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Cours Num 1

Le document présente un cours d'épistémologie pour la première année de psychologie, abordant la définition, les méthodes et les problèmes de l'épistémologie. Il souligne l'importance de la critique des savoirs et des normes de validité dans la constitution des connaissances. Enfin, il explore les différentes variétés d'épistémologie et les critères fondamentaux qui régissent son fonctionnement.

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Le document présente un cours d'épistémologie pour la première année de psychologie, abordant la définition, les méthodes et les problèmes de l'épistémologie. Il souligne l'importance de la critique des savoirs et des normes de validité dans la constitution des connaissances. Enfin, il explore les différentes variétés d'épistémologie et les critères fondamentaux qui régissent son fonctionnement.

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Cours : 1ère année psychologie Mme Sondes Khamlia

Matière : Épistémologie Semestre 1 : 2024-2026

NATURE ET MÉTHODES DE L’ÉPISTÉMOLOGIE

Plan :

Introduction générale

I/ l’épistémologie et ses variétés :


1/définition de l’épistémologie
2/ les critères fondamentaux de l’épistémologie
II/ les méthodes de l’épistémologie :
1/méthode de l’analyse
2/méthode historico-critique
3/sciences explicatives et sciences interprétatives
III/ les problèmes de l’épistémologie
1/ épistémologie et évolution des sciences
2/ épistémologie, objectivité et problème de la vérité

Conclusion générale : les enjeux éthiques du progrès scientifique


Introduction générale :

Dans les domaines relatifs aux savoirs et aux sciences particulières,


plusieurs spécialités sont souvent confondues. Il s’agit de la logique, la
méthodologie, la théorie de la connaissance et / ou l’épistémologie. Tous
ces domaines de recherches n’ont pas des contours précis. Ils sont parfois
en situation d’interaction. En effet, la logique est entendue en premier
mieux comme l’étude des conditions de la vérité. Cette connaissance
vraie exprime un rapport entre deux objets ou deux phénomènes. Pour
définir ou décrire ces rapports, il nous faut une théorie de la
connaissance ou une épistémologie.

La définition de tel domaine de recherches, l’épistémologie, est plus


difficiles à déterminer que celui de la logique car si la connaissance est
une relation entre un sujet et des objets, il reste que les conditions
causales de l’intelligence du sujet intéressent davantage la psychologie et
que l’épistémologie s’intéressent plutôt aux propriétés de l’objet
considéré dans sa diversité. Il est essentiel aussi de mentionner que
l’épistémologie, entendue comme une théorie de la connaissance, vise
certainement à s’intéresser aux moyens d’études des objets et de leurs
relations ; elle essaie aussi de formuler toutes ces informations dans un
discours clair, cohérent et valide, permettant ainsi de promouvoir et
d’enrichir les savoirs particuliers.

Toutefois, l’épistémologie a une autre vocation ou rôle consistant à


étudier de manière critique les savoirs. Autrement dit, l’épistémologie : 1-
s’intéresse aux conditions valables de la connaissance valide (vraie), ce
qui suppose une référence à la validité normative, c’est-à-dire une
détermination de la validité des connaissance (établir les normes du vrai).
2- de manière consécutive, il faut aussi déterminer et trancher entre le
subjectif et l’objectif dans la constitution de ces savoirs valables.
En tenant compte de ces diverses considérations, on peut dire que
l’épistémologie est définissable en première approximation comme
l’étude de la constitution des connaissances valables. L’expression
« constitution » recouvre à la fois les conditions constitutives des savoirs
et les conditions d’accession. Le terme d’accession indique que les
savoirs forment un processus ayant une dimension historique d’un côté et
s’intéressent, d’un autre côté à des objets abstraits (tels que les objets
des mathématiques), pour étudier épistémologiquement telles savoirs, il
faut d’abord s’entendre sur le fait si ces objets sont découverts ou
inventés. Cette question ne relève pas bien entendu de la psychologie,
encore moins de la sociologie ou de l’histoire.

Par ailleurs, il est important de se poser la question autour de


l’histoire de l’épistémologie et des conditions de son apparition. En fait,
l’épistémologie a toujours était une des branches les plus essentielles de
la philosophie car les grandes doctrines philosophiques étaient à la fois
de grands systèmes de savoir et de créations scientifiques (ces
philosophes étaient en premier lieu des mathématiciens ou des physiciens
surtout) et des théories de la connaissance (c’est-à-dire qu’elles ont fondé
un nouveau mode de connaissance tels que le rationalisme de Descartes
et l’empirisme de Hume. Les philosophes avaient l’habitude de réfléchir
autour de la question de la connaissance (ces outils, ses résultats, ses
objectifs, etc,..).

Mais depuis l’essor des sciences et l’apparition des sciences


sociales et humaines, cette situation commence à changer
progressivement. En effet, les sciences deviennent de plus en plus
complexes qu’il a fallu une certaine nouveauté épistémologique qui
provient de la réflexion des scientifiques eux-mêmes sur leurs savoirs et
leurs conditions de vérités. En d’autres termes, les scientifiques
commencent à prendre conscience de l’importance de réfléchir de
manière, constitutive, analytique et critique sur leurs disciplines,
notamment à partir des moments des crises en vue de réfléchir sur les
conditions et les méthodes des connaissances. C’est ainsi, qu’elle est
devenue fondamentalement caractérisée par le jugement de la valeur des
vérités des connaissances et le « rapprochement » d’un idéal d’une
connaissance certaine et authentiquement justifiée.

Pour cela elle propose de réponde à un certain nombre de


questions : quelles sont les normes du vrai ? quel type de rapport
entretient la théorie avec son objet ? quelles sont les moyens de la
production scientifique ? existe-il un progrès scientifique ?

I/ l’épistémologie et ses variétés :

1-Définition de l’épistémologie :

Dans la mesure où il y a plusieurs définitions possibles de cette notion qui


cherche à délimiter son champ de manœuvre et sa méthodologie, les
grandes formes de l’épistémologie sont nécessairement variées. Notons
au préalable que l’épistémologie est apparue entant qu’un champ
descriptif à partir du 20ème siècle. Ses définitions dans la tradition
française sont reliées à son étymologie, c’est-à-dire à la combinaison
entre deux expressions grecques : épistémè (qui signifie connaissances,
savoirs, sciences) et logos (qui signifie discours, langage, jugement). La
tradition anglaise, par contre, utilise les terme epistemology pour
désigner la théorie de la connaissance. Les deux termes ne sont pas
réellement des synonymes. Par ailleurs, et de manière générale,
l’épistémologie conçu comme la recherche menée autour de la
connaissance scientifique ou de la justification des croyances, en
examinant leurs constitutions ainsi que meurs champs d’applications.

Plusieurs textes présentent les principaux courants


épistémologiques, tels que le rationalisme (Descartes), l’empirisme
(Hume), le positivisme (Comte), le constructivisme (Piaget), ainsi que le
relativisme scientifique. Indépendamment de ces orientations,
l’épistémologie est tenue pour le mode de recherches qui interroge la
science, ses principes, ses méthodes, ses résultats, ainsi que ses valeurs.
Cette recherche discute aussi la nature de la science, les relations entre
le savoir et le réel ainsi que la validité des recherches. Elle ainsi entendue
comme un discours critique qui discute le bien-fondé et la portée des
propositions et les méthodes scientifiques.

En somme, elle est :

 Chargée de réviser, de critiquer et de spécifier la nature du


discours sur les sciences.
 Peut s’intéresser à l’ensemble des connaissances ou bien des
sciences dans leurs spécificités.
 S’interroge sur la signification globale des résultats des
sciences, à leurs méthodes d’investigations.
 Les différences essentielles entres les diverses formes de
l’épistémologie s’expliquent par les manières de concevoir
l’origine de la connaissance, le statut du réel étudié, la nature
des croyances et des justifications, les méthodes
d’investigations scientifique, ainsi que les critères de
scientificité.

Ces différences, qui constituent les différentes méthodes du travail


épistémologique, seront étudiées dans le prochains élément.

2/ Les critères fondamentaux de l’épistémologie :

Il est nécessaire de rappeler que l’objet de l’épistémologie est l’ensemble


de toutes les sciences. Autrement dit, l’épistémologie étudie les sciences
particulières mais dans une visée généralement en tenant en compte
leurs différences caractéristiques. Ainsi, l’épistémologie des sciences
sociales s’intéresse au méthodes, aux concepts et aux résultats tout en
considération ses liens avec les autres sciences humaines et sociales afin
de mieux comprendre la condition humaine et afin de trouver un idéal de
scientificité qui peut être valables pour toute cette catégorie de sciences.
Par ailleurs, comme toute discipline, l’épistémologie a des critères qui
réglementent son fonctionnement. En voici les principaux et les plus
utilisés dans toutes les catégories des sciences (formelle, naturelle-
expérimentale, humaines et sociales).

a) Le critère de l’origine de la connaissance : chaque science soit


avoir une source particulière qui permet l’étude de son objet de
recherche. Les sources dépendent de la nature du l’objet étudié
(corps humain ou animal, phénomènes naturels, phénomènes
sociaux, phénomènes culturels, etc.). De ce fait, plusieurs courant
peuvent apparaitre. Si on reconnaît que la raison est la seule source
du savoir et qu’on privilégie le raisonnement déductif, il s’agit d’un
courant rationaliste. Si, au contraire, on croit que toute
connaissance provient essentiellement de l’expérience et par
l’accumulation des observations à partir desquelles on peut extraire
des lois par un raisonnement inductif (allant du concret vert
l’abstrait), il s’agit d’un empirisme. Par ailleurs, si on admet que
seuls les faits d'observation sont acceptables en sciences et que
celle-ci doivent s'efforcer de relier ces données expérimentales
entre elles de la manière la plus simple possible en utilisant la
mathématisation, il s’agit d’un positivisme.
b) Le critère ontologique : (la nature de l’objet connu et du sujet
connaisseur) : la question de la nature du réel étudié pose deux
hypothèses possibles et défendables : soit la réalité existe
indépendamment de l’observateur, cette attitude est plutôt celle
des modèles scientifiques qui croient que la vérité consiste en une
correspondance entre la raison (le langage) et le réel. Il s’agit d’un
réalisme scientifique. À l’opposé, il s’agit d’un idéalisme, qui défend
la thèse que le monde n’existe pas indépendamment de nous. Le
critère de la vérité consiste n une cohérence interne du discours
scientifique (absence de contradictions). Il existe une troisième
attitude, anti-réalisme qui s’associe au conventionnement.
c) Le critère de la justification des résultats et des
méthodologies empruntées

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