur des me- angulaire de la prévention des hépatites A et
mauvaise hygiène ou à une eau contaminée. quences graves, notamment la cirrhose et sures d’hygiène et la réduction des risques B, tandis que la prévention de l’hépatite C re-
Les hépatites B,C et D sont transmises par le cancer du foie, particulièrement dans les liés à l’exposition au sang. Le vaccin contre pose sur des mesures d’hygiène et la réduc-
le sang, les rapports sexuels non protégés, formes chroniques. Les hépatites virales, l’hépatite A est le moyen le plus efficace de tion des risques d’exposition au virus.
le partage d’aiguilles ou encore de mère à causées par les virus A, B, C, D et E, sont prévenir cette infection. Se laver fréquem-
enfants à la naissance. Le plus inquiétant est les plus fréquentes, et les hépatites B et C ment les mains, surtout avant de manipuler
Ornela Nana et internet
sont les plus susceptibles de devenir chro- des aliments et après être allé aux toilettes.

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MONDE SANTÉ Quotidien Infos+Santé N° 110 du 01 Septembre 2025

Cancer du sein
Quand la piqûre d’abeille sauve
Selon une étude
menée par des
Chercheurs
Australiens, le
venin d’abeille
a démontré
son efficacité
remarquable
à 100%contre
certaines cellules
cancéreuses du sein
après les premiers
tests effectués
sur les murins.
Le passage des
modèles animaux
aux essais cliniques
humains, représente
la prochaine étape
cruciale pour valider
ces découvertes.

L
a nature regorge de substances d’action essentiel : la mélittine perturbe triple négatif développent une résistance
aux propriétés médicinales encore les voies de signalisation chimiques uti- aux chimiothérapies conventionnelles. Vers des applications cliniques
méconnues. Parmi elles, le venin lisées par les cellules cancéreuses pour Le taux de récidive élevé dans les deux
d’abeille suscite un intérêt croissant se multiplier. Cette double action ex- ans suivant le traitement souligne l’ur- Malgré ces avancées prometteuses,
dans la recherche contre le cancer. plique l’efficacité remarquable observée gence de développer de nouvelles ap- plusieurs étapes restent nécessaires
Une équipe de scientifiques de lors des tests préliminaires. proches thérapeutiques. avant d’envisager des applications cli-
l’Institut Harry Perkins à Perth (Australie) niques. Des recherches supplémentaires
a démontré son efficacité remarquable Une solution ciblée pour le Synergie prometteuse avec les traite- cherchent actuellement : Les méca-
contre certaines cellules cancéreuses du ments conventionnels nismes d’action précis de la mélittine sur
sein. Cette découverte ouvre de nouvelles cancer triple négatif
différents types de cellules cancéreuses
perspectives thérapeutiques pour des formes L’équipe du Dr Ciara Duffy, qui dirigeait ; L’efficacité du venin d’abeille pour pré-
particulièrement résistantes aux traitements Le cancer du sein triple négatif représente ces recherches, a également exami-
environ 15 % des cas diagnostiqués et venir les métastases ; Les dosages op-
conventionnels. né l’association entre venin d’abeille et timaux pour maximiser l’effet anticancé-
Le venin d’abeille renferme un composé pose un défi thérapeutique majeur. Cette chimiothérapie classique. Les résultats
forme particulièrement agressive se ca- reux tout en minimisant la toxicité ; et Les
actif appelé mélittine, véritable arme na- suggèrent une complémentarité remar- meilleures combinaisons avec d’autres
turelle contre les cellules cancéreuses. ractérise par l’absence de récepteurs quable entre ces deux approches thé-
spécifiques sur les cellules cancéreuses, traitements existants. Ces travaux s’ins-
Cette substance possède une capacité rapeutiques. La mélittine, en perforant crivent dans un mouvement plus large
exceptionnelle à traverser la membrane limitant considérablement les options de la membrane des cellules cancéreuses,
traitement ciblé. de recherche sur les propriétés antican-
des cellules malignes. Son action est à la facilite l’entrée des médicaments de céreuses du venind’abeille. Des études
fois précise et dévastatrice pour les cel- Les recherches menées à perth ont dé- chimiothérapie comme le docétaxel.
montré que le venin d’abeille pourrait antérieures avaient déjà démontré son
lules tumorales. Cette synergie augmente significative- efficacité contre d’autres types de can-
La mélittine agit en créant de minuscules combler cette lacune thérapeutique. Les ment l’efficacité du traitement et réduit la
tests effectués sur des modèles murins cers comme le mélanome, le cancer du
perforations dans la membrane des croissance tumorale chez les souris de poumon, le glioblastome et les cancers
cellules cancéreuses. Ces micro-trous ont montré des résultats spectaculaires laboratoire.
: élimination de 100 % des cellules can- gynécologiques. Le passage des mo-
déstabilisent l’intégrité cellulaire et dé- Un avantage considérable de cette dé- dèles animaux aux essais cliniques hu-
clenchent une cascade de réactions me- céreuses à certaines concentrations ; couverte réside dans la possibilité de
effet minimal sur les cellules saines en- mains représente la prochaine étape cru-
nant à leur destruction. Plus impression- synthétiser la mélittine en laboratoire. ciale pour valider ces découvertes. Si les
nant encore, cette action se produit en vironnantes ; action rapide, en moins Cette caractéristique élimine la nécessité
d’une heure après l’application ; blocage résultats se confirmaient, cette approche
moins d’une heure après l’exposition au de collecter le venin directement auprès thérapeutique pourrait transformer radi-
venin. L’étude australienne, publiée dans des voies de signalisation favorisant des abeilles, rendant le développement
la prolifération tumorale. Ces résultats calement la prise en charge des formes
la revue Nature-Precision Oncology a d’un traitement plus durable et acces- les plus agressives de cancer du sein.
également révélé un autre mécanisme sont d’autant plus encourageants que la sible.
moitié des patientes atteintes de cancer
Source : [Link]

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MONDE SANTÉ Quotidien Infos+Santé N° 110 du 01 Septembre 2025

Consommation d’alcool

2,6 millions de décès en 2019


Selon le rapport
2024 de l’OMS,
c’est dans les pays
à faible revenu que
les taux de mortali-
té dus à la consom-
mation d’alcool
sont les plus élevés.

L
e rapport 2024 de l’Organisa-
tion mondiale de la santé (OMS)
montre qu’en 2019, 2,6 millions
de décès ont été imputables à la
consommation d’alcool, ce qui re-
présente 4,7 % de l’ensemble des
décès survenus cette année-là, tandis que
600 000 décès étaient dus à la consomma-
tion de drogues psychoactives. Fait notable,
2 millions de décès attribuables à l’alcool et
400 000 décès dus aux drogues ont été enre-
gistrés chez des hommes. Le Rapport de si-
tuation mondial de l’OMS sur l’alcool, la santé
et le traitement des troubles liés à l’usage de
substances (Global status report on alcohol
and health and treatment of substance use
disorders, en anglais), fondé sur les don-
nées de 2019, présente un tableau complet
des conséquences de la consommation d’al-
cool et de drogues sur la santé publique et
de la situation mondiale de la consommation
d’alcool et du traitement des troubles liés à reste bien trop élevé : il était de 2,6 millions en pur par jour, soit l’équivalent d’environ deux de soutien par les pairs sont des ressources
l’usage de substances. D’après ce document, 2019, les chiffres les plus hauts étant enregis- verres de vin, deux bouteilles (33 cl) de bière utiles pour celles et ceux qui présentent des
environ 400 millions de personnes dans le trés dans la Région européenne et la Région ou deux verres (4 cl) de spiritueux. Ce niveau troubles liés à l’usage de substances, près de
monde présentaient alors des troubles liés à africaine. C’est dans les pays à faible revenu et cette fréquence de consommation sont la moitié des pays ayant répondu à l’enquête
la consommation d’alcool. Parmi elles, 209 que les taux de mortalité dus à la consom- associés à des risques accrus de nombreux ont indiqué ne pas en disposer. La stigmati-
millions de personnes étaient alcoolodépen- mation d’alcool sont les plus élevés, par litre problèmes de santé et augmentent la mortali- sation, la discrimination et les idées fausses
dantes. d’alcool consommé, et dans les pays à re- té et le handicap. sur l’efficacité du traitement contribuent à ces
« L’usage de substances nuit gravement à la venu élevé qu’ils sont les plus bas. D’après En 2019, 38 % des buveurs actuels avaient graves insuffisances dans la disponibilité des
santé individuelle : il accroît le risque de ma- les estimations, sur l’ensemble des décès eu une « consommation occasionnelle de traitements et au faible rang de priorité accor-
ladies chroniques et de problèmes de santé attribuables à l’alcool en 2019, 1,6 million de fortes quantités d’alcool », définie comme la dé à ces troubles par les organisations spé-
mentale et entraîne chaque année des mil- décès était dû à des maladies non transmis- consommation d’au moins 60 g d’alcool pur cialisées dans la santé et le développement.
lions de décès évitables, ce qui est une tragé- sibles, dont 474 000 à des maladies cardio- à une ou plusieurs reprises au cours du mois
die. Cette consommation fait peser un lourd vasculaires et 401 000 à des cancers. précédent, soit l’équivalent de 4 ou 5 verres Actions engagées
fardeau sur les familles et les communautés Quelque 724 000 décès étaient liés à des de vin, bouteilles de bière ou verres de spi-
en augmentant l’exposition aux accidents, blessures, dues notamment à des accidents ritueux. La consommation régulière de fortes
Pour atteindre plus rapidement la cible 3.5
aux traumatismes et à la violence », a déclaré de la route, à l’automutilation et à la violence quantités d’alcool était très répandue chez
des ODD et réduire le fardeau sanitaire et
le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Direc- interpersonnelle. D’autre part, 284 000 dé- les hommes. À l’échelle mondiale, 23,5 % de
social imputable à l’usage de substances,
teur général de l’OMS. « Pour bâtir une socié- cès étaient en rapport avec des maladies l’ensemble des jeunes de 15 à 19 ans étaient
les gouvernements et les partenaires doivent
té plus saine et plus équitable, nous devons transmissibles. Ainsi, il a été démontré que des consommateurs d’alcool au moment de
agir plus résolument dans huit domaines stra-
de toute urgence nous engager à prendre des la consommation d’alcool augmente le risque l’enquête, les taux les plus élevés pour cette
tégiques. Il leur faut : renforcer l’action de
mesures audacieuses qui réduisent les effets de transmission du VIH, car elle majore le tranche d’âge étant enregistrés dans la Ré-
sensibilisation moyennant une campagne de
négatifs de la consommation d’alcool sur la risque de rapports sexuels non protégés, et gion européenne (45,9 %) et les Amériques
plaidoyer mondiale coordonnée ; étoffer les
santé et la société et rendent accessible et accroît le risque d’être infecté par la tubercu- (43,9 %).
capacités de prévention et de traitement des
financièrement abordable le traitement des lose et d’en décéder, car elle supprime une
systèmes de santé et de protection sociale ;
troubles liés à la consommation de subs- vaste gamme de réponses immunitaires. En Lacunes dans la couverture du renforcer la formation des professionnels de
tances. » 2019, la part la plus élevée (13 %) de décès
traitement des troubles liés à la santé ; s’engager de nouveau à mettre en
Les auteurs du rapport soulignent l’urgence attribuables à l’alcool concernait les jeunes
qu’il y a d’agir plus vite au niveau mondial âgés de 20 à 39 ans.
l’usage de substances œuvre le Plan d’action mondial contre l’al-
cool 2022-2030en mettant l’accent sur l’en-
pour atteindre la cible 3.5 des objectifs de
semble de mesures « SAFER » (en anglais)
développement durable (ODD), d’ici à 2030, Il existe des traitements efficaces pour les
Tendances de la consomma- ; amplifier les efforts internationaux pour le
en réduisant la consommation d’alcool et de troubles liés à l’usage de substances, mais
tion d’alcool la couverture thérapeutique reste trop faible.
renforcement des capacités et le transfert de
drogues et en améliorant l’accès à un traite-
connaissances ; mobiliser les organisations
ment de qualité des troubles liés à l’usage de En 2019, dans les pays communiquant ces
La consommation totale d’alcool par habitant de la société civile, les associations profes-
substances. données, la proportion des personnes en
dans la population mondiale a légèrement sionnelles et les personnes qui ont connu ces
rapport avec des services offrant un traite-
diminué, passant de 5,7 litres en 2010 à problèmes ; améliorer les systèmes de sur-
Conséquences de la consom- ment de l’usage de substances était com-
5,5 litres en 2019. Les niveaux les plus éle- veillance à plusieurs niveaux et les moyens
prise entre moins de 1 % et 35 % au plus.
mation d’alcool sur la santé vés de consommation par habitant ont, cette La plupart des 145 pays qui ont communiqué
de recherche correspondants ; et intensifier la
année-là, été observés dans la Région eu- mobilisation et l’allocation des ressources et
des données n’étaient pas dotés d’un poste
Les auteurs du rapport soulignent que, même ropéenne (9,2 litres) et dans la Région des les mécanismes de financement innovants de
budgétaire spécifique et ne disposaient pas
si les taux de mortalité liés à l’alcool ont lé- Amériques (7,5 litres). Le niveau de consom- sorte à consolider les capacités des systèmes
non plus de données sur les dépenses pu-
gèrement baissé depuis 2010, le nombre to- mation d’alcool par habitant chez les buveurs de santé et sociaux.
bliques engagées pour le traitement de ces
tal de décès dus à la consommation d’alcool s’élève en moyenne à 27 grammes d’alcool troubles. Alors que les groupes d’entraide et

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Riposte aux VBG


L’ AVAF veut stopper la barbarie

L
e projet «Riposte aux VBG» battre sur sa femme parce que c’est un signe
Dans le but de vulgariser est un projet qui implique des de masculinité et de virilité. Solutions
les expériences du projet autorités locales, des leaders
«Riposte aux VBG», et communautaires. Le dit projet à Preuve qu’il est nécessaire d’infor- Pour mettre fin aux Violences basées sur
faciliter l’échange des été mis en œuvre par l’AVAF dont mer de façon plus large sur les consé- le genre, il faudrait donc : promouvoir le
la directrice exécutive est Sandrine
bonnes pratiques et les ATEH et le coordinateur André Vladimir Doo
quences liées aux VBG afin de limiter dialogue et la négociation, développer
leçons apprises en matière et stopper ce fléau. Dans le cadre de de l’empathie, respecter les différences,
Moussanga. Financé par les fonds d’affection
cette croisade, l’AVAF et ses sectoriels lutter contre les idées préconçues de
de gestion des violences des Nations unies pour l’élimination de la
ont durant 3 ans, mené une lutte achar- genre et adapter les solutions à chaque
basées sur le genre pour violence à l’égard femme le dit projet permet
née dans plusieurs zones du Cameroun contexte particulier et prendre en compte
de renforcer la prévention et la réponse aux
renforcer la capacité VBG dans les régions du centre, Est, Littoral, dans l’optique de sensibiliser la popu- les spécificités de chaque ère culturelle.
des acteurs locaux et et Sud. Cet atelier avait pour but entre autres lation sur les violences basées sur le L’association pour la valorisation de la
informer un public plus de : présenter les bonnes pratiques et les genre. Plusieurs facteurs socio-culturels femme ainsi que les autorités locales et
leçons apprises ; analyser collectivement ce et environnementaux peuvent exacer-
large, l’Association pour qui a bien fonctionné, les obstacles rencontrés
les leaders communautaires continuent
ber les violences basées sur le genre de lutter afin que les femmes et les filles
la vulgarisation de la et les solutions apportées ; engager les au Cameroun, notamment : les normes victimes de VBG dans les régions du
femme a organisé le 22 médias et les parties prenantes locales pour patriarcales, la pauvreté, le faible accès Sud, de l’Est, de l’Ouest, du Littoral et du
août à Yaoundé un atelier une meilleure compréhension des enjeux de
à l’éducation pour les filles, les conflits Centre du Cameroun, bénéficient d’une
la gestion des VBG car même si 2 personnes
d’échange avec plusieurs sur 3 selon ELLES CAMEROUN sont
armés, les crises économiques et clima- offre de services de VBG améliorée et
associations militants désormais informés sur les conséquences tiques. 56,4 % des femmes en union ont d’une prise en charge de qualité pour
pour la même cause, les liées aux VBG plusieurs mentalités restent subit au moins une forme de violence. Il permettre à tous d’avoir un environne-
est donc important de sensibiliser sur les ment sain et respectueux.
autorités locales, les leaders opposées à la nécessité de stopper cette
enjeux de la violence, le développement
pratique. Lors de certaines descentes sur
communautaires, les services le terrain à Bertoua par exemple, plusieurs des compétences socio-émotionnelles,
sociaux et les organisations femmes refusaient de s’exprimer en l’absence le soutien aux familles en difficulté, la Ornela NANA
de la société civile. de leurs époux et d’autres faisaient savoir promotion d’une culture de paix et non
qu’un vrai homme est celui qui est capable de de violence, le changement de mœurs.

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Vie chère
L’impact sur la fécondité
développement. Suite à la baisse du taux de
D’après le rapport 2025 natalité et
du Fonds des nations unies s’appuyant sur la recherche universitaire et
pour la population sur l’état de nouvelles données issues d’une enquête
de la population mondiale UNFPA/YouGov menée dans 14 pays repré-
au niveau du Cameroun, sentant ensemble plus d’un tiers de la popula-
de nombreuses familles ne tion mondiale, il ressort qu’une personne sur
cinq dans le monde s’attend à ne pas avoir
peuvent pas avoir le nombre le nombre d’enfants qu’elle désire. Les prin-
d’enfants qu’elles désirent, cipaux facteurs comprennent le coût prohi-
non pas parce qu’elles bitif de la parentalité, l’insécurité de l’emploi,
rejettent la parentalité, mais le logement, les préoccupations concernant
parce que des obstacles l’état du monde et le manque d’un partenaire
économiques et sociaux approprié.
les en empêchent. Le Le Dr Natalia Kenem directrice exécutive
gouvernement est par de L’INFPA Nous fait savoir qu’ « Un grand
conséquent, invité à jouer nombre de personnes ne peuvent pas créer
sa partition pour booster le les familles qu’elles désirent et le problème gouvernements à donner aux populations les le manque de garde d’enfants abordable, les

L
taux de natalité. est le manque de choix, pas le manque de moyens de prendre des décisions librement restrictions en matière de droits reproductifs,
désir, avec des conséquences majeures sur la reproduction, notamment en investis- y compris la contraception, l’avortement et les
e Fonds des Nations Unies pour
la population (UNFPA) a procédé pour les individus et les communautés. C’est sant dans le logement abordable ; l’accès à soins de fertilité, les attitudes divergentes en
le 19 août 2025 à Yaoundé, au la véritable crise de la fertilité. Les données un travail décent, aux congés parentaux, ain- matière de genre chez les jeunes hommes
lancement du rapport sur l’état brossent un tableau sombre car plus de la si qu’à la gamme complète de et les jeunes femmes, contribuant au célibat.
de la population mondiale 2025 moitié des personnes ont déclaré que les pro- services de santé reproductive et d’informa- Dans son mot de circonstance, le ministre
au niveau national au Cameroun blèmes économiques constituaient un obsta- tions fiables. délégué auprès du ministre de l’Économie de
sous le thème «la véritable crise de la fertilité cle à la possibilité d’avoir autant d’enfants la planification et du développement régional,
: la quête de l’autonomie reproductive dans qu’elles le désiraient, Une personne sur cinq Recommandations Paul Tassong, a souligné que conformément
un monde en mutation». Ladite cérémonie a déclare avoir subi des pressions pour avoir aux recommandations qui ont été faites pour
été présidée par le Ministre Délégué auprès mettre fin à cette crise de la fertilité, certaines
des enfants alors qu’elle ne le souhaitait pas ; En outre, l’UNFPA appelle également les
du Ministre de l’économie,de la planification
Un adulte sur trois a vécu une grossesse non employeurs à aborder toutes les façons dont de ces pistes sont contenues dans des do-
et du développement régional, Paul Tasong
désirée, 11 % déclarent que les inégalités en l’inégalité de genre mine les choix familiaux de cuments stratégique du pays. À ce titre, <<
et le représentant résident de l’UNFPA, Dr
Justin Koffi En présence de nombreux autres matière de soins compromettraient leur capa- leurs personnels, notamment les normes du ce que nous devons faire c’est d’accélérer la
membres du Gouvernement, des membres cité à avoir des enfants, 40 % des adultes de lieu de travail qui poussent les femmes hors mise en œuvre de certains d’entre eux >>,
du Corps Diplomatique des Agences plus de 50 ans déclarent n’avoir pas réussi du travail rémunéré, le manque de congés a-t-il promis.
du système des Nations unies et autres à avoir le nombre d’enfants qu’ils désiraient flexibles rémunérés pour les hommes et la
organisations internationales et nationales de >>. Comme réponse, UNFPA exhorte les stigmatisation à l’égard des pères engagés, Ornela NANA

Prévention de la santé visuelle


Les solutions des opticiens à l’ère du numérique
dans la prise en charge visuelle à l’ère du nu-
Elles ont été présentées mérique présenté par Mbomba Suzanne op-
au public et aux médias ticienne, l’impact de l’utilisation des appareils
lors du 2e congrès de numériques chez les adultes non presbytes
développés par Makouo Judith , les spécifi-
l’optique médicale tenu cations techniques des verres et leurs indica-
du 19 au 20 août 2025. tions par Sandjo Yannick et plusieurs autres

À
thèmes. D’après Mbega Théodore, l’IA pré-
l’ère de la numérisation, sente énormément d’avancées pour les opti-
l’ordre National des opticiens ciens, notamment le gain de temps dans les
du Cameroun a organisé à consultations, il se modernise et se met à la
Yaoundé, son 2e congrès afin disposition de ses patients et clients 24h sur
de présenter le rôle de l’opticien 24 et peut répondre aux différentes questions.
dans la prise en charge visuelle Il propose aussi des prédictions d’achat, de
et l’impact de l’utilisation des appareils l’essayage virtuel. Tous ces éléments permet-
numériques. Afin de faire comprendre aux tant de moderniser le travail de l’opticien au
populations la nécessité de se faire suivre par
Cameroun. Pour permettre aux opticiens de
un bon opticien, il était question de parler du
se mouvoir à l’ère du numérique, l’Ordre Na-
rôle de l’opticien dans la prise en charge de la
vision à l’ère du numérique car le numérique tional des opticiens du Cameroun a, durant
influence le travail de l’opticien et doit être son 2e congrès qui est rentré en gare hier, 20
arrimé aux nouvelles technologies. Pour août 2025, proposé des solutions thérapeu-
Mbomba suzanne, Opticienne Optométriste, tiques à savoir les types de verres.
<<parler de la profession de l’opticien dans
l’ère du numérique suppose que nous devons Lentilles
améliorer nos compétences au fur et à mesure
que la technologie évolue. Alors nous devons
La présidente, Solange Douanla, a déclaré à
utiliser tous les éléments de la technologie
cet effet que «nous avons dorénavant pour
y compris les nouveaux appareils, les
applications matérielles et immatérielles pour les jeunes de moins de 40ans, les lunettes
que notre prise en charge soit de plus en plus pour une vue rapprochée, pour lire le télé-
efficace et que nous gagnons en temps et phone et autres appareils car l’œil naturel
dans la confiance des patients envers nous. Il n’a pas prévu de subir cette pression avec
y en a qui étaient surpris de savoir que même la vue rapprochée. Nous avons les voies de
dans leurs téléphones ils peuvent installer freinage de myopie avec cette situation, l’oeil de freinage de myopie, qui a été fabriqué en cer une légère pression sur l’oeil afin de l’em-
des applications qui permettent de gérer les de l’enfant s’allonge beaucoup plus d’ailleurs utilisant l’IA, pour essayer sous une forme de pêcher de s’allonger rapidement et permettre
patients, les employés la cyber sécurité de nous prévoyons d’ici 2050, une épidémie de calculs complexe de défocaliser la lumière et de contrôler la myopie >>.
leurs structures >>. myopie liée à ce que les enfants sont expo- de ralentir l’allongement de l’œil. Nous avons

La première journée du congrès de l’optique


sés aux écrans de plus en plus jeune. Au également des lentilles qu’il faut porter durant Ornela NANA
Cameroun nous avons dorénavant les verres la nuit qui sont rigides et ont pour but d’exer-
médicale a donc porté sur le rôle de l’opticien

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