RAPPORT DE CONFÉRENCE
THEME
CONCEPTS, DÉFINITIONS ET ARCHITECTURE DES
PROGRAMMES DE LA RÉFORME LICENCE-MASTER-
DOCTORAT (LMD)
Panélistes :
• M. KABORE Hervé, Directeur des Sciences Économiques et de Gestion (ULB)
• M. SALO Samuel, Directeur des Sciences Humaines et Sociales (ULB)
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PLAN
INTRODUCTION
PARTIE 1 : GENÈSE ET JUSTIFICATION DE LA RÉFORME
• 1.1. Un système en crise
• 1.2. L’expérience pionnière du Burkina Faso (2000)
PARTIE 2 : ARCHITECTURE ET CONCEPTS CLÉS
• 2.1. La structure des grades (L-M-D)
• 2.2. Le système de crédits et de compensation
• 2.3. La Codification
PARTIE 3 : LES AVANTAGES DE LA RÉFORME
• 3.1. Pour l'Étudiant
• 3.2. Pour l'Institution et les Enseignants
CONCLUSION
INTRODUCTION
L’enseignement supérieur en Afrique de l’Ouest a connu une mutation profonde à partir des
années 1990. Face à une pléthore de raisons rendant le système inadapté, la réforme Licence-
Master-Doctorat (LMD) a été introduite. Ce rapport détaille la genèse, l'architecture et les
bénéfices de cette réforme, présentée par M. KABORE Hervé et M. SALO Samuel de
l’Université Libre du Burkina, en s'appuyant sur l'expérience pionnière du Burkina Faso.
I. GENÈSE ET JUSTIFICATION DE LA RÉFORME
1.1. Un système en crise
Le système classique était marqué par une « massification » importante. Les universités,
conçues pour de petits effectifs, ne pouvaient plus garantir l'encadrement nécessaire. Cela se
traduisait par :
• Un sentiment de solitude et d'angoisse chez l'étudiant ;
• Un taux d'échec massif, particulièrement en première année ;
• Un manque d'adéquation entre la formation et le marché de l'emploi.
1.2. L’expérience pionnière du Burkina Faso (2000)
Bien avant la généralisation du LMD dans l’espace REESAO, le Burkina Faso a instauré dès
l'an 2000 l'enseignement modulaire. Cette refondation de l'Université de Ouagadougou a posé
les bases du système actuel :
• Organisation des enseignements en modules.
• Introduction des crédits capitalisables (que l'étudiant garde définitivement une fois
acquis).
• Création de troncs communs pour favoriser la pluridisciplinarité avant la
spécialisation.
II. ARCHITECTURE ET CONCEPTS CLÉS
2.1. La structure des grades (L-M-D)
Le système s'articule autour de trois paliers de référence :
• Licence (L) : 6 semestres (180 crédits).
• Master (M) : 4 semestres après la licence (120 crédits supplémentaires).
• Doctorat (D) : 6 semestres après le master.
2.2. Le système de crédits et de compensation
• Le Crédit : Unité de mesure de la charge de travail de l'étudiant (cours, TD, travail
personnel).
• La Capitalisation : Une Unité d'Enseignement (UE) validée est acquise à vie.
• La Compensation : Les notes s'équilibrent entre elles à l'intérieur d'un semestre ou
d'une UE, permettant de valider l'étape même si une matière est légèrement en dessous
de la moyenne.
2.3. La Codification
Chaque parcours est strictement codifié pour assurer une reconnaissance internationale et une
lisibilité des diplômes au sein de l'espace REESAO et du CAMES.
III. LES AVANTAGES DE LA RÉFORME
3.1. Pour l'Étudiant
• Mobilité : Possibilité de changer d'université ou de pays grâce à la reconnaissance des
crédits.
• Orientation : Des parcours plus souples et une professionnalisation accrue.
• Réussite : Meilleure gestion du temps et réduction de l'échec grâce à la modularité.
3.2. Pour l'Institution et les Enseignants
• Assurance Qualité : Standardisation des programmes selon les normes
internationales.
• Rendement : Amélioration de l'efficacité interne (moins de redoublements) et externe
(meilleure insertion des diplômés).
CONCLUSION
La réforme LMD n'est pas seulement un changement de structure, c'est une refonte globale
visant l'excellence. En s'appuyant sur l'expérience réussie de la modularité au Burkina Faso en
2000, elle offre aujourd'hui un cadre solide pour l'enseignement supérieur en Afrique de l'Ouest,
garantissant la mobilité des talents et la compétitivité des diplômes.