Cours Management
Cours Management
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Adresser des signes de reconnaissances, des encouragements
Faire apparaître les leaders sur la relation ou sur la tâche
Favoriser une répartition harmonieuse des rôles, une ambiance de travail
Renforcer le sentiment de compétence, d’inclusion collective, de respect mutuel
Engager des objectifs ambitieux et valorisant, les stimuler, les contrôler
Former, réunir, motiver, écouter
• Initier des projets nouveaux
Vous avez tous rencontré un jour ou l'autre dans votre entreprise un de ces
personnages qu'on nomme « petit chef ». Vous en avez été témoin ou victime, à
moins que vous ne soyez vous-même atteint de ce syndrome.
On assiste en effet, après les années « management participatif » à une
recrudescence des cas qui peuvent aller jusqu'au harcèlement moral.
Dans son livre « Quand le petits chefs deviendront grands », Maurice Thévenet
donne une définition particulière et attribue le nom de « petits chefs » aux «
managers de proximité » (les contremaîtres). Après avoir travaillé avec de très
nombreux contremaîtres, du chef d'équipe au chef d'atelier, je ne partage pas
cette généralisation et je préfère ne garder cette appellation que pour une
certaine caricature du rôle de chef qu'on rencontre aussi bien chez le plus petit
chef d'équipe que chez le cadre supérieur, chef d'un service important.
Ceci étant précisé avançons dans la définition du « petit chef ».
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• sa mission : contrôler des tâches, des résultats
• son caractère : tatillon et autoritaire
• ses compétences : pas de maîtrise des techniques de management, se
positionne toujours du côté des tâches, peu ou pas de démarche de relations
humaines, position défensive face à sa situation chèrement acquise,
Par ailleurs, Maurice Thévenet oppose le « petit chef » au manager qui gère une
équipe, qui est un leader, qui a des compétences en management des hommes,
et qui présente une image de dynamisme.
Ainsi, le syndrome du « petit chef » est une déviance du rôle de manager qui se
caractérise par une focalisation sur le contrôle des tâches et l'ignorance de tout
l'aspect relationnel et humain de la fonction. Alors que comme le souligne très
bien Maurice Thévenet, l'essentiel de la fonction d'encadrement est relationnelle
et humaine.
En général, le « petit chef » est devenu responsable d'une équipe ou d'un service
parce qu'il était le plus compétent techniquement. N'ayant pas été formé à sa
nouvelle fonction et à ses nombreuses facettes, il s'est limité à ce qu'il
connaissait : les tâches qu'il avait lui-même réalisées pendant de nombreuses
années. Il adapte son attitude pour rendre ce contrôle le plus efficace possible :
tatillon, autoritaire, injuste, etc., bref il peut avoir tous les défauts énoncés ci-
dessus. Et c'est ce que les entreprises attendaient et continuent d'attendre (pour
encore une grande part) de lui. S'il n'a aucune compétence relationnelle ou un
charisme de leader « inné », il devient un véritable « petit chef » avec tous ses
travers.
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surtout être dignes de confiance. (Cf. B. Girard : Histoire des théories du
management).
Alors que le contremaître avait une fonction pluridisciplinaire (surveillance des
machines, conception des modèles, entretien des machines, formation des
ouvriers, fabrication de machines, perfectionnement des procédés, etc.) Taylor
découpera ces tâches entre différents services et finalement, le contremaître ne
fera que surveiller les ouvriers qui pour lui sont plus enclins à la paresse qu'au
travail.
Cette classe de « contrôleurs » est devenue la maîtrise que l'on connaît encore
de nos jours.
Cependant, avec l'évolution des organisations et le raz-de-marée du «
Management Participatif », une grande partie de la maîtrise a disparu, remplacée
par des « animateurs » (ce sont parfois les mêmes qui ont changé de casquette).
Ceci est vrai surtout pour les grandes entreprises. Dans les moyennes et petites
entreprises, il se trouve encore des contremaîtres à qui leur hiérarchie donne ce
rôle exclusif de contrôle.
Comme nous l'avons vu précédemment, c'est l'accent mis exclusivement sur
cette fonction de contrôle qui est à l'origine des « petits chefs ».
Qui est touché par ce syndrome ?
C'est dans cette catégorie qu'il se rencontrait le plus de « petits chefs ». C'étaient
de très bons ouvriers, nommés contremaîtres car ils étaient bien vus par leur
patron. Mais ils n'avaient pas de formation ni de compétence en management.
• Les cadres supérieurs et les dirigeants
Les « petits chefs » peuvent se cacher partout, même dans les directions
générales. Et c'est toujours le même processus : celui qui arrive à un poste
d'encadrement sans y avoir été formé, préparé et accompagné a une forte
probabilité d'avoir un comportement « petit chef ».
Comment devient-on petit chef ?
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Un autre cas courant est le chef victime du syndrome de Peter : il occupe son
poste depuis quelques années, mais les évolutions d'organisation font que le
niveau de responsabilité s'est accru et dépasse son niveau maximum de
compétence. Alors qu'il a une expérience d'encadrement, il ne maîtrise plus la
complexité de sa nouvelle fonction : gestion, relations clients, niveau technique
pointu, équipe plus importante ou avec des caractères difficiles, etc. Il s'accroche
donc à ce qu'il peut : le contrôle des tâches. ou des horaires à défaut de pouvoir
évaluer les résultats réels.
Si un de vos collaborateurs est touché par ce syndrome, il faut réagir, car tout
d'abord votre personnel ne vient pas travailler pour se faire embêter par le
premier « petit chef » venu et ensuite la performance de l'équipe risque de se
dégrader rapidement.
Il y a plusieurs solutions :
- Le coup de massue : utilisable pour les jeunes managers qui ne se rendent pas
compte de leur attitude : dans un entretien un peu solennel (qui peut être
l'entretien de bilan après quelques mois de prise de poste), vous leur dites leurs
« 4 vérités » sans prendre de gants, en étant direct et factuel. Vous leur faites
toucher du doigt les conséquences de leur attitude. C'est en général un bon
remède. Il faudra vraisemblablement accompagner par des formations en
management.
- La formation , si le cas n'est pas trop grave : à faire pour des managers ayant
besoin d'être recadrés.
- Le coaching , si le cas est grave mais non désespéré : à faire pour des
managers confirmés ayant toujours vu fonctionner et ayant eux-même
fonctionné comme des « petits chefs ». Vous devrez être patient, car l'évolution
des adultes est très lente voire impossible. En attendant, vous pourrez fixer une
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règle du jeu : une charte des bonnes relations individuelles peut permettre à tout
le monde de savoir où se situe la ligne rouge à ne pas dépasser.
- La séparation : il peut arriver que le cas soit si grave qu'il n'y a pas d'autre
solution que de se séparer du « petit chef », surtout quand celui-ci en arrive à
harceler moralement un de ses subordonnés.
- Vous pouvez en parler avec sa hiérarchie qui prendra les mesures adéquates.
Mais c'est un cas rare, car la hiérarchie a souvent nommé la personne concernée
et se sent impliquée. Elle accepte donc mal d'être remise en cause. C'est donc
une solution risquée et ne la mettez en ouvre que si vous êtes sûr de la réaction
de cette hiérarchie.
- Vous démissionnez si c'est trop insupportable. Il vaut mieux partir que d'user
sa santé et son mental face à ce type d'individu.
- Si vous ne souhaitez pas partir, mais faire votre travail tranquillement, vous
pouvez « jouer » des défauts de votre « petit chef » : « tout flatteur vit au dépend
de celui qui l'écoute ». Un « petit chef » recherche souvent de la reconnaissance :
flattez-le et reconnaissez-le comme votre chef (même si vous n'en pensez pas
moins) il vous sera reconnaissant à son tour et vous laissera en paix. Mais
attention, il ne faut pas que vous apparaissiez comme un danger pour lui. Ne
cherchez pas à prendre sa place : il deviendrait terrible. Sachez user de l'humour
au cas où il vous agresse : il sera désarçonné.
Avant de mettre en ouvre une solution, vous devez d'abord décider de votre
objectif. La plupart des situations difficiles viennent du fait qu'une décision
n'avait pas été prise à temps faute d'objectif clairement défini.
Prenons l'exemple d'un de vos collaborateurs qui se comporte comme un petit
chef avec ses subordonnés. Vous devez analyser la situation et ensuite décider
de l'issue : formation, coup de massue, licenciement, mutation. Vous n'avez pas
d'autres solutions que ces 4, mais vous pouvez les combiner : formation et si ça
ne marche pas mutation.
Ce qu'il faut retenir
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- Le syndrome du « petit chef » est une des maladies du management. Sous ses
formes bénignes, il est facilement guérissable et plus il est pris à temps, meilleur
c'est.
- Mais sous ses formes graves, elles peuvent vous amener à vous séparer d'un de
vos collaborateurs.
- Si vous êtes-vous même victime d'un « petit chef », vous pouvez soit fuir cette
situation, soit faire le « mort », soit essayer d'en parler avec sa hiérarchie.
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6 - Se focaliser sur les résultats sans jamais regarder si la manière d’y parvenir
est la bonne
7 - Passer l’essentiel de son temps à faire du contrôle et à parler de ce qui ne
marche pas
8 - Ne jamais prendre en compte la démotivation de ses collaborateurs
9 - Penser que si quelqu’un est démotivé, c’est à lui de se débrouiller pour se
remotiver tout seul
10 - Ne jamais établir de règles et toujours exprimer son insatisfaction sur le
fonctionnement de l’équipe, de l’individu, voire de l’organisation
11 - Privilégier en toutes circonstances le jugement et l’interprétation comme
étant des facteurs de vérité
12 - Considérer que les seuls obstacles à la réalisation de ses projets, ce sont les
autres.
13 -Penser que le salaire n’est pas un élément de motivation, et justifiez en
permanence l’impossibilité de pratiquer de la reconnaissance monétaire
14 - Imposer à ses collaborateurs des comportements qui ne correspondent pas à
leur personnalité
15 -Laisser ses collaborateurs se débrouiller « pour qu’ils comprennent »
16 - Se considérer comme propriétaire de ses collaborateurs
17 - Penser que ses collaborateurs doivent se plier au projet de l’entreprise sans
se soucier de leur propre projet
18 - Déstabiliser ses collaborateurs par des « non dits »
19 - Considérer qu’une erreur et une faute c’est du pareil au même « Il n’avait
qu’à demander »
20 - Tout faire pour avoir raison à tout prix !
21 - N’avoir des entretiens individuels avec ses collaborateurs autres qu’en cas
de recadrage ou manifestation du mécontentement
22 - Ne jamais déléguer
23 - Estimer que la motivation est obligatoire et exiger des résultats permanents
24 - Ne jamais définir clairement la ou les missions de ses collaborateurs et
estimer que parce qu’il a signé un contrat; il connait son rôle
25 - Ne jamais accepter l’échec et culpabiliser le collaborateur qui n’a pas atteint
ses objectifs
26 - Savoir punir efficacement
27 - Imposer les changements et nier en bloc toutes les résistances
28 - Ne faire des réunions qu’en cas de problèmes
29 - Profiter des réunions pour régler ses comptes avec un ou plusieurs
collaborateurs
30 - Faire de la réunion par ses actes et ses paroles un moment propice à
construire de l’improductivité
31 -Toujours chercher en permanence ce que l’on peut faire pour rendre ses
collaborateurs improductifs. : Les brimer, faire des remarques désagréables, les
isoler, mettre en œuvre inconsciemment une réelle politique de démotivation.
32 - Penser que le management cela ne s’apprend pas
33 - Être en toutes circonstances convaincu que l’on a raison
34 - Privilégier le subjectif à l’objectif
35 - Nier les faits
36 - Être exportateur de doutes et destructeur de confiance
37 - Ne jamais pratiquer d’entretien d’écoute avec ses collaborateurs
38 - Ne débriefer qu’en cas d’échec, jamais en cas de succès.
39 - Considérer qu’un entretien annuel d’évaluation, c’est suffisant
40 - Privilégier en toutes circonstances le combien et le pourquoi au Comment
41 - En recrutement rechercher exclusivement des clones de ce que l’on est et
porter desjugements sur ceux qui ne correspondent pas à sa propre vision (Pas
de femmes, d’étrangers, de jeunes, de vieux, de contestataires…..)
42 - Toujours tout régler soi même
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43 - Répondre à son téléphone et à se s mails dès qu’ils se manifestent et
devenir ainsi leur serviteur
44 - Ne jamais timer ses actions
45 - Livrer en toutes circonstances tous les combats qui se présentent
46 -En vertu de la loi de Pareto, se concentrer principalement sur les 80%
d’actions qui génèrent les 20% de résultats plutôt que l’inverse.
47 -Ne jamais programmer de temps de management, c’est superflu : les gens
savent ce qu’ils doivent faire et sont payés pour cela, après tout !
48 - Penser que la plupart des décisions ne nécessitent pas de réflexion et
relèvent du bon sens
49 - Penser que ce qui marche ailleurs ne marchera pas chez soi
50 - Penser que l’autorité, la force et si besoin est la rétorsion sont les meilleurs
armes pour obtenir quelque chose des salariés
51 - Penser que dans une entreprise, il n’y a pas de place pour les sentiments et
pour les relations humaines. Les employés sont là pour travailler, et leurs états
d’âme ou leurs problèmes personnels ne doivent pas interférer avec la bonne
marche des affaires.
Lucie, qui compte cinq ans d'expérience en gestion de personnel, n'avait jamais
pensé qu'elle serait en butte à tant d'hostilité. "Six employés étaient ouverts au
changement. Mais pas la septième... J'ai passé des heures à l'amadouer. J'étais
complètement vidée !" Comment convaincre les récalcitrants de se rallier à sa
cause ? Comment prévenir l'opposition potentielle lorsqu'on devient le nouveau
patron
Prévoir le coup
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plan de développement de carrière. "Pour prévenir ou diminuer l'hostilité, l'entreprise
doit justifier sa décision, dit Muriel Drolet. Si les employés ne savent pas pourquoi ils
n'ont pas obtenu le poste, ils trouveront la situation inéquitable. Et s'ils ignorent
pourquoi on modifie les façons de faire, ils s'opposeront au changement."
Il ne faut pas tenir pour acquis que l'employeur fera nécessairement son devoir. Au
moment de notre embauche en tant que patron, il faut s'assurer que quelque chose a
été prévu pour préparer l'équipe à notre arrivée et calmer le jeu, s'il y a lieu.
Prendre le pouls
Durant les trois premiers mois suivant l'arrivée en fonction, il ne faut rien
bousculer. On observe, on cible les forces et les faiblesses de chacun, on évalue
les enjeux, on se familiarise avec la culture organisationnelle. "On devrait repérer
rapidement nos alliés, les rebelles et les autres, ceux qui attendent de voir où
soufflera le vent pour se positionner", commente Julie Carignan, psychologue
organisationnelle à la Société Pierre Boucher. Elle conseille de valider nos
observations auprès d'autres cadres ou des ressources humaines.
On veut aussi gagner la confiance des employés. Pour Lyne Talbot, coach auprès
de dirigeants et de gestionnaires, trois actions sont nécessaires pour atteindre
ces deux objectifs. D'abord, clarifier nos intentions. "On doit savoir pourquoi on
est là, ce qu'on veut accomplir et quel type de gestion on a l'intention d'exercer."
Ensuite, il faut écouter et, en dernier lieu, s'engager dans son for intérieur à
développer de bonnes relations avec l'ensemble des employés. "Souvent, on se
laisse emporter trop rapidement par la tâche et on ne prend pas le temps de
soigner l'aspect relationnel."
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table. "On peut dire quelque chose, comme "Pour le moment, j'en déduis que
nous avons tous les deux à faire nos preuves"."
Certains cachent leurs véritables sentiments. C'est ce qui s'est passé dans le cas
de Lucie. L'employée qui allait se montrer récalcitrante, et que nous appellerons
Fabienne, était alors en congé de maladie. Elle est tout de même venue
rencontrer Lucie et s'est montrée sous un jour plutôt agréable. Mais, par la suite,
elle a téléphoné à ses collègues pour parler contre sa nouvelle patronne et
critiquer le projet d'amélioration du service.
"À partir du moment où j'ai appris les manoeuvres de Fabienne, j'ai passé des
heures au téléphone avec elle pour la rassurer et lui expliquer mes objectifs pour
le service." Rien à faire. À son retour, Fabienne a refusé d'adopter les nouvelles
méthodes.
Julie Carignan croit que le fait de concentrer son attention sur un employé
récalcitrant est un risque. "On néglige alors ceux qui nous sont favorables. Avec
toute l'équipe, on doit être ouvert aux suggestions et aux préoccupations, tout en
étant ferme sur les tâches à accomplir et sur l'attitude à adopter. Et si l'écoute
est essentielle pour établir son plan de match, il faut éviter de tomber dans le
piège de l'acquiescement. "On peut prendre note des préoccupations et des
doléances, sans nécessairement donner raison à ceux qui les énoncent", ajoute
la psychologue organisationnelle.
Autre erreur : acheter la paix en offrant des "récompenses" aux employés qui
nous donnent du fil à retordre. On risque alors d'empirer la situation à long
terme, car on aura moins de marge de manoeuvre et moins de légitimité pour
gérer. Par contre, il vaut mieux résister à la tentation de "casser" les fortes têtes
pour leur montrer qui est le patron. "On creuserait alors le fossé", estime Julie
Carignan.
Passer à l'action
Trois mois après son arrivée, le gestionnaire présente généralement son plan
d'action et commence à instaurer des changements. Si certains employés
persistent à nier son autorité et à afficher une attitude de résistance qui nuit à
l'atteinte des objectifs, il est temps de passer à la gestion de l'écart de
rendement. Un sérieux recadrage s'impose, et si celui-ci échoue, on sera justifié
d'entreprendre des mesures disciplinaires plus formelles.
Lucie n'a pas eu à aller jusque-là : elle a convoqué Fabienne à une évaluation
semestrielle. Une rencontre de 90 minutes a permis de faire une mise au point
formelle et d'établir des objectifs précis sur le plan de l'amélioration du
rendement et du comportement. Fabienne a compris qu'elle devait changer
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d'attitude. "Elle m'a dit plus tard qu'elle n'avait jamais été soumise à une
évaluation aussi rigoureuse, dit Lucie. Ça l'a impressionnée." Depuis, elle file
doux.
Chacun sait que le climat de confiance est déterminant dans la vie d'une
équipe. Mais sait-on concrètement ce qui le développe et ce qui le tue ? Dans sa
version la plus pragmatique, la méthode peut se résumer à trois choses à faire et
trois pièges à éviter.
2. Avoir à coeur d'être prévisible pour autrui. Rien de plus fatiguant que de
travailler avec un collègue qui garde pour lui-même ses opinions, ses intentions,
ses attentes et ses mobiles d'action. Une personne de confiance, au contraire, est
ouverte, fiable, cohérente. Elle dit ce qu'elle pense, fait ce qu'elle dit, explique
ses réactions, commente ses décisions. Est-on compréhensible et limpide pour
ses collaborateurs ou au contraire compliqué, stressant, imprévisible ?
Introduction
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Ce qui est important dans le processus de changement, c’est la persévérance des
employés et la façon dont l’organisation apprécie les nouveaux comportements
et les bons résultats.
Au début d’un changement, il est très facile d’être enthousiaste. Pour éviter que
la motivation décline et pour aider les employés à rester dans la course, il est
nécessaire d’avoir un bon système d’appréciation et des récompenses
significatives, pas nécessairement en argent, qui s’appliquent à une personne ou
à une équipe.
Les récompenses et les incitatifs sont des outils puissants pour faciliter le
changement, pour diminuer le choc du changement et pour maintenir le
momentum. Les recherches ont démontré que plusieurs employés résistent au
changement jusqu’à ce qu’ils croient que celui-ci s’accompagne d’une
opportunité ou d’une récompense pour eux.
Dans les meilleurs systèmes d’appréciation, les récompenses sont données pour
atteindre des objectifs spécifiques. Elles sont accordées aussi tôt que possible et
sont concentrées sur les besoins des employés.
La clé est d’être à l’écoute des besoins des personnes concernées et d’avoir une
approche qui inclut plusieurs sortes de récompenses telles que : de nouvelles
responsabilités, des promotions, des congés payés, une reconnaissance publique,
des options d’achat d’actions, des plans d’épargne, des bonis en argent, des
certificats de cadeau, de l’avancement dans le travail, une reconnaissance dans
le journal de l’organisation, ou tous simplement de la formation pour améliorer la
compétence qui bénéficiera autant à l’organisation qu’à l’employé.
Au début d’un changement, il est très facile d’être enthousiaste. Pour éviter que
la motivation décline et pour aider les employés à rester dans la course, il est
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nécessaire d’avoir un bon système d’appréciation et des récompenses
significatives, pas nécessairement en argent, qui s’appliquent à une personne ou
à une équipe.
Les récompenses et les incitatifs sont des outils puissants pour faciliter le
changement, pour diminuer le choc du changement et pour maintenir le
momentum. Les recherches ont démontré que plusieurs employés résistent au
changement jusqu’à ce qu’ils croient que celui-ci s’accompagne d’une
opportunité ou d’une récompense pour eux.
Dans les meilleurs systèmes d’appréciation, les récompenses sont données pour
atteindre des objectifs spécifiques. Elles sont accordées aussi tôt que possible et
sont concentrées sur les besoins des employés.
La clé est d’être à l’écoute des besoins des personnes concernées et d’avoir une
approche qui inclut plusieurs sortes de récompenses telles que : de nouvelles
responsabilités, des promotions, des congés payés, une reconnaissance publique,
des options d’achat d’actions, des plans d’épargne, des bonis en argent, des
certificats de cadeau, de l’avancement dans le travail, une reconnaissance dans
le journal de l’organisation, ou tous simplement de la formation pour améliorer la
compétence qui bénéficiera autant à l’organisation qu’à l’employé.
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l'entreprise. Et cela, quelle que soit la taille de cette dernière. Question
subsidiaire : qu'est-ce qui explique que la motivation soit plus importante
aujourd'hui qu'hier ? Principalement l'aspect concurrentiel des marchés. A
l'heure où aucune arme ne doit être négligée, les entreprises prennent
conscience de la nécessité d'animer en permanence différentes
populations : réseaux de distribution, forces de vente et, comme on le
verra plus loin, beaucoup d'autres métiers dans l'entreprise. Au-delà de la
seule motivation, c'est le capital humain tout entier qui se trouve
réhabilité. « On a pris conscience de l'importance du capital humain dans
l'entreprise et dans les réseaux de distribution, explique Rémy Villebrun,
directeur associé de Safari. De l'importance des individus dans la
présentation, la mise en avant, la commercialisation des produits.
Aujourd'hui, on assiste à un retour en force des programmes d'incentive
sur les forces de vente, et plus globalement, à la multiplication des
programmes d'animation des réseaux. »
Voici les 12 points clés définis par Marcus Buckingham comme essentiels dans
l’implication des salariés performants :
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On peut remarquer que la notion de stress est absente de ces points. Or cette
dimension doit également être prise en compte dans l’implication et la
motivation des salariés. Ce point fera l’objet d’un article dans les prochaines
semaines.
Pour motiver vos collaborateurs, commencez par ne pas les
démotiver !
Pas facile d'avoir tous les jours des gens autour de soi enthousiastes,
complètement impliqués dans leurs missions et surtout d'humeur
constante. Et pourtant, une entreprise qui gagne et qui progresse,
c'est avant tout une équipe qui partage les mêmes valeurs et qui
applique une stratégie porteuse de sens. C'est donc à l'encadrement
qu'il appartient de veiller aux velléités des uns et des autres, au climat qui
règne au sein des équipes. Mais, comment reconnaître un bon
collaborateur ? C'est justement celui qui fait plus que ce pourquoi il est
rémunéré. Vous en avez sûrement autour de vous : le technicien qui va
s'acharner à trouver une solution pour réparer un matériel en panne chez
un client, un commercial qui va prendre le temps nécessaire pour
répondre à un appel d'offres jusqu'à tard le soir, une secrétaire qui va
discrètement superviser tous les détails pour parfaire l'organisation d'un
séminaire,...C'est donc à vous "les encadrants" de veiller à relever
tous ces petits détails qui pourtant font toute la différence.
Mais il est vrai qu'en matière de motivation, les choses ne sont pas
toujours aussi simples. Quel est d'ailleurs votre propre niveau de
motivation actuellement ? N'oubiez pas qu'un manager démotivé est
souvent un manager démotivant !
Et paradoxalement, un manager motivé n'est pas pour autant un manager
motivant, à moins de savoir agir sur les principaux leviers : écouter,
communiquer, faire confiance, responsabiliser, orchestrer et
soigner l'ambiance !
En valorisant celles et ceux qui apportent leur talent et en les
récompensant d'une manière ou d'une autre (prime, cadeau,
remerciement personnalisé,...) vous faîtes progresser vos
collaborateurs...et vous progressez avec eux !
A contrario, certains dirigeants pensent que la motivation est un puits sans
fond : "il faut multiplier les promesses de bonus, les promotions, changer
les voitures de fonction des commerciaux, les bureaux avec vue et plantes
vertes, donner des encouragements, valoriser les gens, jouer de son
intelligence émotionnelle ... et oui, tout cela est nécessaire et vital pour le
développement de votre entreprise. Si vous le pouvez, impliquez d'ailleurs
vos meilleurs collaborateurs dans des tâches et des missions qui vont les
mettre en avant, par exemple dans des projets de développement. Vous
verrez combien ils vont apprécier la confiance et la reconnaissance que
vous leur témoignez !
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La motivation des uns et des autres est une réflexion personnelle
mais c'est aussi et surtout une affaire collective. Si elle n'est pas là,
beaucoup de vos meilleurs talents iront voir "si l'herbe est plus verte
chez votre voisin que chez vous"...
Des salariés découragés, qui ont perdu toute envie de continuer à fournir des efforts dans leur
travail... «La démotivation, dommageable à l'entreprise, constitue une faiblesse vis-à-vis de
ses concurrents, car elle se répercute sur la qualité des produits ou des services et, in fine, sur
la satisfaction des clients», souligne Michel Farcy, directeur associé au sein du cabinet de
conseil Atefo, spécialisé en ressources humaines.
Mais pour combattre cet état, encore faut-il le détecter. Première alerte, une baisse injustifiée
de la productivité: un nombre de pièces fabriquées dans une usine inférieur à celui
habituellement constaté, un écoulement moins rapide des factures dans un service
comptable, une durée de traitement des demandes de clients qui s'allonge... Dans les
entreprises où domine la matière grise, celle-ci peut s'apprécier à l'aune du manque d'entrain
dans la prise d'initiatives ou au retrait d'un salarié auparavant proactif par exemple.
Vivre avec ses é[Link] traquer ces attitudes et interpréter les signaux de la démotivation,
les dirigeants doivent se tenir aux aguets. «Le chef d'entreprise doit exhorter ses managers à
passer environ 70% de leur temps au contact direct des équipes, estime Michel Farcy. Il n'existe
rien de pire qu'un manager constamment enfermé dans son bureau. Le point de départ, c'est
d'entendre et de voir ses équipes.»Cette présence est le moyen le plus efficace pour ressentir les
angoisses mais aussi les tensions. L'absence de collaboration, d'esprit d'entraide est un signe
avant-coureur. L'observation d'une montée de l'absentéisme ou des retards, de salariés pressés de
partir le soir, des comportements revendicatifs doit vous alarmer. Le changement d'attitude peut
aussi se matérialiser par le silence ou la dérision: faites attention à ne pas interpréter le premier
comme de l'alignement vis-à-vis des managers et le second comme du défoulement. Cela peut être
le signe d'un moral en berne. Le désengagement se perçoit dans l'exercice quotidien du
métier, mais aussi dans la manière dont la personne se projette dans le futur:«Un salarié qui n'a
plus envie de donner d'idées à son manager alors qu'il en a l'habitude, ou qui se montre moins
exigeant sur la qualité de son travail... Tout cela doit vous alerter», illustre Anne Dousset,
fondatrice du cabinet spécialisé en management ADP&O et auteure de Management à
contresens (voir l'encadré A Lire).
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sa part, la consultante Anne Dousset a concocté un outil nommé «Engag'mètre». Il consiste à
mesurer, sur une échelle de 0 à 10, la motivation de chaque collaborateur et à évaluer le moral des
troupes grâce à une dizaine de questions types. Attention, chaque salarié définit sa propre échelle
de satisfaction. Ainsi, si deux personnes mettent, pour une même question, la note de 7/10, cela ne
signifie pas, pour autant, que ces deux notes ont la même valeur: pour l'un, elle pourra exprimer
une satisfaction, pour l'autre, un mécontentement. A vous ensuite d'amorcer un entretien pour en
comprendre les raisons. Le dialogue vous permettra peut-être même de crever l'abcès. L'entretien
annuel constitue aussi une opportunité pour détecter la démotivation. Vous pouvez ainsi la contrer
dès qu'elle commence à se découvrir, ce qui peut être le cas dès les premiers mois, en raison d'une
déception. «Pendant la période d'essai et/ou d'intégration d'un salarié, organisez plusieurs rendez-
vous avec lui, conseille Michel Farcy, d'Atefo. En effet, pour l'embaucher, vous lui avez présenté le
poste sous son meilleur jour. Vous devez estimer la différence entre ce qu'il attendait et la réalité,
et éventuellement redéfinir sa fonction s'il paraît frustré ou angoissé.» N'oubliez pas son pendant:
l'entretien qui suit une démission. Informez-vous sur les raisons exactes des départs volontaires:
c'est souvent l'occasion de détecter l'origine d'un désengagement et d'entrevoir s'il est
généralisé. «La démotivation est contagieuse», prévient Jérôme Neuhaus, président pour l'Europe
du Sud de Proudfoot Consulting, société internationale de conseil en management. L'effet
d'entraînement sera d'autant plus marqué qu'elle concerne un salarié charismatique dans
l'entreprise. Donc, si vous en détectez les prémices, ne tardez pas à remédier au problème.
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intérêts et motivations doivent rester les mêmes. L’entretien de la culture
d’entreprise est essentielle en période de crise : il convient de rappeler les
principales valeurs et de fédérer les équipes autour de celles-ci.
Il faut être le plus souvent présent avec ses équipes pour désamorcer
immédiatement les bruits de couloir, répéter les buts essentiels (3 au
maximum), (re)concentrer les efforts et défendre ses troupes en cas
d’attaque ou de critique injustifiées (le bon manager commencera toujours
par écouter en premier lieu ses collaborateurs avant de porter attention
aux dires de l’extérieur).
20
s’expriment en public ; les reproches et critiques en tête-à-tête.)
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