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Chapitre 4: Magnétostatique: - Théorème D'ampère - Application Du Théorème D'ampère

Le chapitre 4 traite de la magnétostatique, qui étudie les effets magnétiques indépendants du temps, notamment les interactions magnétiques et les sources de champ magnétique. Il aborde des concepts clés tels que le courant électrique, la force de Lorentz, le champ magnétique, et les lois fondamentales comme celle de Biot et Savart. Des exemples de calculs et des applications pratiques illustrent les principes théoriques discutés.

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Chapitre 4: Magnétostatique: - Théorème D'ampère - Application Du Théorème D'ampère

Le chapitre 4 traite de la magnétostatique, qui étudie les effets magnétiques indépendants du temps, notamment les interactions magnétiques et les sources de champ magnétique. Il aborde des concepts clés tels que le courant électrique, la force de Lorentz, le champ magnétique, et les lois fondamentales comme celle de Biot et Savart. Des exemples de calculs et des applications pratiques illustrent les principes théoriques discutés.

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Chapitre 4 : Magnétostatique

I - Introduction
II - Courant électrique et Densité de courant
III - Force de Lorentz et force de Laplace
IV – Propriétés de symétrie du champ magnétique
V – Expression du champ magnétique
VI – La loi de Biot et Savart
VII – Calcul du champs : étude de quelques cas
VIII – Conservation du flux magnétique
IX – Lignes de champ magnétiques
X – Théorème d’Ampère
XI – Application du théorème d’Ampère
XII – Le potentiel vecteur
XIII – Exemple de calcul du potentiel vecteur
XIV – Relations de continuité du champ magnétique
XV – Induction électromagnétique
1
Introduction
La magnétostatique étudie les effets magnétiques indépendant du temps
Interaction magnétique, Interaction à distance

- Attraction limaille de fer - Déviation des particules électriques en mouvement.


- Déviation d’une boussole

Sources magnétiques
Conducteur
Aimants
parcouru par un courant

naturels artificiels
Expérience d’Oersted (1820)

Solides ferromagnétiques
• Fe, Co, Mn I
• leurs oxydes; la magnétite : Fe3O4 L ’aiguille se place perpendiculairement au fil
• alliages du Fe, Co, Ni

I
Le magnétisme est une manifestation des
charges électriques en mouvement. La déviation de l ’aiguille s ’inverse
2
Introduction
Expérience de l’aimant brisé
Sud Nord

Pôle Sud Pôle Nord

Deux pôles de nature différente s’attirent

On ne peut pas isoler les pôles magnétiques


Les pôles magnétiques vont toujours par paires
Deux pôles de même nature se repoussent
Chaque atome est un petit aimant
Hypothèse d’Ampère : le dipôle magnétique est l’élément fondamental magnétique (modélisée
comme une spire parcourue par un courant).
Vecteur champ magnétique
Une source magnétique modifie certaines propriétés de l ’espace environnant. On dit que cet
espace est le siège d’un champ magnétique qui se manifeste par l’apparition d’une force qui agit
à distance sur une boussole, une particule chargée et un aimant.

direction Aiguille aimantée


S
sens Aiguille orientée Sud - Nord B
• Système International ➔ Tesla (T) 3
unité
• Système CGS ➔ Gauss (G) 1G = 10-4 T
4
Courant électrique et vecteur densité de courant
1 – Courant électrique
Un courant électrique est la grandeur algébrique correspondant à la circulation de porteurs de charges
mobiles (p.c.m.) électriques dans un conducteur. L’intensité du courant électrique quantifie le débit de
charges en un point du circuit. 𝑑𝑞(𝑡)
𝑖 𝑡 =
𝑑𝑡
L’intensité i(t) est une grandeur algébrique, et s’exprime en ampère Symbole: (A=C/s) dans le S.I.
Par convention, le sens positif du courant est celui des porteurs de charges positives : d q > 0.

2 - Vecteur densité de courant


On considère un conducteur de section dS. Soit n le
nombre de charges mobiles par unité de volume et 𝑉 leur
vitesse, e est la charge de l’électron.
Pendant la durée dt, la charge dq qui traverse la section
dS est égale à :

𝛿𝑞 = 𝑛𝑒𝑉𝛿𝑡𝑑𝑆 = ρ𝑉𝛿𝑡𝑑𝑆

On définit le vecteur densité de courant (unité : Am-2) par : 𝐽Ԧ = 𝜌𝑉 = ne𝑉


𝜌 étant la densité volumique de charges mobiles.

L’intensité du courant à travers un 𝛿𝑞


conducteur de section totale A s’écrit donc : di(t) = 𝑖 𝑡 = ඵ 𝐽.Ԧ 𝑑𝑆
𝛿𝑡 5
Courant électrique et vecteur densité de courant
Le courant est donc le flux du vecteur densité de courant à travers une section S. On appelle
ligne de courant la courbe tangente en chacun de ses points au vecteur densité de courant. C’est
la trajectoire d’une charge mobile.

Remarque Ԧ 𝑑𝑆 = 0
඾ 𝐽.
En régime permanent, le flux du vecteur densité de courant est conservatif.
𝑑𝑖𝑣 𝐽Ԧ = 0
Le flux de 𝐽Ԧ à travers les différentes sections d’un tube de courant est
constant.

Loi d’Ohm
𝐽Ԧ = 𝜎𝐸
Dans un conducteur, la densité de courant est reliée au champ électrique :
La constante σ, fonction de la nature du matériau, est la conductivité. 1 𝐿
𝜌= 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑅= 𝜌
On utilise pour caractériser le matériau sa résistivité r, tel que : 𝜎 𝑆
R est la résistance d’un conducteur cylindrique de longueur L est de section S. L’unité de la résistance est
l’Ohm (W), celle de la résistivité r est l’Ohm-mètre (W.m)

Tension ou différence de potentiel


Pour obtenir une circulation de courant dans un circuit, il faut qu’au moins deux points du circuit soient à des
potentiels différents. La tension électrique UAB entre les points A et B, est la différence entre les potentiels VA
au point A et VB au point B (flèche dirigée de B vers A) :
La force de Lorentz
Soit une particule chargée, de charge q et animée d’une vitesse 𝑣,
Ԧ baignant dans un espace où se trouve
un champ électrique 𝐸 et un champ magnétique 𝐵 est soumise à une force de Lorentz 𝑭 tel que :

𝑭 = 𝒒 𝑬 + 𝒗 ˄ 𝑩 = 𝑭 𝒆 + 𝑭𝒎 Tel que ; 𝑭𝒆 = 𝒒𝑬 et 𝑭𝒎 = 𝒒𝒗 ˄ 𝑩

La force de Lorentz permet de définir la nature du champ électrique 𝐸 et du champ magnétique 𝐵 par
leur action sur une charge électrique q.

𝑭𝒆 = q𝐸 = force électrique, colinéaire au champ électrique (opposée ou même sens selon signe de q).

𝑭𝒎 𝒒𝒗 ˄ 𝑩 = force magnétique, orthogonale à la fois à la vitesse 𝑣Ԧ et au champ magnétique 𝐵.

𝑭𝒎 = 𝐹𝑚 = 𝑞𝑣𝐵𝑠𝑖𝑛 𝛼, 𝛼 est l'angle formé par 𝑞𝑣Ԧ et 𝐵.


- Si v = 0 ou bien si 𝑣Ԧ // 𝐵 (𝛼 = 0 ), pas de force
magnétique.
- si 𝛼 = 90° alors 𝐹𝑚 = 𝑞𝑣𝐵 (force maximale)

Unités: F en N, E en V/m; B en T; q en C; v en m/s.


Rappel: charge élémentaire e = 1.6 10-19 C; proton: charge +e, électron: charge -e.

On cherchera à étudier le mouvement d’une particule chargée soumise à un champ 𝐸 7


électrique et à un champ magnétique 𝐵
La force de Lorentz
Soit m la masse de la particule chargée et q sa charge, . soumise à un champ 𝐸 électrique
et à un champ magnétique 𝐵 La relation fondamentale de la dynamique impose :
𝒅𝒗 𝒅𝟐 𝑶𝑴
m = 𝒎 𝟐 = 𝒒(𝑬 + 𝒗 ˄ 𝑩)
𝒅𝒕 𝒅𝒕

Mouvement d'une particule chargée dans un champ électrique uniforme et constant


La particule de charge q et de masse m est soumise à la seule force 𝒅𝒗 𝒅𝟐 𝑶𝑴
𝒎 = 𝒎 𝟐 = 𝒒𝑬
électrique 𝐹Ԧ = 𝑞𝐸 où 𝐸 est invariable dans l'espace et dans le temps. 𝒅𝒕 𝒅𝒕

L’accélération est q 𝑬 / m
𝑑𝑂𝑀 𝑞𝐸 Où 𝑣Ԧ0 est la vitesse initiale de la charge.
𝑣Ԧ 𝑡 = = ( )𝑡 + 𝑣0
𝑑𝑡 𝑚
q𝐸 2
𝑂𝑀 t = 𝑡 + 𝑣Ԧ0 t + 𝑂𝑀0 Où 𝑂𝑀0 est la position initiale de la charge.
2m

Conclusion: le champ électrique accélère ou ralentit


une charge dans son mouvement (dépend du sens
de la force q𝐸 par rapport à 𝑣Ԧ0 ).
Conservation de l’énergie:
En l’absence de champ électrique, l’équation du mouvement est : 𝑭𝒎 = 𝒒 𝑽 ∧ 𝑩 , la force magnétique
ne travaille pas : 𝑭𝒎 .𝑽 = 𝒒 𝑽 ∧ 𝑩 .𝑉 = 0. L’énergie cinétique est conservée car
𝒅𝑽 𝒅 𝟏
8
𝟐)
𝒎 𝒅𝒕 . 𝑽= ( m𝒗 = 0 Donc la vitesse a un module constant.
𝒅𝒕 𝟐
La force de Lorentz
𝒅𝑽 𝒅 𝟏 𝒅𝚽
En présence de 𝐸 𝑒𝑡 𝐵, 𝒎 . 𝑽 = ( m𝒗𝟐 ) = q 𝑬. 𝑽 = -q𝛁 𝚽. 𝑽 = -q
𝒅𝒕 𝒅𝒕 𝟐 𝒅𝒕
𝒅 𝒎𝑽𝟐
où 𝑬 = -𝛁 𝚽 , 𝚽 est le potentiel électrostatique. On a 𝒅𝒕 𝟐
+ 𝒒𝜱 = 0

Mouvement d'une particule chargée dans un champ magnétique uniforme et constant


Pour une particule chargée de charge q et de vitesse 𝑣Ԧ dans une région où il y’a uniquement un
champ magnétostatique 𝐵. L’équation du mouvement est ; 𝑭𝒎 = 𝒒 𝑽 ∧ 𝑩

On prends le champs magnétique orienté selon l’axe (Oz) 𝐵 = 𝐵𝑒𝑍


Il est convenable dans ce cas de séparer 𝑉 en sa composante parallèle à
𝐵 et celle qui est perpendiculaire: 𝑽 = 𝑽∥ + 𝑽⊥
𝒅𝑽∥
= 𝟎 pour le mouvement parallèle à B
L’équation du mouvement devient : 𝒅𝒕
𝒅𝑽⊥ 𝒒
= 𝑽⊥ ∧ 𝑩 pour le mouvement perpendiculaire à 𝐵.
𝒅𝒕 𝒎
𝑉∥ = 𝐶𝑠𝑡
𝑑𝑉⊥ 𝑞 𝑞𝐵
= 𝑉⊥ ∧ 𝐵 = 𝜔 ∧ 𝐵 Tel que 𝜔 = −
𝑑𝑡 𝑚 𝑚

Du fait que 𝜔 est constant et du fait de la conservation de l’énergie cinétique, 𝑉⊥ = 𝑉⊥ est


constant. L’accélération de la particule est aussi à module constant et est perpendiculaire à
9
𝑉⊥ et à 𝐵, elle correspond donc à une rotation de 𝑉⊥ dans le plan perpendiculaire à 𝐵.
La force de Lorentz
Mouvement d'une particule chargée dans un champ magnétique uniforme et constant
𝑑𝑉⊥
Nous avons l’équation : = 𝜔 ∧ 𝑉⊥ , en l’intégrant, avec : 𝑉⊥ = d𝑟Ԧ⊥ /𝑑𝑡 on obtient :
𝑑𝑡
𝑑 𝑟Ԧ⊥
= 𝑉⊥ = 𝜔 ∧ 𝑟Ԧ𝑐 𝑟Ԧ𝑐 rayon de giration , est également à module constant. 𝑉⊥ est correspond à une
𝑑𝑡
rotation de 𝑟Ԧ𝑐 .
Le mouvement dans le plan perpendiculaire à 𝐵est donc un cercle autour d′ un centre guide.
Résolution en coordonnées cartésiennes:
𝑑𝑉𝑥
Selon Ox : mdVx/dt= q B Vy (1) ⇒ = 𝜔𝑉𝑦
𝑑𝑡
𝑑𝑉𝑦
Selon Oy : mdVy/dt= -q B Vx (2) ⇒ 𝑑𝑡 = - 𝜔𝑉𝑥
Selon Oz : md2z/dt2 = 0 (3) ⇒ 𝑉𝑧 𝑡 = 𝑉𝑧 (0) = 𝑉∥
𝜔 = 𝑞𝐵/𝑚 w est la pulsation gyromagnétique.

𝒅𝟐 𝑽𝒙
+ 𝝎𝟐 𝑽𝒙 = 𝟎 C’est l’équation d’un oscillateur harmonique ; 𝑽𝒙 (t) = 𝑽⊥ 𝐬𝐢𝐧 𝝎𝒕 + 𝜽𝟎
𝒅𝒕𝟐
L’équation (2) donne 𝑽𝒚 (t) = 𝑽⊥ 𝐜𝐨𝐬 𝝎𝒕 + 𝜽𝟎 on notera que 𝑉𝑥2 + 𝑉𝑦2 = 𝑉⊥2
𝑽⊥
𝒙 𝒕 =− 𝐜𝐨𝐬 𝝎𝒕 + 𝜽𝟎 + 𝑿𝟎 𝑋0 = 𝑥0 + 𝑉⊥ /𝜔 cos 𝜃0
𝝎
𝑽 Avec 𝑌0 = 𝑦0 - 𝑉⊥ /𝜔 sin 𝜃0
𝒚 𝒕 = ⊥ 𝐬𝐢𝐧 𝝎𝒕 + 𝜽𝟎 + 𝒀𝟎
𝝎
𝒛 𝒕 = 𝑽∥ 𝒕 + 𝒛𝟎 x0, y0 et z0 correspondent à la position initiale à l’instant 0 10
La force de Laplace
L’équation du mouvement est donc : 𝒙 − 𝑿𝟎 𝟐 + 𝒚 − 𝒀𝟎 𝟐 = 𝑽⊥ /𝝎 𝟐 = 𝒓𝟐𝒄

Les particules chargées ont donc un mouvement


hélicoïdale autours d’un champ magnétique
constant et uniforme.
Les particules cosmiques sont capturées par le
champ magnétique terrestre et vont tourner
autours des lignes de champ magnétique
jusqu’aux pôles.

Force de Laplace :
Lorsqu’un fil conducteur, parcouru par un courant 𝐼, est placé dans un champ magnétique 𝐵, chaque
élément 𝑑𝑙 du fil subit l’action d’une force qui s’appelle la force de Laplace élémentaire 𝑑𝐹 donnée par:

𝒅𝑭 = 𝑰𝒅𝒍 ˄ 𝑩
La force de Laplace se déduit de la force de Lorentz.
L’élément de circuit 𝑑𝑙 contenant la charge dq est soumis à
la force 𝑑𝐹, tel que :
𝑑𝑙
𝑑𝐹 = 𝑑𝑞 𝑣Ԧ ˄ 𝐵 = dq ˄ 𝐵 = 𝐼 𝑑𝑙˄𝐵 11
𝑑𝑡
Propriétés de symétrie du champ magnétique
Les propriétés de symétrie sont fondamentales car elles permettent de simplifier le calcul du champ
magnétique.
Rappel: Vecteurs et pseudo-vecteurs
Un vecteur polaire, ou vrai vecteur, est un vecteur dont la direction, le module et le sens sont
parfaitement déterminés. Exemples : vitesse d’une particule, champ électrostatique, densité de
courant.
Un vecteur axial, ou pseudo-vecteur, est un vecteur dont le sens est défini à partir d’une convention
d’orientation d’espace et dépend donc de cette convention. Exemples : le vecteur rotation
instantanée, le champ magnétique, la normale à une surface.
Le produit vectoriel de deux vrais vecteurs (respectivement pseudo-vecteurs) est un pseudo-vecteur
(resp. vrai vecteur), tandis que celui d’un vrai vecteur par un pseudo-vecteur est un pseudo-vecteur.

Principe de Curie
« Lorsque certaines causes produisent certains effets, les éléments de symétrie des causes
doivent se retrouver dans les effets produits. » Donc, si l’on connaît les propriétés de
symétrie de la densité de courant, on pourra connaître celles du champ magnétique.

Transformations géométriques d’un vecteur ou d’un pseudo-vecteur


- Vecteurs et pseudo-vecteurs se transforment de la même manière dans une rotation ou une translation.
- Dans le cas d’une symétrie par rapport à un plan ou à un point:
• un vecteur est transformé en son symétrique,
• un pseudo-vecteur est transformé en l’opposé du symétrique. 12
Propriétés de symétrie du champ magnétique

Règles de symétrie
• Invariance par translation : si le vecteur densité de courant 𝐽Ԧ est invariant dans toute translation
parallèle à un axe Oz (𝐽Ԧ ne dépend pas de z), alors le champ magnétique 𝐵 ne dépend pas de z.
• Symétrie axiale : si 𝐽Ԧ est invariant dans toute rotation θ autour d’un axe Oz (𝐽Ԧ ne dépend pas de q),
alors 𝐵 exprimés en coordonnées cylindriques (ρ θ, z) ne dépend pas de θ .
• Symétrie cylindrique : si 𝐽Ԧ est invariant par translation le long de l’axe Oz et par rotation autour de
ce même axe, alors 𝐵 exprimé en coordonnées cylindriques (ρ θ, z) ne dépend que de la distance à
l’axe ρ.
• Symétrie sphérique : si 𝐽Ԧ est invariant dans toute rotation autour d’un point fixe O, alors 𝐵 exprimé
en coordonnées sphériques ( r, θ, ϕ) ne dépend que de la distance au centre r.

Antisymétrie
Symétrie
𝐵′∥ = − 𝐵∥
𝐸′∥ = 𝐸∥
𝐵′⊥ = 𝐵⊥
𝐸′⊥ = − 𝐸⊥

13
Propriétés de symétrie du champ magnétique

Effet d’un plan de symétrie de la distribution de courant


Une distribution de courant possède un plan de symétrie Πs lorsque les densités de courant
en tout points P et P′ symétriques par rapport à Πs sont symétriques l’une de l’autre,

𝑗 𝑃 = 𝑗 ∥ 𝑃′
𝑗Ԧ 𝑃′ = 𝑠𝑦𝑚𝜋𝑠 𝑗Ԧ(P) ⇔ ቐ ∥
𝑗 ⊥ 𝑃 = − 𝑗 ⊥ 𝑃′

Les champs magnétostatiques 𝐵(M) et 𝐵(M’) en deux points M et M′ symétriques par rapport
au plan Πs sont anti-symétriques par rapport à Πs, c’est-à-dire

𝐵 𝑀′ = − 𝐵 ∥ 𝑀
𝐵 𝑀′ = − 𝑠𝑦𝑚𝜋𝑠 𝐵 𝑀 ⇔ ቐ ∥
𝐵 ⊥ 𝑀′ = 𝐵 ⊥ 𝑀

Le champ magnétostatique 𝑩(Ms) en un point Ms appartenant au plan de


symétrie Πs est orthogonal à ce plan.

14
Propriétés de symétrie du champ magnétique

Effet d’un plan d’anti-symétrie de la distribution de courant


Une distribution de courant possède un plan d’anti-symétrie Πa lorsque les densités de courant
en tous points P et P′ symétriques par rapport à Πa sont anti-symétriques l’une de l’autre,

𝑗 𝑃 = − 𝑗 ∥ 𝑃′
𝑗Ԧ 𝑃′ = − 𝑠𝑦𝑚𝜋𝑎 𝑗Ԧ(P) ⇔ ቐ ∥
𝑗 ⊥ 𝑃 = 𝑗 ⊥ 𝑃′

Les champs magnétostatiques 𝐵(M) et 𝐵(M’) en deux points M et M′ symétriques par rapport au
plan Πa sont symétriques par rapport à Πa, c’est-à-dire

𝐵 𝑀′ = 𝐵 ∥ 𝑀
𝐵 𝑀′ = 𝑠𝑦𝑚𝜋𝑠 𝐵 𝑀 ⇔ ቐ ∥
𝐵 ⊥ 𝑀′ = − 𝐵 ⊥ 𝑀

Le champ magnétostatique 𝑩(Ma) en un point Ma appartenant au plan


d’antisymétrie Πa est inclus dans ce plan.

15
Expressions du champ magnétique

Champ magnétique créé par une charge en mouvement

Le champ magnétique créé en un point M par une particule de charge q située en un point P
et animée d’une vitesse v dans un référentiel galiléen est donné par l'expression suivante:

𝝁𝟎 𝒒𝒗 ˄ 𝑷𝑴 𝝁𝟎 𝒒𝒗 ˄ 𝒖
𝑢 𝑩 𝑴 = =
𝟒𝝅 𝑷𝑴 𝟑 𝟒𝝅 𝒓𝟐

𝝁𝟎: est la perméabilité du vide : il décrit la capacité du vide à « laisser passer » le


champ magnétique. 𝝁𝟎 = 𝟒𝝅 𝟏𝟎 −𝟕 𝑯. 𝒎−𝟏 (𝑯 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝑯𝒆𝒏𝒓𝒚)

Champ magnétique créé par un ensemble de charges en mouvement


Le principe de superposition s’applique au champ magnétique. Considérons 𝑁
particules de charges 𝑞𝑖 situés en des points 𝑃𝑖 et de vitesse 𝑣𝑖
𝒊=𝒏 𝒊=𝒏
𝝁𝟎 𝒒𝒊 𝒗𝒊 ˄ 𝑷𝒊 𝑴 𝝁𝟎 𝒒𝒊 𝒗𝒊 ˄ 𝒖𝒊
𝑩 𝑴 = ෍ 𝟑 = 𝟒𝝅 ෍ 𝟐
𝟒𝝅 𝑷𝑴 𝒓 𝒊
𝒊=𝟏 𝒊 𝒊=𝟏

16
La loi de Biot et Savart
Champ magnétique créé par une distribution continue de charges
On parle de distribution continue, si le nombre de particules est très grand dans un volume 𝑉 donné
et qu’on s’intéresse à des échelles spatiales bien plus grandes que la distance entre ces particules.

𝝁𝟎 𝒅𝒒𝒗 ˄ 𝑷𝑴 𝝁𝟎 𝒅𝒒𝒗 ˄ 𝒖
𝑩 𝑴 = ම 𝟑 = ම
𝟒𝝅 𝑽 𝑷𝑴 𝟒𝝅 𝑽 𝒓𝟐

Champ créé par un circuit électrique (formule de Biot et Savart)


Soit un élément infiniment petit parcouru par un courant I
Le champ magnétique élémentaire créé par l’élément de courant
𝐼. 𝒅𝒍 au point 𝑀 à la distance 𝑟 = 𝑃𝑀 est donné par la loi de
Biot et Savart :
𝝁𝟎 𝑰. 𝒅𝒍˄ 𝒖
𝒅𝑩 𝑴 =
𝟒𝝅 𝒓𝟐
En un point M quelconque de l'espace, le champ magnétique créé par un circuit parcouru par
un courant permanent I est :
- (𝑑𝐵, 𝑑𝑙, 𝑢) forment un trièdre direct.
𝝁𝟎 𝑰 𝒅𝒍˄ 𝒖
𝑩 𝑴 = ර - 𝑑𝐵 est perpendiculaire au plan 𝑑𝑙, 𝑢 .
𝟒𝝅 𝒄𝒊𝒓𝒄𝒖𝒊𝒕 𝒓𝟐
𝜌0 𝐼.𝑑𝑙 sin(𝑑𝑙,𝑢) 17
- 𝑑𝐵 = dB =
4𝜋 𝑟2
La loi de Biot et Savart
Méthodologie de calcul du champ magnétique
1. Repérer les invariances de la distribution de courant, source du champ, pour déterminer la
dépendance du champ par rapport aux coordonnées du point M. Il faut définir au préalable un
système de coordonnées approprié aux symétries de la distribution de courant.
2. Repérer les symétries (ou antisymétries) planes de la distribution de courant, source du
champ, pour déterminer la direction du champ magnétique au point M. Ces plans doivent
contenir le point M.
3- Appliquer la formule de Biot et Savart.

1- Champ magnétique crée par un fil rectiligne infini


On considère un fil rectiligne, infini, parcouru par un courant I permanent.
Analyse des symétries
La densité de courant possède une invariance par translation selon l’axe z r
ainsi que par rotation autour de cet axe. Elle possède donc une symétrie
cylindrique. Les calculs seront donc plus simples dans le système de
coordonnées cylindriques.
Donc : 𝑩(𝝆, 𝜽, 𝒛) = 𝑩(𝝆)

Par ailleurs,
(1) Tout plan perpendiculaire à l’axe est plan d’antisymétrie, donc 𝐵 est contenu dans ces plans.
(2) Tout plan passant par l’axe est plan de symétrie, donc 𝐵 est perpendiculaire à ces plans.
18
Donc ∶ 𝑩(𝝆, 𝜽, 𝒛) = 𝑩𝜽 (𝝆)𝒆𝜽
Calcul du champ dans quelques cas simples
1- Champ magnétique crée par un fil rectiligne infini

Le champ créé en un point M situé à une distance a


du fil par un élément 𝑑𝑂𝑃 = 𝑑𝑙 vu sous un angle α .

On considère le repère (O, 𝑒Ԧ𝜌 , 𝑒Ԧ𝜃 , 𝑒Ԧ𝑧 ), 𝜇0 𝐼. 𝑑𝑙˄ 𝑢


𝑑𝐵 𝑀 = r
4𝜋 𝑟 2

𝑂𝑀 = 𝜌 𝑒Ԧ𝜌 et 𝑢 = cos 𝛼 𝑒Ԧ𝜌 − sin 𝛼𝑒Ԧ𝑧 𝑑𝑙 = 𝑑𝑧𝑒Ԧ𝑧

𝜌 𝑧 𝑑𝛼
Par ailleurs nous avons; cos 𝛼 = et tan 𝛼 = et 𝑑𝑧 = 𝜌 𝑑(tan 𝛼) = 𝜌
𝑟 𝜌 (cos 𝛼)2
𝜇0 𝐼 . 𝑑𝑧 𝑒Ԧ𝑧 ˄ 𝑢 𝜇0 𝐼𝑑𝑧 𝑐𝑜𝑠 𝛼 𝜇0 𝐼𝑑𝑧 (cos 𝛼)2 𝑑𝛼 𝜇0 𝐼 cos 𝛼 𝑑𝛼
𝑑𝐵 = = 𝑒Ԧ = 𝑒Ԧ𝜃 = 𝑒Ԧ𝜃
4𝜋 𝑟2 4𝜋 𝑟 2 𝜃 4𝜋 𝜌2 4𝜋 𝜌
𝜋
2 𝜇0 𝐼 𝝁𝟎 𝑰
𝐵= න cos 𝛼 𝑑𝛼 𝑩= 𝒆
𝜋 4𝜋𝜌

2 𝟒𝝅𝝆 𝜽

Les lignes de champs sont circulaires.


19
Calcul du champ dans quelques cas simples
2- Champ magnétique crée par une spire en un point
de son axe
On considère une spire circulaire de rayon R parcourue par
un courant I permanent et on cherche à calculer 𝐵 en un
point quelconque de son axe.
Analyse des symétries
r
Il convient à nouveau d’utiliser les coordonnées cylindriques.
La distribution de courant est invariante par rotation autour
de l’axe de la spire. ⇒ 𝐵 𝜌, 𝜃, 𝑧 = 𝐵(𝜌, 𝑧)

Par ailleurs,
1) - Le plan contenant la spire et un plan de symétrie.
2) - Tout plan contenant l’axe et perpendiculaire à la
spire est un axe d’antisymétrie.

La condition 1) nous indique que le vecteur champ


magnétique est porté par l’axe (o, z).

⇒ 𝑩 𝝆, 𝜽, 𝒛 = 𝑩 𝝆, 𝒛 𝒆𝒛
Calcul du champ dans quelques cas simples
2- Champ magnétique crée par une spire en un point de son axe
On s’intéresse au champ élémentaire 𝑑𝐵créé par l’élément de longueur 𝑑𝑙. Celui-ci est donné par
la relation de Biot et Savart :
𝜇0 𝐼. 𝑑𝑙˄ 𝑢
𝑑𝐵 𝑀 =
4𝜋 𝑟 2
𝑧 𝑅
𝑂𝑀 = 𝑧 𝑒Ԧ𝑧 ; 𝑢 = − sin 𝛼 𝑒Ԧ𝜌 + cos 𝛼𝑒Ԧ𝑧 ; 𝑑𝑙 = 𝑅 𝑑𝜃 𝑒Ԧ𝜃 ; cos 𝛼 = ; 𝑠𝑖𝑛 𝛼 =
𝑟 𝑟

On va s’intéresser uniquement à la composante portée par l’axe (o, z)


𝜇0 𝐼 . 𝑅 𝑑𝜃 𝑒Ԧ𝜃 ˄ 𝑢 𝜇0 𝐼 𝑅 𝑑𝜃 𝑠𝑖𝑛 𝛼 𝜇0 𝐼𝑅 𝑑𝜃 (𝑠𝑖𝑛𝛼)3
𝑑𝐵 = = 𝑑𝐵𝜌 + 𝑑𝐵𝑧 → 𝑑𝐵𝑧 = 𝑒Ԧ = 𝑒Ԧ𝑧
4𝜋 𝑟2 4𝜋 𝑟2 𝑧 4𝜋 𝑅2

𝜇0 𝐼 (𝑠𝑖𝑛𝛼)3 2𝜋
𝐵= න 𝑑𝜃 Lignes de champ d’une spire
4𝜋 𝑅 0

Le champ créé en un point M de son axe par


une spire de rayon R parcourue par un courant
I et vue sous l’angle αdepuis M est :
𝝁𝟎 𝑰 (𝒔𝒊𝒏𝜶)𝟑
𝑩 = 𝒆𝒛
𝟐𝑹 21
Calcul du champ dans quelques cas simples

3- Champ magnétique crée par un solénoïde (sur l’axe)


Un solénoïde est constitué d’un enroulement d’un fil conducteur autour d’un cylindre. On suppose
que ce fil est suffisamment mince pour pouvoir modéliser ce solénoïde comme une juxtaposition de
spires coaxiales, avec N spires par unité de longueur. Chaque spire est alors parcourue par un
courant permanent I.
Déterminer le champ magnétique créé en un point quelconque de l’axe du solénoïde en fonction des
angles α1 et α2 sous lesquels on voit les faces terminales du solénoïde depuis le point considéré

z’ z
dz
Analyse des symétries
Comme pour la spire simple vue plus haut, les propriétés de symétrie du courant montrent que le
champ magnétique du solénoïde, qui est la somme vectorielle du champ créé par chaque spire, est
suivant z uniquement.
Autour d’un point P situé en z, sur une épaisseur dOP = dl, il y a Ndz = dl spires Ces spires créent
donc un champ en un point M quelconque de l’axe.
22
Calcul du champ dans quelques cas simples
2- Champ magnétique crée par un solénoïde (sur l’axe)

Dans le cas d’une spire on a : Dans le cas de N spires on a :


𝜇0 𝐼 (𝑠𝑖𝑛𝛼)3 𝜇0 𝑁𝐼𝑑𝑧 (𝑠𝑖𝑛𝛼)3
𝐵 = 𝑒Ԧ𝑧 𝑑𝐵 = 𝑒Ԧ𝑧
2𝑅 2𝑅

𝑅 𝑅
Nous avons; tan 𝛼 = 𝑑𝑧 = d𝛼
𝑧 sin(𝛼)2

𝜇0 𝑁𝐼𝑅 (𝑠𝑖𝑛𝛼)3 𝑑𝛼
𝑑𝐵 = 𝑒Ԧ𝑧
2 𝑅 (𝑠𝑖𝑛𝛼)2

𝛼2
𝜇0 𝑁𝐼 𝛼2 𝝁𝟎 𝑵𝑰
𝐵= න 𝑑𝐵 = න sin 𝛼 𝑑𝛼 𝑩= (𝐜𝐨𝐬 𝜶𝟏 − 𝐜𝐨𝐬 𝜶𝟐 )𝒆𝒛
𝛼1 2 𝛼1 𝟐

Lignes de champ du solénoïde

z’ z

𝝁𝟎 𝑵𝑰
Pour un solénoïde infini, on a 𝛼1 ⟶ 0 𝑒𝑡 𝛼2 ⟶ 𝜋 : 𝑩= 𝒆𝒛 23
𝟐
Conservation du flux magnétique
Flux de 𝑩 à travers une surface fermée
Rappel: Contours et surfaces orientés : Soit un contour fermé C sur lequel s’appuie une surface ∑.
On oriente le contour C et la surface ∑ :
La surface peut prendre n’importe quelle
forme

On définit le flux de 𝑩 à travers ∑ :


Pour calculer le flux de 𝐵 à travers une
∅ = ඵ 𝑩. 𝒅𝑺 = ඵ 𝑩. 𝒅𝑺𝒏 surface fermée, on utilise le théorème
∑ 𝚺
de Green-Ostrogradski :

‫ 𝐵 𝑆װ‬. 𝑛𝑑𝑆 = ‫׮‬τ 𝑑 𝑖𝑣 𝐵 𝑑τ = 0

∅= ඾ 𝑩. 𝒅𝑺 = 𝟎
𝒔𝒖𝒓𝒇𝒂𝒄𝒆
- si 𝐵et 𝑛 sont dans le même sens : φ > 0 24
- si 𝐵et 𝑛 sont opposés: φ < 0
Conservation du flux magnétique
Flux de 𝑩 à travers une surface fermée
Remarque: La conservation du flux magnétique est une propriété très 𝑄𝑖𝑛𝑡
඾ 𝐸 . 𝑑𝑆 =
importante et montre une différence fondamentale entre le champ ∈0
magnétique et le champ électrostatique. Nous avons vu que : 𝑆

En électrostatique, si la charge électrique est positive, le flux est positif et il « sort » de cette
surface un champ électrostatique (source). Si la charge est négative, le flux est négatif et le
champ « rentre »,converge vers la surface. Pour le champ magnétique, il n’existe pas de charge
magnétique analogue à la charge électrique (se serait un « monopôle magnétique ») : tout le
champ qui rentre dans une surface fermée doit également en ressortir. La source la plus
élémentaire de champ magnétique est un dipôle (deux polarités), comme l’aimant dont on ne
peut dissocier le pôle nord du pôle sud.

Tout au long d’un tube, le flux magnétique est conservé. Soit S = S1 + SL + S3.
SL est la surface latérale (∅𝑆𝐿 = 0). S étant une surface fermée, Le flux à travers
S est nulle: ∅𝑆 = 0.
∅𝑆 = ∅𝑆1 + ∅𝑆𝐿 + ∅𝑆3 = ∅𝑆1 + ∅𝑆3 = 0
Donc le flux entrant est égale au flux sortant ∅𝑆1 = − ∅𝑆3 .
Si on considère la surface S’ = S1 + S2 + SL’ on trouve de même que ∅𝑆1 = − ∅𝑆2
Comme S1 > S2 alors B2 > B1.
Plus les lignes de champ sont rapprochées et plus le champ magnétique est
élevé.
Lignes de champ magnétique
Définition : Une ligne de champ d’un champ de vecteur quelconque est une courbe C dans l’espace
telle qu’en chacun de ses points le vecteur y soit tangent.
Considérons un déplacement élémentaire 𝑑𝑙 le long d’une ligne de champ magnétique C. Le fait
que le champ magnétique 𝐵 soit en tout point de C parallèle à 𝑑𝑙 s’écrit : 𝑩 ∧ 𝒅𝒍 = 𝟎
𝑑𝑥 𝑑𝑦 𝑑𝑧
En coordonnées cartésiennes, 𝑑𝑙 = 𝑑𝑥Ԧ𝑖 + 𝑑𝑦Ԧ𝑗 + 𝑑𝑧𝑘 l’équation = =
des lignes de champ : 𝐵𝑥 𝐵 𝑦 𝐵𝑧
𝑑𝑟 𝑟𝑑𝜃 𝑑𝑧
En coordonnées cylindrique, 𝑑𝑙 = 𝑑𝑟𝑒Ԧ𝑟 + 𝑟𝑑𝜃𝑒Ԧ𝜃 + 𝑑𝑧𝑒Ԧ𝑧 = =
𝐵𝑟 𝐵𝜃 𝐵𝑧
En coordonnées sphériques, 𝑑𝑙 = 𝑑𝑟𝑒Ԧ𝑟 + 𝑟𝑑𝜃𝑒Ԧ𝜃 + 𝑟 sin 𝜃 𝑑𝜑𝑒Ԧ𝜑 𝑑𝑟 𝑟𝑑𝜃 𝑟 sin 𝜃 𝑑𝜑
= =
𝐵𝑟 𝐵𝜃 𝐵𝜑
La conservation du flux magnétique implique que les lignes de champ magnétique se referment sur
elles-mêmes.

Théorème d’Ampère
Théorème : La circulation de 𝐵 le long d’une courbe 𝑪 quelconque, ර 𝑩. 𝒅𝒍 = 𝝁𝟎 ෍ 𝑰𝒊𝒏𝒕
orientée et fermée, appelée contour d’Ampère, est égale à 𝝁𝟎 fois la
somme algébrique des courants qui traversent la surface délimitée par 𝑪
En magnétostatique, nous avons la relation suivante: 𝑹𝒐𝒕 𝑩 = 𝝁𝟎 𝑱Ԧ forme locale du
En combinant le théorème de Stocks: théorème d’Ampère
26
𝐶 = ර𝐵 . 𝑑𝑙 = ඵ 𝑅𝑜𝑡 𝐵 . 𝑑𝑆 = ඵ 𝜇0 𝐽.Ԧ 𝑑𝑆 = 𝜇0 𝐼
𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒
Théorème d’Ampère
Cette relation fondamentale est l’équivalent du théorème de Gauss pour le champ électrostatique :
elle relie le champ ( 𝐵 ou 𝐸) à ses sources (le courant 𝐼 ou la charge 𝑄)

Remarque : Avant d’appliquer le théorème d’Ampère, il faut d’abord


déterminer la direction de 𝐵 en utilisant la symétrie. Ensuite on
choisit un contour fermé qui permet le calcul simple de la circulation.
En générale, si 𝐵 est un champ tournant (suivant 𝑒Ԧ𝜃 ) on choisit un
cercle.
Dans le cas de la figure :
‫𝐵 ׯ‬. 𝑑𝑙 = 𝜇0 ∑ 𝐼𝑖𝑛𝑡 = 𝜇0 (−𝑖1 + 𝑖3 − 𝑖4 + 𝑖4 ) = 𝜇0 (𝑖3 − 𝑖1 )

Méthode d’utilisation du théorème d ’Ampère


1. Repérer les invariances de la distribution de courant, source du champ, pour déterminer la
dépendance du champ par rapport aux coordonnées du point M. Il faut définir au préalable un
système de coordonnées approprié aux symétries de la distribution de courant.
2. Repérer les symétries (ou antisymétries) planes de la distribution de courant, source du champ,
pour déterminer la direction du champ magnétique au point M. Ces plans doivent contenir le point M.
3. Définir un «contour d’Ampère», passant par le point M, et sur lequel le champ est tangent et
uniforme (si possible), ou éventuellement orthogonal au contour sur une partie. Il faut généralement
distinguer plusieurs cas, selon la région de l’espace où se situe le point (à l’intérieur / à l’extérieur de la
distribution par ex.)
4. Appliquer alors le Théorème d’Ampère.
Application du théorème d’Ampère
Cas d’un fil infini parcouru par un courant continu
On commence toujours par une analyse des symétries avant de calculer le champ
magnétique en un point M quelconque, en utilisant le théorème d’Ampère.
Analyse des symétries
𝜌
- Nous sommes en présence d’une symétrie cylindrique (invariance par
translation le long de l’axe et par rotation autour du fil conducteur ⇒
𝐵 𝜌, 𝜃, 𝑧 = 𝐵(𝜌)
- De plus, tout plan passant par l’axe est plan de symétrie, donc 𝐵 est
perpendiculaire à ces plans ⇒ 𝐵 𝜌, 𝜃, 𝑧 = 𝐵(𝜌)𝑒Ԧ𝜃
On va appliquer le théorème d’Ampère :

Calcul du champ
𝜃=2𝜋
ර 𝐵. 𝑑𝑙 = ර 𝐵 𝜌 𝑒Ԧ𝜃 . 𝑑𝑙𝑒Ԧ𝜃 = ර 𝐵 𝜌 𝑒Ԧ𝜃 . 𝜌 𝑑𝜃 𝑒Ԧ𝜃 = 2𝜋𝜌𝐵(𝜌) = 𝜇0 𝐼𝑖𝑛𝑡 𝝁𝟎 𝑰𝒊𝒏𝒕
⇒ 𝑩 𝝆 =
𝜃=0 𝟐𝝅𝝆
Il faudra donc considérer deux cas; le cas où 𝜌 > 𝑅 et celui où 𝜌 < 𝑅.
𝝁𝟎 𝑰
Pour 𝝆 > 𝑹 , 𝐼𝑖𝑛𝑡 = 𝐼 ⇒ 𝑩= 𝒆
𝟐𝝅𝝆 𝜽

Dans le cas où 𝜌 < 𝑅 on va considérer: 𝐼𝑖𝑛𝑡 = ‫𝐽 𝑆׭‬.Ԧ 𝑑𝑆= ‫𝜌𝜋𝐽 = 𝜃𝑑𝜌𝑑𝜌 𝐽 ׭‬2
28
J est considérée uniformément continue.
Application du théorème d’Ampère
Cas d’un fil infini parcouru par un courant continu
𝑰
𝐼 = ‫𝐽 𝑙𝑎𝑡𝑜𝑇𝑆׭‬.Ԧ 𝑑𝑆 ; 𝐽Ԧ étant uniformément continue 𝑱 =
𝝅𝑹𝟐

Sur le contour circulaire de rayon 𝜌 < R : ‫𝐵 𝐶ׯ‬. 𝑑𝑙 = 𝜌0 ‫𝐽 𝑆׭‬.Ԧ 𝑑𝑆 ⇒ 2𝜋𝜌𝐵(𝜌) = 𝐽𝜋𝜌2

𝜇0 𝐼𝑖𝑛𝑡 𝜇0 𝐽𝜋𝜌2 𝜇0 𝐼𝜋𝜌2 𝜇0 𝐼𝜌2 𝝁𝟎 𝑰


𝐵 𝜌 = = = = Donc 𝑩= 𝝆 𝒆𝜽
2𝜋𝜌 2𝜋𝜌 2𝜋𝜌𝜋𝑅2 2𝜋𝜌𝑅2 𝟐𝝅𝑹𝟐

𝝁𝟎 𝑰 B(𝜌)
Pour 𝝆 > 𝑹 , 𝑩= 𝒆
𝟐𝝅𝝆 𝜽
𝝁𝟎 𝑰
Pour 𝝆 < 𝑹 , 𝑩= 𝝆 𝒆𝜽
𝟐𝝅𝑹𝟐

𝜌
Cas du solénoïde infini parcouru par un courant continu
Analyse des symétries
𝐵(𝑟, 𝜃, 𝑧) = 𝐵(r) car symétrie cylindrique.
Tout plan qui coupe le solénoïde
perpendiculairement à l’axe du solénoïde est un plan
de symétrie, donc 𝑩(𝒓, 𝜽, 𝒛) = 𝑩𝒛 𝒓 29
Application du théorème d’Ampère

Pour appliquer le théorème d’Ampère, les contours


rectangulaires sont appropriés dans ce cas. On choisit
d’appliquer le théorème d’Ampère dans trois régions clés.
On choisit trois contours; à l’extérieur, à l’intérieur et à
cheval entre l’intérieur et l’extérieur du solénoïde.
𝐵 𝐶 𝐷 𝐴
- Contour 1: ‫ׯ‬1 𝐵. 𝑑𝑙 = ‫𝐵 𝐴׬‬. 𝑑𝑙 + ‫𝐵 𝐵׬‬. 𝑑𝑙 + ‫𝐵 𝐶׬‬. 𝑑𝑙 + ‫𝐵 𝐷׬‬. 𝑑𝑙 = 0
𝐶 𝐴
‫𝐵 𝐵׬‬. 𝑑𝑙 = 0 𝑒𝑡 ‫𝐵 𝐷׬‬. 𝑑𝑙 = 0 car 𝑑𝑙 ⊥ 𝐵
𝐵 𝐷
‫𝐵 𝐴׬‬. 𝑑𝑙 = 𝐵𝑧 𝑟𝐴𝐵 𝐿 𝑒𝑡 ‫𝐵 𝐶׬‬. 𝑑𝑙 = − 𝐵𝑧 𝑟𝐷𝐶 𝐿 Donc 𝐵𝑧 𝑟𝐴𝐵 = 𝐵𝑧 𝑟𝐷𝐶

Donc le champ magnétique est uniforme à l’intérieur du solénoïde.

- Contour 2: On obtient les mêmes résultats que pour le contour 1. Mais comme ce champ doit
être nul à l’infini, alors on déduit que pour 𝑟 > 𝑅, 𝐵𝑧 𝑟 = 𝐵𝑒𝑥𝑡 = 0
𝐵 𝐶 𝐷 𝐴
- Contour 3: ‫ׯ‬3 𝐵. 𝑑𝑙 = ‫𝐵 𝐴׬‬. 𝑑𝑙 + ‫𝐵 𝐵׬‬. 𝑑𝑙 + ‫𝐵 𝐶׬‬. 𝑑𝑙 + ‫𝐵 𝐷׬‬. 𝑑𝑙 = −𝑛𝐿𝜇0 I
𝐷
‫𝐵 𝐶׬‬. 𝑑𝑙 = −𝑛𝐿𝜇0 Donc 𝐵𝑧 𝑟𝐷𝐶 = B = 𝜇0 nI

On déduit que le champ magnétique est faible à l’extérieur d’un solénoïde et est
30
approximativement uniforme à l’intérieur avec : 𝑩𝒊𝒏𝒕 = 𝝁𝟎 nI𝒆𝒛
Application du théorème d’Ampère
Cas du tore parcouru par un courant continu
On propose trois contours circulaires : à l’intérieur du tore,
dans le tore et à l’extérieur du tore.

𝐶 = ‫𝐵 ׯ‬. 𝑑𝑙 = 2𝜋𝑟𝐵 = 𝝁𝟎 ∑ 𝑰𝒊𝒏𝒕

Etant donné que ∑ I = 0 pour les contours vert et bleue, alors B = 0


à l’intérieure et à l’extérieure
𝑵 𝑵
Dans le tore, pour le contour rouge, C = ‫𝐵 ׯ‬. 𝑑𝑙 = 2𝜋𝑟𝐵 = 𝜇0 𝑁𝐼 ⇒ 𝑩 = 𝝁𝟎 𝑰 𝟐𝝅𝒓 = 𝝁𝟎 𝑰 𝑳

31
Le potentiel vecteur
𝑩 = 𝑹𝒐𝒕(𝑨)
La relation 𝑑𝑖𝑣 𝐵 = 0 montre qu’il est toujours possible de trouver
Ԧ appelé potentiel vecteur de 𝑩 tel que,
un potentiel vecteur 𝐴, 𝐴Ԧ s’exprime en Tesla-mètre (T.m)

On rappelle que nous avons la relation : div(𝑹𝒐𝒕 𝑽 )= ∇. ∇ ∧ 𝐴Ԧ = 0 pour tout vecteur 𝑉.


On sait que 𝑹𝒐𝒕 𝒈𝒓𝒂𝒅𝒇 = 𝟎 pour 𝑓 quelconque, donc 𝐴Ԧ n’est défini, qu’à un gradient près.

Pour: 𝑨′ = 𝑨 + 𝒈𝒓𝒂𝒅(𝒇) , f est une fonction scalaire quelconque, 𝑨′ est aussi potentiel-vecteur de 𝑩

En magnétostatique on impose une condition supplémentaire


Ԧ appelée « condition de JAUGE »
raisonnable appliquée à 𝐴, d𝒊𝒗 𝑨 = 𝟎

Equation de Poisson:

𝑅𝑜𝑡𝐵 = 𝜇0 𝐽Ԧ ⇒ 𝑅𝑜𝑡 𝑅𝑜𝑡𝐴Ԧ = 𝜇0 𝐽Ԧ = 𝑔𝑟𝑎𝑑 𝑑𝑖𝑣𝐴Ԧ − ∆𝐴Ԧ avec la condition de Jauge


𝑑𝑖𝑣 𝐴Ԧ = 0 On a alors :
∆𝑨 + 𝝁𝟎 𝑱Ԧ = 𝟎

L’équation de Poisson en magnétostatique ressemble à l’équation de Poisson en électrostatique :


𝝆 1 𝜌 𝑑𝑣
∆𝑽 + =𝟎 𝑉= ම
𝝐𝟎 4𝜋𝜖0 𝑉 𝑃𝑀 𝝁𝟎 𝑱Ԧ 𝒅𝒗
𝑽= ම
𝟒𝝅 𝑽 𝑷𝑴
Par analogie, o peut déduite l’expression du potentiel vecteur 𝐴Ԧ 32
Le potentiel vecteur: exercices d’application
Cas du fil rectiligne infini
Nous savons que le champ magnétique en un point quelconque situé à une
distance r du fil vaut : 𝝁 𝑰
𝑩= 𝟎 𝒆
𝟐𝝅𝒓 𝜽
Par ailleurs on doit prendre en considération les symétries, antisymétries et
invariances, pour faciliter le calcul du potentiel vecteur, sachant que 𝐴Ԧ est
un vrai vecteur et non un pseudo-vecteur comme c’est le cas pour le champ
magnétique 𝐵. On considère la relation: 𝐵 = ∇ ∧ 𝐴Ԧ

Analyse des symétries: Tout plan contenant l’axe du fil (0, z) est une plan de symétrie pour le courant
et donc pour 𝐴Ԧ aussi. De même tout plan perpendiculaire à l’axe du fil est un plan d’antisymétrie pour
le courant et donc c’est également un plan d’antisymétrie pour 𝐴. Ԧ De même nous avons une invariance
par rotation et par translation autour de l’axe du fil. Nous avons donc : 𝑨 = 𝑨(𝒓)𝒆𝒛

D’après le théorème de Stocks, nous avons : Ԧ 𝑑𝑙 = ‫𝐴 𝑡𝑜𝑅 ׭‬.


‫𝐴 ׯ‬. Ԧ 𝑑𝑆 = ‫𝐵 ׭‬. 𝑑𝑆

0 𝜇 𝐼
on a ∶ 𝐴 𝑟 𝑑𝑧 − 𝐴 𝑟 + 𝑑𝑟 𝑑𝑧 = 2𝜋𝑟 𝑑𝑟𝑑𝑧
𝜇0 𝐼 𝑟
Soit 𝑑(𝐴(𝑟))
=
𝜇 𝐼
- 0 𝐴 𝑟 = 𝐴(𝑟0 ) - ln( )
2𝜋 𝑟0
𝑑𝑟 2𝜋𝑟
33
Relations de continuité du champ magnétique
Puisque le courant est la source du champ magnétique, on peut se demande ce qui se passe à la
traversée d’une nappe de courant. Comme pour le champ électrostatique, va-t-on voir une
discontinuité dans le champ ?
On considère une distribution surfacique de courant 𝐽Ԧ𝑠 séparant
l’espace en deux régions 1 et 2.
Pour examiner la composante normale, soit une surface fermée
traversée par la nape de courant. On utilise la relation du flux du
champ magnétique :
‫𝐵 𝑆׭‬. 𝑑𝑆 = ‫𝐵 𝑆׭‬. 𝑑𝑆 + ‫𝐵 𝑆׭‬. 𝑑𝑆 + ‫𝐵 𝑆׭‬. 𝑑𝑆 = 0
1 2 𝐿

On fait tendre le volume de la surface vers zéro, S1 tend alors


vers S2, et la surface latérale SL tend alors vers zéro.
‫𝐵 𝑆׭‬. 𝑑𝑆 + ‫𝐵 𝑆׭‬. 𝑑𝑆 = ‫𝑆׭‬ 𝐵2 − 𝐵1 . 𝑛12 𝑑𝑆 = 0
1 2 1 =𝑆2

Ce résultat est valable quelque soit la surface, donc 𝑩𝟐 − 𝑩𝟏 .𝒏𝟏𝟐 = 0

Pour examiner la composante tangentielle, nous allons


utiliser le théorème d’Ampère. Considérons le contour
d’Ampère suivant :
𝐵 𝐶 𝐷 𝐴
‫𝐵 𝐴׬‬. 𝑑𝑙 + ‫𝐵 𝐵׬‬. 𝑑𝑙 + ‫𝐵 𝐶׬‬. 𝑑𝑙 + ‫𝐵 𝐷׬‬. 𝑑𝑙 = 𝜇0 𝐼

Le courant I est celui qui circule sur la nappe, il est donc 34


défini par la densité de courant surfacique
Relations de continuité du champ magnétique
Or le courant I circulant dans la nappe est défini par la densité de courant surfacique :

𝐼=ඵ 𝑗Ԧ. 𝑑𝑠 = න 𝑗Ԧ. 𝜏Ԧ 𝑑𝑙


𝐴𝐵𝐶𝐷 𝑀𝑁

Où 𝑀𝑁, 𝑛12 , 𝜏Ԧ est un trièdre direct.


Dans la limite où 𝐷𝐴 → 0 le théorème d’Ampère fournit :

න 𝐵1 − 𝐵2 . 𝑑𝑙 = න 𝜇0 𝐽𝑠 . 𝜏Ԧ 𝑑𝑙
𝑀𝑁 𝑀𝑁

Puisque MN est quelconque, on doit avoir

𝐵1 − 𝐵2 . 𝑑𝑙 = 𝜇0 𝑗𝑠 . 𝜏𝑑𝑙
Ԧ = 𝐵1 − 𝐵2 . 𝑑𝑙 𝜏Ԧ ∧ −𝑛12 = 𝐵1 − 𝐵2 ∧ 𝑛12 . 𝜏𝑑𝑙
Ԧ

Puisque le vecteur unitaire 𝜏 est arbitraire alors : 𝑩𝟏 − 𝑩𝟐 ∧ 𝒏𝟏𝟐 = 𝝁𝟎 𝒋Ԧ𝒔

Donc, à la traversée d’une nappe de courant,


• la composante normale du champ magnétique reste continue,
• la composante tangentielle du champ magnétique est discontinue.

35
Le dipôle magnétique
Soit une spire plane, de forme quelconque, de centre d’inertie O, parcourue par un courant
permanent I. Nous allons calculer le champ magnétique créé par cette spire en tout point M de
l’espace, situé à grande distance de la spire (précisément, à des distances grandes comparées à la
taille de la spire).
On pose 𝑟Ԧ = 𝑂𝑀 , 𝑟′ = 𝑃𝑀
𝑟Ԧ
𝜌Ԧ = 𝑂𝑃 = 𝑟Ԧ − 𝑟′ , 𝑢= 𝑟Ԧ

En utilisant la lois de Biot et Savart dans le cas où r ≫ 𝜌


On trouve l’expression du champ magnétique.

Sans faire la démonstration,


on donne l’expression du
champ magnétique :

𝑀 = 𝐼𝑆𝑛 est le moment magnétique de la spire.

En coordonnées sphériques, 𝑢. 𝑀 = M cosθ


et les composantes poloïdales du champ
s’écrivent :

Lignes de champ de champ ont pour équation :


36
le rayon sphérique r0 correspond à un angle θ0 arbitraire des conditions initiales.
Le dipôle magnétique
Remarques:
- L’expression du champ magnétique créé par une spire de courant (dipôle magnétique 𝑀 = 𝐼𝑆𝑛 )
est formellement équivalente à celle du champ électrostatique créé par un système de deux
charges opposées (dipôle électrique 𝑃 = 𝑞 𝑑Ԧ )

- Pour le champ magnétique, il est impossible de séparer le dipôle en une charge magnétique « + »
et une autre « - ». Le dipôle est la première source de champ magnétique. C’est la raison pour
laquelle il joue un grand rôle dans la modélisation des effets magnétiques observés dans la nature,
au niveau microscopique comme macroscopique.
- L’origine du champ magnétique d’un matériau quelconque (ex : aimant) doit être microscopique.

Les façons de calculer le champ magnétique;


Les différentes méthodes à employer pour calculer le champ magnétique. Dans tous ces cas, il faut
prendre en compte les propriétés de symétrie de la densité de courant.
• La formule de Biot et Savart : elle n’est pratique que lorsqu’on sait faire l’addition vectorielle des
champs dB créés par un petit élément du circuit (souvent des circuits filiformes).
• La conservation du flux : à n’utiliser que si l’on connaît déjà son expression dans une autre région de
l’espace.
• Le théorème d’Ampère : il faut être capable de calculer la circulation du champ sur un contour
choisi. Cela nécessite donc une symétrie relativement simple des courants.
• Connaissant le potentiel vecteur 𝑨 ; 𝐵 = 𝑅𝑜𝑡(𝐴) Ԧ
37
Induction électromagnétique
Oersted a montré qu’un courant produit un champ magnétique. Les scientifiques se sont posé la
question inverse : Est-ce qu’un champ magnétique peut faire apparaître un courant électrique? En
1830, Joseph Henry et Michael Faraday ont confirmé cette hypothèse. Le terme induction
électromagnétique désigne la production de courants et donc de f.é.m (force électromotrice
induite) à partir de champs magnétiques ; on parle de courants induits et de f.é.m. induites.

Expérience 1: circuit fixe dans un champ variable


- Si on rapproche l’aimant, il apparaît un courant dans la spire.
- Si on éloigne l’aimant, il apparaît un courant dans le sens opposé.
- S’il n y a pas de mouvement, pas de courant induit.

Expérience 2: circuit mobile dans un champ statique


- Le même résultat est obtenu en laissant l'aimant immobile et en bougeant la boucle de courant.
- La valeur du courant est d’autant plus importante que la vitesse du déplacement de l’aimant ou du
circuit.

Loi de Lenz et de Faraday


Le flux ∅ varie au cours du temps soit par variation du champ 𝐵(𝑡) (expérience 1) ou bien par
déplacement du circuit 𝑆(𝑡) (expérience 2). Donc c’est la variation du flux qui est importante
𝜱 = ‫𝑩 ׭‬. 𝒅𝑺
38
Induction électromagnétique

La variation du flux fait apparaître un courant induit si le circuit est fermé ou bien une ddp si le
circuit est ouvert.
On interprète l’apparition de ce courant induit en supposant qu'il existe dans le circuit induit un
générateur (fictif) de fem e.

Loi de Faraday :
la variation temporelle du flux magnétique à travers un circuit fermé y engendre une f.é.m induite
𝒅∅
𝒆=−
𝒅𝒕

La loi de Lenz
Pour trouver de manière qualitative le sens du courant induit, on utilise la loi de Lenz qui stipule que :
Le sens du courant induit est tel que le champ magnétique qu’il crée s’oppose à la variation de flux
qui lui a donné naissance.

39

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