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Le Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 septembre 2025 aborde plusieurs sujets, dont le décès d'un nourrisson à l'hôpital général de Douala, attribué à un surdosage d'anesthésie selon la mère, tandis que l'hôpital évoque un malaise durant la procédure. Un audit interne est en cours pour éclaircir les circonstances de ce décès. Par ailleurs, le ministre de la Santé a lancé une campagne de santé gratuite visant à améliorer l'accès aux soins pour les populations vulnérables.

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Le Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 septembre 2025 aborde plusieurs sujets, dont le décès d'un nourrisson à l'hôpital général de Douala, attribué à un surdosage d'anesthésie selon la mère, tandis que l'hôpital évoque un malaise durant la procédure. Un audit interne est en cours pour éclaircir les circonstances de ce décès. Par ailleurs, le ministre de la Santé a lancé une campagne de santé gratuite visant à améliorer l'accès aux soins pour les populations vulnérables.

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a

400Fcf

Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 Septembre 2025

Hôpital général de Douala

L’anesthésie mortelle ?
Dette
académique
Suspension
des
soutenances
Page 3

Pour n’avoir pas reçu


le paiement de la dette
académique et le paiement
de l’allocation spéciale
de recherche accordée
Page 3 par le chef de l’Etat aux
enseignants chercheurs,
D’après la mère du nourrisson décédé dans cette formation sanitaire le SYNES appelle les
le 11 septembre 2025, c’est un surdosage d’anesthésie qui serait à enseignants à observer
l’origine du décès de son enfant. Mais selon le communiqué publié une cessation des activités
par la Direction de l’hôpital, l’enfant a présenté un malaise pendant liées à la tenue de jurys de
la procédure et malgré toutes les mesures déployées par l’équipe niveaux et aux soutenances
médicale, son état s’est progressivement détérioré jusqu’à sa mort. de mémoires et thèses du 15
Pour l’heure, un audit interne est en cours pour déterminer les au 29 septembre 2025.
circonstances du décès.

Santé numérique
Pamoja PAN-AFRICA redynamise ses troupes
Dans un communiqué de presse publié le 04 septembre 2025, le Directeur général a procédé à
d’importantes nominations pour davantage développer cette plateforme déjà leader dans la santé
numérique. Page 11
Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 Septembre 2025

Édito
INFOS+SANTÉ, il était temps…
E
n 2020, lorsque la pandémie à tion. Selon l’OMS, l’automédication est
Coronavirus fait son apparition le fait qu’un individu recoure à un mé-
touchant de nombreux pays dicament, de sa propre initiative ou de
dans le monde y compris le Ca- celle d´un proche, dans le but de soigner
meroun, les autorités sanitaires ont eu une affection ou un symptôme qu’il a lui-
fort à faire à une vaste campagne de même identifié, sans avoir recours à un
Fake News répandus dans les réseaux professionnel de santé. L´automédica-
sociaux visant à saper leurs efforts dans tion peut concerner aussi bien la méde-
la lutte contre cette maladie. Les popula- cine conventionnelle que la médecine
tions quant à elles, se laissaient pour la traditionnelle. Considérée comme un
plupart, emporter par le vent toxique de phénomène menaçant de plus en plus

Rostand TCHAMI : Directeur de publication


ce qu’on a qualifié d’infodémie, que par la santé de ceux qui la pratiquent, ils le
les appels à la méfiance et la vigilance font en méconnaissance des dérives qui
des autorités sanitaires formulés dans peuvent en découler et les risques aux-
les médias . Il s’est posé dès lors, le pro- quels ils s’exposent. Car à en croire les
blème de la communication gouverne- chiffres d’ECAM III de 2007, sur 9341
mentale en santé en période de crise. En malades enregistrés, environ 19,54%
d’autres termes, en situation de crise sa- ont choisi l’automédication, 4,26% ont
nitaire, où avoir une information fiable et opté pour les tradipraticiens, et seule-
sûre? Surtout dans un pays qui compte ment environ 75% se sont rendus dans
environ 30 millions d’habitants et que les formations sanitaires publiques ou
les voies de communication classiques privées. Il y a également des maladies
existantes ne mettent pas toujours un préventives et évitables par la vaccina-
accent majeur sur la santé. Une problé- tion qui circulent encore au Cameroun
matique qui nous a conduit au constat à des taux très élevés telles que le pa-
selon lequel d’après la cartographie des ludisme et le VIH/Sida. D’après le mi-
médias au Cameroun, réalisée par le nistère de la Santé publique, l’une des
Conseil National de la Communication, causes de l’automédication et de ces
sur 232 journaux écrits existants et dont maladies, c’est l’insuffisance de sensibi-
la parution est régulière, il y a, à peine 2 lisation des populations.
organes de presse qui sont spécialisés
dans le traitement des questions de san- C’est fort de tous ces constats, qu’il est
té. La plupart étant des journaux d’infor- venu l’idée de créer un journal dédié à
mations générales ou spécialisés dans 100% au traitement des questions rela- naissance au journal :
les questions relatives à l’économie. tives à la santé pour la bonne informa- INFOS+SANTÉ.
tion et sensibilisation des populations.
Outre cela, le Cameroun fait encore face Compte tenu des enjeux sanitaires de
Rostand TCHAMI
à un sérieux problème d’automédica- l’heure, il était donc temps de donner

Organigramme
⬛ Directeur de publication :
Rostand TCHAMI
⬛ Rédacteur en Chef :
Majolie MAFO
⬛ Secrétaire de Rédaction :
Ryan NGUÉLÉ
⬛ Chef d’édition/Designer :
Aubin NOUMSI
⬛ Rédacteurs :
Lambert Esso
Franck Puepi
Christian. K
Gisèle TCHAPTCHET
Marion NSOUMB
Imprimerie : LD COMMUNICATION

Contacts : 695153575/674397015/620247950
E-Mail: Infossante2025@[Link]
Siège social : Yaoundé - Cameroun

Page 2
STORIES IN FAILURE Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 Septembre 2025

Hôpital général de Douala

L’anesthésie mortelle ?
D’après la mère du
nourrisson décédé dans
cette formation sani-
taire le 11 septembre
2025, c’est un surdo-
sage d’anesthésie qui
serait à l’origine du dé-
cès de son enfant. Mais
selon le communiqué
publié par la Direction
de l’hôpital, l’enfant
a présenté un malaise
pendant la procédure
Comment cela est-il arrivé et pourquoi ça heureusement à son décès à 23h10 mn
et malgré toutes les fait autant de bruit ? Le communiqué publié >>. Sauf que ce récit semble ne pas être Audit interne
mesures déployées par par la Direction de l’hôpital le 12 septembre
2025 et dont nous avons obtenu copie, donne
du goût de la mère du défunt, la nommée
Corine Ngaleu. Dans une sortie épisto- Il apparaît donc clairement que la ma-
l’équipe médicale, son quelques précisions sur ce cas spécifique. En
laire sur sa page Facebook, elle tire à man meurtrie, considère la thèse de l’hô-
état s’est progressive- substance, Le Directeur Général de l’Hôpital
Général de Douala informe l’opinion publique
boulet rouge sur l’hôpital et souligne à pital comme une pilule amère. Alors que
grand trait la responsabilité de son per- certaines personnes lui demandent de
ment détérioré jusqu’à qu’en date du 11 septembre 2025 aux
environs de 11 heures, un nourrisson âgé de sonnel dans le décès de son enfant. Elle porter plainte contre l’hôpital, elle digère
sa mort. Pour l’heure, 11 mois a été reçu dans la formation sanitaire répond au communiqué de la Direction encore mal le décès de son enfant. Mais
de l’hôpital en déclarant : << pourquoi à en croire le communiqué de la Direc-
un audit interne est en dont il à la charge. Au cours d’un examen
d’IRM cérébral, compte tenu de l’agitation vous ne dites pas aux gens que le ma- tion de l’hôpital, << un audit interne est
cours pour déterminer liée à son jeune âge, une sédation a été laise dont vous parlez dans votre com- actuellement en cours afin de déterminer
jugée nécessaire et réalisée conformément muniqué est suvenue après la deuxième les circonstances de ce décès >>. En at-
les circonstances du aux protocoles de soins. dose d’anesthésie que l’on a administré tendant ses résultats, Le Directeur Gé-
décès. Seulement, peut-on lire sur le communi-
à mon enfant et tout ceci parce-que la néral adresse ses condoléances les plus

C
machine était défectueuse >>. Et d’ajou- attristées et sa profonde compassion à
qué, << pendant la procédure, l’enfant a ter << c’est cette deuxième dose qui a la famille si durement éprouvée. Et réaf-
’est une nouvelle affaire qui présenté un malaise et a été immédia- plongé mon enfant dans le coma ensuite firme son engagement indéfectible pour
secoue le landerneau sanitaire tement pris en charge en urgence vitale vous avez demandé de déposer la cau- la sécurité des patients et l’amélioration
du pays. L’affaire fait grand et transféré au service de Réanimation tion de 250. 000f pour le réanimer ce qui continue de la qualité des soins offerts à
bruit et fait couler beaucoup Médico-chirurgicale >>. Et << malgré a été fait mais mon enfant ne s’est pas la population.
d’encres et de salives. Il s’agit toutes les mesures intensives déployées
du décès d’un nourrisson de 11 réveillé de cette deuxième dose d’anes-
par l’équipe médicale, son état s’est pro- thésie >>.
mois, survenu à l’hôpital général de Douala.
gressivement détérioré, conduisant mal- Ornela NANA

Hôpital de district de Zoétélé

Une ambulance reçue


C’est dans le cadre de et personne ne doit être laissé de côté. »

la campagne de santé Cette campagne, qui se déroulera sur


cinq jours, vise à toucher 50 000 per-
gratuite lancée par le sonnes grâce à 40 équipes médico-sa-
ministre de la Santé nitaires déployées dans tout le dépar-
tement. Les habitants bénéficieront de
publique, Dr Malachie consultations générales et spécialisées,
d’actes de chirurgie de base, de soins
MANAOUDA, le 04 dentaires et ophtalmologiques, de bilans
septembre 2025. biologiques, de médicaments gratuits et

A
de séances de sensibilisation sur la pré-
ccueilli avec beaucoup de vention du paludisme, du VIH, des mala-
fanfare par les autorités locales dies chroniques et de la nutrition.
et les populations, le ministre
a été chaleureusement salué Handicap
par des danses, des chants et
de larges sourires, témoignant
de l’enthousiasme des habitants. Au cours
Les groupes vulnérables enfants de
de sa visite, le ministre s’est rendu sur les moins de 5 ans, femmes enceintes,
différents chantiers et a notamment visité personnes âgées et personnes vivant
l’hôpital local pour apprécier les besoins avec un handicap bénéficieront d’une
et les défis sanitaires de la région. À cette attention particulière, conformément à
occasion, l’hôpital de Zoétélé a été doté la vision du Gouvernement de rendre la
d’une ambulance, un équipement essentiel santé plus accessible et équitable. La
pour renforcer la prise en charge des campagne est donc officiellement lancée
urgences et améliorer l’accès aux soins. Si dans le Sud, avec un mélange de prag-
aucune allocution longue n’a été prononcée, matisme sur le terrain et de messages de
il a toutefois rappelé : « Chaque vie compte,
solidarité pour les populations.
Celcom Minsanté

Page 3
L’INVITÉ DU JOURNAL
Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 Septembre 2025

Dr Magaran BAGAYOKO
<< Il n’est pas normal qu’un enfant qui
vient de naître meure à cause d’infection >>
À l’occasion de la journée mondiale de la santé qui se cé- par ce groupe. Parce que quand on manque à ce
niveau, alors le reste de la vie est empathique.
lèbre ce 07 avril 2025, sous le thème << une bonne santé à On parle de valoriser la lutte contre la
la naissance pour un avenir plein d’espoir >>, le Représen- mortalité néo-natale, maternelle et in-
fantile. Récemment, dans l’actualité, les
tant résident de l’OMS au Cameroun, invite tout le monde Etats-Unis ont décidé de supprimer leur Nous savons que l’OMS est un partenaire
à faire de la problématique du décès maternel, néonatal et financement à Gavi. On sait que Gavi, stratégique du Cameroun dans la lutte
c’est l’alliance mondiale pour l’acquisition contre plusieurs maladies. Quels sont les
infantile, une urgence sanitaire, d’en faire un programme du vaccin, notamment dans les pays afri- principaux axes d’intervention cette an-
phare et de mobiliser les partenaires pour y investir grande- cains qui sont très pauvres et très endet- née ?
tés. Qu’est-ce que l’OMS fait pour accom-
ment. Car dit-il, il n’est pas normal qu’une maman perde la pagner le Cameroun sur ce point central, Merci. le 07 avril commémore l’entrée en vigueur
vie en donnant la vie ; Il n’est pas aussi normal qu’une ma- l’acquisition du vaccin ? de la constitution de l’OMS en 1948. L’OMS a été
man meure parce qu’elle n’a pas eu de sang ; tout comme il créée comme organisation qui s’occupe de la sécu-
rité sanitaire mondiale et avait pour mandat d’ame-
n’est pas normal qu’un enfant de moins de 5 ans meure de En ce qui concerne la décision des Américains vis- ner tous les peuples du monde à agir au niveau
paludisme parce qu’il n’y a pas eu de médicament ou qu’il à-vis de Gavi, je pense que nous avons eu des nou-
velles fraîches. Il faudrait analyser l’implication de
de santé le plus élevé possible. Et la mission, na-
turellement, c’est de promouvoir la santé, assurer
n’a pas été suffisamment vacciné. Parce que selon lui, tous ce retrait de Gavi et voir quelles sont les autres mo- la sécurité sanitaire et servir les populations vul-
ces décès sont évitables. dalités de financement que Gavi va faire. Je pense nérables. Dans ce contexte, et dans tous les pays,
que la première réponse au pays viendra de Gavi. nos actions s’articulent autour de six piliers. Le pre-
Bonjour Dr Magaran BAGAYOKO. Vous avez été riode de turbulence, et après cela, et ce n’est pas C’est Gavi qui va informer le pays sur comment les mier, c’est promouvoir le leadership en santé. Et
désigné récemment pour devenir le nouveau seulement l’OMS, c’est l’aide internationale des modalités seront prises. En ce qui concerne l’OMS, notre second pilier, c’est d’aider les pays à formuler
Représentant résident de l’OMS au Cameroun, Américains qui est encore qui est en stand-by. Et nous aussi, nous aidons le pays à travers l’appui de les politiques et les stratégies et plans en matière
je profite de l’occasion pour vous souhaiter la nous continuons le dialogue avec les Américains, Gavi. Gavi donne de l’argent au pays et achète le de santé fondés sur les données probantes. Notre
bienvenue. Je l’ai fait à travers un article que qui constituent un État membre clé comme vous vaccin. Nous allons continuer effectivement à ap- troisième pilier, c’est fournir l’assistance technique
j’ai rédigé lorsque vous avez été reçu en au- l’avez signalé, et nous pensons qu’ils pourront révi- puyer le gouvernement. Comme je le disais tantôt, multiforme pour lever les défis sanitaires au niveau
dience par le représentant du ministre des re- ser leur position et revenir dans cette famille. il y a beaucoup de pays qui achètent le vaccin. J’ai des pays. Le quatrième pilier, qui est extrêmement
lations extérieures. Je suppose que par le biais été représentant dans d’autres pays où ces pays important, c’est de fixer les normes et les standards
de la très dynamique Germaine Wegang, vous ne sont pas éligibles à Gavi. Donc, c’est le pays en matière de santé. Le cinquième, c’est forger les
avez lu l’article… Au cas où les États-Unis ne reviennent même qui achète le vaccin. En ce qui concerne agendas de recherche en matière de santé. Et infi-
pas, est-ce que l’OMS peut survivre aux l’accompagnement et les coûts opérationnels, ni, nous faisons le suivi des tendances en matière
Oui, j’ai lu l’article. Merci. différents défis sanitaires qui l’attendent l’OMS est prête à accompagner le pays. de santé. Donc, quelles sont les données, quelles
sur une période de 03 ou 05 ans ? sont les informations, quelles sont les tendances
Bien. Vous arrivez au Cameroun dans Nous pensons encore une fois que nous allons en matière de santé. Donc, fonder ces fonctions
un contexte particulier. À un moment où Si les États-Unis ou d’autres partenaires ne re- mettre ces gaps sur la table avec le gouvernement clés, cette année et dans les années à venir, notre
les États-Unis ont décidé de se retirer de viennent pas, cela constitue pour nous une oppor- camerounais et avec l’ensemble des partenaires action s’articule autour de trois piliers qui font l’ob-
l’OMS. D’entrée de jeu, est-ce que l’OMS tunité pour le financement domestique. Parce que pour trouver comment nous allons combler ces jet du quatorzième programme général de travail
pense déjà à un autre partenaire aussi nous nous pensons, généralement, le mandat de gaps. Nous attendons d’avoir beaucoup plus de de l’OMS.
financier que les États-Unis pour le rem- l’OMS, comme je le disais tantôt, c’est promou- clarté sur le retrait des Américains de Gavi. Surtout
placer ? Parce que faut-il le rappeler, les voir la santé, assurer la sécurité sanitaire et aider que Gavi est un partenaire clé et nous serons offi- Le premier pilier, c’est de promouvoir la santé.
États-Unis étaient quand même le pour- les populations vulnérables. A ce titre, avec cette ciellement saisis par l’implication sur notre coopé- Cette promotion de la santé consiste à s’adresser
voyeur principal des fonds à l’OMS. Est-ce coupe du budget, c’est les populations vulnérables ration avec Gavi. aux déterminants de la santé. Et lorsqu’on parle
que l’OMS pense par exemple à la Chine qui vont en pâtir. C’est vrai qu’il y aura des pertes de déterminants de la santé, nous parlons des dé-
ou à la Russie pour remplacer les États- de postes, des restructurations envers l’OMS, mais terminants sociaux. Le fait qu’on vive en ville ou
Unis ? il faut penser au mandat de l’OMS, il faut penser Vous êtes un expert des questions de san- en milieu rural, comment cela affecte la santé. Le
aux populations que l’OMS est en train d’appuyer té. Pourquoi jusqu’à ce jour, on n’a pas un fait qu’on soit intellectuel ou qu’on soit non-lettré,
L’OMS est une organisation multilatérale. Ce que dans les différentes zones. Et en ce moment, ce vaccin contre le VIH ? comment cela affecte la santé. Et le fait qu’on soit
nous prônons, c’est la promotion du multilatéra- que je dis, et je me réjouis déjà de la mesure qui homme ou femme, comment cela affecte la santé.
lisme. L’OMS, par définition, est le secrétariat des a été prise par les autorités camerounaises et la Il faut comprendre ce qu’on appelle dans la re- Donc, le niveau de richesse, comment cela affecte
États membres. Ce sont les États membres qui décision parce qu’ils ont bien compris la nécessité cherche, la spécificité biologique. Vous savez que la santé. Et plus important encore, les détermi-
décident du programme de travail de l’OMS, de de réorganiser leur appui à leur propre système de l’OMS, à un rythme sans précédent, a pu avoir des nants environnementaux. L’impact du changement
la construction de l’OMS et des normes de l’OMS. santé pour combler le déficit. Et beaucoup de pays candidats de vaccins pour la COVID, par exemple, climatique sur la santé qui devient de plus en plus
C’est l’Assemblée mondiale de la santé et le co- en ont fait autant. Donc, je pense qu’à la longue, ce qui a été fait. Nous avons aujourd’hui des can- prononcé. Les déterminants environnementaux
mité exécutif de l’OMS qui prennent les décisions même si c’est un défi aujourd’hui, parce que c’est didats de vaccins contre beaucoup d’autres mala- touchent aussi l’accès à l’eau, à l’hygiène et à
pour l’OMS. L’OMS sera toujours ce que les États un arrêt brutal, même si les pays étaient plus ou dies, y compris le vaccin contre le paludisme qui l’assainissement. Et ensuite, les déterminants que
membres veulent que l’OMS soit. Il n’est pas ques- moins préparés à cela, mais alors les pays pour- a été déployé ici au niveau du Cameroun. Donc, nous qualifierons de commerciaux. Les produits
tion de privilégier un État membre par rapport à un ront mettre beaucoup plus d’accent sur les propres en ce qui concerne le VIH, les recherches sont en frelatés, les médicaments contrefaits et qui consti-
autre État membre. Tous les États membres sont ressources. cours. Et vous savez que le développement du tuent un véritable danger. Donc, ceci constitue
logés à la même enseigne au niveau de l’OMS. vaccin n’est pas l’apanage exclusif de l’OMS. C’est notre premier pilier. Le deuxième pilier, c’est fournir
L’OMS est redevable à tous les États membres et Et cela peut être un élan, un wake-up call, un signal les labos privés, les firmes pharmaceutiques qui la santé. Et lorsqu’on parle de fournir la santé, il
au même titre. Le retrait d’un État membre ne peut d’alarme pour dire aux pays, écoutez, un domaine font la recherche et le développement. Et l’OMS s’agit effectivement d’accompagner le gouverne-
pas, de facto, être substitué à un remplacement par aussi régalien, un domaine aussi sensible comme accompagne ces firmes pharmaceutiques. ment du Cameroun dans la stratégie de couverture
un autre bailleur. Qu’à cela ne tienne, l’OMS, au- la santé ne peut pas être prioritairement financé de la Santé universelle qui permet à lever les bar-
jourd’hui, travaille sur trois fronts. Le premier front, par l’aide. Donc l’aide doit venir combler les gaps. Nous sommes en train d’accompagner les firmes rières financières et à fournir des soins de qualité
c’est d’améliorer notre propre efficience. En ce Et je pense que cela sera le déclenchement d’une pharmaceutiques pour pouvoir continuer la re- à toutes les populations et qui constitue en réalité
moment, faire peu ou faire beaucoup avec peu de mobilisation plus accrue des ressources domes- cherche et le développement. Un jour, ce vaccin une véritable chaîne de solidarité pour que les po-
moyens. Cela passe d’abord par étudier nos procé- tiques. Et à ce moment, l’OMS pourrait jouer plei- va venir. Parce que les mêmes questions m’étaient pulations aient accès à des soins de qualité là où
dures internes, faire des restructurations, faire des nement et plus que jamais ses fonctions d’appui posées il y a deux ou trois ans par rapport au pa- ils se trouvent sans faire face à des difficultés finan-
localisations, faire des fusions de programmes ou aux populations. ludisme. Aujourd’hui, on a le vaccin. Donc, il faut cières. Donc c’est un objectif noble et nous conti-
même des réductions de postes non-essentielles. comprendre que c’est dans un cadre de partenariat nuons à accompagner le gouvernement dans cela.
Tout est sur la table, comme le disait notre DG. public-privé et avec les firmes pharmaceutiques Et le troisième pilier qui est aussi important c’est
Donc, à ce niveau, nous pensons que cela va nous Il y a une aide américaine qui est suspen- que ces vaccins-là sont développés. Mais les la lutte contre la sécurité sanitaire, les urgences
permettre de faire des économies. due, qui affecte un programme, notamment firmes pharmaceutiques ont plus d’avantages com- sanitaires et les urgences humanitaires. Donc nos
celui de la gestion de la prévention du pa- paratifs dans le développement des produits que actions présentement s’articulent autour de ces dif-
Le deuxième, comme vous l’avez signalé, c’est ludisme dans le septentrion, notamment l’OMS accompagne. férents piliers au niveau du Cameroun.
de démarcher toujours les partenaires. Alors, les à l’Extrême-nord, le Nord et l’Adamaoua.
pays ont des cotisations à faire. Mais, cette année, Il s’agit de PMI, l’initiative du président
l’OMS a entrepris ce qu’on appelle le « investment américain pour la prise en charge de la Parlant de la santé maternelle et néo-
around ». Le « investment around », c’est des campagne de chimioprévention contre le Ce jour, 07 avril 2025, le Cameroun se joint natale, comment l’OMS s’implique pour
contributions des pays au cycle d’investissement paludisme dans ces trois régions. Actuel- au reste du monde, pour célébrer la jour- améliorer la situation notamment pour
de l’OMS. Et nous avons eu beaucoup d’engage- lement, est-ce que l’OMS va accompagner née mondiale de la santé. S’il faut revenir réduire la mortalité maternelle qui était de
ment des pays, aujourd’hui qui ont financé le pro- le Cameroun financièrement ou seulement sur le thème de cette journée mondiale de 438 pour 100 000 naissances vivantes en
chain budget de l’OMS de 50%. Donc, nous avons diplomatiquement pour continuer à préve- la santé, pourquoi une bonne santé à la 2020 ?
parmi eux, et c’est une très bonne nouvelle, beau- nir le paludisme dans ces trois régions ? naissance, pour un avenir plein d’espoir ?
coup de pays africains qui ont proposé beaucoup
de ressources à donner. Donc, c’est le côté du Nous savons que la vie de l’homme est une vie lon- En ce qui concerne la santé maternelle, infantile et
budget régulier de l’OMS. En ce qui concerne le PMI c’est l’initiative présidentielle américaine qui gitudinale, comme dirait l’épiscologue. Et chaque néonatale, c’est un sujet évocateur. Un problème
budget et les contributions volontaires, nous allons date des années de Georges Bush et qui permet- étape de la vie qui est mal gérée se répercute sur de santé publique mais aussi un problème social. Il
commencer à faire les démarches avec des par- tait d’apporter de l’assistance au pays. Mais au- les étapes ultérieures. Donc, une enfance qui n’est est injuste qu’une femme perde la vie en donnant
tenaires que nous connaissons et qui continuent jourd’hui, pas l’OMS seule, mais les partenaires se pas faite dans des conditions qui doivent être du la vie. Donc c’est un sujet très évocateur. Les en-
à nous aider, que je ne pourrais pas lister, parce donnent la main parce que nous sommes dans ce bien-être se répercute sur la personnalité adulte. fants qui viennent de naître n’ont aucun droit de
qu’en listant ses amis, on augmente ses ennemis. qu’on appelle le cadre de notre plan d’action hu- Et nous voyons aussi que l’étape de la vie, de la mourir. Donc voilà toute la problématique autour
Mais, nous avons beaucoup de partenaires clés de manitaire avec les autres agences qui travaillent grossesse à l’enfance, est une étape capitale, une de ce thème. Et nous voulons avoir l’engagement
l’OMS, qui continuent à accompagner l’OMS et qui dans l’action humanitaire pour pouvoir faire une étape sensible. Et c’est pourquoi ce groupe vulné- de toutes les parties prenantes. Les décideurs poli-
vont continuer à accompagner l’OMS, parce que pluralisation et cibler ces zones. Effectivement, rable, qui fait partie de nos stratégies de la santé tiques, les partenaires techniques et financiers, les
nous avons une mission très noble. Et le troisième ces zones de l’Extrême-Nord font partie des zones tout au long de la vie, constitue un groupe privi- ONG et surtout la communauté pour qu’on puisse
pilier, c’est que le débat n’est pas clos entre l’OMS prioritaires dans l’action humanitaire, pour l’OMS et légié. Donc, il faudrait si possible faire une discri- se donner la main et faire de la santé maternelle
et les États-Unis. Donc, je pense que c’est une pé- les chefs d’élite du cluster santé. mination positive pour aller converger les efforts un programme fort. C’est extrêmement important.

Page 4
L’INVITÉ DU JOURNAL
Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 Septembre 2025
L’autre, nous voulons inciter tout le monde à inves- ventions soient aussi partie prenante de leur santé. Quel est l’impact, quelle est l’implication sur le plan sont importés et que ce soit les aliments qui sont
tir tant que faire se peut, que ce soit un investis- Donc, voilà tout un ensemble de renforcement des qualitatif. Le nombre de personnes qui vont perdre distribués. Cela tient compte non seulement de la
sement humain, un investissement financier, un capacités que nous faisons, sans compter le ren- leur emploi, le nombre de personnes vivant avec qualité de ces aliments, mais aussi de comment
investissement technique dans la santé, pour pro- forcement continu du système de santé à travers le VIH, la tuberculose, qui ne seront pas traitées et ces aliments constituent un danger pour la popula-
téger ce groupe-ci. D’où le sens de cette journée. l’amélioration des semaines d’urgence. ensuite le nombre de systèmes de santé qui vont tion. Lorsqu’on revient dans le domaine spécifique
Pour que la voix de l’OMS soit plus audible et ac- être perturbés. Il faut aussi quantifier tout cela en du thème de notre journée mondiale de la santé,
compagner les pays à vaincre ce fléau qui est un La suspension de l’aide américaine pour termes financiers, en termes de dollars, en termes par exemple pour les femmes enceintes et les en-
fardeau social. la lutte contre le Sida au Cameroun a été de CFA, en termes d’euros, etc. Cela est extrême- fants. En ce qui concerne les femmes enceintes, il y
un coup dur. Quel est le regard que l’OMS ment important et maintenant, si possible, prendre a toutes des directives de l’OMS pour pouvoir gérer
Comment l’OMS tire-t-elle partie de la porte sur cette situation ? Comment des lois de finances rectificatives pour combler le cet aspect de l’alimentation de la femme. Cela est
technologie pour améliorer la santé de la comptez-vous accompagner le pays pour gap. Donc, je trouve que cela est une opportunité pris en compte dans ce qu’on appelle le Codex Ali-
mère et de l’enfant ? atténuer les effets de cette suspension ? pour aussi augmenter l’appropriation des pays et le mentarius. Et cela est très précis pour promouvoir
leadership des pays à prendre en charge des ques- cela.
La technologie fait partie de notre vie au quotidien. La santé est un domaine régalien de l’État. C’est un tions prioritaires de santé.
Aujourd’hui, nous parlons même de l’intelligence domaine de souveraineté et il est regrettable que la En ce moment, il faut aussi l’animation communau-
artificielle qui va modifier le paysage de la santé plupart des États aujourd’hui sous-traitent la santé Nous savons qu’il y a d’énormes défis liés taire pour pouvoir passer l’information. Parce que
publique et une composante essentielle du déve- et mettent beaucoup d’emphase sur l’aide. L’aide à la mobilisation des ressources pour la tout ce que nous mangeons souvent peut sembler
loppement. En ce qui concerne la santé de la mère doit venir combler les gaps de financement des santé au Cameroun. Comment est-ce que être du luxe, mais ce n’est pas souvent très bé-
et de l’enfant, nous avons ce qu’on appelle en an- pays. Donc notre regard c’est que ce retrait sou- le Cameroun adresse ces questions et néfique pour la femme enceinte. Et surtout, nous
glais les low-hanging fruits, c’est-à-dire des fruits à dain pose beaucoup de défis. Ça pose des défis quels sont ces défis auxquels vous faites avons dans nos contrées beaucoup d’aliments qui
portée de main. Ce sont les téléphones portables. en termes de personnes vulnérables qui ne seront face? sont extrêmement importants. C’est pour cela que
Nous avons des téléphones portables, nous avons pas couvertes par les soins primaires. Ça pose des l’OMS travaille avec les services de nutrition pour
une bonne pénétration de l’Internet dans le pays, défis en termes de personnes qui vont perdre leur Le Cameroun s’inscrit dans la démarche de la pouvoir animer des causeries de débats, des sen-
donc nous pensons que ces téléphones portables emploi. Et ça pose aussi des défis en termes de Couverture de santé universelle. Et pour cela, il sibilisations, l’animation communautaire et l’enga-
peuvent être utilisés aujourd’hui avec des applica- restructuration et de reconfiguration du paysage faut des mécanismes de financement durables et gement pour pouvoir orienter les femmes vers une
tions faites sur mesure pour pouvoir donner des in- de la santé publique internationale. Ça c’est un innovants. Ces mécanismes sont multiples. Alors, alimentation saine. En ce qui concerne les enfants,
formations à temps réel aux femmes enceintes sur point extrêmement important. C’est notre regard. il y a des mécanismes de taxation qui peuvent être au cours de nos campagnes de vaccination, nous
leur calendrier de visite prénatale. Par exemple, Mais l’autre regard que nous voulons, chaque défi menés pour avoir un financement. Il y a aussi la faisons souvent la supplémentation en vitamine
c’est votre date et il peut y avoir des alertes. Cela A, qui sont des nutriments qui peuvent manquer
peut aussi être utilisé, ces réseaux sociaux ou ces à l’enfant et qui peuvent causer des carences. En
téléphones portables, pour pouvoir demander aux ce qui concerne le nouveau-né, nous recomman-
femmes d’aller ou d’amener les enfants au centre dons l’allaitement exclusif au sein pendant les six
de vaccination. Donc, toutes ces technologies premiers mois de la naissance. Malheureusement,
peuvent être mises à profit pour pouvoir améliorer nous avons de l’engouement sur l’esthétique du lait
significativement la santé de la mère et de l’enfant. maternel, alors que le lait maternel a beaucoup de
vertus pour pouvoir protéger l’enfant, assurer sa
Comment l’OMS travaille avec ses parte- santé et sa sécurité, ainsi que son bien-être.
naires pour améliorer l’accès aux soins,
notamment des femmes, des enfants et Quand on parle de malnutrition, on pense
des personnes âgées ? également à l’insalubrité. Quels conseils
pouvez-vous prodiguer à ces mamans
L’OMS travaille de façon holistique pour améliorer pour garantir la santé de leurs enfants ?
la santé publique de façon générale. Mais de façon
particulière, si nous voulons nous arrêter à la san- En réalité, c’est un pilier de l’action de l’OMS, les
té de la mère, de l’enfant et de l’adolescent, nous déterminants environnementaux de la santé. Donc,
avons des interventions prioritaires qui sont des l’hygiène, l’eau et l’assainissement sont des déter-
interventions, qui sauvent des vies. Ce que nous minants essentiels pour avoir une meilleure santé.
appelons en anglais « life-saving interventions ». C’est extrêmement important. En plus de l’eau, l’hy-
L’une de ces interventions, c’est la vaccination. giène et l’assainissement, il y a d’autres détermi-
Donc, nous savons que la vaccination est cruciale nants que nous retrouvons sur le marché, comme
pour sauver les vies, surtout pour les enfants et les des produits importés et des produits suggérés,
femmes enceintes. Donc, nous déployons avec les dont la qualité n’est pas souvent garantie. Ce que
partenaires tels que Gavi et d’autres partenaires à nous demandons au moment, c’est de faire la santé
mobiliser les ressources et accompagner le gou- et l’hygiène est une composante transversale. Tout
vernement à vacciner les femmes et les enfants. le monde a sa responsabilité. Depuis la collecte
Ça, c’est une première intervention et continue. primaire des ordures ménagères au niveau de la
Une deuxième intervention qui est capitale, c’est maison, au dépôt transito’re, jusqu’à l’enlèvement.
la réduction de la transmission mère-enfant de cer- Donc, il faudrait que tout le monde joue sa partition.
taines maladies. Alors, dans le temps, on avait la Si chacun travaille, chacun met l’hygiène néces-
transmission mère-enfant du VIH, mais aujourd’hui, saire au niveau de sa maison, nous pensons que
nous parlons de triple élimination. Donc, nous éli- nous pouvons, au niveau de là, prévenir beaucoup
minons la transmission de la mère à l’enfant, non de maladies liées à l’environnement.
seulement du VIH-SIDA, mais aussi de l’hépatite
et de la syphilis. Donc, même si les femmes sont Des maladies diarrhéiques et d’autres maladies
porteuses de ces maladies, elles ne peuvent plus hydriques qui sont liées à la qualité de l’environne-
transmettre à leur progéniture. Et ça, c’est des in- ment. Mais cela passe par l’engagement de tout le
terventions clés. monde. Quand je dis tout le monde, c’est les com-
munautés, les municipalités, les pouvoirs publics.
Il y a un paquet d’interventions qu’on appelle la Alors, sans un environnement sain, on ne peut pas
Prise en charge intégrée des maladies de l’en- promouvoir une santé durable. Il faudrait effective-
fant, la (PCIME). Donc, qui prend en compte un ment que nous nous donnions la main pour que les
paquet de maladies qui constituent le paludisme,
Légende: Dr Magaran BAGAYOKO, Représentant résident de conditions sanitaires y soient.
les maladies diarrhéiques, les maladies de l’en- l’OMS au Cameroun
fant ensemble, et en faire une gestion. Donc, nous S’il fallait lancer un appel à l’action en
sommes en train de promouvoir cela, y compris la cette journée mondiale de la santé, ce se-
promotion de l’allaitement exclusif au lait maternel amène une opportunité. Je pense que cela peut contribution des ménages, parce que les comptes rait quoi ?
pendant les six premiers mois de la naissance. être une opportunité à augmenter l’engagement nationaux de la santé indiquent que les ménages
Donc, voilà une série d’interventions que nous met- et l’appropriation des pays à financer leur santé. contribuent beaucoup à leur santé. Donc, il y a la L’appel à l’action serait le suivant. Il n’est pas normal
tons à table et pour lesquelles nous apportons des Donc à cet égard, ce que nous au niveau de l’OMS contribution des ménages et il y a aussi la contribu- qu’une maman perde la vie en donnant la vie. C’est
appuis catalytiques, financiers et surtout l’appui nous faisons, c’est d’améliorer notre efficience. Et tion de l’État, sans compter la responsabilité socié- injuste. Il n’est pas normal qu’un enfant qui vient de
technique et l’appui normatif au gouvernement pour là pour paraphraser notre directeur général, tout est tale des entreprises qui peuvent aussi contribuer. naître meure à cause d’infection. Il n’est pas aus-
régler ces problèmes de fond. sur la table. Alors augmenter l’efficience comprend Donc, il faudrait définir des mécanismes de finan- si normal qu’une maman meure parce qu’elle n’a
premièrement faire des restructurations, faire des cement durables et innovants pour pouvoir assurer pas eu de sang. Il n’est pas normal qu’un enfant
fusions de programmes, faire des localisations et la CSU. Cela nous permettrait d’aller rapidement à de moins de 5 ans meure de paludisme parce qu’il
Pour réussir ce grand challenge il faut très malheureusement aussi se séparer des postes l’échelle et de façon durable. Donc, en ce moment, n’y a pas eu de médicament ou qu’il n’a pas été
quand-même avoir un personnel qualifié. qui sont essentiels mais qui ne sont pas critiques. si nous avons le financement extérieur, cela vien- suffisamment vacciné. Donc, ça veut dire que c’est
Qu’ est-ce que l’OMS fait pour accompa- Donc ça c’est vraiment le premier groupe. dra combler les déficits et les gaps. Mais il faut des des décès évitables. Et l’appel que nous lançons à
gner la formation et le développement des mécanismes de financement innovants, autocen- tout le monde, c’est de faire de la problématique du
compétences des professionnels de san- L’autre deuxième levier sur lequel nous travail- trés et durables. décès maternel, infantile et neonatal, une urgence
té, notamment pour le Cameroun? lons, est d’augmenter notre capacité à mobiliser sanitaire. Se donner la main pour en faire un pro-
les ressources. Aussi bien les ressources externes gramme phare et mobiliser les partenaires pour y
mais les ressources domestiques. Et obtenir l’en- Comment l’OMS s’attaque-t-elle au pro- investir grandement. Donc, cela requiert l’implica-
La première des choses que l’OMS fait au Came- gagement des parties prenantes et c’est à cela blème de la malnutrition au Cameroun ? tion, l’engagement de tout le monde. Des décideurs
roun et dans les autres États membres, c’est un que nous nous attelons depuis quelques temps à politiques, des partenaires techniques et financiers,
travail normatif. Nous avons généralement l’éla- voir les représentations diplomatiques, les ONG et La malnutrition est un problème multifactoriel. Et et surtout de la communauté bénéficiaire et des po-
boration des directives. Des directives pour la lutte d’autres partenaires pour qu’on puisse ensemble, quand on parle de malnutrition, il faut parler des pulations vulnérables.
contre les maladies, des directives sur les médica- accompagner le gouvernement camerounais à systèmes alimentaires. Lorsqu’on parle de système
ments et des directives pour les emplois. Donc, la combler le gap. Et le troisième, les Etats-Unis c’est alimentaire, il s’agit non seulement de la production Dr Magaran BAGAYOKO, nous sommes parvenus
première des choses avec le gouvernement, nous un partenaire clé de l’OMS et nous sommes encore des produits viviers, Il s’agit du stockage et de la au terme de notre entretien. Merci d’avoir répondu
faisons l’adoption de ces directives et de ces outils optimistes. Nous pensons que cette période de distribution jusqu’à l’accès. Nous saluons les efforts à nos questions.
aux normes et aux conditions spécifiques du Ca- turbulences va passer et que nous allons les avoir consentis par le gouvernement camerounais pour
meroun. Donc, cela se fait sur la base des réalités dans cette organisation qui est une organisation produire en quantité des denrées alimentaires. Je remercie l’ensemble de la presse ici pour nous
du terrain du Cameroun. Une fois ces directives-là noble et qui s’occupe de la santé internationale. Ce que nous produisons souvent est utilisé à bon aider à être plus audibles pendant ce moment de
sont faites, nous procédons à la formation. Donc, Cependant, au niveau de l’Etat, ce que nous re- escient. Cependant, nous faisons face à ce qu’on turbulence et surtout à commémorer notre anniver-
nous faisons la formation continue, non seulement commandons, et je me réjouis de mes premières appelle, à une certaine concurrence et à l’importa- saire qui est le 7 avril, date de la création de l’OMS.
la formation des prestataires de santé, ensuite la discussions avec les plus hautes autorités came- tion des produits fabriqués qui devient la tendance. Merci.
formation des groupes spécifiques à l’endroit des rounaises qui ont pris la mesure de cette décision Ce qu’on appelle les produits traités à l’usine. Donc
sages-femmes, par exemple, pour ce qui s’agit de américaine et qui sont en train de prendre des ac- ce sont ces produits qui doivent être revus. Et au
la santé de la mère et de l’enfant, et y compris la tions idoines, je pense que la première des choses niveau de l’OMS, nous avons tout un programme Entretien réalisé par Rostand
sensibilisation, la communication des risques et à faire c’est de faire une analyse exhaustive de la sur la sécurité sanitaire des aliments. Et nous ac- TCHAMI
l’engagement communautaire. Donc, pour que les situation. compagnons le gouvernement à vérifier la sécurité
communautés qui sont bénéficiaires de ces inter- sanitaire des aliments. Que ce soit les aliments qui

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Actu Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 Septembre 2025

Lutte contre le paludisme


Les Imams s’impliquent
Avec l’appui de l’ONG Impact santé Afrique, les leaders
religieux du Conseil des Imams et des dignitaires musulmans du
Cameroun (CIDIMUC), ont pris part à un atelier de renforcement
de leur capacité hier, 09 septembre 2025 à Yaoundé. Durant les
travaux, le Programme national de lutte contre le paludisme les
a suffisamment outillés, afin qu’ils puissent mieux sensibiliser les
communautés sur les moyens de protection contre le paludisme.

L
’engagement des confessions cette maladie ravageuse. Une initiative salu-
religieuses au niveau national taire puisqu’elle arrive dans un contexte où
et infra national représente une le Cameroun fait partie des 11 pays les plus
opportunité de mobilisation sociale touchés par le paludisme dans le monde.
et communautaire en faveur de la
lutte contre le paludisme et pour la Avec une population estimée à 25 millions
promotion des comportements favorables à
527 mille 242 habitants (INS 2019), la pré-
la santé. Les organisations
valence parasitaire du paludisme était de financements de lutte contre le paludisme, de diffusion des messages ; le faible ciblage
confessionnelles représentent un levier stra-
26,1% en 2022 (EIP) contre 24% en 2018 et le Ministère de la Santé Publique à travers de la communication envers les personnes
tégique unique pour faire reculer le palu-
30% en 2011 (EDS). A la fin de l’année 2024, son Programme National de Lutte Contre le socialement vulnérables en tenant compte
disme, en articulant leur action au coeur des
2 millions 964 mille 132 cas de paludisme Paludisme (PNLP) a développé un Plan de de leur spécificités (populations autochtones
communautés. C’est conscient de cela, que
confirmés ont été rapportés sur un total de Mitigation, avec un accent sur la mobilisation vulnérables, personnes réfugiées, migrants,
l’ONG Impact Santé Afrique en collaboration
11 millions 18 mille 183 (26,9%) consultations des ressources domestiques. personnes déplacées internes, personnes
avec le Programme national de lutte contre
selon le rapport PNLP 2024 avec,2016 décès handicapées
le paludisme (PNLP), a décidé d’organiser un
liés au paludisme sur un total de 24 652 dé- Engagement politique notamment sensorielles, etc.). Reconnais-
atelier de renforcement des capacités de 23
cès survenus dans les formations sanitaires sant donc le rôle et la contribution des organi-
Imams du Conseil des Imams et des digni-
(8,2%). Plus important, lalutte contre cette Mais cela ne semble pas suffisant parce que sations confessionnelles à la promotion de la
taires musulmans du Cameroun (CIDIMUC).
maladie au Cameroun, comme la plupart des l’analyse FFOM du PSNLP2019-2023 a iden- santé, elles sont une fois de plus appelées à
Ledit atelier s’est tenu hier, 09 septembre
pays à lourd fardeau du paludisme, est forte- tifié comme faiblesse dans la mise en œuvre jouer leur partition pour éliminer le paludisme
2025 à Yaoundé. Les présentations sur les
ment tributaire des financements extérieurs. de la composante « Communication pour le du territoire national. Après les leaders mu-
enjeux et défis liés au paludisme au Came-
Mais les récentes suspensions des finance- Changement Social et Comportemental, En- sulmans, c’est autour des leaders chrétiens
roun, faites par le responsable de la commu-
ments des PMI ont rendu la situation encore gagement politique et multisectorialité», le de bénéficier d’un renforcement de leur capa-
nication du PNLP, ont permis à tous ces lea-
plus compliquée en termes de financement. faible niveau de mise en œuvre de la straté- cité. Ce sera au cours d’un atelier qui va se
ders religieux de recevoir de la matière pour
Pour apporter une réponse efficace et effi- gie de mobilisation sociale et de participation tenir ce 10 septembre 2025 à Yaoundé.
mieux édifier et sensibiliser leurs ouialles sur
ciente aux effets induits par la baisse des ; l’insuffisance de diversification des canaux
les mécanismes préventifs de lutte contre
Recueillis par R.T

Réactions

Dr Moussa Oumarou, Coordonnateur général CIDIMUC


<< Le CIDIMUC a toujours pour préoccupation principale, l’homme et la paix. Le CIDIMUC étant
une organisation qui s’occupe de la société, de la prospérité de l’individu, et qui constitue la so-
ciété, dit solennellement son engagement à travailler pour accompagner ce mouvement salutaire.
Nous nous félicitons d’être associé à cette démarche. Les Imams vont faire leur travail. Le staff
va s’atteler à mobiliser davantage et à multiplier la sensibilisation et relayer l’information en vue
d’actions positives >>.

Mérimée Tchakounte, Advocacy advisor ISA


<< La lutte contre le paludisme est multisectoriel. Au niveau du Cameroun, on a compris qu’il était impor-
tant d’intégrer les sectoriels pour rendre la lutte plus efficace. C’est la raison pour laquelle au niveau du
premier ministère on a mis en place un comité multisectoriel qui prend en compte toutes les administra-
tions publiques pour faciliter les interventions des actions en faveur de la lutte contre le paludisme. Mais
au niveau communautaire on s’est rendu compte que les acteurs clés de la communauté, notamment les
Maires, les leaders religieux, n’étaient pas suffisamment pris en compte dans la lutte. Et nous pensons
que ces leaders sont au contact direct avec les populations et ils peuvent véhiculer des messages très
pertinents qui peuvent bousculer les comportements et amener les communautés à adopter des compor-
tements favorables pour leur santé >>.

Mfoluom Aliyou, Imam


<< À travers le contenu du séminaire, nous pensons que nous repartons d’ici avec un plus pour pouvoir
donner à nos fidèles ce que nous avons reçu. Parce que la communication faite a été très enrichissante
et nous allons dire à nos fidèles ce qu’ils doivent faire pour éviter le paludisme >>.

Recueillis par R.T

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Actu
Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 Septembre 2025

Préparation et riposte aux épidémies


L’engagement communautaire à rude épreuve nous essayons de replacer au centre de notre stratégie pour pouvoir
Face aux épidémies et pandémies qui surviennent atteindre le dernier des camerounais qui a besoin de soins, qui a
très souvent de manière surprenante et dans un pays besoin d’un ensemble de choses pour mieux vivre au quotidien >>, a
comme le Cameroun où les populations n’ont pas indiqué Manaouda Malachie.

facilement accès aux soins de santé dans les zones Mais ces ASC ne sont pas à l’abri de quelques difficultés. << Il y a le
reculées, l’urgence d’un meilleur engagement des mauvais état des routes, il y a le fait que le trajet est truffé de bosquets
et les maisons sont très distantes. Donc pour aller vers les popu-
communautés dans tous les processus nationaux de lations est très compliqué >>, révèle Koa Francine, Agent de santé
préparation et de réponse aux épidémies et pandé- communautaire de Kolnlong ère de santé d’Akono. Selon Essama
mies, s’impose. Pour ce faire, les défis auxquels elles Marc Carmel, agent de santé communautaire du district de santé de
Ngoumou, ère de santé de Bikok, << il y a aussi le problème d’adhé-
sont confrontées, doivent être relevés. .

À
sion. Parce qu’au niveau des populations, elles ont des idées arrêtées
et il faut les amener à changer de comportement >>. En plus, Olivia
côté des maladies infectieuses, saisonnières et Ngou, Directrice exécutive de l’ONG Impact Santé Afrique, souligne
accidentelles, le Cameroun est parfois confronté à qu’à cause du manque de financement, du manque de reconnais-
d’autres urgences de santé publique, notamment les riser la collaboration entre les différents acteurs du système de santé,
sance, de l’absence de protection, de la pénibilité et la charge du
épidémies et les pandémies. Pour y faire face, sur le y compris les CTD et les acteurs gouvernementaux multisectoriels,
travail, les Agents de santé communautaire, bien que dévoués et en-
plan structurel, le ministère de la Santé publique, a en les partenaires techniques et financiers, les professionnels de santé
gagés, se trouvent souvent malheureusement dans l’incapacité d’ac-
son sein, la Direction de la lutte contre la maladie, les et les communautés >>. Selon lui, il en ressort que les Soins de Santé
complir leurs missions nobles et d’autres se découragent. << Nous
épidémies et pandémies (DLMEP). Laquelle direction est chargée de Primaires font face à plusieurs défis majeurs, notamment : l’accès iné-
sommes conscients qu’on ne pourra pas éliminer le paludisme ou les
l’élaboration de la stratégie nationale de riposte aux épidémies et aux gal aux soins (beaucoup de populations, notamment en zones rurales
autres épidémies sans un engagement communautaire fort vu que
pandémies. C’est d’ailleurs cette direction, sous le lead du Dr Etoundi et enclavées, n’ont pas d’infrastructures de santé de proximité ; les
notre pays est encore en voie de développement et qu’on n’a pas en-
Mballa, qui va contribuer à la mise en place du Centre de coordination coûts des soins restent un obstacle pour les populations vulnérables,
core les centres de santé partout pour toutes les populations, il est im-
des opérations d’urgence de santé publique (CCOUSP) à Yaoundé, malgré l’existence de mécanismes comme la Couverture Santé Uni-
portant de mettre sur pied et aussi à l’échelle, ce programme d’Agent
qui a d’ailleurs servi de quartier général de la riposte à la COVID-19. verselle ) ; Financement insuffisant et instable (les SSP souffrent d’un
de santé communautaire dans les zones reculées et rurales. Donc le
Tout comme en tant que Directeur de la lutte contre la maladie, manque de financement domestique et dépendent parfois de parte-
plaidoyer qu’on fait, c’est de sensibiliser les membres du gouverne-
les épidémies et pandémies au ministère de la Santé publique, le nariats internationaux, il existe un besoin de modèles de financement
ment, le secteur privé, et d’autres partenaires pour que ces Agents de
Dr Etoundi Mballa a mis sur pied le programme de formation des plus durables) ; Insuffisance de ressources humaines formées ( la
santé communautaire soient suffisamment outillés, protégés et aussi
épidémiologistes de terrain (Cameroon field epidemiology training pénurie de médecins, infirmiers et agents de santé communautaire
financés >>, souhaite Olivia Ngou. Et d’ajouter << l’autre protection
program), qui est un programme qui permet d’avoir une vision compromet la qualité des SSP, les professionnels de santé sont par-
qu’on demande, c’est la Couverture santé universelle que le gouver-
commune de la situation sanitaire, de former des officiers et troupes fois insuffisamment sensibilisés aux approches des SSP, qui néces-
nement a bien voulu mettre en place. On sait que pour l’instant, les
sur l’ensemble du territoire national, de telle sorte qu’en cas de sitent une approche globale notamment prévention, promotion de la
femmes enceintes et les enfants sont prioritaires, mais on aimerait
survenue d’un incident, chaque acteur sait déjà à l’avance ce qu’il santé, et soins continus, les conditions de travail et la répartition du
ajouter une autre catégorie de personnes prioritaires pour la CSU qui
a, à faire. Seulement, pour que ces dispositions déjà prises par le personnel sont inégales, avec une concentration des soignants en
sont les Agents de santé communautaire, que chacun d’eux soit as-
ministère de la Santé publique pour répondre à la survenue des milieu urbain plus attractif ; Intégration insuffisante des technologies
suré au moins avec la CSU comme ça il peut lui-même aussi être en
épidémies et des pandémies soient efficaces, il faut un engagement et innovations ( les outils numériques et la télémédecine pourraient
bonne santé pour pouvoir aider les populations >>.
tout azimut avec notamment les communautés. C’est la raison pour améliorer l’accès aux SSP, mais leur adoption reste limitée, l’exploi-
laquelle en lançant officiellement le 27 juillet 2022, le plan stratégique tation des données de santé pour la planification et le suivi des soins
Augmentation des financements reste insuffisante ; Et enfin, le défi du rôle des communautés et la
national de la santé communautaire pour les années 2021 à 2025, le
ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, a mis un accent sensibilisation car la participation communautaire est essentielle pour
C’est entre autres, pour apporter des réponses à toutes ces attentes, la réussite des SSP. Face à tous ces problèmes, le forum, qui était
particulier sur l’importance des Agents de santé communautaire
que le ministère de la Santé publique a organisé du 18 au 21 novembre présidé par le ministre de la Santé publique, a donné naissance à la
(ASC). Car ces derniers sont devenus au fil du temps, des personnes
2024 à Yaoundé, le tout 1er forum sur les soins de santé primaires et Déclaration de Yaoundé, qui est un fort engagement politique pour le
essentielles et indispensables pour la prise en charge sanitaire des
l’institutionnalisation de la santé communautaire. Car d’après le Pr renforcement des Soins de santé primaires et de la Santé commu-
populations vivant dans des zones reculées, où il n’y a pas toujours
Eugène Sobngwi, Directeur de l’Organisation des soins et de la tech- nautaire par l’augmention du financement et de la mobilisation locale
d’infrastructures sanitaires. << Nous nous sommes rendus compte
nologie sanitaire au ministère de la Santé publique, << l’objectif du des fonds, engagement majeur des CTD et du secteur privé en faveur
qu’en restant au niveau central, au niveau régional, au niveau des
Forum était d’évaluer l’état actuel des Soins de santé primaire (SSP) de la promotion des SSP. Il apparaît donc clairement que le point
districts ne suffit pas, nous pouvons bien actionner un certain nombre
et identifier les obstacles à leur développement ; d’échanger sur les central sur lequel il faut insister pour inciter un meilleur engagement
de leviers pour atteindre nos objectifs, pour améliorer nos indicateurs
expériences réussies et les innovations pour renforcer leur mise en communautaire dans les processus de préparation et de riposte aux
de santé. Mais nous le ferons encore mieux avec des hommes et
œuvre ; de mobiliser les acteurs nationaux et internationaux autour épidémies et pandémies, c’est l’augmentation des financements.
des femmes qui sont prêts à aller dans les ménages et à surveiller
d’engagements concrets pour améliorer l’accès aux soins ; et de favo-
les indicateurs de santé au sein des communautés. Ce sont eux que
Rostand TCHAMI

Lutte contre les hépatites


Tout savoir sur la maladie
Chaque 28 juillet, le monde entier que beaucoup de personnes vivent avec une niques et d’entraîner des complications à
hépatite sans le savoir, car les symptômes long terme.
célèbre la journée mondiale contre les peuvent être absents ou légers au début ( Conséquences des différentes formes
hépatites , une occasion cruciale pour fatigue, nausées, jaunissement des yeux...). d’hépatite :
sensibiliser aux dangers de ces maladies D’après l’OMS, plus de 300 millions de per- Hépatite A: Généralement aiguë et bénigne,
virales qui touchent le foie. Soutenue sonnes dans le monde vivent avec une hépa- l’hépatite A peut rarement évoluer vers une
tite virale chronique. Pourtant, moins de 10% insuffisance hépatique aiguë.
par l’organisation mondiale de la santé d’entre elles savent qu’elles sont infectées. Hépatite B: Peut devenir chronique et entraî-
(OMS), cette journée vise à alerter, Chaque année plus de 1,1 million de per- ner une cirrhose, un cancer du foie, et une
informer, dépister et mobiliser car les sonnes meurent de complications liées aux insuffisance hépatique.
hépatites virales tuent silencieusement hépatites ce qui en fait l’une des principales Hépatite C: Peut également devenir chro-
causes de décès évitables dans le monde. nique et entraîner une cirrhose, un cancer du
chaque année pourtant elles peuvent En Afrique et au Cameroun précisément, la foie, et une insuffisance hépatique.
S’assurer que les aliments et l’eau sont
propres et sûrs, surtout lors de voyages dans
être prévenues, traitées et parfois situation est préoccupante, avec des préva- Hépatite D: Ne se manifeste qu’en présence des zones à risque. La vaccination contre
même guéries.

L
lences élevées pour les hépatites B et C, et d’une hépatite B et peut aggraver les consé- l’hépatite B est recommandée pour tous les
des complications potentiellement graves quences de cette dernière. nourrissons et est obligatoire pour certains
es hépatites virales sont des comme le cancer du foie. Le Cameroun est Hépatite E: Généralement aiguë et bénigne, professionnels de santé et étudiants. Utiliser
infections du foie causées par considéré comme un pays à forte endémie mais peut être plus grave chez les femmes
différents virus. Les plus courantes des préservatifs lors des rapports sexuels.
pour l’hépatite B, avec des disparités régio- enceintes. Ne pas partager de seringues, de rasoirs, de
sont les hépatites A,B,C,D et E.
nales, notamment dans l’Extrême-Nord où la brosses à dents ou d’autres objets person-
Parmi elles, les hepatites B et C
prévalence atteint 17,7%. L’hépatite C touche Vaccin nels qui pourraient entrer en contact avec du
représentent une menace majeure
pour la santé publique, car elles peuvent également une part significative de la popula- sang. Utiliser des préservatifs lors des rap-
entraîner des maladies telles que la cirrhose tion, avec une prévalence de 1,3%. Pour ce qui est des moyens de prévention, ports sexuels. Ne pas partager de matériel
ou le cancer du foie. La transmission varie la vaccination est la principale mesure de d’injection (seringues, aiguilles, cuillères,
selon le type d’hépatite prévention pour les hépatites A et B. Pour etc.). En résumé, la vaccination est la pierre
Les hépatites A et E sont souvent liées à une Les hépatites, peuvent avoir des consé- l’hépatite C, la prévention repose sur des me- angulaire de la prévention des hépatites A et
mauvaise hygiène ou à une eau contaminée. quences graves, notamment la cirrhose et sures d’hygiène et la réduction des risques B, tandis que la prévention de l’hépatite C re-
Les hépatites B,C et D sont transmises par le cancer du foie, particulièrement dans les liés à l’exposition au sang. Le vaccin contre pose sur des mesures d’hygiène et la réduc-
le sang, les rapports sexuels non protégés, formes chroniques. Les hépatites virales, l’hépatite A est le moyen le plus efficace de tion des risques d’exposition au virus.
le partage d’aiguilles ou encore de mère à causées par les virus A, B, C, D et E, sont prévenir cette infection. Se laver fréquem-
enfants à la naissance. Le plus inquiétant est les plus fréquentes, et les hépatites B et C ment les mains, surtout avant de manipuler
Ornela Nana et internet
sont les plus susceptibles de devenir chro- des aliments et après être allé aux toilettes.

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MONDE SANTÉ Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 Septembre 2025

Cancer du sein
Quand la piqûre d’abeille sauve
Selon une étude
menée par des
Chercheurs
Australiens, le
venin d’abeille
a démontré
son efficacité
remarquable
à 100%contre
certaines cellules
cancéreuses du sein
après les premiers
tests effectués
sur les murins.
Le passage des
modèles animaux
aux essais cliniques
humains, représente
la prochaine étape
cruciale pour valider
ces découvertes.

L
a nature regorge de substances d’action essentiel : la mélittine perturbe triple négatif développent une résistance
aux propriétés médicinales encore les voies de signalisation chimiques uti- aux chimiothérapies conventionnelles. Vers des applications cliniques
méconnues. Parmi elles, le venin lisées par les cellules cancéreuses pour Le taux de récidive élevé dans les deux
d’abeille suscite un intérêt croissant se multiplier. Cette double action ex- ans suivant le traitement souligne l’ur- Malgré ces avancées prometteuses,
dans la recherche contre le cancer. plique l’efficacité remarquable observée gence de développer de nouvelles ap- plusieurs étapes restent nécessaires
Une équipe de scientifiques de lors des tests préliminaires. proches thérapeutiques. avant d’envisager des applications cli-
l’Institut Harry Perkins à Perth (Australie) niques. Des recherches supplémentaires
a démontré son efficacité remarquable Une solution ciblée pour le Synergie prometteuse avec les traite- cherchent actuellement : Les méca-
contre certaines cellules cancéreuses du ments conventionnels nismes d’action précis de la mélittine sur
sein. Cette découverte ouvre de nouvelles cancer triple négatif
différents types de cellules cancéreuses
perspectives thérapeutiques pour des formes L’équipe du Dr Ciara Duffy, qui dirigeait ; L’efficacité du venin d’abeille pour pré-
particulièrement résistantes aux traitements Le cancer du sein triple négatif représente ces recherches, a également exami-
environ 15 % des cas diagnostiqués et venir les métastases ; Les dosages op-
conventionnels. né l’association entre venin d’abeille et timaux pour maximiser l’effet anticancé-
Le venin d’abeille renferme un composé pose un défi thérapeutique majeur. Cette chimiothérapie classique. Les résultats
forme particulièrement agressive se ca- reux tout en minimisant la toxicité ; et Les
actif appelé mélittine, véritable arme na- suggèrent une complémentarité remar- meilleures combinaisons avec d’autres
turelle contre les cellules cancéreuses. ractérise par l’absence de récepteurs quable entre ces deux approches thé-
spécifiques sur les cellules cancéreuses, traitements existants. Ces travaux s’ins-
Cette substance possède une capacité rapeutiques. La mélittine, en perforant crivent dans un mouvement plus large
exceptionnelle à traverser la membrane limitant considérablement les options de la membrane des cellules cancéreuses,
traitement ciblé. de recherche sur les propriétés antican-
des cellules malignes. Son action est à la facilite l’entrée des médicaments de céreuses du venind’abeille. Des études
fois précise et dévastatrice pour les cel- Les recherches menées à perth ont dé- chimiothérapie comme le docétaxel.
montré que le venin d’abeille pourrait antérieures avaient déjà démontré son
lules tumorales. Cette synergie augmente significative- efficacité contre d’autres types de can-
La mélittine agit en créant de minuscules combler cette lacune thérapeutique. Les ment l’efficacité du traitement et réduit la
tests effectués sur des modèles murins cers comme le mélanome, le cancer du
perforations dans la membrane des croissance tumorale chez les souris de poumon, le glioblastome et les cancers
cellules cancéreuses. Ces micro-trous ont montré des résultats spectaculaires laboratoire.
: élimination de 100 % des cellules can- gynécologiques. Le passage des mo-
déstabilisent l’intégrité cellulaire et dé- Un avantage considérable de cette dé- dèles animaux aux essais cliniques hu-
clenchent une cascade de réactions me- céreuses à certaines concentrations ; couverte réside dans la possibilité de
effet minimal sur les cellules saines en- mains représente la prochaine étape cru-
nant à leur destruction. Plus impression- synthétiser la mélittine en laboratoire. ciale pour valider ces découvertes. Si les
nant encore, cette action se produit en vironnantes ; action rapide, en moins Cette caractéristique élimine la nécessité
d’une heure après l’application ; blocage résultats se confirmaient, cette approche
moins d’une heure après l’exposition au de collecter le venin directement auprès thérapeutique pourrait transformer radi-
venin. L’étude australienne, publiée dans des voies de signalisation favorisant des abeilles, rendant le développement
la prolifération tumorale. Ces résultats calement la prise en charge des formes
la revue Nature-Precision Oncology a d’un traitement plus durable et acces- les plus agressives de cancer du sein.
également révélé un autre mécanisme sont d’autant plus encourageants que la sible.
moitié des patientes atteintes de cancer
Source : [Link]

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MONDE SANTÉ Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 Septembre 2025

Consommation d’alcool

2,6 millions de décès en 2019


Selon le rapport
2024 de l’OMS,
c’est dans les pays
à faible revenu que
les taux de mortali-
té dus à la consom-
mation d’alcool
sont les plus élevés.

L
e rapport 2024 de l’Organisa-
tion mondiale de la santé (OMS)
montre qu’en 2019, 2,6 millions
de décès ont été imputables à la
consommation d’alcool, ce qui re-
présente 4,7 % de l’ensemble des
décès survenus cette année-là, tandis que
600 000 décès étaient dus à la consomma-
tion de drogues psychoactives. Fait notable,
2 millions de décès attribuables à l’alcool et
400 000 décès dus aux drogues ont été enre-
gistrés chez des hommes. Le Rapport de si-
tuation mondial de l’OMS sur l’alcool, la santé
et le traitement des troubles liés à l’usage de
substances (Global status report on alcohol
and health and treatment of substance use
disorders, en anglais), fondé sur les don-
nées de 2019, présente un tableau complet
des conséquences de la consommation d’al-
cool et de drogues sur la santé publique et
de la situation mondiale de la consommation
d’alcool et du traitement des troubles liés à reste bien trop élevé : il était de 2,6 millions en pur par jour, soit l’équivalent d’environ deux de soutien par les pairs sont des ressources
l’usage de substances. D’après ce document, 2019, les chiffres les plus hauts étant enregis- verres de vin, deux bouteilles (33 cl) de bière utiles pour celles et ceux qui présentent des
environ 400 millions de personnes dans le trés dans la Région européenne et la Région ou deux verres (4 cl) de spiritueux. Ce niveau troubles liés à l’usage de substances, près de
monde présentaient alors des troubles liés à africaine. C’est dans les pays à faible revenu et cette fréquence de consommation sont la moitié des pays ayant répondu à l’enquête
la consommation d’alcool. Parmi elles, 209 que les taux de mortalité dus à la consom- associés à des risques accrus de nombreux ont indiqué ne pas en disposer. La stigmati-
millions de personnes étaient alcoolodépen- mation d’alcool sont les plus élevés, par litre problèmes de santé et augmentent la mortali- sation, la discrimination et les idées fausses
dantes. d’alcool consommé, et dans les pays à re- té et le handicap. sur l’efficacité du traitement contribuent à ces
« L’usage de substances nuit gravement à la venu élevé qu’ils sont les plus bas. D’après En 2019, 38 % des buveurs actuels avaient graves insuffisances dans la disponibilité des
santé individuelle : il accroît le risque de ma- les estimations, sur l’ensemble des décès eu une « consommation occasionnelle de traitements et au faible rang de priorité accor-
ladies chroniques et de problèmes de santé attribuables à l’alcool en 2019, 1,6 million de fortes quantités d’alcool », définie comme la dé à ces troubles par les organisations spé-
mentale et entraîne chaque année des mil- décès était dû à des maladies non transmis- consommation d’au moins 60 g d’alcool pur cialisées dans la santé et le développement.
lions de décès évitables, ce qui est une tragé- sibles, dont 474 000 à des maladies cardio- à une ou plusieurs reprises au cours du mois
die. Cette consommation fait peser un lourd vasculaires et 401 000 à des cancers. précédent, soit l’équivalent de 4 ou 5 verres Actions engagées
fardeau sur les familles et les communautés Quelque 724 000 décès étaient liés à des de vin, bouteilles de bière ou verres de spi-
en augmentant l’exposition aux accidents, blessures, dues notamment à des accidents ritueux. La consommation régulière de fortes
Pour atteindre plus rapidement la cible 3.5
aux traumatismes et à la violence », a déclaré de la route, à l’automutilation et à la violence quantités d’alcool était très répandue chez
des ODD et réduire le fardeau sanitaire et
le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Direc- interpersonnelle. D’autre part, 284 000 dé- les hommes. À l’échelle mondiale, 23,5 % de
social imputable à l’usage de substances,
teur général de l’OMS. « Pour bâtir une socié- cès étaient en rapport avec des maladies l’ensemble des jeunes de 15 à 19 ans étaient
les gouvernements et les partenaires doivent
té plus saine et plus équitable, nous devons transmissibles. Ainsi, il a été démontré que des consommateurs d’alcool au moment de
agir plus résolument dans huit domaines stra-
de toute urgence nous engager à prendre des la consommation d’alcool augmente le risque l’enquête, les taux les plus élevés pour cette
tégiques. Il leur faut : renforcer l’action de
mesures audacieuses qui réduisent les effets de transmission du VIH, car elle majore le tranche d’âge étant enregistrés dans la Ré-
sensibilisation moyennant une campagne de
négatifs de la consommation d’alcool sur la risque de rapports sexuels non protégés, et gion européenne (45,9 %) et les Amériques
plaidoyer mondiale coordonnée ; étoffer les
santé et la société et rendent accessible et accroît le risque d’être infecté par la tubercu- (43,9 %).
capacités de prévention et de traitement des
financièrement abordable le traitement des lose et d’en décéder, car elle supprime une
systèmes de santé et de protection sociale ;
troubles liés à la consommation de subs- vaste gamme de réponses immunitaires. En Lacunes dans la couverture du renforcer la formation des professionnels de
tances. » 2019, la part la plus élevée (13 %) de décès
traitement des troubles liés à la santé ; s’engager de nouveau à mettre en
Les auteurs du rapport soulignent l’urgence attribuables à l’alcool concernait les jeunes
qu’il y a d’agir plus vite au niveau mondial âgés de 20 à 39 ans.
l’usage de substances œuvre le Plan d’action mondial contre l’al-
cool 2022-2030en mettant l’accent sur l’en-
pour atteindre la cible 3.5 des objectifs de
semble de mesures « SAFER » (en anglais)
développement durable (ODD), d’ici à 2030, Il existe des traitements efficaces pour les
Tendances de la consomma- ; amplifier les efforts internationaux pour le
en réduisant la consommation d’alcool et de troubles liés à l’usage de substances, mais
tion d’alcool la couverture thérapeutique reste trop faible.
renforcement des capacités et le transfert de
drogues et en améliorant l’accès à un traite-
connaissances ; mobiliser les organisations
ment de qualité des troubles liés à l’usage de En 2019, dans les pays communiquant ces
La consommation totale d’alcool par habitant de la société civile, les associations profes-
substances. données, la proportion des personnes en
dans la population mondiale a légèrement sionnelles et les personnes qui ont connu ces
rapport avec des services offrant un traite-
diminué, passant de 5,7 litres en 2010 à problèmes ; améliorer les systèmes de sur-
Conséquences de la consom- ment de l’usage de substances était com-
5,5 litres en 2019. Les niveaux les plus éle- veillance à plusieurs niveaux et les moyens
prise entre moins de 1 % et 35 % au plus.
mation d’alcool sur la santé vés de consommation par habitant ont, cette La plupart des 145 pays qui ont communiqué
de recherche correspondants ; et intensifier la
année-là, été observés dans la Région eu- mobilisation et l’allocation des ressources et
des données n’étaient pas dotés d’un poste
Les auteurs du rapport soulignent que, même ropéenne (9,2 litres) et dans la Région des les mécanismes de financement innovants de
budgétaire spécifique et ne disposaient pas
si les taux de mortalité liés à l’alcool ont lé- Amériques (7,5 litres). Le niveau de consom- sorte à consolider les capacités des systèmes
non plus de données sur les dépenses pu-
gèrement baissé depuis 2010, le nombre to- mation d’alcool par habitant chez les buveurs de santé et sociaux.
bliques engagées pour le traitement de ces
tal de décès dus à la consommation d’alcool s’élève en moyenne à 27 grammes d’alcool troubles. Alors que les groupes d’entraide et

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L’INFO EN + Quotidien Infos+Santé N° 120 du 15 Septembre 2025

Fabrication des produits de beauté


Les plantes locales en valeur
Grâce à la toute première édition
des journées de la Cosmétopée
organisée du 09 au 11 septembre
2025 à Yaoundé, par le Service
d’appui aux initiatives locales
de développement en co-action
avec l’Association citoyenne de
défense des intérêts communs,
les participants et les visiteurs ont
été édifiés sur l’importance des
produits forestiers non ligneux
dans l’industrie cosmétique et la
valorisation des produits locaux
en vue de limiter l’utilisation des
produits importés.

L
e Service d’appui aux initiatives
locales de développement (SAILD)
en co-action avec l’Association
citoyenne de défense des intérêts
communs (ACDIC), a ouvert le 09
septembre 2025, la toute première
entre la tradition et la modernité. tout en conciliant les savoir-faire traditionnel temps marginalisée et qui depuis la loi du 20
édition des journées de la cosmetopée
et scientifique >>. Car << l’esthétique est un juillet 2020 a commencé à avoir une structu-
au Cameroun afin de rendre les produits
Pour ce faire, plusieurs thèmes guident ces art, un savoir-faire et savoir vivre >>, a fait sa- ration >>, est l’un des souhaits d’ Alvine Djuffo
forestiers non ligneux un peu plus attrayants
travaux. Il s’agit notamment de : la valorisa- voir Oyono Bitounou Valère. Il ajoute que << Tsayem Présidente du Syndicat des Promo-
dans le processus de cosmétique et concilier
tion des savoirs traditionnels et des plantes les produits issus de la cosmétopée sont des teurs de Salons de coiffure et d’esthétique
le savoir traditionnel au savoir scientifique
locales dans la filière cosmétique ; la médita- œuvres de l’esprit, de la création intellectuelle (SYNPCE) et coordinatrice du pôle bien-être
pour permettre ainsi la vulgarisation des
tion entre les savoirs faire endogènes et les et méritent des droits d’auteurs et de l’appro- et esthétique du Minac. Elle poursuit que <<
produits naturels. La cérémonie d’ouverture,
exigences scientifiques industrielles et régle- priation intellectuelle >>. cet événement permettra également la valo-
présidée par Oyono Bitounou Valère,
Inspecteur technique N1 du ministère des Arts mentaires ; la mise en lumière de la biodiver- risation des matières premières, car il a été
et de la culture, représentant du ministre dudit sité du bassin du Congo à travers des exposi- Découverte des plantes natu- découvert plusieurs produits qui sont utili-
tions, démonstrations et ateliers participatifs, sés et qui n’étaient pas connu avant comme
ministère, a permis de préciser le contexte
afin de rendre beau et belles naturellement relles le ricin>>. Il a donc été question durant ces
dans lequel se tiennent ces assises. D’après
Alvine Djuffo Tsayem, coordinatrice du pôle grâce aux forêts. jours, de présenter et expliquer davantage les
Pour permettre la consommation locale, et Lors de cette cérémonie, le SAILD a convié contours de la cosmétopée pour permettre
bien-être et esthétique du ministère des Arts des experts nationaux et internationaux, des
et de la culture, le Cameroun est le troisième favoriser la vulgarisation et l’utilisation des à tous de découvrir plusieurs produits qui
plantes naturelles, le SAILD a donc mis sur chercheurs, acteurs et praticiens du secteur existent dans les forêts et leurs utilisations.
plus grand marché de la consommation de la cosmétique à des présentations qui
des produits cosmétiques en Afrique pied le concept de cosmetopé qui est comme Avant de mettre la clé sous le paillasson à
a fait savoir Franck Ndjodo environnementa- permettraient amples explications sur les en- ce grand rendez-vous, une foire sera ouverte
subsaharienne avec un taux d’importation de jeux et défis du marché de la cosmétopée au
11872 tonnes soit une valeur de 33,5 milliards liste, membre du SAILD, << un moyen d’uti- au grand public au siège de l’ACDIC, pour
lisation des plantes naturelles pour la beauté Cameroun, sur la légalisation des produits et les inviter a plus de découvertes, ainsi qu’une
de recettes et 1455 tonnes d’exportations établissements et aussi sur l’apport et l’utili-
soit 27 milliards en 2023. La balance étant et le bien être sans utiliser les intra chimiques boutique pour mettre les produits à la dispo-
mais plutôt les produits des forêts qui existent sation de plusieurs produits naturels. Par la sition de tous.
donc déficitaire, le SAILD en coaction avec même occasion, rassembler les acteurs de la
l’ACDIC, a décidé d’organiser la première et sont méconnus de plusieurs personnes >>.
Il ajoute que << ce projet consiste à rendre les cosmétopée et encourager l’entrepreneuriat
édition des journées de la cosmétopée du qui permettra << la valorisation des matières Ornela NANA
bassin du Congo en vue de tracer la voie produits forestiers non ligneux un peu plus at-
trayants dans le processus de la cosmétique premières dans une filière qui a été long-

Sud-ouest
Campagne de santé gratuite
Afin de garantir aux gion du sud-ouest. Ceci dans le cadre de
la mise en œuvre de la politique sociale
populations les plus et sanitaire impulsée par le chef de l’État
vulnérables un accès son excellence Paul Biya et supervisé
équitable aux soins de santé par le ministre de la santé publique Dr
de qualité, le gouvernement Manaouda Malachie.
de la République du
Le Gouvernement du Cameroun, dans
Cameroun organise du 20 le but d’offrir un accès équitable à des
au 22 septembre 2025 une soins de santé de qualité et à la portée
vaste campagne de santé de tous les Camerounais, en particulier
gratuite dans la région du des populations les plus vulnérables, a
sud-ouest. Ceci dans le mis sur pied une opération humanitaire
cadre de la mise en œuvre et de proximité qui se déroulera dans la
région du Sud-Ouest du 20 au 22 sep-
de la politique sociale et tembre précisément à l’hôpital régional
sanitaire impulsée par le Annexe de Kumba, à l’hôpital régional
chef de l’État son excellence de limbé et à l’hôpital régional Annexe
Paul Biya et supervisé par le de Buea. Cette démarche a pour objec-
ministre de la santé publique tif majeur de rapprocher l’offre des soins
Dr Manaouda Malachie. des populations mais également de sou-
lager les souffrances des couches vulné-

A
fin de garantir aux populations rables.
les plus vulnérables un accès bète, hépatites et autres); 1000 interven- façon massive pour bénéficier de cette
équitable aux soins de santé Durant cette campagne le ministère de la tions de chirurgie dentaire et la collecte offre de santé exceptionnelle.
de qualité, le gouvernement de santé publique voudrait réaliser 15 000 de 1000 poches de sang. Pour atteindre
la République du Cameroun organise consultations médicales générales; 500 ces objectifs, le ministère de la Santé pu-
du 20 au 22 septembre 2025 une vaste interventions de chirurgie générale; 150 blique compte sur la participation des po-
opérations de la cataracte; 7 500 dépis- pulations de la Région du Sud-Ouest de
Celcom Minsanté
campagne de santé gratuite dans la ré-
tages divers (hypertension artérielle, dia-

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