100% ont trouvé ce document utile (3 votes)
3K vues4 pages

Exercices sur fonctions bijectives

L'exercice contient plusieurs questions sur les notions d'injectivité, de surjectivité et de bijectivité concernant des applications entre ensembles. Les questions portent sur des applications définies entre nombres réels, complexes ou intervalles, et demandent de déterminer si ces applications sont injectives, surjectives ou bijectives.

Transféré par

R-win
Copyright
© Attribution Non-Commercial (BY-NC)
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (3 votes)
3K vues4 pages

Exercices sur fonctions bijectives

L'exercice contient plusieurs questions sur les notions d'injectivité, de surjectivité et de bijectivité concernant des applications entre ensembles. Les questions portent sur des applications définies entre nombres réels, complexes ou intervalles, et demandent de déterminer si ces applications sont injectives, surjectives ou bijectives.

Transféré par

R-win
Copyright
© Attribution Non-Commercial (BY-NC)
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Z

 ZZ
 Exo7 
Z 
Z
Z

Année 2009
Exercices de mathématiques

Injection, surjection, bijection


Exercice 1. Soient f : R → R et g : R → R telles que f (x) = 3x + 1 et
g(x) = x2 − 1. A-t-on f ◦ g = g ◦ f ?
Exercice 2. Soit f : R → R définie par f (x) = 2x/(1 + x2 ).

1. f est-elle injective ? surjective ?


2. Montrer que f (R) = [−1, 1].
3. Montrer que la restriction g : [−1, 1] → [−1, 1] g(x) = f (x) est une
bijection.
4. Retrouver ce résultat en étudiant les variations de f .
Exercice 3. On considère quatre ensembles A, B, C et D et des applications
f : A → B, g : B → C, h : C → D. Montrer que :
g ◦ f injective ⇒ f injective,
g ◦ f surjective ⇒ g surjective.
Montrer que :
 
g ◦ f et h ◦ g sont bijectives ⇔ f, g et h sont bijectives .
Exercice 4 (Exponentielle complexe). Si z = x + iy, (x, y) ∈ R2 , on pose
ez = ex × eiy .
1. Déterminer le module et l’argument de ez .
0
2. Calculer ez+z , ez , e−z , (ez )n pour n ∈ Z.
3. L’application exp : C → C, z 7→ ez , est-elle injective ?, surjective ?
Exercice 5. Soit f : [0, 1] → [0, 1] telle que
(
x si x ∈ [0, 1] ∩ Q,
f (x) =
1 − x sinon.
Démontrer que f ◦ f = id.
Exercice 6. Soit f : R → C t 7→ eit . Montrer que f est une bijection sur
des ensembles à préciser.
Exercice 7. Soit f : [1, +∞[→ [0, +∞[ telle que f (x) = x2 − 1. f est-elle
bijective ?

1
Indications 1. Prouver que l’égalité est fausse.

Indications 2. 1. f n’est ni injective, ni surjective.


2. Pour y ∈ R, résoudre l’équation f (x) = y.
3. On pourra exhiber l’inverse.

Indications 3. Pour la première assertion le début du raisonnement est :


“supposons que g ◦ f est injective, soit a, a0 ∈ A tel que f (a) = f (a0 )”,... à
vous de travailler, cela se termine par “...donc a = a0 , donc f est injective.”

Indications 6. Montrer que la restriction de f : [0, 2π[−→ U, t 7→ eit est une


bijection. Ici U est le cercle unité de C, c’est-à-dire l’ensemble des nombres
complexes de module égale à 1.

Indications 7. Montrer que f est injective et surjective.

2
Correction 1. Si f ◦ g = g ◦ f alors

∀x ∈ R f ◦ g(x) = g ◦ f (x).

Nous allons montrer que c’est faux, en exhibant un contre-exemple. Prenons


x = 0. Alors f ◦ g(0) = f (−1) = −2, et g ◦ f (0) = g(1) = 0 donc f ◦ g(0) 6=
g ◦ f (0). Ainsi f ◦ g 6= g ◦ f
Correction 2. 1. f n’est pas injective car f (2) = 54 = f ( 12 ). f n’est pas
surjective car y = 2 n’a pas d’antécédent : en effet l’équation f (x) = 2
devient 2x = 2(1 + x2 ) soit x2 − x + 1 = 0 qui n’a pas de solutions
réelles.
2. f (x) = y est équivalent à l’équation yx2 − 2x + y = 0. Cette équation
a des solutions x si et seulement si ∆ = 4 − 4y 2 ≥ 0 donc il y a des
solutions si et seulement si y ∈ [−1, 1]. Nous venons de montrer que
f (R) est exactement [−1, 1].
3. Soit y ∈ [−1,√1] alors les solutions
√ x possibles de l’équation g(x) = y
1− 1−y 2 1+ 1−y 2
sont x = y
ou x = . La seule solution x ∈ [−1, 1] est
√ √y
1− 1−y 2 1− 1−y 2
x= y
en effet x = y
= √y 2 ∈ [−1, 1]. Donc pour g :
1+ 1−y
[−1, 1] −→ [−1, 1] nous
√ avons trouvé un inverse h : [−1, 1] −→ [−1, 1]
1− 1−y 2
défini par h(y) = y
. Donc g est une bijection.
2
4. f 0 (x) = 2−2x
1+x2
, donc f 0 est strictement positive sur ] − 1, 1[ donc f est
strictement croissante sur [−1, 1] avec f (−1) = −1 et f (1) = 1. Donc
la restriction de f , g : [−1, 1] −→ [−1, 1], est une bijection.
Correction 3. 1. Supposons g ◦ f injective, et montrons que f est injec-
tive : soit a, a0 ∈ A avec f (a) = f (a0 ) donc g ◦ f (a) = g ◦ f (a0 ) or g ◦ f
est injective donc a = a0 . Conclusion on a montré :

∀a, a0 ∈ A f (a) = f (a0 ) ⇒ a = a0

c’est la définition de f injective.


2. Supposons g ◦ f surjective, et montrons que g est surjective : soit c ∈ C
comme g ◦ f est surjective il existe a ∈ A tel que g ◦ f (a) = c ; posons
b = f (a), alors g(b) = c, ce raisonnement est valide quelque soit c ∈ C
donc g est surjective.
3. Un sens est simple (⇐) si f et g sont bijectives alors g◦f l’est également.
De même avec h ◦ g.
Pour l’implication directe (⇒) : si g ◦ f est bijective alors en particulier
elle est surjective et donc d’après le deuxième point g est surjective.

3
Si h ◦ g est bijective, elle est en particulier injective, donc g est injective
(c’est le 1.). Par conséquent g est à la fois injective et surjective donc
bijective.
Pour finir f = g −1 ◦ (g ◦ f ) est bijective comme composée d’applications
bijectives, de même pour h.

Correction 4. 1. Pour z = x + iy, le module de ez = ex+iy = ex eiy est ex


et son argument est y.
2. Les résultats : ez+z = ez ez , ez = ez , e−z = (ez )−1 , (ez )n = enz .
0 0

3. La fonction exp n’est pas surjective car |ez | = ex > 0 et donc ez ne vaut
jamais 0. La fonction exp n’est pas non plus injective car pour z ∈ C,
ez = ez+2iπ .

Correction 5. Soit x ∈ [0, 1] ∩ Q alors f (x) = x donc f ◦ f (x) = f (x) = x.


Soit x ∈
/ [0, 1] ∩ Q alors f (x) = 1 − x donc f ◦ f (x) = f (1 − x), mais
1−x ∈ / [0, 1] ∩ Q (vérifiez-le !) donc f ◦ f (x) = f (1 − x) = 1 − (1 − x) = x.
Donc pour tout x ∈ [0, 1] on a f ◦ f (x) = x. Et donc f ◦ f = id.

Correction 6. Montrons que la restriction de f , φ : [0, 2π[−→ U, t 7→ eit


est bijective. Où U est le cercle unité de C donné par l’équation (|z| = 1).
• φ est surjective car tout nombre complexe de U s’écrit sous la forme polaire
eiθ , et l’on peut choisir θ ∈ [0, 2π[.
• φ est injective :
0
φ(t) = φ(t0 ) ⇔ eit = eit
⇔ t = t0 + 2kπ avec k ∈ Z
⇔ t = t0 car t, t0 ∈ [0, 2π[ et donc k = 0.

En conclusion φ est injective et surjective donc bijective.

Correction 7. • f est injective :

f (x) = f (y) ⇒ x2 − 1 = y 2 − 1
⇒ x = ±y où x, y ∈ [1, +∞[ donc x, y sont de même signe
⇒ x = y.

• f est surjective : soit y ∈ [0, +∞[. Nous √


cherchons un élément x ∈ [1, +∞[
2
tel que y = f (x) = x − 1 . Le réel x = y + 1 convient !

Vous aimerez peut-être aussi